vendredi, janvier 11, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (22)


A la fin du 19e siècle - au moment où l'Europe tentait de renforcer son domaine colonial, et les États-Unis inauguraient la "politique dite du gros baton" avec le premier Roosevelt (Theodor), promu champion de l'interventionnisme tous azimuts, la Chine "allait désormais subir la pénétration européenne sous des formes multiples : établissement de "concessions" dans les villes ouvertes; privilèges d'exterritorialité pour les étrangers; franchises accordées aux marchandises occidentales; contrôle européen sur le système des douanes (dirigé, de 1863 à 1908, par l'Anglais Robert Hart); colonisation économique. La Chine ne pouvait plus cependant subsister dans l'isolement, car son plus proche voisin, le Japon, devenait une puissance moderne, avide d'expansion et redoutable.
La première guerre sino-japonaise (1894/95) coûta cher aux Chinois (La Corée, Formose...); ses effets psychologiques furent encore plus désastreux car elle fit la preuve que l'Empire mandchou était bien devenu "l'homme malade de l'Asie orientale". L'heure de son dépècement semblait sonnée. Les Russes entreprirent la construction, à travers la Mandchourie, d'un chemin de fer destiné à relier le transsibérien à Vladivostok (1895) et s'établirent à Port Arthur(1898); les Allemands s'emparèrent de Tsing-tao et de Kiao-tcheou (1897); la France se fit céder Kouang-tcheou et l'Angleterre Wei-hai-wei (1898)".
Sous le coup de ces humiliations, un groupe réformateur prit le pouvoir en juin 1898; "il voulait réorganiser l'administration chinoise, équiper l'armée à l'européenne, ouvrir des écoles et des universités modernes, adopter les techniques européennes pour permettre à la Chine de se libérer de l'Europe. L'Empire mandchou semblait sur le point de connaître une révolution comparable à celle de l'ère Meiji au Japon. Mais l'impératrice Ts'eu-hi, qui exerça pendant près d'un demi-siècle (de 1861 à 1908) une influence prépondérante à la cour de Pékin, arrêta net ce mouvement réformiste et favorisa les sociétés secrètes, traditionalistes et xénophobes. Encouragés par elle, les Boxers, une société secrète à la pointe du combat contre l'influence occidentale en Chine, au signal donné par l'impératrice et son homme de confiance, le prince Touan, encadrèrent la foule de Pékin, qui se rua sur les missions catholiques et les légations des grandes puissances; des prêtres furent massacrés, le ministre d'Allemagne assassiné et les autres diplomates assiégés dans leurs légations. Les puissances organisèrent alors un corps expéditionnaire international composé de Français,  d'Anglais, d'Allemands, d'Italiens, d'Autrichiens, de Russes, d'Américains et de Japonais, sous le commandement du général allemand von Waldersee. Après la prise de Tien-tsin (14 juill.1900), les troupes alliées entraient à Pékin (août 1900), délivraient les légations et mettaient en fuite l'impératrice Ts'eu-hi et sa cour.
La dynastie mandchoue se trouvait à la merci des grandes puissances, qui lui imposèrent un humiliant traité (7 sept.1901) : le gouvernement chinois s'engageait à verser aux puissances occupantes, dans un délai de trente-neuf ans, l'énorme indemnité de 1 milliard, 700 millions de francs-or ! Pour préserver leurs diplomates, les puissances maintinrent désormais des troupes dans  la capitale chinoise.
"Réaction foncièrement conservatrice et traditionaliste, mais aussi expression d'un patriotisme exacerbé, la révolte des Boxers est aujourd'hui considérée par la Chine "communiste" comme une étape de la lutte "anti-impérialiste". suivra  

jeudi, janvier 10, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (21)


Qu'il me  soit permis de mentionner ici un souvenir personnel (que j'ai déjà rapporté dans mon livre "Et si l'Italie était la solution ?" dans une note en bas de la page 38). J'ai habité quelque temps, aux alentours de 1970, dans une petite rue du XXe arrdt de Paris, la rue...Pali-kao ! Je découvrais ce nom pour la première fois ! En consultant le petit Mourre, j'y appris que s'était déroulée, en 1860, dans cette bourgade située à quelques kilomètres de Pékin une bataille qui opposa aux Chinois un corps expéditionnaire franco-anglais commandée par le général (français) Cousin-Montauban, et que la victoire remportée là avait ouvert la voie conduisant à Pékin, où le Palais d'Été fut mis à sac quelques jours plus tard. Je n'y avais pas prêté grande attention, bien qu'ayant travaillé autrefois dans le 13e arrdt de Paris, un quartier ouvrier devenu... un quartier chinois, tellement chinois qu'on l'appelle désormais "Hong-Kong/sur/Seine ! Ils sont là des milliers. Combien ? On ne le sait pas au juste. Personne n'en sait rien ! Mais l'immigration chinoise ayant débordé, au sud vers le Kremlin-Bicêtre, elle a remonté la capitale par l'Est (le Paris populaire, et non pas le Paris bourgeois de l'Ouest - qui ne l'eut pas accepté), et chassé de Belleville-Ménilmontant les Arabes et les Africains, désormais concentrés dans le "neuf-trois" tout proche ! Et la petite rue de Pali-Kao se trouve, à son tour, dans un quartier chinois de Paris ! Amusant, non ? 

Mais ça n'est pas tout. Le 14e arrdt, où je vivais avant de rentrer sur Lorient, étant voisin du 13e, au sud, l'immigration chinoise continue son bonhomme de chemin... Les commerces, l'un après l'autre, se "sinisent", comme on dit dans le petit Mourre. Et même le 5e, au bas de la rue Mouffetard ! Chinois, chinois, chinois... Il s'agit d'une immigration très différente de l'Arabe ou de l'Africaine qui, elles, sont visibles, tandis que la Chinoise, s'intégrant parfaitement, en vient à disparaître, du fait qu'elle ne coexiste pas avec les autres : elle les remplace et les "autres", après quelques frictions ou velléités de résistance, émigrent en banlieue, de plus en plus loin. Au point que la gare du Nord est devenue la gare du "Neuf-Trois", cet ancien département qui avait pour chef-lieu Saint-Denis, une ville bretonne ! (Mais où sont donc passés les Bretons de Saint-Denis ?). 

Ayant habité dans tous ces quartiers populaires, je suis, ce qu'on appelle un témoin de la transformation "ethnique" et culturelle de ces vieux quartiers de Paris. En 40 ans, et même moins, les villes, notamment en région parisienne, ont changé  de visage ! Nous, qui "avons fait" Mai 68 en plein Paris, on peut dire qu'il n'y avait quasiment pas d'immigrés parmi nous : ils n'étaient pas là, direz-vous. Certes, il n'y avait pas de Chinois, très peu d'Africains, et peu d'Arabes... C'est très étonnant, parce qu'on peut affirmer que la "déferlante immigrée" s'est produite après, et qu'elle fut politique (et non plus économique). L'industrie française avait surtout besoin de se moderniser, de s'automatiser, de s'informatiser, et on lui procura une main d'œuvre bon marché -  dans le bâtiment notamment, n'est-ce pas Bouygues ?, et les services (par exemple de nettoiement). C'est pourquoi l'on peut dire qu'elle fut plus politique qu'économique.  Et que l'on peut la dater de l'élection de François Mitterrand, en 1981, qui inventa le "regroupement des familles", et de la fin de la guerre du Viet Nam (en 1974) lorsque la France accueillit (dans le 13e arrdt de Paris, où le maire, Jacques Toubon, était "preneur") les réfugiés de l'ex-Indochine française, qui ouvrirent la voie aux immigrés en provenance de Chine, bien plus nombreux ! Pour Toubon, c'est clair, il escomptait ainsi sauver sa mairie menacée par les progrès incessants de la "gauche". Quant à Mitterrand, en butte à une opposition de "droite" de plus en plus vindicative, il est admis qu'il s'est servi de l'immigration pour "gonfler" le Front National de Jean-Marie Le Pen afin de "casser" la droite. "On a donc fait venir" des immigrés en tenant compte d'un impératif politique, qui fut exaucé puisque le FN, en 1986, fit entrer 35 députés à l'Assemblée Nationale.

Néanmoins, Mitterrand dut subir la 1ère cohabitation. Ainsi, on peut dire, et cela sans doute explique la crise sociale aiguë que nous traversons aujourd'hui, que la venue  massive en France  d'immigrés à répondu à des préoccupations politiques, nullement à des besoins économiques ! 
Pour en revenir à la Chine, en discutant avec l'un d'eux dans le 14e arrdt de Paris, auquel je demandais combien ils pouvaient être en France, et quel était leur intérêt de s'implanter en région parisienne - et pourquoi pas Bruxelles ? lui ai-je dit, il m'a répondu, avec un certain sourire : - C'est difficile à dire... Notre nombre augmente sans cesse. Nous sommes plusieurs centaines de mille;  si l'on compte ceux d'Angleterre, ceux de Belgique, ceux d'Allemagne, et ceux de Hollande, nous sommes, disons, beaucoup ! Bruxelles ? Oui, c'est l'Europe ! L'Angleterre, m'a-t-il jeté sur un ton d'évidence, a eu son territoire chez nous, et vous aussi vous aviez des ports qui étaient de véritables comptoirs, non ? Pourquoi Dunkerque, ou Boulogne, ne deviendrait-il pas notre Hong-kong au nord de l'Europe ?
Je précise que ce dialogue (instructif) eut lieu au moment où l'on redécouvrait... les deux têtes en bronze, de rat et de lapin, pillées en 1860 à Pékin lors du sac du palais d'Été, mises en vente à Paris  dans la collection Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent en février 2009 ! On sait que le gouvernement chinois les réclamait avec insistance ("chez nous, m'a encore dit mon interlocuteur, tous les enfants à l'école apprennent le sac du Palais d'Été"...). Et jugeant cette demande justifiée, j'ai signé une pétition en faveur de leur restitution... 

Je ne sais pas si c'est le rêve des dirigeants chinois de ce siècle : avoir des "territoires" un peu partout ? Ils ont, en tout cas, une grande expérience des "transferts" de population, si l'on en croit le petit Mourre ! S'ils sont un milliard et demi, ou deux (combien sont-ils exactement ? Nul ne le sait, pas même eux !) l'exportation du "trop plein" peut s'avérer être d'un "bon rapport"...  Ils n'ont certainement pas, à mon avis, que l'Australie au bout de leur lorgnette ! suivra

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (20)


 Notre époque (18e/20e) - La Guerre de l'opium
La Chine se ferma sur elle-même plus hermétiquement encore que sous les Ming. Elle provoqua les puissances occidentales en aggravant la législation contre le christianisme (1805),mais surtout les irritait en maintenant des restrictions draconiennes à l'encontre du commerce étranger, qui n'était toléré qu'à Canton, sous la surveillance d'un groupe de marchands chinois (Co-hong) appliquant leur propre monopole. Les Anglais qui avaient développé en Inde la culture du pavot et avaient introduit en Chine, vers la fin du 18e siècle, l'usage de l'opium, ressentaient particulièrement la prohibition par le gouvernement chinois, depuis 1800, de l'importation de cette drogue (qui faisait des ravages en Chine). A partir des années 1830/1840, les commerçants européens firent pression sur leurs gouvernements pour qu'ils obtinssent la liberté du trafic étranger en Chine. En 1839, le vice-roi Lin Tseu-siu confisqua et fit détruire à Canton une importante cargaison d'opium. Les Anglais répliquèrent en faisant le blocus de Canton et en déclenchant la "guerre de l'Opium" (1841/42). Par le traité de Nankin (29 août 1842), la Chine se vit obligée d'ouvrir au commerce britannique cinq de ses ports (parmi lesquels Canton et Chang-hai) et de céder aux Anglais l'îlot de Hong-Kong (occupé dès 1841). Des avantages analogues furent accordés en 1844 aux États-Unis et, par le traité de Whampoa (24 oct.1844), à la France, laquelle obtint en outre la tolérance de la religion chrétienne et de l'apostolat des missionnaires.
La révolte des T'ai-p'ing (1850/64), où le mysticisme se mêlait à des aspirations collectivistes, mit au grand jour la crise profonde de l'État mandchou; pendant plus de dix ans, toute la Chine méridionale échappa à l'autorité du gouvernement de Pékin. Celui-ci devait faire face à de nouvelles exigences des puissances européennes, qui justifiaient leurs interventions en invoquant la sécurité de leurs marchands et de leurs missionnaires. Deux interventions franco-anglaises (1858, 1859/60) aboutirent, après la victoire de Palikao, le 21 sept.1860, à l'occupation de Pékin (13 octo.1860) et à l'incendie du palais d'Été (en représailles de tortures infligées aux Européens). Par les traités de T'ien-tsin (1858) et les conventions de Pékin (1860), les Français et les Anglais obtinrent l'ouverture de nouveaux ports, l'installation de missions chrétiennes à l'intérieur de l'Empire,la création de légations à Pékin, des privilèges de juridiction pour leurs ressortissants et de substantielles indemnités de guerre. La Russie avait profité de ces événements pour s'assurer des avantages plus considérables encore : annexion de la rive septentrionale de l'Amour (1858), et, en 1860, du territoire situé entre l'Oussouri et le Pacifique, où fut fondé Vladivostok. Désormais intéressés au maintien du gouvernement mandchou, les Occidentaux aidèrent celui-ci à écraser la révolte des T'ai-p'ing. suivra

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (20)


L'arrivée des premiers Occidentaux eut peu de retentissement en Chine; celle-ci était plus préoccupée par les incursions des Japonais sur ses côtes et par l'agitation persistante des Mongols derrière la Grande Muraille. Enfermés dans Pékin, où ils laissaient gouverner les eunuques du Palais, les Ming devaient succomber sous les coups de boutoir des Mandchous, guerriers toungouses qui, venus de Sibérie, s'étaient infiltrés en Mandchourie  dès la fin du 16e siècle. Repoussés devant Pékin en 1627, grâce à l'artillerie fabriquée par les jésuites, les Mandchous s'emparèrent de la capitale en 1644, proclamèrent la déchéance des Ming et, en 1651, achevèrent la conquête de toute la Chine.
La nouvelle dynastie mandchoue (1644/1912) se sinisa rapidement et sut prendre les mesures nécessaires pour atténuer le ressentiment des Chinois à son égard. L'empereur K'ang-hi (1662/1722) et son petit-fils, K'ien-long (1736/1796), comptent parmi les plus grands despotes éclairés de l'histoire de la Chine : sous leurs règnes, la Chine réalisa son programme millénaire d'expansion en Asie centrale, en imposant son protectorat à la Mongolie, au Tibet et à la Kachgarie; la Corée également fut réduite en vassalité. Le traité de Nertchinsk (1689) écarta pour deux siècles la menace russe pour la Mandchourie. La nouvelle dynastie se montra d'abord favorable aux missionnaires chrétiens - notamment aux jésuites, qui remplissaient des fonctions de conseillers techniques à la cour (astronomie,cartographie,artillerie...).Mais l'incompréhension manifestée par Rome dans l'affaire des Rites chinois - c'est-à-dire de l'adaptation du catholicisme aux traditions nationales chinoises - amena les empereurs à interdire la prédication chrétienne (1717), puis à expulser la plupart des missionnaires (1724). suivra

mercredi, janvier 09, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (19)


Après la prise de Pékin, Gengis Khan dédaigna la Chine pour se tourner vers l'ouest, et, pendant une trentaine d'années, les Mongols se contentèrent d'opérations de pillages limitées contre l'Empire chinois des Song. C'est le troisième successeur de Gengis Khan, Mongka (1251/59), qui entreprit la conquête systématique de l'empire des Songs, continuée après lui par son frère Koubilaï (1260/94), lequel fonda la dynastie mongole des Yuan (1260/1368), s'empara, en 1276, de Hang-tcheou, la capitale des Song et, en 1278, de Canton.

Pour la première fois, un étranger se trouvait maître de toute la Chine, mais Koubilaï, qui avait montré toujours un goût très vif pour la civilisation chinoise, eut à cœur de se comporter en souverain national. Il mit les Mongols à l'école des Chinois. Pour symboliser sa volonté de siniser son empire, il établit sa capitale à Pékin, qu'il fit reconstruire afin d'effacer les ravages de Gengis Khan. Il adopta tous les usages chinois, réorganisa l'État, remit en service les canaux et les routes, encouragea les études; tout en respectant les traditions nationales et en se montrant tolérant envers les autres religions, il accorda une faveur particulière au bouddhisme. A la cour mongole, la littérature chinoise connut une certaine renaissance. Son règne vit la reprise des relations entre la Chine et l'Occident; des marchands (comme Marco Polo qui séjourna en Chine de 1275 à 1291) et des missionnaires européens purent visiter librement l'Empire et s'y installer. Malgré leurs efforts, les Mongols n'en demeurèrent pas moins, aux yeux des Chinois, une minorité étrangère. Une révolte nationale, partie des provinces du Sud - les dernières conquises par les Mongols - trouva son chef dans un simple fils de paysan, Tchou Yuan-tchang, qui s'empara de Nankin (1356), de Canton (1367), et enfin de Pékin (1368). Dès 1371, les Mongols étaient complètement chassés de Chine. Devenu empereur sous le nom de Hong-wou, Tchou Yuan-tchang fonda la dynastie des Ming (1368/1644). Celle-ci, qui atteignit son apogée sous le règne de Yong-lo (1403/24), gouverna avec énergie et fit régner la prospérité, mais une politique étrangère constamment pacifiste et l'influence prédominante des Lettrés confucéens engendrèrent un immobilisme dangereux et amenèrent la Chine à se replier sur elle-même, à l'heure où les Européens prenaient pied pour la première fois sur le sol national (les Portugais à Macao,1557) et où les missionnaires catholiques, à la suite du père Matteo Rici (arrivé en Chine en 1582), entreprenaient une audacieuse adaptation du christianisme à la culture chinoise. 

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (18)


"Après la chute des T'ang, la Chine retomba dans le chaos (période des Cinq Dynasties et des Dix États)... Un grand guerrier, T'ai-tsou, réussit à rétablir un Empire national chinois en fondant une nouvelle grande dynastie, celle des Song (960/1276).  Mais ni lui ni ses successeurs ne parvinrent toutefois à restaurer dans son intégralité l'empire des T'ang, et après de vaines luttes, durent consentir à traiter avec les Khitan de Pékin (1004) et se contenter de régner au sud du fleuve Jaune.
La paix qu'ils assurèrent à la Chine méridionale fut profitable au commerce extérieur (relations maritimes avec le Japon, l'Inde, l'Arabie, l'Égypte), à l'artisanat, aux nouvelles inventions (compas, poudre à canon) ainsi qu'à la recherche philosophique (néoconfucianisme de Tchou Hi) et aux arts (paysagistes Song). La Chine des Song rayonna en premier lieu sur les Khitan mongols, mais ce fut au détriment des vertus guerrières de ces derniers. En 1122/23 le royaume khitan de Pékin, qui avait victorieusement repoussé, aux 10e-11e s., toutes les attaques des Song, s'effondra sous les coups des Kin (ou Djurtchèt), peuple de race toungouse, qui enlevèrent rapidement aux Song le reste de la Chine du Nord, franchirent le Yang-tseu et approchèrent de Canton. A la paix de 1141, ils se contentèrent néanmoins des provinces du Nord et de la Mandchourie (leur capitale était à Pékin), les Song conservant la Chine du Sud, cependant qu'à l'Ouest subsistait le royaume des Si-hia. C'est donc une Chine divisée en trois États qui allait subir, au 13e s., l'assaut des Mongols. L'accession au pouvoir de peuples étrangers, Kitan (Jürchen) et Mongols, fut cruellement ressentie par les Chinois, mais donna lieu à une exceptionnelle effervescence dans la vie intellectuelle et économique du pays. 

Maître de la Mongolie dès 1206, Gengis Khan commença la conquête de la Chine en imposant sa suzeraineté au royaume des Si-hia (1209); puis il se tourna contre les Kin, qui, bien que sinisés, lui opposèrent une farouche résistance. Tournant la Grande Muraille par le Tarim, les Mongols, après de grandes difficultés, réussirent à s'emparer de Pékin, qui subit une dévastation terrible(1215). Les Kin se retirèrent au Honan, où ils furent définitivement écrasés par les Mongols, en 1234. suivra

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (17)


"Divisé en trois Royaumes, le pays était plongé dans une horrible misère; la moitié de la population avait péri dans les guerres intestines. Au Nord, les Chinois devaient laisser le pouvoir à des dynasties d'origine barbare, tandis qu'au Sud ils devaient s'imposer à de très importantes ethnies non chinoises, en voie de sinisation depuis les Han... Balayée au cours du IVe s. par des hordes turco-mongoles (Hiong-nou, Sien-pei), la Chine du Nord passa tout entière, au début du Ve s., sous la domination d'un peuple sans doute turcophone (les T'opa) qui avaient fondé la dynastie Wei (386/534). Rapidement sinisés, les rois Wei se convertirent au bouddhisme; au Sud la dynastie Tsin fut renversée en 420 par un soldat de fortune, Lieou Yu... 
Cette époque, au Nord comme au Sud, fut marquée par une puissante expansion du bouddhisme et un recul du confucianisme.La Chine, qui, jusqu'alors, avait reçu le bouddhisme de missionnaires étrangers, vit ses propres moines bouddhistes entreprendre des pèlerinages vers les Indes... Après la rupture qui avait suivi la chute des Han et l'abandon de la route de la Soie, les relations étaient rétablies entre la Chine et les contrées occidentales... La dynastie Soueï (581/618) qui avait succédé, dans le Nord, aux héritiers des T'opa, parvint à soumettre le Sud et repoussa les Turcs sur les frontières du Nord-Ouest... Mais lassé par une fiscalité excessive, son dernier roi fut emporté par une révolte qui marqua le terme de sa dynastie (618).
Les Soueï avaient eu le mérite de mettre fin à des siècles de morcellement et de préparer le puissant redressement qui allait s'épanouir sous les T'ang (618/907), l'une des plus grandes dynasties de l'histoire chinoise... Les T'ang rétablirent l'hégémonie chinoise sur l'Asie centrale, imposèrent leur suzeraineté jusqu'au Turkestan, rattachèrent à l'Empire tout l'ancien khanat des Turcs orientaux (c'est-à-dire l'actuelle Mongolie) et exercèrent un ascendant puissant sur tous leurs voisins, Annamites, Coréens, Japonais. Le gouvernement et l'administration furent énergiquement restaurés. Le confucianisme retrouva son rang de doctrine d'État, mais le bouddhisme continua de prospérer (jusqu'à l'édit de proscription de 845) et de nouvelles religions (nestorianisme, manichéisme, islam) pénétrèrent en Chine, où elles trouvèrent une grande tolérance mais firent peu d'adeptes. L'époque des T'ang fut encore marquée par des progrès scientifiques (notamment en astronomie), par l'apparition de l'imprimerie (première édition des Classiques confucéens,932/953), par une admirable floraison des lettres et des arts". 
La révolte d'un général d'origine turque provoqua de profondes transformations dans la société chinoise ainsi que dans les rapports de force entre les Chinois et leurs voisins (les Tibétains s'émancipèrent, la Corée fit sécession)... La dynastie faillit sombrer dans la guerre civile qui suivit et ne dut son salut qu'à l'intervention des Ouïgours, qui, descendus de Mongolie, chassèrent les rebelles de Loyang. Mais l'Empire avait subi un ébranlement dont il ne se releva pas. La guerre, les pillages, les destructions de culture firent tomber le chiffre de la population de 52 millions d'habitants en 754 à 30 millions en 839, crise démographique qui s'accompagna d'une crise économique et sociale sans précédent. Privés de l'appui des Ouïgours, dont l'Empire fut détruit en 840 par les Kirghizes, les derniers souverains T'ang résistèrent de plus en plus faiblement aux révoltes populaires. Un audacieux chef de brigands, en juin 907, déposa le dernier souverain T'ang, un enfant de treize ans, et le fit exécuter peu après." suivra

mardi, janvier 08, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (16)



"Avec l'aide de son ministre Li Sseu, le premier empereur s'attacha à faire de la Chine un État unitaire... Il brisa le pouvoir des féodaux en divisant le pays en préfectures administrées par des fonctionnaires; il unifia les lois, les règlements, la langue, les mesures de longueur et de poids, la dimension des essieux de chars, la largeur des routes; introduisit un type unique de monnaie sur tous les territoires contrôlés; procéda à de massifs transferts de population; et, pour étouffer l'opposition des lettrés confucéens, qui représentaient le courant traditionaliste, il ordonna (213) la destruction des livres, en particulier les "Classiques" du confucianisme. Pour préserver la Chine des incursions des nomades, il entreprit, en 214, avec le concours d'une immense main d'œuvre constituée par des travailleurs forcés, l'édification de la première Grande Muraille sur quelque 6000 km.


A la mort de Che Houang-ti (210 av.J.-C.),l'œuvre de réorganisation, accomplie trop rapidement et trop brutalement, révéla sa fragilité, et la Chine fut sur le point de retomber dans l'anarchie, mais l'aventurier Lieou Pang s'empara du pouvoir (206) et fonda la grande dynastie des Han qui devait régner, avec une brève interruption, jusqu'en 220 de notre ère, soit plus de quatre siècles.L'époque des Han correspond ainsi dans le temps à l'apogée de la puissance romaine en Occident... Les Han parvinrent à donner une forme institutionnelle durable au césarisme chinois en y ralliant les lettrés confucéens. L'État dirigeait ou contrôlait les grandes activités économiques du pays, en particulier les travaux d'irrigation. 
A l'extérieur, la dynastie s'employa avec succès à l'extension du domaine chinois en entreprenant un processus de sinisation de l'Empire, réalisé à coups de gigantesques transferts de population. Dès 111 av.J.-C., l'autorité impériale s'affirmait dans les provinces du sud, à Canton, et le Tonkin était envahi; peu après, la Corée passait sous protectorat chinois (108). Face aux Barbares de la steppe, la Chine abandonnait la défensive et entreprenait d'établir la"paix chinoise" en Asie centrale. Les campagnes militaires de l'empereur Wou-ti et de ses successeurs portèrent, à la fin du 1er siècle de notre ère, les armées chinoises jusqu'au Turkestan : ainsi fut ouverte la route de la Soie, et des relations commerciales s'établirent entre la Chine, l'Inde et le monde romain, tandis que des missionnaires venus d'Inde du Nord introduisaient le bouddhisme en Chine (fin du Ier siècle de notre ère). Malgré ces succès, les Han donnèrent  très tôt des signes de déclin. Les guerres continuelles épuisaient le Trésor et obligeaient les empereurs à recourir à des expédients... Les quatre siècles qui suivirent la déposition du dernier souverain Han par le général Ts'ao Ts'ao (196) furent pour la Chine une période  de morcellement, de guerres civiles, d'invasions étrangères." suivra

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE AJ.M. AYRAULT (15)


Vers 1050 avant notre ère, les Chang furent renversés par une maison vassale, celle des Tcheou, qui, installés sur les plateaux du Chen-si, face aux Barbares de la Steppe, disposaient de guerriers éprouvés. Ces Tcheou devaient régner nominalement pendant plus de huit cents ans mais, dès le VIIIe siècle av.J.-C., ils n'exerçaient plus qu'une autorité d'ordre religieux sur des États féodaux en voie d'émancipation. Bientôt se constituèrent quelques puissants royaumes, qui se disputaient l'hégémonie dans des guerres incessantes. Ces conflits entraînaient des bouleversements politiques et sociaux : les valeurs morales et religieuses de la Chine archaïque étaient mises en question; dans le chaos, des idées nouvelles se faisaient jour, des sectes et des écoles rivales naissaient. C'est dans ce climat d'inquiétude et de fermentation intellectuelle que les grandes orientations de la pensée chinoise furent définies, aux VIe et Ve s. avant notre ère, par Confucius, dans le domaine moral et politique, et par Lao-tseu, fondateur du taoïsme, dans l'ordre de la philosophie mystique.

La dynastie des Tchéou... perdit toute autorité, et, à partir de 335 av. J.-C., les chefs des diverses  principautés commencèrent à prendre le titre de roi. Le plus redoutable de ces "Royaumes combattants" était le royaume de Ts'in, véritable Prusse de la Chine antique, qui s'était constitué dans le Chen-si, sur les marches de l'Ouest, dans la proximité dangereuse des Barbares, en cette région même qui avait été autrefois le berceau des Tcheou. Entre 230 et 221 av.J.-C., le roi de cet État autoritaire et centralisé détruisit successivement toutes les autres principautés féodales..., réunifia toute la Chine d'alors et fonda l'Empire chinois en prenant le titre de Che Houang-ti ("Premier Auguste Seigneur"). suivra 

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (14)


Il n'est pas question de résumer ici l'histoire de la Chine ! Mais, compte tenu du poids de cet immense pays dans le destin de l'humanité, et donc du nôtre, il vaut mieux s'en imprégner dans les livres des "grands connaisseurs" parus ces derniers temps. Le Japon a montré comment une puissance féodale a pu, en quelques décennies, se transformer en grand pays industriel exportateur, aujourd'hui confronté à son immense voisin (et concurrent) chinois, comme tous les autres pays limitrophes du "géant" en pleine mutation. Je me contenterai donc de quelques rappels toujours puisés dans cet excellent dictionnaire d'histoire, le "petit" Mourre(condensé du "Grand"). J'en profite pour rappeler qui était Michel Mourre (1927-1977) en citant un extrait de la note publiée  par Wikipedia que tout un chacun peut consulter :"C'est un ancien dominicain, autodictate, solitaire, très érudit, et exigeant. Il s'est entièrement consacré à l'histoire. Son nom est associé au Dictionnaire Encyclopédique d'Histoire qui fait l'objet de fréquentes rééditions actualisées par les Éditions Larousse-Bordas)". 

La première dynastie semi-légendaire des rois chinois, celle des Hia, remonte au 21e/16e siècles  av. J.C. "Il est à peu près certain que les Proto-chinois ne furent pas des immigrants venus de l'Ouest, mais des autochtones dont le berceau se situe dans les plateaux de lœss (dépôt sédimentaire donnant des terres très fertiles) et dans la grande plaine du bassin moyen et inférieur du fleuve Jaune. Ces Protochinois ne se différencièrent des peuples voisins, leurs frères de races restés nomades des steppes du Chan-si et du Chen-si, qu'en ce qu'ils adoptèrent une vie sédentaire, vouée à l'agriculture. Dès la fin du IIIe millénaire, les travaux des champs tenaient une place essentielle dans l'économie protohistorique chinoise, comme l'atteste l'importance accordée par les légendes à des héros tels que Chennong, le premier défricheur, Héou-tsi, "le Prince Millet", et Yu le Grand, fondateur de la dynastie des Hia, auquel on attribue de grands travaux d'assèchement et des constructions de digues et de canaux. C'est cette civilisation agricole qui allait peu à peu unifier le monde chinois, en s'étendant à toute la Chine du Nord (IIe millénaire), puis la Chine du Sud (Ier millénaire avant notre ère), et en assimilant peu à peu les nomades de l'Asie intérieure qui, au cours des siècles, n'allaient cesser de se ruer vers les riches terres du Nord-Est. Malgré les invasions, les convulsions politiques, les alternances d'unification et de démembrement, la vie chinoise, du fait de sa vocation essentiellement paysanne, connut, jusqu'au XXe siècle, une exceptionnelle permanence.

"La dynastie des Chang (16e/11e s. av. J.C.), qui succéda à celle des Hia, vit l'épanouissement du bronze chinois. Il semble que, dès cette époque, les Chinois aient domestiqué le cheval, le bœuf, le chien, le mouton, la chèvre, le porc. Ils possédaient alors un système d'écriture pictographique déjà relativement évolué, avaient mis au point des méthodes divinatoires complexes et effectuaient leurs premières observations systématiques d'astronomie". suivra









lundi, janvier 07, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE L'IMPASSE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (13)



Comme cela arrive souvent, une fois au pouvoir (n'est-ce pas François Hollande ?), on fait le contraire de ce que l'on avait annoncé ! Le petit Mourre écrit :" Du programme de "lutte contre les Barbares", qui avait rallié les oppositions au shôgunat, il ne fut plus question aussitôt le pouvoir impérial rétabli. Le nouveau Japon qui allait naître de l'ère Meiji (1868/1912) devait être un État unifié, mais également un État constitutionnel, débarrassé des vieux cadres de la féodalité. L'élan rénovateur était si puissant que, dès 1869, les daimyô consentaient à remettre leurs domaines à l'empereur; une rébellion des Tokugawa (dynastie des militaires du shôgunat) fut brisée et, en 1871, la féodalité fut officiellement abolie. De nombreuses missions furent envoyées en Europe et en Amérique, afin de s'informer des techniques occidentales.

Le Japon se donnait deux objectifs essentiels : l'industrialisation; la création d'une armée moderne. Dès 1872, l'enseignement et le service militaire avaient été rendus obligatoires. Un shintô d'État, qui n'était pas vraiment une religion mais plutôt un mouvement national de fidélité à l'empereur et aux traditions japonaises, fut institué à partir de 1869; cependant, la liberté religieuse pour tous fut introduite par diverses ordonnances prises entre 1884 et 1889... Une Constitution établissant le régime parlementaire entra en vigueur en 1889. Des lignes de chemin de fer et de télégraphe furent construites. La modernisation économique fut extrêmement rapide.


L'armée japonaise, devenue la première de l'Extrême-Orient, ne tarda pas à faire ses preuves. Lors de la première guerre sino-japonaise (1894/1895), les Japonais furent partout vainqueurs et, au traité de Shimonoseki (17 avr.1895), la Chine dut leur abandonner Taiwan, les îles Pescadores, la presqu'île du Liao-toung. Mais l'intervention de la Russie, de l'Allemagne et de la France força le Japon à restituer à la Chine la presqu'île du Liao-toung; celle-ci passa en 1898 à la Russie, qui y installa l'importante base de Port-Arthur. Les Japonais participèrent, en 1900, aux côtés des Européens à l'expédition contre les Boxers (une puissante société secrète chinoise luttant contre l'influence occidentale). Mais la mainmise de la Russie sur la Mandchourie  et son influence croissante en Corée devaient amener un nouveau conflit. Frustré d'une partie de ses conquêtes de 1894,le Japon se préparait à la revanche. Il s'assura de la neutralité de l'Angleterre (1902) et, dans la nuit du 8 au 9 février 1904, sans déclaration de guerre, la flotte japonaise torpilla sept bâtiments russes dans la rade de Port-Arthur. Cette guerre russo-japonaise de 1904/1905 révéla, à la stupéfaction de l'Europe, la supériorité militaire  absolue du Japon sur l'Empire des tsars. Le Japon sonnait ainsi le réveil de l'Asie. Par le traité de Portsmouth (5 sept.1905), la Russie céda la presqu'île de Liao-toung (avec Port-Arthur), le sud de l'île Sakhaline, et renonça à toute prétention sur la Mandchourie méridionale et la Corée (ce pays passa sous protectorat japonais en 1907 et fut annexé au Japon en 1910). suivra

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (12)



L'histoire récente du Japon offre l'immense avantage de nous renseigner sur... ce qui se passe en Chine, sous nos yeux, et, d'une manière incompréhensible, nos dirigeants ne semblent pas s'y intéresser ! Pourtant, nous avons là une répétition de l'histoire : la Chine, de toute évidence, va se retrouver très bientôt face aux États-Unis et à l'Europe. Vous me direz que c'est déjà le cas ! Oui, mais moi je parle de Pearl Harbor ! Peut-il y avoir un Pearl Harbor avec la Chine ? That is the question... Revenons vers le Japon.

"... L'hégémonie de la classe marchande s'affirma surtout sous le shôgun Yoshimune (1716/1745) : la noblesse et la paysannerie étaient alors considérablement endettées, et cette crise rurale provoqua des rébellions auxquelles le shôgun tenta de mettre fin par des réformes. Jusqu'au 18e siècle, la culture chinoise régna dans l'élite intellectuelle mais un mouvement de retour aux traditions nationales se développa avec l'école des kokugaku (études nationales), dont le maître fut Motoori Norinaga. En revenant au shintô originel, aux mythes et aux cultes nationaux, les défenseurs des études nationales retrouvèrent également les anciennes conceptions de l'origine divine du pouvoir impérial; ils contribuèrent ainsi à préparer la révolution de 1868, de laquelle devait sortir le Japon moderne. En face du conservatisme shôgunal, les partisans de la restauration impériale alliaient le nationalisme culturel et le désir de réintroduire au Japon les techniques de l'étranger.

"Par la présence des Hollandais dans l'île de Deshima, le Japon gardait une petite fenêtre sur le monde. Mais les tentatives pour ouvrir le Japon au commerce étranger, faites dans les premières années du 19e siècle par les Anglais et les Russes, furent des échecs. Après la victoire britannique sur la Chine dans la "guerre de l'opium" (1839/1842), la pression des puissances occidentales se resserra autour de l'archipel. Enfin, en févr.1854, un officier américain, le commandant Matthew Perry, à la tête d'une escadre, se livra à une démonstration menaçante; le 31 mars 1854, il obtint le traité de Kanagawa, par lequel le Japon consentait à ouvrir aux bateaux américains les ports de Shimoda et de Hakodate. En 1856, le premier consul général des États-Unis, Towsend Harris, arriva au Japon. Dans les années suivantes, d'autres ports japonais furent ouverts, non seulement aux Américains, mais aux diverses puissances occidentales...



"Cette entrée des étrangers provoqua de profonds remous au Japon : il y eut de sanglantes émeutes xénophobes; pour faire pièce au shôgun, qui avait signé les traités avec les étrangers, l'empereur de Kyôto se faisait le champion de l'indépendance nationale contre les "Barbares". L'agitation xénophobe et antishôgunale se développa surtout parmi les daimyô (grands barons féodaux) de l'Ouest et du Sud. Les clans... qui menaient le mouvement, entrèrent en rébellion ouverte contre le shôgun en 1866. Le jeune empereur Meiji (1867/1912) leur apporta sa caution, et le dernier shôgun, Yoshinobu Keiki, préféra s'incliner sans résistance (9 nov.1867). Quelques jours plus tard, le nouvel empereur annonçait officiellement le rétablissement  de la suprématie impériale  et, en 1869, il transféra sa capitale à Edo, la capitale shôgunale , qui reçut le nom de Tôkiô. suivra

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (11)


De ce Congrès de Vienne (1815) découle, pour nous Européens, tout le 19e siècle, marqué par la révolution industrielle et la domination britannique sur le monde. Mais une autre grande puissance (les États-Unis d'Amérique), d'abord "isolationniste", va s'affirmer - du fait de ses richesses naturelles et de son potentiel industriel -  de plus en plus "interventionniste". Une fois achevée la "conquête de l'Ouest", elle se retrouva face au Pacifique et, au-delà, à l'Asie avec ses immenses marchés "prometteurs" (Chine, Inde...) où les Européens avaient déjà pris pied. 

Seul le Japon, sans doute protégé par son insularité (un peu comme l'Angleterre) est resté en dehors des entreprises coloniales. Des étrangers, cependant,  y accèdent.  " C'est en 1542 ou en 1543 que le premier navire européen, déporté par une tempête, aborda au Japon. De 1549 à 1551, un missionnaire espagnol, St François Xavier, y séjourna et fit plusieurs centaines de convertis. Les Japonais ne montrèrent d'abord aucune animosité à l'égard des étrangers, et le christianisme fut bien accueilli, surtout à Nagasaki... A l'époque féodale, des clans se disputaient le pouvoir... Des guerres incessantes opposaient ces petites dynasties de barons... L'un d'eux, Yorimoto, parvenu au pouvoir en 1185, après avoir anéanti tous  ses rivaux, fut  le premier à recevoir le titre de shôgun ("généralissime"). Le régime du shôgunat allait durer pendant plus de six siècles, jusqu'en 1867 : les empereurs subsistèrent, mais furent dépouillés de tout rôle effectif, le gouvernement étant assuré par le shôgun, sorte de maire du Palais..."

Inquiet devant l'influence grandissante du christianisme, dans un pays où se pratiquait  une religion syncrétique, alliant le bouddhisme chinois au shintoïsme "national", le shôgun, après avoir protégé et encouragé les missionnaires catholiques, prit les premières mesures répressives en 1587. "L'arrivée au Japon des premiers protestants hollandais (1600) lui révéla que les Européens étaient profondément divisés; d'ailleurs d'âpres rivalités séparaient les missionnaires catholiques eux-mêmes, dominicains et franciscains luttant contre les jésuites". La persécution, très violente, de 1596 à 1598, reprit en 1614/1616 et le shôgun Yeyasu promulgua un arrêt d'expulsion contre tous les missionnaires. En 1637, la participation des chrétiens à la grande révolte qui enflamma la péninsule de Shimabara, près de Nagasaki, entraîna la première condamnation définitive de la première chrétienté japonaise... A partir de 1640, les seuls Européens qui restèrent en relations commerciales avec le Japon furent les Hollandais, qui n'avaient d'ailleurs pas le droit de pénétrer dans l'intérieur du pays et se trouvaient confinés, dans des conditions strictes, dans l'île artificielle de Deshima, dans la rade de Nagasaki". suivra

dimanche, janvier 06, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M.AYRAULT (11)


Ce rappel historique était-il indispensable avant de proposer la solution que préconise notre Association NEUF/ORIENT fondée à Lorient (Bretagne-France) ? Oui, car il était nécessaire de comprendre la mondialisation ! Nous venons de constater qu'elle a débuté à la guerre de Sept Ans (sans remonter plus loin, jusqu'à Marco Polo, et même jusqu'à ces habiles navigateurs que furent les Phéniciens qui firent probablement... le Tour du monde à bord de leurs frêles vaisseaux bourrés de marchandises) !

Pour nous, Français, notre destin s'est joué à la fin du 18e siècle lorsque l'Angleterre a voulu nous expulser  d'Amérique du Nord, du Canada et de la Louisiane, de même d'Asie en nous chassant de l'Inde où nous conservâmes cinq comptoirs dont nous avons tous appris les noms par coeur à l'école, et, bien sûr, de ce Proche-Orient, carrefour des peuples, et tremplin vers l'Asie, la Chine et l'Inde, que Marco Polo nous a fait découvrir dans son Livre écrit durant sa captivité...

En Europe, le Blocus continental instauré par Napoléon, en nov.1806 (décret de Berlin) en réplique à celui décrété quelques mois plus tôt par les Anglais (mai 1806) qui visitaient les bâtiments neutres et confisquaient les marchandises destinées à l'Empire français (les ports situés entre Brest et Hambourg furent déclarés en état de blocus), avait plongé Londres dans l'angoisse. Le Petit Mourre écrit :" Le blocus continental eut des conséquences politiques et économiques considérables. Pour le rendre effectif, Napoléon fut entraîné à de nouvelles conquêtes : il annexa successivement à l'Empire français la Hollande (1810), le grand-duché d'Oldenburg et les villes hanséatiques de la Mer du Nord (1810-1811), en Italie le royaume d'Étrurie (1807) et les États pontificaux (1807-1809); c'est pour la même raison qu'il dut intervenir au Portugal (juil./oct.1807) et en Espagne. Le blocus continental rencontra une hostilité générale en Europe, et la Russie, qui y avait adhéré par les accords secrets de Tilsit (juil.1807), s'en dégagea en 1811, ce qui provoqua la campagne de Russie".

On comprend qu'après le chute de Napoléon, en 1815, l'Angleterre victorieuse se préoccupa d'abord de protéger ses ports contre un nouveau blocus "continental". La France "révolutionnaire" n'avait-elle pas tout bonnement annexé la Belgique en 1795, dont la possession lui fut reconnue par l'Autriche au traité de Campoformio (1797) qu'elle divisa en neuf départements ! Au Congrès de Vienne (1815) "les territoires y furent répartis sans aucun souci des sentiments des peuples : le peuple polonais fut partagé entre la Russie, l'Autriche et la Prusse; les Belges furent soumis au roi de Hollande..." "La Révolution parisienne de Juillet (1830) donna le signal de la révolution belge qui éclata à Bruxelles le 25 août 1830. Un gouvernement provisoire proclama l'indépendance de la Belgique. Une Conférence réunie à Londres reconnut la séparation de la Belgique et de la Hollande et proclama la neutralité du nouvel État, établissant les "bases de séparation" qui obligeaient la Belgique à renoncer à la Flandre Zélandaise, au Limbourg hollandais et au Luxembourg... "La reprise des hostilités de la Hollande (août 1831) provoqua une nouvelle intervention de la Conférence de Londres, qui imposa à la Belgique le traité des Vingt-Quatre articles, que la Hollande refusa d'ailleurs de reconnaître. Aidés par la France et l'Angleterre, les Belges purent s'emparer de la forteresse d'Anvers (déc.1832), mais c'est seulement le 19 avr.1839 que fut signé à Londres le traité définitif entre la Belgique et la Hollande". suivra

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M.AYRAULT (10)



On ne s'étonnera donc pas de l'ingérence anglaise dans les affaires françaises et européennes - au moment de la "Grande Révolution". D'autant que la campagne d'Égypte entreprise par Bonaparte, après la paix de Campoformio (1797) "qui avait éliminé tous les adversaires de la France sur le continent avait pour objet d'atteindre la puissance de l'Angleterre en Méditerranée orientale... et aux Indes où les victoires européennes de la révolution française avaient remis en question la domination anglaise, menacée par la révolte du sultan du Mysore, Tippou sahib, à la tête d'un puissant État de l'Inde, adversaire acharné des Anglais". Formé par des officiers français, au service de son père, le Sultan comptait sur le soutien de la France pour reconquérir l'indépendance de son pays. La campagne d'Égypte répondait à son attente.

Bonaparte rentra en France pour y prendre le pouvoir (1799). Après avoir, un temps, envisagé de reprendre la Louisiane, il y renonça après la capitulation de l'Armée d'Égypte et la révolte des Noirs de Saint-Domingue. Il vendit la Louisiane aux Américains pour une somme de 80 millions de francs (1803) que les Anglais tentèrent en vain de reprendre lors de la seconde guerre qu'ils menèrent contre les Américains (1812-1814), le président Madison refusant d'accéder à leur demande d'interrompre tout commerce avec... la France de Napoléon ! En 1818, un Accord fixa la frontière entre les États-Unis et le Canada sur le 49e parallèle. A son tour, l'Espagne  vendit  la Floride aux États-Unis en 1819 (qu'elle avait cédée à l'Angleterre en 1763... et récupérée en 1783). 

Comme on le voit, les puissances européennes ont rivalisé en terre américaine (et pas seulement là !)... Mais il n'est pas question d'en retracer ici toutes les péripéties. Nous nous en tenons essentiellement aux implications de la France, compte tenu de la (très) longue opposition franco-britannique, avec ses conséquences historiques, eu égard à l'importance de la Révolution française et de son aboutissement napoléonien qui ont profondément marqué les deux pays (sans oublier évidemment Jeanne d'Arc !) et ce, afin de souligner pourquoi les "négociateurs" durent, en 1904, à Londres, se creuser les méninges pour donner un nom à leur alliance dirigée contre l'Allemagne de Guillaume II, le petit-fils de la Reine Victoria d'Angleterre ! Celui qui proposa "entente cordiale" leur a, sans aucun doute, sorti une épine du pied !   

samedi, janvier 05, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (9)


Il y eut donc, qu'on le veuille ou non, une corrélation très forte entre la Révolution française (où La Fayette joua un rôle non négligeable des deux côtés de l'océan) et les évènements dont l'Amérique du Nord fut le théâtre à la fin du 18e siècle, sans oublier l'Inde où Dupleix, avec la Compagnie des Indes, avait étendu le territoire "français" en s'appuyant sur les autorités locales et en luttant contre l'influence anglaise, avant d'être rappelé par Louis XV en 1754 dans l'espoir de favoriser des négociations de paix avec l'Angleterre ! Or, celle-ci, l'année suivante, déclenchait la guerre de Sept Ans en faisant saisir 300 navires de commerce français ! A l'issue de la guerre de Sept Ans, la France, on le sait, perdit son "premier" empire colonial. Elle demeurait cependant un puissant pays en Europe, pour ne pas dire le plus puissant, lorsque Louis XVI monta sur le trône en 1765, tout juste au lendemain du néfaste Traité de Paris (1763).
Expulsée du continent, l'Angleterre comprit, avec William Pitt (Pitt le Premier) que son avenir était sur les mers, et qu'il lui fallait édifier un vaste empire colonial pour assurer son rang de grande puissance. Mais sur les océans, elle retrouvait tous ses concurrents européens ! (Espagnols, Français, Hollandais etc.). Il lui fallait apprendre à diviser pour régner. Ce qu'elle sut faire admirablement par la suite (jusqu'à nos jours ? Jacques Delors semble l'avoir enfin compris ! Un peu tard, direz-vous, mais mieux vaut tard que jamais !).
L'un des rédacteurs de la Déclaration de l'Indépendance américaine, Benjamin Franklin était venu à Paris signer en 1778 un Traité d'amitié entre la France et les États-Unis, et au Canada, les Canadiens-Français, qui subissaient "la loi du  vainqueur" y compris, dès 1755, la déportation  dans le Sud - jusqu'en Louisiane! - pour nombre d'entre eux (les Acadiens), immortalisée sous le nom du "grand dérangement", poursuivaient une sorte de résistance passive, parfois active... Si bien que l'Angleterre demeurait sur le qui-vive redoutant à tout moment un réaction des "continentaux", en particulier celle d'une France "revancharde"...
Un autre Pitt William, dit le Second Pitt, fils du "premier", premier ministre de 1783 jusqu'en 1801, poursuivit naturellement la politique de son père. "D'abord indifférent au développement de la Révolution française, il prit conscience du danger lorsque les Français occupèrent les bouches de l'Escaut. Il entreprit alors une lutte intransigeante contre les idées révolutionnaires, suspendit à cette fin les libertés publiques et soutint financièrement les ennemis de la France sur le continent... Au cours d'un second ministère (1804-1806), il forma contre la France la troisième coalition, avec l'Autriche et la Russie". (Le petit Mourre). suivra  

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : UNE RÉPONSE A J.M. AYRAULT (8)


"L'unanimité était loin de régner parmi les colons : une partie d'entre eux (les "loyalistes") restèrent fidèles à la couronne britannique et combattirent aux côtés des Anglais, puis se réfugièrent au Canada (le propre fils de Benjamin Franklin fut du nombre de ces loyalistes); beaucoup d'Américains observèrent une attitude de neutralité. Dans le domaine militaire, l'armée de volontaires hâtivement formée sous les ordres de Washington était très inférieure aux mercenaires, surtout allemands, dont disposaient les Anglais. Washington dut abandonner New York (1776) et Philadelphie (sept.1777); la victoire américaine de Saratoga (17oct.1777) ne suffit pas à redresser la situation. Mais l'insurrection des colons américains  avait fait naître des espoirs de revanche chez tous les adversaires européens de l'Angleterre. La France, qui désirait effacer les désastres de la guerre de Sept Ans, décida en janv.1778 d'intervenir aux côtés des révolutionnaires américains et réussit à entraîner à sa suite l'Espagne (1779) et les Pays-Bas (1780). Déjà deux officiers européens, le Français La Fayette et le Prussien von Steuben, avaient entrepris la réorganisation de l'armée des colons. La Fayette prit la tête de l'armée française envoyée en Amérique. La capitulation du général anglais Cornwallis à Yorktown (19oct.1781) décida de la victoire américaine et le Traité de Versailles (3sept.1783) reconnut l'indépendance des États-Unis en leur conférant la souveraineté sur les territoires compris entre l'Atlantique et le Mississippi, et entre les Grands Lacs au N. et les possessions espagnoles de Floride au S.
La nouvelle nation se trouvait dans une situation critique et la plupart des observateurs européens doutaient de ses chances de durer : le gouvernement confédéral, institué par les Articles de 1777, n'avait aucune possibilité d'exercer une véritable autorité; la monnaie se dépréciait; des mutineries éclataient dans l'armée. La nécessité d'établir un gouvernement central provoqua la réunion à Philadelphie, le 25 mai 1787, d'une Convention constitutionnelle, présidée par Washington, qui élabora la nouvelle constitution des États-Unis (17 sept.1787)... Complétée peu à peu par 25 amendements, mais non modifiée dans son essence, la Constitution de 1787 n'a pas cessé, jusqu'à nos jours, de régler le fonctionnement des institutions américaines... Elle entra en application dès 1788, et George Washington fut élu premier président des États-Unis (1789-97) (in le petit Mourre) suivra.   

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (7)


Les "historiens" français négligent dans les causes de la Révolution française cette rivalité franco-anglaise en Amérique du Nord, sans oublier celle qui les opposa en Inde. Et pourtant, elle crève les yeux !

Récemment, un historien français, un peu plus "curieux" que les autres, a découvert dans les "archives nationales" que tous les chefs révolutionnaires français perçurent des subsides de Londres ! Cela se conçoit, mais ne se dit pas ! (En tout cas, pas chez nous). En effet, peu après sa victoire sur la France (1763) l'Angleterre se retrouva face à ses colonies d'Amérique soucieuses de s'affranchir... de la métropole ! Et la lutte prit corps contre l'impôt (qui s'en étonnera ?) prélevé par Londres, notamment la contribution exigée pour l'amortissement des dettes de la guerre de Sept Ans ! Les colons américains l'ayant refusée, Londres chercha à imposer les lois Towshend (mai 1767) qui frappaient de lourdes taxes, notamment les importations, en particulier le thé. "Cette obstination de la métropole provoqua des réactions violentes. Après le "massacre de Boston" (5 mars 1770) les habitants du grand port de la Nouvelle-Angleterre détruisirent les cargaisons de thé des navires de la Compagnie des Indes (Boston Tea Party,16 déc.1773). Le gouvernement anglais répliqua par des lois répressives qui ruinaient le commerce de Boston et effaçaient les libertés du Massachusetts (1774). Mais la répression ne réussit qu'à faire l'unité des colonies américaines : en automne 1774, à l'instigation de Franklin, elles se réunirent à Philadelphie en un premier Congrès continental. La fusillade de Lexington (avr.1775) précipita l'ouverture des hostilités : le 17 juin 1775, à Bunker Hill, près de Boston, une première bataille rangée opposait Anglais et Américains. La guerre d'Indépendance commençait. Le deuxième Congrès continental, qui venait de se réunir, confia à George Washington le commandement de l'armée, et les 13 colonies insurgées (...) adoptèrent la Déclaration d'indépendance (4 juill.1776) et les Articles de confédération (15 nov.1777). (in le Petit Mourre) suivra.    


vendredi, janvier 04, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE ! (6)


Il est certain que l'idéologie socialiste est née en Europe au 19e siècle dans le sillage du capitalisme  industriel. Le système féodal, avec ses classes dominantes exerçant le pouvoir grâce à la possession de la terre cultivée par la paysannerie serve ou demi-serve, céda la place à des régimes "bourgeois". La révolution industrielle donna le pouvoir à l'argent des villes : commerçants, industriels, professions libérales, banquiers. En France, cette transition s'effectua en 1789 au moyen d'une violence extrême, la Monarchie absolue n'ayant pas su, à temps, accorder à la bourgeoisie la Constitution qu'elle revendiquait sur le modèle anglais. Ce ratage, pourrait-on dire, eut des conséquences énormes sur la suite des événements, car les deux pays, la France et l'Angleterre étaient en lutte pour la possession de l'Amérique du Nord et de l'Inde. 

En Amérique du Nord, la Guerre de Sept Ans, déclenchée par l'Angleterre contre la France (1756-1763) avait débuté, dès juillet 1755, par la saisie dans différents ports de l'Atlantique et de l'Océan indien de 300 navires de commerce français ! "Sur mer et dans les colonies, la guerre commença fâcheusement pour les Anglais (in Le Petit Mourre)... "Mais à partir de 1757, l'Angleterre, sous la conduite du premier Pitt (1708-1778), connut un puissant sursaut national : la mort de Montcalm et la capitulation de Québec(1759) marquèrent la fin de la domination française en Amérique, et la capitulation de Lally-Tollendal à Pondichéry consomma la fin de l'Inde française (1761). Cependant, le duc de Choiseul, chef de la politique étrangère française, réussit à faire  entrer l'Espagne dans la coalition en concluant le pacte de Famille des Bourbons et l'Angleterre, inquiète, préféra, ne pas pousser plus loin ses avantages". "Pitt William, dit le Premier Pitt... fut un des premiers hommes d'État britanniques à comprendre clairement que l'avenir de la puissance du pays se trouvait dans la création d'un empire colonial, et il mena une lutte acharnée contre Walpole, dont la politique extérieure était fondée sur l'alliance avec la France". (in le Petit Mourre). "Ainsi la guerre de Sept Ans marquait-elle l'avènement de la Prusse comme grande puissance européenne, et l'avènement de l'Angleterre comme première puissance coloniale". (idem) suivra 

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : UN NOUVEAU MODÈLE FRANCOPHONE... RÉPONSE A J.M. AYRAULT (5)


Le Vent d'Ouest s'est mis à souffler très fort. J'ai évoqué dans mes précédents ouvrages le rôle joué aux États-Unis par la communauté juive alors en pleine effervescence, consécutivement à la victoire éclair remportée par l'armée israélienne sur les armées arabes de Nasser (ce nouvel Hitler, dixit le socialiste bien de chez nous, Guy Mollet) et qui redécouvrit là, avec de Gaulle, la France anti-dreyfusarde, antisémite, haïe plus que tout autre pays, ou tout au moins à l'égal de la Pologne, cet autre pays catholique viscéralement "antisémite" ! Le même enthousiasme, au lendemain des Six Jours, avait soulevé la communauté juive des pays du bloc soviétique dont beaucoup étaient liés à ceux d'Outre-Atlantique, soit par des parents émigrés depuis la fin du siècle précédent, soit par des Associations militant pour l'obtention de visas revendiqués de plus en plus fort par les refuzniks, la plupart juifs. La haine de de Gaulle qui venait d'offenser Israël en décrétant l'embargo sur la vente des armes pour tous les pays en guerre, mettant ainsi en péril les rescapés de la Shoah !, je l'ai vue s'exprimer en 1967 devant l'Ambassade d'Israël par des milliers de manifestants venus crier là leur soutien viscéral à Israël ! Et parmi ceux-là, nombreux se retrouvèrent sur les barricades dans le Quartier Latin, je peux en témoigner, j'y étais, et je les ai vus ! Ça n'est que plus tard, bien entendu, que j'ai compris l'étrange printemps (fou) que nous avons vécu à Paris en Mai 68, et que bien des historiens (?) n'ont toujours pas compris (ou n'ont pas envie de comprendre). 

Le côté "délirant", irrationnel, "juif" de Mai 68, très particulier en France, s'explique probablement par les retrouvailles chaleureuses entre les deux familles "juives" séparées depuis des siècles : les ashkénazes (de l'Est et Allemands - Alsaciens-Lorrains) et séfarades (Espagne-Méditerranée). Une séparation aggravée et approfondie par l'avènement à l'Est, en 1917, d'un "paradis" où les pères fondateurs avaient promis aux communautés juives une émancipation politique rapide avec un avenir d'expansion mondial (exportation de la Révolution partout dans le monde !) et qui s'était, au fil des ans, transformé en "enfer" soviétique, d'où l'engagement à fond d'une grande part de l'élite juive ashkénaze (la plupart du temps trotskiste) qui s'achevait dans le Paris transformé en Commune contre un de Gaulle vieillissant que les enfants des "juifs" séfarades (qui n'étaient devenus Français en Algérie que par décret en 1871) ne portaient pas spécialement dans leur coeur, beaucoup ayant déjà préféré rejoindre... Israël en 1962, et ceux qui avaient choisi la France, étaient par conséquent liés à Israël par des liens familiaux, comme ceux de l'Europe de l'Est aux juifs des USA. Si bien que l'inexplicable délire de Mai 68, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, s'explique bien, à mon avis, par ces retrouvailles juives en plein Paris ! C'est bien là que les Juifs ont réglé leur compte avec le communisme de type soviétique, et plus particulièrement le PC français, son instrument le plus stalinien. Et le plus drôle, c'est le camarade Mao, lui-même devenu violemment antisoviétique après la mort de Staline en 1953, qui a fourni, avec son "petit livre rouge" la matière idéologique aux jeunes "pieds-noirs" partant à l'assaut des "révisos", entendez les affreux révisionnistes soviétiques et leurs chiens de garde français ! Pour combattre  les "communistes" sur le pavé parisien, ils ne pouvaient pas le faire avec les slogans de la "droite" ou des "fascistes" ! Et c'est très significatif, je peux là encore en témoigner, des militants du PCF, aguerris  politiquement, marqués aussi par leur passé de résistants, ont pressenti leur double jeu.  "Tu verras, m'a dit l'un d'eux, qui s'opposait à leur entrée dans la boîte que nous occupions, ce sont des fils et des filles de bourgeois qui nous taperont sur la gueule lorsqu'ils seront devenus patrons" ! Cela explique aussi leur rejet de Cohn-Bendit, et leur  hésitation grandissante devant le mouvement de Mai 68 et leur empressement à y mettre un terme. 

En 1978, dix ans après, ne pouvant nier le nombre impressionnant de militants juifs dans le mouvement de Mai 68, une revue juive ("Passages") organisa un colloque sur le thème "Mai 68, une révolution juive ?" La question se posait en effet, et elle se pose encore aujourd'hui : mais comment inviter à un colloque consacré à Mai 68 des banquiers, des chefs d'entreprises, des directeurs de groupes-médias, des patrons du MEDEF, des champions du CAC 40 qui ont crié "MAO ! MAO !" et "A BAS LES RÉVISOS " dans les rues de Paris ? Ont-ils eux-mêmes bien compris à quelles pulsions délirantes ils se laissèrent aller au cours de ce "printemps inoubliable" ? Et ont-ils envie de le savoir ? suivra

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : RÉPONSE A J.M. AYRAULT (4)


Après avoir subi une longue guerre en Indochine, les gouvernements successifs de la IVe République furent incapables de résoudre le problème algérien. Leur impuissance permit le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958, juste au lendemain de la signature du Traité de Rome (mars 1957) instituant le Marché Commun. Un moment tenté de le rejeter, de Gaulle jugea préférable de le respecter afin d'éviter un grave crise politique en Europe au moment où il tentait de mettre fin à la guerre d'Algérie. Son espoir résidait dans une coopération accrue avec une Allemagne fédérale (signature d'un Traité d'amitié en 1963) qu'il comptait bien libérer de son aliénation américaine pour l'engager dans une voie proprement européenne. Mais le successeur de Konrad Adenauer, plutôt séduit par cette vision "européenne", Ludwig Erhard, sous la pression de Washington, et fort de ses succès économiques, préféra rester dans le giron "atlantique". En 1964, de Gaulle reconnaissait la Chine populaire, la même année le Général accomplissait un voyage triomphal en Amérique du Sud,  et en 1966, dénonçait au Cambodge (discours de Phnom Penh) l'intervention américaine au Viêt Nam... sans oublier l'hégémonie du dollar ! Enfin, en 1967, il franchissait les bornes de l'insoumission (qu'il allait payer très cher, quelques mois plus tard au printemps 1968) : dans une fameuse conférence de presse tenue à Paris, au lendemain de la "guerre des six jours" il s'en prenait à un certain peuple "d'élite, sûr de lui et dominateur" ! Avant de s'envoler pour le Canada où il criait "Vive le Québec libre" ! 
C'en était trop... suivra 

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : UN NOUVEAU MODÈLE... FRANCOPHONE ! RÉPONSE A J.M. AYRAULT(3)


Si nous voulons survivre, prendre notre place dans le Nouveau Monde qui commence à émerger, il va falloir se battre, non pas en déclarant la guerre, mais en "déclarant la paix" quasiment à tout le monde puisque la mondialisation accélérée que nous sommes en train de subir, du fait de la "révolution informatique", ne laisse aucun peuple en marge de cette transition sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Nous sommes bien tous désormais dans le même "village planétaire". A chacun d'entre nous d'y construire son quartier ! Faisons en sorte que "notre quartier à nous" ne soit pas le quartier des pauvres (et des chômeurs), mais un quartier où il fait bon vivre - et qui donnera aux autres quartiers envie de nous imiter, ou, à tout le moins, de nous respecter. Bref, la compétition qui s'ouvre, avec ce nouveau siècle, sera, doit être obligatoirement pacifique (du fait que les armes de destruction massive, si elles venaient à être employées par les belligérants, rendraient difficile, sinon impossible, le maintien de la vie sur  cette planète). 

Dans les années 50, les dirigeants ouest-européens, effrayés par le "péril rouge" (soviétique), sortant d'une guerre "mondiale" qui les avait appauvris, ou détruits (Allemagne : Année zéro, en outre occupée à l'Est) se laissèrent convaincre par les vainqueurs (les Américains) qu'ils devaient s'en remettre à eux pour leur défense (OTAN), et dans le domaine économique créer un Common Market (en français : Marché Commun), et, bien entendu, liquider leurs Empires coloniaux. Des Européens, sincères,  crurent venu, en conséquence, le moment de bâtir une Europe qui prendrait la 3e place entre l'URSS  et les USA.

Pour nous Français,c'était renoncer à notre rang de "grande puissance" pour s'intégrer, et se diluer dans un ensemble "plus vaste", protégé par l'Oncle Sam. Les Américains avaient gagné la guerre (nous, nous l'avions perdue en 1940, et à qui devions-nous notre "libération"?). Tout logiquement, la puissance victorieuse engrangeait les bénéfices de sa victoire "planétaire", le Japon s'inclinant dans la foulée après le bombardement atomique d'Hiroshima et de Nagasaki (qui faillit être celui de Tokio, ne l'oublions pas). suivra


jeudi, janvier 03, 2013

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : UN NOUVEAU MODÈLE... FRANCOPHONE ! RÉPONSE A J.M. AYRAULT (2)


Nous allons vers un "choc des civilisations" pour une raison simple. L'Asie, l'Afrique, l'Amérique "latine" furent dominées durant des siècles par l'Europe et son dérivé américain.  Les voici en train d'émerger ! Parmi ces nouvelles puissances, il y en a qui ont vraiment les moyens (population, richesses naturelles, compétences...) de devenir impérialistes.  C'est le cas de la Chine, plus que du Japon qui a tout de même osé défier, en 1941, les USA à Pearl Harbor... L'Inde, bien que subissant elle-même une démographie galopante, est affaiblie par ses divisions internes opposant des peuples dont certains (assemblés au 19e siècle sous son égide par l'Angleterre) aspirent à l'indépendance... L'Afrique , qui n'a pas de mastodonte comparable à la Chine, est vouée, semble-t-il à une nouvelle "colonisation" en provenance de l'Asie. Quant à l'Amérique du Sud, elle est trop tributaire de l'Amérique du Nord industrialisée pour entrer en conflit directement avec elle, sauf que le Mexique (central) y déverse son trop-plein de population, modifiant ainsi la composante ethnique des États-Unis, sans négliger les immigrés en provenance d'Asie qui sont de plus nombreux en Amérique du Nord, y compris au Canada.

Ainsi, des peuples - des continents ! - se sont mis en branle, animés par un puissant mouvement de revanche (à lire "Le ressentiment dans l'histoire" - comprendre notre temps - de Marc Ferro, éditions Odile Jacob). Il est même probable que le peuple américain se verra un jour "contraint" (?) de faire acte de repentance pour le "massacre des Indiens", (des populations venues d'Asie) et qui furent victimes de ce que l'on a pris l'habitude de nommer un "génocide". Bref, nos enfants et petits-enfants pourraient bien avoir à rendre des comptes pour des crimes commis... par leurs ancêtres ! L'histoire est ainsi faite : malheur aux vaincus !

ENFIN UNE SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE : UN NOUVEAU MODÈLE... FRANCOPHONE ! RÉPONSE A J.M. AYRAULT (1)


Au début de leur mandature, on a entendu François Hollande et Jean-Marc Ayrault lancer au Conseil des ministres un Appel solennel à la "mobilisation générale" contre le chômage, et les ministres répéter, l'un après l'autre, à la sortie de ce Conseil, qu'ils n'avaient qu'une seule préoccupation : l'emploi. On peut aujourd'hui contempler le résultat  de leur offensive : sinistre... 
Je me permets d'avancer la "solution" que je qualifie moi-même de "solution-miracle" parce qu'elle a le mérite de résoudre définitivement le problème. C'est aussi simple que l'oeuf de Christophe Colomb : il suffisait d'y penser !

Naturellement, il faut faire un effort de réflexion ! En sommes-nous encore capables ? Pourquoi ce "vide de la pensée" ? Pourquoi cette absence de projet, de perspectives ? Pourquoi la "mondialisation" qui devrait exciter nos méninges nous laisse-t-elle sans voix, comme anéantis par la "fatalité" ? Je m'efforce de comprendre l'impuissance de nos politiciens, de "droite" comme de "gauche", impuissance qui ressemble plutôt à une démission... ou à une soumission ? On a entendu le candidat Hollande, pendant la campagne présidentielle, déclarer publiquement devant ses électeurs :" Je n'ai qu'un adversaire : l'Argent". Et qu'a-t-il fait, depuis son élection, contre son adversaire ? Rien.

Et pourtant, c'est bien l'Argent qui mène le monde, et qui l'a mis dans cet état ! C'est bien l'Argent, en "délocalisant" nos entreprises, à la recherche d'un plus grand profit, et immédiat, en Chine ou ailleurs (partout où les salaires sont réduits au strict minimum) qui nous réduit au chômage, et plonge de plus en plus d'entre nous dans la misère... Que  faire ? C'est le titre d'un ouvrage célèbre - qui a déjà plus d'un siècle - qui apportait des réponses que l'auteur  (un certain Lénine) croyait bonnes, ou plutôt appropriées à son temps. Nous, nous sommes en train de changer de monde, de civilisation même. Et nos réponses à la question seront nécessairement différentes. 


dimanche, décembre 30, 2012

HOLLANDE-AYRAULT EN PLEINE DÉBINE - POURQUOI ?


La raison en est simple : les dirigeants "socialistes" appartiennent au monde des "fonctionnaires", un "monde" sans problèmes, "ouaté" où tout est payé, garanti par l'État jusqu'au dernier jour ! Leurs "militants" et "adhérents" appartiennent, eux aussi, à 90%, à ce monde-là ! Ils vivent bien, sans connaître le moindre souci : l'État est leur maître, et ils sont les maîtres de l'État ! Le pays peut couler, le chômage et la misère se répandre partout, jusque dans les communes les plus rapprochées des grandes villes, ça ne fait rien : les statistiques sont là pour les rassurer. Ceux qui les pondent sont des "experts", et leurs amis. Alors ? Pour nous, la situation est grave, peut-être même sans issue ?  Les suicides se multiplient, on se jette sous les TGV, ou d'un pont, ou l'on se pend dans la grange, j'exagère ? Pas du tout, la misère se cache, mais allez donc faire un tour dans les "restos du coeur" : ça marche du tonnerre. Sous l'Ancien Régime, il a suffi de "monter" les paysans contre les seigneurs, et les châteaux ont brûlé ! Aujourd'hui que la "classe ouvrière", hier porteuse d'avenir, selon Saint Marx, agonise dans les Florange de la vieille France ex-industrielle, qui mettra le feu aux poudres ? Personne, j'en ai bien peur... Nos enfants émigreront, comme l'ont fait les Irlandais, au 19e siècle, et bien d'autres : les Italiens, les Polonais... Où ? Au Canada, en Australie. Pourquoi pas ? Décidément, vous me direz que je ne vois pas la vie en "rose" ! "Regardez Saint-Nazaire ! Ils chantent et ils dansent. Ils ont obtenu une commande fabuleuse. Grâce à Jean-Marc Ayrault, le "magicien" de Nantes. Un "socialiste" ! Mais comment a-t-il fait ? N'aurait-il pas pioché "un peu" (beaucoup) dans les caisses de l'État pour détourner la Compagnie américaine des offres asiatiques ? Les "socialistes" seraient donc capable de faire des "miracles"... avec nos sous ? Ou bien n'était-ce qu'un Conte de Noël ?        

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