Je pense avoir compris les motivations du mouvement "anti-CPE" qui vient de secouer la France - après l'intifada des banlieues. Le fait qu'il soit parti de Bretagne - Rennes et Nantes - éclaire la genèse d'une mobilisation qui a surpris par son ampleur et sa durée. La Bretagne, on le sait, n'est pas une région industrielle : elle dépend, dans une large mesure, du secteur public. C'est lui qui distribue les emplois, et c'est pourquoi les Bretons sont tellement attachés au "secteur public". Or celui-ci, depuis quelques années, se sent menacé par la privatisation; les emplois se raréfient. Mais l'Education Nationale demeurait "intouchable", l'enseignement reste le vecteur de "l'ascenseur social" en Bretagne. Et plus que dans les autres régions, sans doute pour des raisons historiques (rivalité entre écoles "privées" et laïques) les lycées et les Facs restent d'un bon niveau; chaque année les résultats au bac en témoignent. Les parents poussent leurs enfants à faire des études : ils deviendront à leur tour professeurs ou instits, à défaut, ils rejoindront les grandes entreprises publiques. Aux dernières élections régionales, la Bretagne s'est donnée aux enseignants; il y avait là déjà un rejet du privé et du libéralisme. Le Drian, Président de Région, et Ayrault, Président du groupe socialiste à l'Assemblée, incarnent parfaitement le "rêve" breton; tous deux enseignants, et qui plus est, catholiques ! Ils symbolisent la réussite sociale, et politique (la Bretagne n'a jamais été autant "politique" qu'aujourd'hui, et "socialiste" !). Excentrée, la région, plus que les autres, avait massivement choisi l'Europe, pour se raccrocher à un avenir. Or, au dernier referendum européen le NON a équilibré le OUI ! Le chômage (et les délocalisations) ont semé le doute. (à suivre)
Instaurer une paix juste et définitive au Proche-Orient - Créer un Marché Commun Méditerranéen alliant les deux rives de la Mer dans un seul devenir - Unifier les pays francophones dans une Confédération appelée Nouveaux Etats-Unis Francophones. Abolir le chômage par la création d'un salariat composé de "titulaires et de réservistes"...
samedi, avril 15, 2006
RÉFLEXIONS SUR LE PHÉNOMÈNE ROYAL
Pourquoi Ségolène plane-t-elle dans les sondages ? Peut-on prévoir un effondrement de sa cote ? Probablement ! Pour le moment, elle bénéficie de l'absence de débat entre les deux camps ("droite"-"gauche") qui n'ont pas encore choisi leur candidat. Ségolène fait une course en tête... parce qu'elle est seule en compétition ! Les autres n'ont pas encore pris le départ. Son image séduit une opinion fatiguée de voir toujours les mêmes têtes. En outre, aurait dit La Palice, une femme incarne la nouveauté dans la mesure où en France nous n'avons pas encore eu... de Présidente ! La nouveauté en politique, c'est rare, et Ségolène, présidentiable à la différence des femmes qui ont déjà été candidates, représente une nouveauté. Pourquoi pas ? se dit-on, voilà qui nous changerait des mecs "sûrs d'eux et dominateurs"... et finalement impuissants. Peut-être que Ségolène ferait mieux qu'eux dans la lutte contre le chômage, elle a l'air de bien mener sa barque, ses enfants se tiennent bien à l'école, son compagnon, Flanby, pourrait lui donner un coup de main en la protégant contre les envieux et les ambitieux du PS, bref, cette famille-là est presque une famille modèle pour la "France d'en bas" comme dirait le brave Raffarin, son voisin de palier en Poitou-Charente.
En somme, la France rêve de Ségolène, parce qu'elle aimerait bien évacuer l'inquiétude qui la ronge, comme nous l'a révélé la "crise" du CPE.
vendredi, avril 14, 2006
FRANCE-SOIR : LE GÂCHIS !
C'est donc la plus mauvaise solution qui a été adoptée par le tribunal de commerce, à Lille. Que peuvent faire les "perdants" ? On nous dit que le franco-russe Gaydamak a acheté la société Montaigne press à Ramy Lakah, propriétaire du journal ! Le tribunal, lui, impose une solution sans tenir compte de la vente, estimant que le franco-russe n'est pas fiable, et qu'il fait l'objet d'un "mandat international"... Une belle bataille juridique s'annonce. A mon humble avis, le propriétaire du journal est celui qui l'a acheté. Il possède la nationalité française, et, de nos jours, on peut très bien diriger un journal par visio-conférence et internet... Jean-Pierre Brunoy et Olivier Rey n'ont pas encore gagné la partie !
Néanmoins, il me semble que la meilleure solution était (et demeure, me semble-t-il) celle que présentait le rédacteur en chef Serge Faubert. Au moins venait-elle de l'intérieur du journal, les journalistes pouvaient tenter de poursuivre et d'améliorer la formule, en choisir une en fait, à l'approche de la présidentielle : il va y avoir une "demande d'information" dans le public. La partie était (est) jouable. Mon communiqué "Un grand projet pour France-Soir" publié il y a quelque temps, est toujours valable. La rédaction devrait s'en inspirer...
jeudi, avril 13, 2006
OBJECTIF 2007 !
Cette fois, ça y est : les concurrents sont sur la ligne de départ ! Il nous reste moins d'un an pour "concocter" avec l'un des candidats à la présidentielle, sinon un programme, à tout le moins un projet, ou à défaut des perspectives. Lequel aura notre préférence ? Nous sommes engagés dans une bataille à dimension planétaire. Pour la première fois dans l'Humanité, tous les peuples, tous les continents participent ensemble à ce qu'il faut bien appeler une Révolution. Il serait temps d'en informer les "p'tits jeunes" qui manifestent dans nos rues en criant "Non au CPE"! La Révolution pourrait bien se faire sans eux. Les "gauchistes" demeurés, eux, en 1917 ou en 1936, vont devoir ouvrir les yeux : cette "révolution mondiale" qu'ils appellent de leurs voeux, est en cours. Et leurs petites brochures "marxistes" ne leur seront d'aucun secours car au-delà du canton parisien, elles sont intraduisibles ! Les peuples, tous les peuples, rêvent de vivre mieux, et les jeunes surtout n'ont aucune envie d'être sacrifiés au profit d'une Nomenklura internationaliste retranchée dans ses paradis "fiscaux".
Quel sera le candidat le plus apte à coopérer avec nous ? Pour le moment, je donne ma langue au chat !
mercredi, avril 12, 2006
SARKOZY CONTRE... ROYAL ?
Si la Présidentielle avait lieu dans six mois, les deux candidats actuellement en pointe, Nicolas et Ségolène, seraient sur la ligne de départ, avec une bonne chance de se retrouver en finale... De ce duel sans doute Ségolène sortirait victorieuse, du seul fait que sa condition féminine l'avantagerait contre n'importe quel autre adversaire. Ce petit + aujourd'hui s'avère décisif, pas seulement en politique ! D'autre part, Sarkozy, malgré son talent de meneur, souffrirait de la défaite que la "droite" vient d'enregistrer avec l'enterrement du CPE.
D'autres candidats peuvent-ils inverser la tendance ? Les "éléphants" du PS sont-ils encore en mesure de faire tomber Ségolène ? Sans aucun doute ! Le PC et les "trotskistes" ne se rallieront jamais à une candidature qui suinte le blairisme ! Fabius et DSK, sans oublier Hibernatus (Jospin) n'ont pas dit leur dernier mot. La compétition risque d'être "saignante" pour sa Royal Majesté... A "droite" Villepin aura-t-il le temps de se relever ? A mon avis, non ! Il a, d'autre part, accumulé tant de rancoeur et tant de haine parmi les parlementaires de l'UMP, qu'il devra, s'il veut encore jouer un rôle politique avec ambition élyséenne, subir une "traversée du désert"... jusqu'en 2012 ! Enfin, le voici "plombé" pour quelque temps auprès des jeunes...
Evidemment, en politique, il ne faut jamais dire... jamais. Villepin peut rebondir avec des projets ambitieux, et réalisables dès maintenant. A lui et à son équipe de les dénicher... sans tarder !
dimanche, avril 09, 2006
SORTIR DE LA CRISE !
Au point où nous en sommes, il faut mettre fin à ce conflit absurde, qui a eu néanmoins le mérite de souligner combien la crise est profonde, toutes les générations ruminant une inquiétude relative à un avenir désormais incertain. On pourrait dire que, tout comme en 1995, le service public avait "par procuration" défendu pour l'ensemble des salariés le régime des retraites, cette fois ce sont les jeunes qui ont reçu délégation par les parents et grands-parents pour exprimer la "peur de l'avenir". Le message, semble-t-il, a été entendu. Reste à trouver les solutions, et cela suppose que l'on innove, c'est-à-dire que l'on sorte des sentiers battus. L'imagination doit prendre le pouvoir. Je ne suis pas sûr que l'on soit prêt, en France, à accepter une telle remise en cause ! Les enseignants qui sont là, aurait dit La Palice, pour enseigner, ne seraient-ils pas les premiers à pâtir de la Réforme ? Le mammouth a horreur de l'autre monde, qu'il ne connaît pas - je veux parler de celui de l'entreprise - un monde en pleine transition, alors que l'Education Nationale, bardé dans ses privilèges acquis dans le monde d'hier, tire sur tout ce qui bouge ! Les enseignants préfèrent se réfugier dans la "mémoire" où ils commémorent, sans risque, "les grandes victoires" du passé... L'Avenir, dans leur petite tête, ça ne peut être qu'une "régression" !
samedi, avril 08, 2006
COMMUNIQUÉ DE RENAUD DONNEDIEU DE VABRES
Message du 6/4/2006 adressé à la famille Tisserant, au bon soin des éditions de la Différence.
"J'apprends avec une profonde tristesse la disparition de Jean-Marc Tisserant.
Nous perdons un esprit d'élite, l'un des écrivains les plus intéressants de ces 25 dernières années qui, au fil de romans profondéments originaux, a su faire de la littérature autrement.
Dès son tout premier livre, il aura eu la joie de connaître un succès immense et de construire ainsi une oeuvre inspirée qui n'a pas encore fini de nous livrer tous ses mystères.
Je vous prie d'agréer, dans ces circonstances douloureuses, l'expression de mes sincères condoléances et de recevoir le témoignage de ma sympathie".
Renaud Donnedieu de Vabres
Ministre de la culture et de la communication
"J'apprends avec une profonde tristesse la disparition de Jean-Marc Tisserant.
Nous perdons un esprit d'élite, l'un des écrivains les plus intéressants de ces 25 dernières années qui, au fil de romans profondéments originaux, a su faire de la littérature autrement.
Dès son tout premier livre, il aura eu la joie de connaître un succès immense et de construire ainsi une oeuvre inspirée qui n'a pas encore fini de nous livrer tous ses mystères.
Je vous prie d'agréer, dans ces circonstances douloureuses, l'expression de mes sincères condoléances et de recevoir le témoignage de ma sympathie".
Renaud Donnedieu de Vabres
Ministre de la culture et de la communication
jeudi, avril 06, 2006
VILLEPIN A-T-IL ENCORE UN AVENIR ?
Si Dominique de Villepin parvient à se maintenir à la tête du gouvernement, chapeau ! Nombreux sont ceux qui pensent qu'il est "carbonisé", que l'affaire du CPE lui a aliéné la jeunesse... Il lui sera difficile sinon impossible, par conséquent, de rétablir "son image" auprès des jeunes qui l'auront combattu dans la rue. Possible...
Mais il reste un an... Il lui faut tenir un an à Matignon - car il ne peut démissionner : ce serait sa fin - pour reconquérir la jeunesse, tout au moins une partie d'entre elle. C'est ici que mon ambitieux projet de Cercle Olympique Physique (COP) basé au Stade de France à Saint-Denis trouve son intérêt. Destiné avant tout aux jeunes immigrés, il associera naturellement tous les jeunes, blancs, noirs, arabes, asiatiques etc. dans une formidable entreprise qui deviendra vite un mouvement de jeunesse (les copains). A ce projet j'ajoute, je l'ai dit, la cité "Jules Verne" construite partout dans le monde et dont la constellation donnera naissance à un monde francophone, avec au final une citoyenneté mondiale (francophone). Ce sont là des projets qui devraient enthousiasmer la jeunesse de nombreux pays ! Il suffit à Dominique de Villepin de les mettre sur orbite... M'entendra-t-il ? Ou se laissera-t-il piteusement éliminer ?
mardi, avril 04, 2006
PATRICK BESSON/JEAN-MARC TISSERANT
L'article élogieux, et perspicace de Patrick Besson n'a malheureusement pas été repris dans la presse. J'en profite pour remercier ici Patrick Besson qui a, rétrospectivement, donné à son papier le titre qu'il fallait lui donner : il s'agit bien d'une "oeuvre complète" - la dernière, la plus achevée - que Jean-Marc, se sachant en fin de vie, nous a léguée, et la dédicace qu'il m'a offerte, la dernière qu'il a rédigée, puisque nous avons déjeuné tous les deux, quelques jours avant sa mort, annonçait ce départ sans retour que je n'ai qu'à moitié pressenti, escomptant bien sûr encore bavarder avec lui, autour d'un couscous "royal" que nous prenions assez régulièrement à la "couscoussière" Place de la Contrescarpe. Il a un autre manuscrit dont la parution prévue pour ce printemps, a été reportée en septembre. Et un autre, plus dur encore, m'a-t-il dit, qu'il n'osait pas le présenter ! Je crois vraiment que Jean-Marc est "descendu aux enfers".Gaby
lundi, avril 03, 2006
JEAN-MARC TISSERANT S'EN EST ALLÉ...
Mon cousin, Jean-Marc, est décédé ce samedi 1er avril, des suites d'une "longue maladie" à l'Hôpital Tenon. Opéré il y a quatre ans d'un cancer du colon, je le croyais "sauvé" pour quelque temps. Mais notre dernier déjeuner, début mars, se passa moins bien que d'habitude. Il était déprimé. Son dernier livre, son meilleur livre "Les fils de la Veuve" aux éditions de la Différence (l'éditeur de tous ses livres) avait été salué, dès sa sortie, en septembre 2005, par un très bel article de Patrick Besson dans l'hebdomadaire Marianne sous le titre "L'oeuvre complète de Jean-Marc Tisserant". Oui, c'est vrai : une oeuvre réussie, complète où Jean-Marc avait atteint à la plénitude de son être. Je lui ai dit que j'avais beaucoup aimé son roman, et il en fut heureux. "Je savais que tu l'aimerais" m'a-t-il dit, et je lui ai promis de faire ce que je pouvais, car plus aucun journal ne se fit l'écho de son livre. Pourtant Besson écrivait :"Jean-Marc Tisserant a entrepris, dans ce livre, d'écrire tout ce qu'il a senti, tout ce qu'il a vu, tout ce qu'il a pensé, tout ce qu'il a imaginé - et il y est tout simplement parvenu. Ce qu'on appelle une oeuvre complète". Rentré chez moi, j'ai pris connaissance de la dédicace que Jean-Marc , d'une petite écriture fine, avait apposée sur la page de garde de mon exemplaire, et j'ai alors craint pour sa vie. Il est vrai que la mort se dessinait déjà sur son visage, au point qu'en se quittant, je lui fis promettre d'aller voir son médecin traitant. Mais je m'en veux, je m'en voudrai toujours de l'avoir laissé s'éloigner, sans l'avoir embrassé une dernière fois.
"Pour Gaby - Dans une progressive descente aux enfers, les protagonistes du roman sont confrontés à leurs doubles, clefs de leur vrai visage, comme l'avait vu Gustav Meirink, au risque de "perdre la tête"... affectueusement, Jean-Marc.
vendredi, mars 31, 2006
CHIRAC A BIEN JOUÉ !
En déclarant "je promulgue la loi... et je demande en même temps au gouvernement de procéder aux deux rectifications qui font problème, à savoir réduire la période de 2 ans à un 1 an, et d'indiquer au salarié le motif de son licenciement" Jacques Chirac évite à Dominique de Villepin de perdre la face et enlève à l'opposition tout motif de poursuivre le mouvement : comment pourrait-elle continuer de demander "le retrait"d'une loi qui ne sera pas appliquée ? Sans doute vont-ils tenter pendant quelques jours de cacher leur embarras mais il leur faudra bien lâcher les jeunes qui vont évidemment les accuser de "trahison". Les vacances de Pâques vont arriver au bon moment... pour renvoyer tout ce petit monde à la maison. Nicolas Sarkozy a essayé de tirer profit de cette situation en parlant carrément de "suspension" (c'est ce que nous demandions, a-t-il précisé). Il n'a pas tort, il s'agit bien d'une suspension qui ouvre la voie à une négociation. Dominique de Villepin est le grand perdant mais il "conserve sa loi" dûment homologuée par le Conseil Constitutionnel. Jacques Chirac a montré, une fois de plus, sa grande habileté : Villepin, qu'il a nommé PM, peut rester à Matignon, et Sarkozy est obligé de suivre. Son départ du gouvernement est impossible actuellement... d'autant qu'il vient de dire que "lui et ses amis" ont été écoutés ! Bien joué, Jacques...
LES "SOCIALISTES" DÉMASQUÉS !
Les chefs de l'opposition sont lamentables, on le sait. Mais les voici démasqués ! Car enfin, si le CPE est vraiment nocif, pourquoi ne laissent-ils pas le gouvernement l'appliquer ? Il est admis qu'il ne devrait pas faire sentir ses effets avant la rentrée (septembre-octobre). Dans ces conditions, le CPE aggravant la situation, les "socialistes" verraient s'ouvrir un boulevard devant eux à quelques mois de la présidentielle ! Il leur suffirait alors de prendre l'engagement devant les électeurs, et notamment les jeunes, d'abroger "cette loi scélérate", comme dit l'autre, s'ils sont élus... Qui douterait alors de leur élection ? Non, décidément, ou ce sont de piètres stratèges, ou bien... ils redoutent un succès du CPE ! Mais puisqu'ils ont l'air si sûrs d'eux, à leur place je n'hésiterais pas.
mercredi, mars 29, 2006
ET SI VILLEPIN DÉMISSIONNAIT ?
Une chose est sûre : nous sommes bien en campagne présidentielle ! Ségolène Royal a commencé la sienne il y a déjà plusieurs mois, Nicolas Sarkozy ces derniers jours officiellement dans le Nord. Dominique de Villepin pourrait donc remettre sa démission à Jacques Chirac, et lancer la sienne dès maintenant. Il n'a pas intérêt à hypothéquer gravement son avenir... pour un simple contrat de travail dont personne ne peut affirmer qu'il serait efficient ! Jacques Chirac n'aurait qu'une solution : choisir un Premier Ministre intérimaire, pourquoi pas MAM ? Ça serait la foire d'empoigne à droite comme à gauche ! Villepin et Sarkozy d'un côté se disputant l'électorat de droite, à gauche les éléphants de la rue de Solférino se lançant aux trousses de Ségolène ! En somme, Chirac et Villepin seraient contraints de batailler ferme pour supplanter Sarkozy dans leur camp. Et ils auraient une chance de l'emporter. La bataille sera rude, elle aurait l'avantage de déporter Sarkozy vers la droite de la droite, là où chassent Villiers et Le Pen. Sans doute faudrait-il à de Villepin faire oublier son impair du CPE. C'est possible sur une année. D'autant que le problème israélo-arabe va plonger tout le monde dans une grave crise politique, y compris en France. Sur ce thème, le tandem Chirac-Villepin peut aisément se positionner "à gauche", et même troubler l'opposition partagée entre pro-israéliens et pro-palestiniens.
A quoi bon poursuivre une guéguerre qui ne peut tourner qu'à l'avantage du PS ?
A quoi bon poursuivre une guéguerre qui ne peut tourner qu'à l'avantage du PS ?
lundi, mars 27, 2006
LA MISSION DE VILLEPIN : TENIR
Maintenant les choses sont claires : Dominique de Villepin ne peut plus reculer, ni capituler. S'il le faisait, il rendrait un mauvais service à tout le pays, y compris à la "gauche". Plus personne, en effet, ne pourrait entreprendre la réforme nécessaire. Tous les gouvernements seraient paralysés par la peur - surtout ceux de gauche - de voir les étudiants-lycéens ainsi que leurs électeurs du servic public se mobiliser "contre toute atteinte aux droits acquis", et notamment au sacro-saint "code du travail " ! Le rôle de Dominique de Villepin est désormais tout tracé : il doit aménager le CPE sur les deux points contestés (durée de l'essai, et absence de motif de licenciement), et prévoir tous les six mois un "état des lieux" : combien d'embauches, combien de "licenciés", et sécuriser au maximum ceux-ci afin de les aider à retrouver un emploi le plus vite possible. Naturellement, ses adversaires "à gauche", et à "droite" Sarkozy, n'ont aucun intérêt à ce qu'il passe, surtout en force ! L'électorat de droite pourrait lui en être reconnaissant, et du coup, le préférer "au petit Nicolas". Car, c'est de ce côté-là que se joue la présidentielle : qui en sera le "chef" ? Si Dominique de Villepin parvient à imprimer sa marque, il peut espérer être conforté par la relance économique mondiale qui finira bien par "toucher" la France, d'autant que les nombreux départs en retraite (celles des années 45-46) vont libérer des emplois pour les jeunes. Le sort de la présidentielle se joue maintenant !
L'ERREUR de la "coordination étudiante"...
Réunie en Provence ce dimanche, la "coordination étudiante" réclame avec le rejet du CPE... la démission du gouvernement Villepin ! Quelle erreur ! Bien évidemment, ce sont les groupuscules gauchistes qui s'en donnent à coeur joie en tentant d'entraîner les jeunes vers "le grand soir". A chaque mouvement "étudiant" ou "lycéen" c'est la même chose : "il faut entraîner la classe ouvrière dans le mouvement !"
On imagine la tête des dirigeants du PS ! Aussitôt convoqué, le patron de l'UNEF, Bruno Julliard, s'est vu contraint de démentir et de prendre ses distances à l'égard de cette "coordination". Ce qu'il a fait ce matin sur Europe 1... La politisation (par ailleurs inévitable) du mouvement lui porterait un coup fatal. Une démission du gouvernement entraînerait probablement celle de Jacques Chirac, donc une élection présidentielle anticipée. Celle-ci se jouerait entre Sarkozy et Ségolène - qui n'attendraient pas une seconde pour déclarer leur candidature... et commencer leur campagne. Ne le sont-ils pas déjà (en campagne) ? Le "pt'it Julliard" s'est fait tirer les oreilles rue de Solférino. D'autant que les syndicats sont incapables d'appeler les travailleurs à renverser le gouvernement : une grève politique, c'est l'échec assuré.
samedi, mars 25, 2006
LA FIN DU GRAND ISRAËL
Tel est le titre d'un papier paru dans le supplément du Monde de ce samedi, consacré au fameux Vladimir Jabotinsky, fondateur du sionisme maximaliste. Ces dernières années, depuis l'intifada des Palestiniens, les articles se sont multipliés dans la presse juive pour annoncer la "mort du sionisme". Celui-ci, en effet, n'avait pas pour objectif de créer... un Etat palestinien ! Ce que soulignait Jabotinsky, dès 1923 en écrivant "que les Arabes ne sont pas une populace vile mais une nation bien vivante" et "qu'il n'est donc pas question de leur laisser le moindre espoir... qu'un Etat palestinien était fondamentalement une pure folie". Jabotinsky est mort d'une "crise cardiaque" en plein New York en 1940. Il était l'adversaire N°1 de Ben Gourion venu lui aussi à New York proclamer son ralliement aux Etats-Unis, tandis que Jabotinsky ne cachait pas sa sympathie pour les puissances de l'Axe (Allemagne,Italie,Japon) -victorieuses contre l'Angleterre et la France. Décoré par Mussolini qui lui avait décerné le titre de "fasciste juif", il était habité par une haine viscérale de l'Angleterre, et en passe de détrôner Ben Gourion tant le nombre de ses partisans augmentaient.. On ne peut donc exclure son élimination pure et simple par les services secrets britanniques qui tentaient, par tous les moyens, de faire entrer en guerre les Etats-Unis à leurs côtés. (Un autre sioniste éminent, véritable ministre des Affaires étrangères du "foyer national juif", Haïm Arlosoroff, à son retour d'un voyage en Allemagne où il est allé négocier avec les nouveaux dirigeants - nazis - le "transfert des Juifs allemands en Palestine", fut assassiné par des fanatiques juifs sur une plage de Tel Aviv - le 16 juin 1933 !). 66 ans après la mort de Jabotinsky, le fondateur du Betar (parti maximaliste), ses descendants et "héritiers" viennent de rallier le Kadima, créé par Ariel Sharon (autre maximaliste !)... qui a renoncé officiellement au "Grand Israël"! Les sondages donnent Kadima gagnant cette semaine aux législatives... et dans le même temps les USA s'apprêtent à "réviser" leur politique au Proche-Orient... Aï ! Aï ! Aï !
jeudi, mars 23, 2006
USA VERSUS ISRAËL !
Dans mon (très) modeste, mais génial, ouvrage "Israël un projet funeste" paru il y a quelques mois, j'évoquais une hypothèse qui en laissa beaucoup dubitatif, à savoir que les Américains, devant leur échec en Irak, pourraient bien changer leur fusil d'épaule. Plutôt que de se lancer dans une guerre vaine et coûteuse contre le monde arabo-musulman, le gouvernement US découvrirait bientôt qu'en lâchant Israël, il obtiendrait sans coup férir la sympathie de ce monde qu'il doit impérativement ranger dans son camp contre l'autre Super-Grand : la Chine. Hé bien, nous y voici ! Deux professeurs, sans doute juifs, Stephen Walt et John Mearsheimer (je dis juifs parce que seuls des juifs peuvent ainsi mettre en cause le lobbying pro-israélien aux Etats-Unis) publient une thèse selon laquelle "c'est bien à cause d'Israël que les Etats-Unis ont un problème avec le terrorisme", que "depuis la fin de la guerre froide, Israël n'apparaît plus comme un atout stratégique aidant à contenir l'expansion soviétique dans la région, mais comme un "fardeau". Dès parution sur le site internet d'Harvard (aucune publication américaine n'a accepté de le publier !) le texte a suscité des critiques virulentes, notamment sur la partie où il met en cause les cercles de réflexion et la presse pour leur partialité en faveur d'Israël...
En Israël, l'article fait grand bruit, et les dirigeants considèrent cette publication comme "un signal d'alarme". Après Bush, et après Sharon, les relations entre les deux pays ne seront plus les mêmes. Et leurs intérêts vont diverger de plus en plus...
LES SYNDICATS AU SECOURS DE VILLEPIN
Dominique de Villepin a commis une erreur de manoeuvre. Il a cru pouvoir passer en force. C'était méconnaître la profondeur du "mal français", que le dernier scrutin présidentiel avait pourtant clairement révélé : Le Pen en finale ! Les 82% du second tour en faveur de Chirac ont dissimulé l'ampleur de la crise. N'oublions pas qu'en 1995 le candidat Chirac l'avait emporté sur Balladur au 1er tour, et sur Jospin au second, précisément en mettant l'accent sur "la fracture sociale"! En novembre 2005 éclatait l'intifada des banlieues, explosive, incendiaire, prête à redémarrer à tout moment. Je l'ai écrit dans mon dernier ouvrage : "Nous sommes menacés d'une guerre civile doublée d'une guerre de religion !". A la merci d'une allumette balancée dans une banlieue par un quidam désoeuvré. Le CPE a fait l'effet d'un révélateur, comparable à la bombe Le Pen en finale de la présidentielle ! Les jeunes sont descendus dans la rue pour dire NON au CPE comme ils avaient dit NON à Le Pen. "Nous ne voulons pas de cet avenir-là". Il y a dans cette (double) affaire une grande part de mystification. Le Pen n'était pas un "fasciste", le CPE n'est pas un "licenciement". Nous sommes en plein dans l'irrationnel. Et c'est pourquoi le dialogue est difficile, sinon impossible. Il faut donc que Dominique de Villepin remette les choses à plat, invite les leaders syndicaux pour discuter concrètement, point par point, du chômage des jeunes. Seul le concret peut venir à bout de l'irrationnel. La concertation - qui aurait dû précéder - doit avoir lieu sans plus tarder : un dérapage catastrophique nous menace ! L'opinion sera reconnaissante à Villepin et aux syndicats de nous avoir évité le pire.
lundi, mars 20, 2006
LE CPE N'EST QU'UN PRÉTEXTE
L'Histoire se répète, contrairement à ce que voulait croire ce pauvre Marx - qui s'est trompé sur toute la ligne ! En Mai 68, l'opposition à de Gaulle fut radicale parce que... quelques mois plus tôt (en juin 67) le général avait évoqué "le peuple juif, sûr de lui, et dominateur" et, d'une manière générale, sa "politique pro-arabe" (disait-on) concrétisée par l'embargo sur les ventes d'armes aux pays belligérants (par conséquent à Israël) donnait des boutons aux inconditionnels du sionisme. Derrière le mouvement souffla très fort le Vent d'Ouest (venu d'outre-atlantique), j'en suis témoin. (Regardez ce que sont devenus les anciens leaders de Mai 68 !).
Cette fois, le même parti (pro-israélien) - qui n'a pas pas digéré le NON de Chirac-Villepin (à la guerre contre l'Irak) magnifiquement exposé à l'ONU par le Premier Ministre, alors Ministre des Affaires étrangères, est à la manoeuvre pour l'empêcher d'entrer à l'Elysée - d'autant que la politique annexionniste du gouvernement israélien en Palestine va se heurter à une opposition mondiale. La France, dans cette affaire, joue un rôle essentiel, avec l'Allemagne, car elle est la seule à pouvoir initier une alternative (européenne) à la politique israélo-américaine.
Si j'ai un conseil à donner à Dominique de Villepin, c'est celui-ci : soyez souple dans le traitement du CPE, et jouez les jeunes franco-arabes des banlieues pour briser le camp des pro-israéliens dont l'état-major est moitié rue de Solférino, moitié au Ministère de l'Intérieur !
dimanche, mars 19, 2006
UNE "GUERRE CIVILE" POUR UN CPE ?
Tout a été dit sur "l'angoisse des jeunes" relayée par celle de leurs parents qui n'ont pas connu, eux, la "précarité"de l'emploi. En vérité, celle-ci est apparue dans les années 70 avec les premières boîtes d'intérim (Manpower) qu'à la CFDT (et à la CGT) on appela "les nouveaux négriers des temps modernes" ! Puis sont venus les CDD, de plus en plus courts, enfin les stagiaires, de moins en moins rémunérés. Depuis un quart de siècle donc, nous connaissons la "précarité". Enfin, les "délocalisations", les "plans sociaux" et autres "machines" à supprimer les emplois ont plongé le pays, et d'abord les salariés dans "l'angoisse du lendemain" pour eux et pour leurs enfants. Voilà, me semble-t-il, ce que le CPE - contrat qui parle carrément de licenciement sans préavis - a permis à cette "peur de l'avenir" de se manifester dans de longs cortèges à peu près partout dans le pays. Dominique de Villepin, en croyant bien faire et en agissant vite, a commis une faute psychologique, sans doute consécutive à la compétition présidentielle qui ne lui laisse que peu de temps pour agir d'une manière significative sur le chômage. La situation est paradoxale : l'opinion est préoccupée par le chômage (des jeunes) et elle aurait dû se réjouir de voir le gouvernement s'y attaquer. Or, ce qu'elle a vu dans le CPE... c'est la précarité officialisée (par une loi !) dans l'annonce du... licenciement sans préavis !!!
Si Dominique de Villepin veut retourner l'opinion (inquiète) en sa faveur, il doit, selon moi, rendre l'embauche des jeunes quasiment obligatoire, d'une manière ou d'une autre. Pourquoi, par exemple, ne pas obliger les entreprises qui ont battu des records de profits en 2005 à embaucher un pourcentage de jeunes ? On sait que de nombreux départs à la retraite sont prévus et que, par conséquent, les entreprises vont devoir embaucher : pourquoi ne pas saisir cette opportunité en la rendant obligatoire, temporairement bien sûr, puisque l'objectif est de faire reculer le chômage des jeunes d'une manière significative ? De même pourquoi ne pas supprimer nombre de CDD en imposant le CPE ? Profitons de ce moment de mobilisation pour innover, car enfin, une guerre civile pour un CPE, est-ce que ça n'est pas déraisonnable ?
vendredi, mars 17, 2006
A CHIRAC DE JOUER !
Il est certain que Jacques Chirac n'a jamais été un "homme de droite" (ce que lui reproche Patrick Devedjian dans son livre "A moi le ministère de la parole" - éditions de l'Archipel). Je l'ai toujours vu en dialogue avec les leaders syndicaux. Comment oublier son entretien "clandestin" avec Henri Krasucki, le patron de la CGT, assis côte à côte sur un banc dans le square d'Anvers... en plein Mai 68 ? Ensuite, c'est lui qui instaura le SMIC en 1970, et l'ANPE et les ASSEDIC. Il a toujours eu "l'oreille" des leaders syndicaux, et s'entretient amicalement avec eux. Voici pour lui l'occasion d'utiliser ces atouts... et de les mettre au service de Dominique de Villepin. Il est probable qu'au début de la semaine, après les manifestations de ce samedi, il invitera d'une manière ou d'une autre les "chefs" du mouvement anti-CPE à venir apporter leurs correctifs... qui seront évidemment acceptés car les leaders de "gauche" n'ont pas intérêt à trop pousser l'électorat dans les bras de Sarkozy, voire d'un autre candidat encore plus à droite que le Maire de Neuilly ! Ensuite, Dominique de Villepin devra apprendre à mieux manoeuvrer s'il veut conserver toutes ses chances pour la présidentielle...
mercredi, mars 15, 2006
LA FIN DE FRANCE-SOIR ?
On dira, bien sûr, que les marchands d'armes sont très présents dans la presse française (Dassault,Lagardère). Mais tout de même ! apprendre qu'Arcadi Gaydamak, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, et qui est réfugié en Israël, est en train d'acheter France-Soir, a de quoi nous estourbir ! C'est dommage, parce que ce quotidien pouvait avoir encore un grand avenir - tel que je l'avais esquissé dans un communiqué intitulé "Un grand projet pour France-Soir". Avec Gaydamak, probablement lié à la maffia russe, désormais infiltrée en Israël, le quotidien de Lazareff connaît une fin ignominieuse. Comment un journaliste, digne de ce nom, pourra-t-il rester dans un canard pareil ? Quant aux (derniers) lecteurs du 3e âge, souvent "accrocs" des pages jaunes, ils devront bientôt... aller faire leurs courses ailleurs ! A moins que le Tribunal de Commerce de Lille y regarde à deux fois avant de laisser commettre l'irréparable ?
lundi, mars 13, 2006
VERS UNE ÉPREUVE DE FORCE ?
Syndicats (squelettiques), éléphants "socialistes", étudiants-lycéens inquiets, manipulés par les groupuscules "gauchistes", tel est aujourd'hui le socle du conservatisme en France. Faut-il céder ou reculer devant "ça" ? Certainement pas ! Tout se déroule comme prévu (lire mes notes précédentes). Déjà, en 1968, tout ce beau monde était joliment dépassé, et ils ont fini par donner le pouvoir à la droite la plus adroite (Giscard) ! Mais le comble de l'absurde est atteint : c'est comme si les chômeurs manifestaient contre l'embauche sous le prétexte "vous vous rendez compte, ils pourront nous licencier au bout de six mois, un an !!! Pas d'accord : nous on veut un emploi à "durée indéterminée" ! La Palice, que j'admire, dirait :" pour être licencié, il faut avoir un emploi !". Là où D. de Villepin a commis une erreur, c'est de mettre l'accent sur la "possibilité de licenciement, sans préavis" pendant deux ans. Ce qui a permis aux "salopardsdegauche" de parler de licenciement... alors qu'il s'agissait d'embauche ! Il faut donc corriger en inversant les deux termes du CPE : emploi, suivi ou non, au bout d'un an, d'un CDI... en fonction de l'activité de l'entreprise. Pourquoi ne pas imposer un certain pourcentage d'embauches aux entreprises qui ont battu leurs records de profits en 2005 ? En raison des nombreux départs en retraite, elles vont d'ailleurs être contraintes d'embaucher... D'autre part, il faut préciser que le secteur public n'est pas concerné par le CPE... Bref, il faut préciser, affiner, et surtout ne pas reculer devant les "dinosaures" de la rue de Solférino !
dimanche, mars 12, 2006
UNE MANIF POUR VILLEPIN ?
Les médias nous disent que "Villepin a perdu la bataille de la rue"... Je n'en suis pas si sûr. Nous sommes nombreux à être révulsés par les différents syndicats corporatistes qui utilisent sans vergogne des jeunes à juste titre inquiets, comme nous tous, devant un avenir que l'on pressent difficile. Lorsque nous voyons que des "syndicats", payés et subventionnés par l'Etat, qui ne représentent plus que 8% des salariés, dont 90% sont des salariés du secteur public, prennent la tête d'un "mouvement" généré par l'incompétence du "monde de l'Education Nationale", ce mammouth, enseveli rue de Grenelle, qui bloque toute réforme avec des syndicats, pas même corporatistes mais catégoriels !, nous nous disons que le moment est venu "de leur botter le cul"... Déjà complètement dépassés en Mai 68, ils le sont encore plus aujourd'hui ! Je suis prêt, quant à moi, à descendre dans la rue pour crier :"le conservatisme, ça suffit !", "Mort au mammouth !", "sus aux éléphants !"... La rue n'a pas dit son dernier mot.
jeudi, mars 09, 2006
TIENS BON, DOMINIQUE !
Hervé de Charette, P. Deveidjan et autres Mariton tentent de faire trébucher Dominique de Villepin en lui demandant de "retirer le CPE". Ils se doutent bien que ce retrait serait interprété comme une démission, et que le Premier Ministre en sortirait carbonisé pour la présidentielle, laissant ainsi à leur chef bien-aimé, le "petit Nicolas", le titre de "champion toutes catégories" qui sera alors le seul , selon eux, en mesure de l'emporter sur la candidate socialiste ! Je dis bien candidate car, paradoxalement, l'investiture de Sarkozy favorisera celle de Ségolène qui sera, parmi les socialistes, la seule en mesure de faire mordre la poussière au Ministre de l'Intérieur, du fait de sa condition féminine (oh combien modérée par rapport à Martine Aubry !). Alors qu'aucun autre candidat socialiste, face à Sarkozy, ne pourrait attirer à lui des suffrages venant du centre et de la droite, Ségolène, avec sa bonne mine de "femme au foyer", blairiste de conviction, "séduira" bien au-delà de la gauche classique !
Si nous ne voulons ni de Ségolène (qui aura sur le dos les éléphants du PS cornaqués par François, le "prince consort") ni de Nicolas capable de nous conduire vers "une guerre civile larvée" s'achevant probablement par l'avènement d'un "fascisme à la française", il nous faut aider Dominique de Villepin à franchir cette passe difficile...
lundi, mars 06, 2006
VILLEPIN AU PLUS BAS... DEMAIN AU PLUS HAUT ?
Contrairement aux apparences, c'est l'opposition "socialiste" qui est piégée ! Les rassemblements vont revêtir une certaine ampleur, mais sans plus ! Les syndicats ne font plus descendre dans la rue que les salariés du secteur public (enseignants surtout !) auxquels ils vont adjoindre cette fois étudiants et lycéens... Mais que feront-ils le lendemain ? Ils ne pourront que reprendre le travail... à l'exception des étudiants-lycéens manipulés par les groupuscules qui seront "invités" à poursuivre le mouvement par l'occupation des locaux. Mais la masse étudiante, qui a envie de travailler, et qui veut réussir ses examens, protestera contre les "occupants" ! La suite on l'imagine : au bout de quelques jours (avec le soutien des parents) les "grèvistes" devront céder, et s'ils s'obstinent, le gouvernement interviendra pour assurer le libre accès des facs et autres lycées.
Nul ne peut ignorer aujourd'hui l'inquiétude d'une opinion désemparée. Dominique de Villepin a intérêt à "maintenir le cap" ! Il fera ainsi la démonstration devant le pays qu'il est "un capitaine" capable et résolu à "faire bouger les choses". Le pays ne demande que ça : être rassuré, et repris en main par quelqu'un qui "en veut". Voici la chance de Villepin !
samedi, mars 04, 2006
JACQUES ATTALI A COMMIS UNE FAUTE GRAVE
En 2002, Jacques Attali, conseiller et confident de François Mitterrand, publiait un bouquin énorme dont le titre claquait comme une provocation :"Les Juifs, le monde et l'argent" (éditions Fayard). Je ne sais pas quelle mouche a piqué Jacques Attali ! Lui-même banquier (en tout cas, il rêvait de toute évidence d'en être un grand !) il a sans doute estimé, comme beaucoup, que l'URSS et le communisme ayant disparu, le capitalisme triomphait sur la terre entière, et que le moment était venu de parler librement de l'Argent, et de son rapport avec le "peuple juif" ! Au dos de son livre, il écrit, et je ne sais si Youssouf Fofana, le célèbre "petit noir" de banlieue l'a lu (le livre est désormais en livre de poche), en tout cas on peut se le demander (Youssouf n'est pas, visiblement, le demeuré ou le "degré zéro de la pensée" qu'un commissaire, hors du coup, nous a décrit :" Voici l'histoire des rapports du peuple juif avec le monde et l'argent... Aujourd'hui, plus personne n'ose écrire sur ce sujet : comme si des siècles d'études n'avaient servi qu'à nourrir des autodafés... En décidant de raconter cette histoire, on pourrait laisser croire qu'il existe un peuple juif uni, riche et puissant, placé sous un commandement centralisé, en charge de mettre en oeuvre une stratégie de pouvoir mondial par l'argent. On rejoindrait par là des fantasmes qui ont traversé tous les siècles... Pourtant il est d'une importance capitale, pour les hommes d'aujourd'hui, de comprendre comment l'inventeur du monothéisme (sic) s'est trouvé en situation de fonder l'éthique du capitalisme (resic), avant d'en devenir, par certains de ses fils, le premier banquier, et par d'autres, le plus implacable de ses ennemis. Il est aussi essentiel pour le peuple juif lui-même d'affronter cette partie de son histoire qu'il n'aime pas et dont, pourtant, il aurait tout lieu d'être fier."
Jacques Attali va jusqu'à prétendre que "les Juifs ont tout inventé, le communisme et le capitalisme", Rothschild et Marx. Bernard Lazare, en 1894, dans son livre "l'Antisémitisme, son histoire et ses causes" n'écrivait pas autre chose ! Le XXe siècle est venu par là-dessus, avec son cortège d'horreurs et de sang... Attali, à coup sûr, ne vit pas en Seine-Saint-Denis... ni à Bagneux !
vendredi, mars 03, 2006
YOUSSOUF FOFANA LE "BARBARE" !
En novembre dernier, de la Seine-Saint-Denis à la région lyonnaise, les petits "youssouf" mettaient le feu aux banlieues. La France se réveilla sous le choc. Que voulaient-ils donc ces gosses d'immigrés ? Le savaient-ils eux-mêmes puisqu'ils ne fournissaient aucune revendication ? "Lutte Ouvrière" (!) de Mme Laguiller n'osa pas les traîter de "lumpen-prolétariat", mais c'était tout comme : des moins que rien, des primaires, pour ne pas dire des primitifs. Arlette, Alain, Olivier et autres lambertistes, le nez plongé dans leurs brochures trotskystes, tentaient de déchiffrer "l'énigme des banlieues", tel Champollion devant la pierre de Rosette. "Eurêka ! Le capitalisme est en crise, et le grand soir n'est plus loin !".
En réalité, autour du Stade de France et de la cathédrale de Saint-Denis, une autre France venue d'outre-mer, campe et s'agite de plus en plus aux portes de la ville. Là se forment des bandes de révoltés, menées par les petits youssouf à la conquête d'une France, qui leur est étrangère, bien qu'on leur répète qu'elle est "une et indivisible". Liberté, égalité, fraternité, eux savent, mieux que nous, que ce ne sont que des mots ! Et nous-mêmes d'ailleurs, nous avons cessé d'y croire depuis belle lurette... Alors, comment se termine cette Histoire ?
mercredi, mars 01, 2006
L'ÉPÉE DE DAMOCLÈS
Le PS et l'opposition recherchent l'affrontement. Ils pensent avoir découvert "l'arme absolue" : les jeunes - étudiants et lycéens - qu'il suffit de jeter dans la rue, avec occupation des facs et autres bâtiments scolaires. Ils oublient une chose essentielle : la France compte désormais 8 millions de musulmans, dont l'immense majorité vit dans les banlieues des grandes villes, avec des jeunes prêts à tout, comme on l'a vu en novembre dernier. Cette immigration n'est pas du tout "socialiste", on peut même dire qu'elle est anti-socialiste ! Et sans doute est-elle incontrôlable. En outre, d'aucuns peuvent être tentés de l'utiliser ! Aujourd'hui l'opinion a peur, et il est probable que les parents - à l'inverse de Mai 68 ! - n'encourageront pas leurs enfants à aller manifester. La peur d'un dérapage, voire d'une nouvelle "intifada" dans les banlieues devrait inciter à la prudence. Tant que l'immigration n'aura pas été "assimilée", celle-ci pèsera comme une épée de Damoclès sur l'ensemble de la vie politique française... Les partis politiques, et les candidats à la présidentielle ont tout intérêt à en tenir compte : les électeurs-trices pourraient le leur faire payer cher en 2007 !
mardi, février 28, 2006
TOUS AVEC CLAUDE HAGÈGE !
Dans Le Monde de ce jour, Claude Hagège lance un appel qui devrait être salvateur ! Ne laissons pas les députés voter, en séance de nuit !, à quelques uns, un amendement qui serait, selon lui, un véritable assassinat de la langue française. On parle de "patriotisme économique", et Dominique de Villepin a raison de vouloir préserver les grandes entreprises françaises dès lors qu'elles sont stratégiques, mais quid de la langue française ? A quoi bon "sauver" des entreprises si on laisse périr notre langue ? Déjà, les patrons de ces grandes entreprises, atteints par le virus "anglomaniac", imposent un sabir atlantique à leur personnel ! Ne laissons pas une poignée de députés assassiner notre langue, dont Fernand Braudel disait qu'elle est "notre patrie"... Signons la pétition Hagège sans hésiter !
CHRISTIAN BLANC AVAIT TORT
Certains d'entre nous pensaient que l'année 2006 serait une année de perdue. Mieux vaudrait, disaient-ils, avancer l'élection présidentielle. "Que Jacques Chirac démissionne" lançait Christian Blanc, député "centriste" (pro ou anti-Bayrou ? Allez savoir !). Or cette année a tellement mal commencé - je ne vais pas énumérer toutes les mauvaises nouvelles qui nous sont tombées sur la tête ! - que le moral en a pris un coup. Une élection actuellement se déroulerait dans les pires conditions : les candidats n'ont ni programme, ni perspective à nous proposer. On devine que la campagne ne serait qu'une avalanche de coups bas et d'insultes ad hominem ( aggravée par un racisme latent, de plus en plus perceptible) qui finirait par écoeurer les électeurs.
Finalement cette année 2006 doit servir à reconstruire un avenir. Les partis, les candidats et les candidates doivent s'y atteler, avec la participation des citoyens. S'ils ne le font pas, par incompétence ou paresse intellectuelle, il est maintenant à peu près certain... que tout cela finira mal.
samedi, février 25, 2006
L'AVERTISSEMENT DE BAGNEUX
Cette fois, nous y sommes ! La guerre civile doublée d'une guerre de religions frappe à nos portes. Nos gouvernants ne peuvent pas dire qu'ils n'ont pas été prévenus. La vérité : ils sont impuissants parce qu'ils ne savent pas comment faire 1) face au chômage de masse 2) face à l'immigration également de masse.
Et maintenant ils ont peur ! Il n'est pas sûr que la présidentielle de 2007 nous permette de sortir de cette situation désolante. Peut-être va-t-il falloir attendre 5 à 10 ans avant de pouvoir initier une planche de salut ! De quelle nature ? Sans doute un "fascisme à la française". A moins que... A moins que quoi ? Je pensais, il y a encore quelques semaines, que Dominique de Villepin pouvait être "l'homme de la situation". Hélas, hélas, ses chances de l'emporter à la prochaine présidentielle, diminuent chaque jour. Une victoire de la "gauche" devient probable. Et cette "gauche", incapable et impuissante, fera émerger une opposition radicale d'où sortira une majorité "musclée", que j'appelle un fascisme à la française, de type franquiste, dont on pourra faire remonter l'origine à 1936... Dommage !
mercredi, février 22, 2006
LA DOUBLE VICTOIRE DE SHARON
Sur son lit d'hôpital à coup sûr Ariel Sharon doit ricaner ! Il voulait remplacer le Fatah par le Hamas. C'est fait ! Son deuxième rêve : faire venir les Juifs de France en Israël ! En juillet 2004, il les exhortait à rejoindre Israël immédiatement, et évoquait devant une délégation de juifs américains "un plan de transfert". Le quotidien israélien, Maariv, précisait :" Des centaines d'émissaires de l'Agence juive vont prendre d'assaut les quartiers de Paris, les banlieues et les grandes villes de France. Tout commencera à Sarcelles..." Dans une "tribune libre" publiée par Le Monde du 31/8/2004, Esther Benbassa, directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études, après avoir rappelé " que les immigrations en nombre furent parfois provoquées et organisées, comme celle d'Irak, ou plus tard celle des Russes, préparée patiemment dès 1952", s'insurgeait et avertissait :"Il est temps que M. Sharon et ses pairs revoient leur copie sur ce point et quelques autres, s'ils veulent éviter l'irréparable : la rupture, à la longue, entre la dispora et Israël, en raison d'une incompatibilité d'intérêts".
L'ignoble assassinat d'Illan Halimi pourrait bien enclencher le processus d'une émigration de masse vers Israël, où la situation est confuse, et propice à tous points de vue pour de "nouvelles manoeuvres". Et imprévisible, y compris en France, où l'élection présidentielle en 2007 risque de se dérouler dans un climat d'extrême violence : qui peut, en effet, imaginer que le départ de 350.000 juifs vers Israël s'effectuerait en "douceur" ?
dimanche, février 19, 2006
FORUM POLITIQUE
Vous pouvez participer avec moi (et bien d'autres) au Forum sur http://www.politique.com/forum/index.php
vendredi, février 17, 2006
LE CPE NE PASSE PAS EN BRETAGNE !
On le sait, la Bretagne n'est pas une région "industrielle". L'agriculture et la pêche demeurent ses principales activités, avec le tourisme bien sûr. Tout ce qui relève du salariat appartient au service public. Naguère, le jeune qui restait "au pays" trouvait un emploi dans les grandes administrations (SNCF, PTT, Armée, Gendarmerie, EDF-GDF sans oublier l'Education Nationale !). Il y passait sa vie, jusqu'à la retraite ! A quelques exceptions près, tous les parents de ces jeunes qui font aujourd'hui des études (à Rennes, à Nantes, à Lorient...) ont fait leur carrière dans l'une ou l'autre de ces Administrations. Ils n'ont connu.. que le CDI. Toute atteinte au "service public" inquiète par conséquent un salariat qui a, jusqu'à présent, bénéficié de la "garantie de l'emploi". Les étudiants et les lycéens qui ont toujours vu leurs parents travailler "sans problème" majeur, réagissent mal - on le voit à Rennes - d'autant que les enseignants (particulièrement nombreux en Bretagne) sont "socialistes" ou "communistes", et vomissent le secteur "privé", ce "pelé, ce gâleux" qu'on appelle le "capitalisme" ! L'Eglise elle-même, avec ses organisations (JAC,JOC,CNJA etc.) par peur de perdre ses ouailles, survit dans le "socialisme chrétien", et la conjonction des deux "refus" (socialisme et christianisme social) a eu pour conséquence de livrer la Bretagne au parti "socialiste", d'autant que non-industrielle l'immigration s'y fait exceptionnelle. Ce qui accentue le côté marginal de la Région, illustré par un conservatisme politique parfaitement exprimé par le "parti des enseignants et des fonctionnaires". Jean-Yves Le Drian et Jean-Marc Ayrault sont parfaitement représentatifs de cette Bretagne-là, une Bretagne tournée vers l'Etat... et Bruxelles en quête de subventions !
dimanche, février 12, 2006
L'HOMME DE LA SITUATION
Une fois de plus la "gauche" est hors jeu; elle le sera de plus en plus en raison de son archaïsme idéologique. Le PC et le PS qui en constituent le socle n'ont pas su s'adapter. Il est probable que Ségolène Royal subira le sort de Michel Rocard. On se souvient que celui-ci fut abattu en plein vol par Tapie propulsé par Mitterrand. Cette fois la torpille s'appelle Jospin. Le retraité de l'Ile de Ré est déjà en action, conforté par les sondages "pro-ségolène" qui éliminent tous les autres candidats du PS. Les cadres et les notables du parti vont faire front autour de l'ancien Premier Ministre pour abattre la "Royal". Bientôt ils lui lanceront un appel : "reviens Lionel, le parti a besoin de toi". Mais Jospin ne sera pas élu parce qu'il sera le candidat du conservatisme, je veux dire, du "monde enseignant", et c'est précisément ce monde-là qui "bloque la société". Or, cela se sent et cela s'entend, les Français veulent sortir de ce monde-là. Le paradoxe se fait provocateur, et il ne pourra tenir encore longtemps : les jeunes - qui ont besoin du changement - sont utilisés par leurs enseignants... pour que "rien ne change" ! Les jeunes vont descendre dans la rue pour que le "mammouth" reste en place ! Cette situation absurde finira par ouvrir les yeux des plus obtus.
Son combat à l'Assemblée pour le CPE fait de Dominique de Villepin le "champion du changement". Certes, Nicolas Sarkozy a intérêt à ce qu'il trébuche afin de pouvoir mener sa campagne présidentielle sur le thème "c'est moi l'homme du changement". Mais Sarkozy a commis une erreur de stratégie en se mettant les jeunes, et notamment les jeunes immigrés, à dos. Si bien que son succès devient problématique, et s'il était élu, il est probable que le pays serait durablement cassé en deux, avec le risque d'un glissement vers la guerre civile, doublée d'une guerre de religions !
Jacques Chirac trouvera là une belle "porte de sortie" en aidant Dominique de Villepin à entrer à l'Elysée. Il nous faut donc soutenir le "champion du changement" dans la bataille du CPE - qu'il lui faut à tout prix gagner pour l'emporter en 2007 ! Nous sommes bien en Mai 1958...
samedi, février 11, 2006
MAI 58 OU MAI 68 ?
Sans la guerre d'Algérie, et l'impuissance des gouvernants de la IVe République à y mettre fin, il est probable que de Gaulle ne serait pas revenu au pouvoir en Mai 1958. La rupture est venue d'outre-mer; en somme c'est l'Empire colonial qui n'en finissait pas de mourir. Les gouvernants successifs de droite comme de gauche n'ont fait que subir cet impossible dénouement. Déjà, la guerre d'Indochine s'était éternisée et elle avait coûté cher au pays. Il fallut le désastre de Dien Bien Phu pour que la IVe République tourne enfin la page.
Curieusement, près d'un demi siècle plus tard, ce sont les enfants ou les petits-enfants des peuples colonisés qui font problème à la France. Hier, on n'a pas su décoloniser, aujourd'hui on ne sait pas intégrer les jeunes immigrés en provenance de tous ces pays qui ont connu la "présence française" pendant des décennies pour certains, voire des siècles pour d'autres. Somme toute, l'époque coloniale qui s'est étendue sur deux siècles (19e et 20e) est en train de trouver son épilogue au 21e siècle en raison d'une immigration devenue massive. Epilogue heureuse ou tragique ? C'est le défi que doit relever l'actuelle classe gouvernante. Il faut absolument réussir cette intégration. C'est pourquoi il me semble que - face à la déferlante de l'outre-mer désormais hexagonale - le gaullisme redevient d'actualité. Ce qui peut expliquer l'ascendant de Villepin le "gaulliste" sur Sarkozy "l'américain". L'Histoire est en train de nous fabriquer "l'homme de la situation".
vendredi, février 10, 2006
BURGAUD LA TERREUR !
Dominique Dhombres, dans Le Monde, termine son billet par un mot que lui inspire le "juge" d'Outreau, après sa pitoyable "défense" télévisée : mépris. C'est bien le mot qui m'a envahi après avoir entendu et vu ce jeune type probablement "sûr de lui et arrogant " que l'on imagine dans son bureau face à ses victimes "réquisitionnées" pour satisfaire une ambition carriériste. Personne n'en parle mais je pense que ce "magistrat" débutant a cru commencer sa carrière par un coup d'éclat, une affaire sensationnelle qui allait lui assurer une promotion spectaculaire... Et il en a rajouté : cette affaire de pédophilie, après l'affaire Dutroux, avec ses ramifications internationales, allait immanquablement attirer les caméras de télévision du monde entier ! Son incompétence ou son manque d'expérience se dissimulait sous une ambition médiatique inhérente à la "société du spectacle". Combien de juges ou d'avocats, avant lui, ont joué avec les caméras ? La télévision aspire tout ce qui bouge, tout ce qui est. Et il est normal que l'on ait assisté en direct "à la télé" à l'exécution de ce triste sir formaté... par l'Ecole Nationale de la Magistrature !
Il est évident que le "juge" Burgaud est grillé, et qu'il va devoir se recycler. Mais dans quoi ? Qui voudra de lui... comme avocat ? Voici ce que je suggère à Fabrice : écrivez vite un livre intitulé "Voici comment et pourquoi je me suis trompé" dans lequel vous direz tout. Ça sera un best-seller ! Plus fort que le Da Vinci Code ! Et vous retrouverez l'estime des citoyens de ce pays, en rendant service à tous, y compris à vos collègues du monde judiciaire. "Allez, au travail Fabrice ! Votre rédemption est au bout du clavier de votre PC !" Vous voici formaté pour devenir un "héros de librairie" et une vedette du petit écran, et pourquoi pas : ne tiendriez-vous pas votre propre rôle dans un téléfim qui nous divertirait tout un été ? Réfléchissez-y Fabrice : c'est votre seule chance de survie dans la "société du spectacle"...
jeudi, février 09, 2006
DOMINIQUE DE VILLEPIN NOUVEAU DE GAULLE ?
Après l'échec des manifs, les caïds de la gauche se sont retrouvés à la Mutualité pour afficher une "unité de combat". Les jeunes ont compris que les états-majors politiques et syndicaux les utilisaient à des fins politiciennes. En réalité, la gauche, composée essentiellement d'enseignants et de cadres des services publics, n'est plus en mesure de mobiliser les salariés. Elle constitue désormais un monde à part, retranchée dans le "Monde de l'Education Nationale" où elle dispose de la garantie de l'emploi, et ignore tout des CDD... et des ASSEDIC. D'une manière assez pitoyable, ces adultes, archi politisés, et qui font carrière dans leur parti - le parti socialiste - s'en prennent à leurs élèves qu'ils s'efforcent de jeter dans la rue en exploitant leurs craintes -justifiées - devant un avenir incertain où règne le chômage. Leur argument a quelque chose de malhonnête :"Le CPE, expliquent-ils, permet aux patrons de vous licencier dans les deux premières années de votre embauche !". Or, les jeunes sont à la recherche d'un emploi, et ils seront bien heureux d'en trouver un. Ce qu'ils veulent, c'est d'abord cela : un emploi. Une fois dans l'entreprise, "qui vivra verra". Il est étrange même qu'un certain nombre de jeunes se laissent abuser par des enseignants "qui marchent à côté de leurs pompes", et dont les préjugés idéologiques sont archi-périmés. Ce qui prouve que les groupuscules trotskistes sont encore actifs. C'est ce monde-à-part, protégé, et dont les chefs font carrière dans les municipalités où l'enseignant, maître des écoles, peut devenir, après avoir éliminé tous ses rivaux (et ils sont nombreux au PS !) le maître de la Mairie, qui "bloque la société". Si nous stagnons depuis 30 ans, c'est bien à cause d'eux. Et c'est pourquoi la nécessaire adaptation du pays se fera par la droite. Dominique de Villepin pourrait bien être en 2007 ce que de Gaulle fut pour la France en 1958...
mercredi, février 08, 2006
TOUS CONTRE SÉGOLÈNE !
Les jeunes ont bien compris qu'ils étaient utilisés par le parti socialiste à des fins électorales. Seuls les "fanatiques" de l'anti-capitalisme ont accepté de marcher derrière les états-majors de la "gauche officielle" ... qui n'ont qu'une obsession en tête : comment liquider la Ségolène qui plane dans les sondages ? On ne l'a pas vue bien sûr dans les défilés où se sont fait remarquer tous les autres candidats à la candidature. On ne l'a verra pas non plus à la Mutualité au "sommet" de la gauche plurielle. Il est vrai que Ségolène a trouvé du "bon" au blairisme qui s'est illustré dans la lutte contre le chômage ... par la précarisation des emplois-jeunes ! Sa présence dans le défilé parisien aurait sûrement déclenché une "bronca" dans les rangs des manifestants. Son compagnon n'a certainement pas oublié les "boules de neige" qui l'ont accueilli lors d'une manifestation similaire en province où les "gauchistes" s'en donnèrent à coeur joie. Le couple Hollande-Royal n'a pas la cote à "gauche", lui qui appela à voter OUI au referendum "européen"... avec le succès que l'on sait ! Marie-George Buffet a déjà prévenu :" Nous ne voterons pas pour un socialiste partisan du OUI". Ségolène... ou comment s'en débarrasser ?
mardi, février 07, 2006
HACHETTE PREND DES RISQUES !
Après le rachat de l'américain Time Warner Book, Hachette devient le 3e éditeur mondial derrière les groupes britanniques Pearson et allemand Bertelsmann. Le PDG, Arnaud Lagardère nous dit "qu'il s'agit d'une acquisition faite par optimisme et pour se faire plaisir". Un plaisir chiffré à 449 millions d'euros ! Une bagatelle sans doute pour Arnaud... On se souvient de l'énorme gachis avec la 5 (TV) du temps de Berlusconi, et du formidable ratage... précisément aux Etats-Unis avec le rachat, en 1988, de l'éditeur d'encyclopédies, Grolier, qu'il fallut revendre avec pertes en 2000 ! Sans remonter jusqu'à France-Loisirs, ce club de vente de livres, particulièrement juteux, qu'Hachette laissa à Bertelsmann parcequ'il refusait de le partager à égalité (50/50) avec son puissant concurrent allemand ! Cette fois, il semble que l'affaire ait été mieux préparée. Ce qui surprend cependant ce sont les propos attribués au fils de Jean-Luc Lagardère que rapporte Le Monde :"L'industrie du livre, on y croit beaucoup, parce qu'on commence à avoir la taille critique" et, selon lui "le secteur de livre devrait rebondir grâce au numérique". Ce qui suppose un investissement dans le net, et l'audio-visuel, à commencer par Canal +... toujours convoitée. Sans oublier la presse écrite... Déjà le rapprochement avec Le Monde s'accentue, directement par une augmentation de son capital dans le quotidien, et par l'association en cours avec les journaux du Groupe dans le Midi : La Provence et Nice-Matin.
Il est certain que, face à la mondialisation des biens culturels, l'expression francophone ne se maintiendra... que dans le sillage de mastodontes.
lundi, février 06, 2006
RAMZI LAKAH ET GEORGES GHOSN (suite)
Son "coup de génie" sera sans doute de "racheter" France-Soir à la SOCPRESS(Hersant)... pour 1 franc symbolique ! Sans doute le groupe Hersant, qui perdait énormément d'argent avec le quotidien du soir (qui paraît le matin !), était-il heureux de s'en débarrasser en laissant à Georges Ghosn le soin de se "débrouiller" avec un "personnel pléthorique" et des coûts de fabrication élevés. Las, le "génial Ghosn" s'embourba dans le marécage avant de revendre, en 1999, le journal à un groupe italien, Grafi editoriale. On n'a jamais su exactement ce que les Italiens voulaient en faire. Et en 2004 R. Lakah, à la tête d'une compagnie aérienne florissante, tentait sa chance... Mais le quotidien "du soir" souffre d'un mal endémique : il a perdu son identité (grand lectorat populaire style Le Parisien) au fil des ans sans parvenir à s'en construire une nouvelle. Un autre Français, d'origine libanaise, André Bercoff, promu "conseiller" éditorial, s'y est cassé les dents. On a parlé de Jean-François Kahn, un autre grand manieur d'idées, et qui a de beaux succès journalistiques à son actif... Et revoici Georges Ghosn ! Mais l'idiot qui a joué avec les "images" danoises a singulièrement hypothéqué les chances de survie de France-Soir ! Ce brûlot sans lecteurs... qui met le feu aux poudres... dans toutes les médinas de la planète... Pierre Lazareff doit s'en retourner dans sa tombe !
A propos de RAMZI LAKAH et de GEORGES GHOSN
Dans sa monumentale "Histoire des Orientaux de France - du 1er au 20e siècle -" parue aux éditions Ellipses, Abdallah Naaman nous apporte de précieux renseignements sur certains des Français les plus en vue originaires du Proche-Orient. Ainsi apprend-t-on que les Lakah sont une famille grecque-catholique originaire de Damas. "L'un de ses membres, Antûn, quitte sa ville natale vers 1860, s'installe à Alexandrie avec sa femme et ses enfants, et fonde la branche égyptienne". Plusieurs d'entre eux viendront en France au tournant du siècle. Pourquoi Ramzi a-il été intéressé par France-Soir , un quotidien illustre certes, mais en perdition ? A la tête d'un certain nombres d'affaires, dont une compagnie aérienne prospère, il a sans doute estimé qu'un "grand quotidien" serait porteur au niveau international, principalement en Méditerranée. "Georges Ghosn, lui, a 22 ans lorsqu'éclate la guerre civile (au Liban), en 1975. L'année suivante, il fait partie de la première fournée de Libanais qui débarquent en France. Il entreprend de brillantes études éclectiques... avant de faire un stage au quotidien Le Monde... Puis il va prendre des risques. "Avec Philippe Labarde, son ancien chef au Monde, Georges Ghosn annonce la fusion de La Cote Desfossés et de La Tribune. Son nouveau bijou tire, en 1993, à 70.000 exemplaires. Mais le journal doit affronter les temps durs de l'année suivante. "Lâché par les assureurs et les banquiers, il est pressé de déposer le bilan de l'entreprise. En août, le journal est finalement repris par Bernard Arnault, l'hommes d'affaires spécialisé dans le luxe". (à suivre)
ET LA PALESTINE ?
Pour quelques caricatures, minables et provocatrices, le monde arabo-musulman est capable de se mobiliser, d'incendier des Ambassades et de boycotter les produits en provenance des pays incriminés. Cette question qui nous vient immédiatement à l'esprit et... qui nous turlupine : comment se fait-il que ce même monde arabo-musulman reste impuissant et silencieux devant le drame que connaît le peuple palestinien depuis des décennies ? Pourquoi ces dirigeants n'ont-ils pas encore été capables de décréter une mobilisation générale de l'opinion mondiale en faveur d'une solution "juste et durable" ? Un boycott des produits occidentaux, croyez-moi, se révélerait efficace... sans oublier la fermeture des puits de pétrole ! Les manifestations actuellement orchestrées contre les "caricatures" sont une véritable condamnation de ces dirigeants qui n'ont jamais rien fait d'autre... qu'étaler leur hypocrisie. A la "masse arabe" d'en tirer les conclusions qui s'imposent !
dimanche, février 05, 2006
REMUE-MÉNINGES SUR LA TOILE...
Depuis la disparition de l'URSS, on ne cesse de vanter les mérites du "libéralisme économique". Le capitalisme a gagné, nous dit-on, et par conséquent "laissons-le faire", la "loi du marché" s'impose à tous, et le progrès, le bien-être se répandront sur la terre entière dans son sillage. C'est la nouvelle panacée. En fait, c'est le triomphe de l'Argent, la victoire du plus fort sur le plus faible. "La raison du plus fort est toujours la meilleure" écrivait La Fontaine en conclusion de l'une des ses fables les plus illustres. Cette belle maxime s'applique bien à notre réalité ! Dans ces conditions, comment peut-on parler de "loi du marché" puisque qu'il s'agit de la "loi du plus fort" ? D'autre part, les chefs d'entreprises - supranationaux - n'ont-ils pas découvert en Asie une formidable réserve de main d'oeuvre, corvéable à merci ? L'entrée de la Chine (et de l'Inde) dans l'exploitation universelle d'une "civilisation" mondialisée par l'irruption de nouvelles techniques de communication et la réduction des distances offre l'avantage de pouvoir "délocaliser" l'ensemble des activités vers ces régions, désormais proches, où les coûts de fabrication, s'ajoutant à l'absence d'avantages sociaux, défient toutes les concurrences ! Mais qui va acheter ces produits même bon marché si les salariés des vieux pays industriels ne disposent plus que du RMI pour "vivre" ? Les nouveaus salariés d'Asie ? Mais leur "pouvoir d'achat" n'est-il pas insignifiant ? Et les énormes profits de ces entreprises "multinationales" ne sont-ils pas réinvestis aux Etats-Unis ? Si bien que l'on comprend mieux pourquoi les "maîtres du monde" - pour maintenir ce système oh combien lucratif - n'ont pas d'autre solution que "d'arroser" dans pratiquement tous les pays de l'ancien "tiers-monde" quelques catégories de privilégiés en les associant par des "royalties" ou autres actions boursières. Dès lors, il leur faut "inventer"un nouvel ennemi : le terrorisme islamiste, ou si vous préférez, cet islamisme qui fait encore plus peur que le "communisme" ! Les Ben Laden et autres Ahmadinejad ne sont-ils pas des "ennemis" fabriqués sur mesure par des officines carburant au pétro-dollar ?
samedi, février 04, 2006
LA "ROYAL" ATTAQUE !
Alerte dans ses charentaises, Ségolène a dégaîné ! Mouché, Bertrand a le nez tout déconfit. L'arrogant a la misaine en berne. "Hou, hou ! le vilain : il a perdu les J.O. Tony, lui, les a gagnés, nananère..." Voyez comme le socialisme à la "Blair" est bien supérieur au jospinien ! Les voici prévenus les fidèles lieutenants de Lionel embusqués autour de Vaillant à la Mairie du 18e arrdt : leur chef adoré devra passer sur le corps de Ségolène ! Et François de Hollande, le digne chevalier servant va devoir, lui, faire rempart du sien pour défendre le "château", rue de Solférino, bientôt assiégé par tous les "tombeurs" de la Royale Présidente. Qu'est-ce qu'on va s'amuser !
vendredi, février 03, 2006
PAS SI IDIOT QUE ÇA ? (2)
C'est seulement quatre mois après leur parution au Danemark que les caricatures embrasent le monde arabo-musulman ! Que s'est-il passé depuis septembre 2005 ? Le fanfaron de Téhéran, M. Ahmadinejad, jongle avec des bombes atomiques avant même de les avoir construites, oubliant qu'Israël est un adepte de la"guerre préventive". Les banlieues de France s'enflamment, révélant à un monde stupéfait que l'Islam, après Birmingham, "campe" jusqu'en Seine-Saint-Denis, enfin, last but not least, le Hamas supplante le Fatah en Palestine. A Washington, des plans d'agression contre l'Iran ont été échafaudés. Les pétroliers pensent que le moment est propice à un "règlement de comptes à OK Coran" ! Mais il faut, cette fois, neutraliser l'Europe, ou mieux encore l'entraîner dans la "croisade anti-islamique". Le "voile" des petites collégiennes musulmanes françaises avait montré la voie à suivre. C'est bien en attaquant sur la laïcité à laquelle reste attachée l'immense majorité des Français (et des Européens) que l'on peut faire basculer l'opinion dans le camp des boutefeux "l'Islam est notre ennemi, il faut en finir". Je l'ai dit, je l'ai écrit : "vous jouez un jeu dangereux en poussant les filles à défier la laïcité jusque dans les cours de récréation ! Nous sommes, nous, du pays de Voltaire." Chirac et Villepin ont été parfaits à l'ONU en s'opposant à l'armada bushienne. L'Histoire leur a donné raison. Et le monde arabo-musulman a applaudi. Réfléchissez - il en est encore temps - avant de vous laisser emporter par des passions qui vous aveuglent. Depuis plus d'un siècle, le monde arabe en prend plein la gueule ! Tant d'autres peuples, bien plus petits, se sont libérés, et pourtant ils n'avaient pas le pétrole, cette arme qui pourrait mettre à genoux tout le monde industriel ! Il y a aujourd'hui cent fois plus de raisons de faire la guerre qu'en 1914 et 1939 ! Que personne ne l'oublie !
L'IDIOT DE FRANCE-SOIR
On le sait, France-Soir est en phase terminale. Le quotidien, jadis glorieux, s'efforce de prolonger son agonie en faisant des "coups". Trois ou quatre repreneurs se sont néanmoins fait connaître. C'est dans ce contexte qu'il faut resituer l'affaire des "caricatures". Ont-ils voulu éliminer l'actuel propriétaire, Raymond Lakah, qui ne veut pas lâcher prise, malgré ses ennuis judiciaires ? En tout cas, celui-ci n'a plus qu'à s'en débarrasser : il a trop d'affaires en Egypte, autour de la Méditerranée. Deux autres candidats à la reprise, Vincent Lalu de la Vie du Rail et J.R. Fernandez, un agro-alimentaire du Midi, qui envisageaient de relancer le journal vers les immigrés et le bassin méditerranéen en jouant la carte du "multi-culturel" n'ont plus qu'à aller se rhabiller ! Le directeur, Eric Fauveau, qui vient de démissionner, à peine nommé par Raymond Lakah pour remplacer le PDG intérimaire J. Lefranc limogé illico presto par l'homme d'affaires franco-égyptien, avait concocté lui aussi "un plan de reprise". Et voici qu'un idiot reprend les caricatures, médiocres, "plus bêtes que méchantes", parues dans un journal danois... en septembre 2005 ! Nicolas Sarkozy se lance, bien sûr, à son secours... en défenseur patenté de la "liberté d'expression". Sans doute le candidat à la présidentielle aimerait-il recruter un journal à la veille d'une campagne dont l'issue reste incertaine. Par la faute de cet idiot, celle-ci risque de se dérouler sous le signe d'une islamophobie galopante illustrant le choc des civilisations. Ce qui évitera aux candidats (et candidates) d'avoir à nous présenter un programme ! Le terrain est glissant (vers la droite de la droite) et qui, dans ces conditions, aura envie de reprendre un journal transformé en porte-drapeau de la lutte contre l'islamisme ? L'idiot du village n'a qu'à bien se tenir : il a un sacré rival à France-Soir ! (à suivre)
jeudi, février 02, 2006
LA PROVOCATION DE FRANCE-SOIR
France-Soir, on le sait, est à l'agonie. Il recherche désespérément un repreneur. Les caisses seront vides à la fin du mois. Quelle mouche l'a piqué ? Les autres quotidiens se sont bien gardés de publier les caricatures parues, il y a déjà plusieurs mois, dans un journal danois. L'Islam est en ébullition, les peuples qui y adhèrent se sentent agressés, physiquement, culturellement. Des appels à "la guerre sainte" (contre l'Occident) se font entendre. Il est certain que les interventions américaines (soutenues par les gouvernants européens) en Irak, en Afghanistan, et peut-être demain en Iran ou en Syrie, s'apparentent aux fameuses "Croisades" des Européens des 11, 12 et 13e siècles ! Le journal danois n'a pas résisté à l'islamophobie ambiante; sur le plan des ventes, elle est certainement payante. Il faut nous montrer prudents : la croisade "bushienne" n'est pas terminée. A Washington, tout est fait pour entraîner l'Europe dans la prochaine escalade. Contre l'Iran ? Il va falloir mettre l'opinion en condition. En Israël même, règne la plus grande incertitude. Les élections législatives en mars vont probablement amener au pouvoir une nouvelle majorité. Sera-t-elle favorable à la négociation... ou à la guerre ? Nul n'en sait rien. Ceux qui jettent de l'huile sur le feu servent les intérêts du camp de la guerre. En choisissant ce camp-là, France-Soir hypothèque gravement son avenir, déjà si fragile. Qui osera reprendre un journal à l'origine d'une vaste campagne islamophobe ?
mercredi, février 01, 2006
samedi, janvier 28, 2006
LA DERNIÈRE CHANCE DE FRANCE-SOIR
Raymond Lakkah l'a donc emporté devant le tribunal; c'est celui de Lille qui va devoir trancher. En attendant, les "projets" évoqués par des candidats repreneurs demeurent flous. Sans doute est-ce celui de Vincent Lalu qui présente le meilleur profil...
Mais, j'ose le dire, c'est le mien qui offre la plus grande chance d'expansion, que j'ai exposé succinctement dans un communiqué "Un grand projet pour France-Soir"(en ligne sur diffusez.com). J'en rappelle les 3 grands axes : 1) les immigrés, et les jeunes des banlieues 2) le conflit israélo-palestinien illustré par la disparition des leaders "historiques", et la venue de nouveaux dirigeants appartenant aux nouvelles générations. Le résultat des législatives qui a donné la victoire au Hamas a tourné une page - dans les deux camps : une aubaine pour un grand quotidien comme France-Soir ! 3) la préparation de la Présidentielle 2007 en France, avec la possibilité d'organiser des "primaires" à gauche comme à droite !
Enfin j'y ajoute un grand débat sur l'emploi et le chômage autour de cette question fondamentale : est-il possible d'abolir le chômage comme le fut l'esclavage en 1848 ? Vaste débat qui devrait intéresser tous les publics.
Je suis toujours prêt, quant à moi, à mettre ce "grand projet en oeuvre"...
vendredi, janvier 27, 2006
LA "VICTOIRE" POSTHUME DE SHARON...
Après la mort d'Arafat,qu'il était parvenu à "diaboliser", Sharon avait eu la désagréable surprise de découvrir, lors de son dernier voyage à Washington, que l'Administration républicaine "couvait" le successeur, M. Abbas, promu au rang d'interlocuteur valable. Pour la 1ère fois, Bush se prononçait en faveur d'un Etat palestinien, ce que devait confirmer Condoliza Rice... Rentré à Tel Aviv, Sharon décida d'en finir avec l'Autorité palestinienne(Abbas). Vicelard, il entreprit d'évacuer la bande de gaza unilatéralement et ce, afin de montrer le peu de cas qu'il faisait de son vis-à-vis... après avoir reçu le "feu vert" de Bush ! Il affirmait ainsi, face au "protecteur" américain, qu'il était "seul maître à bord", et qu'il agirait selon son bon vouloir. Déconsidéré, le Fatah, avec son chef, perdait tout crédit aux yeux des Palestiniens. Résultat : le Hamas remporte un triomphe aux législatives ! Sur son lit d'hôpital,s'il est encore lucide (?), Sharon doit savourer son "triomphe"... Assurément, ses successeurs vont devoir continuer "sa" stratégie : imposer aux Palestiniens par la force une solution qui ne laissera aucune place à un Etat palestinien viable.
L'Iran, l'Irak, la Palestine, la Jordanie, le Liban, l'Egypte... Combien de guerres, combien d'interventions encore... avant la chute finale ?
L'Iran, l'Irak, la Palestine, la Jordanie, le Liban, l'Egypte... Combien de guerres, combien d'interventions encore... avant la chute finale ?
mercredi, janvier 25, 2006
UNE MANIF CONTRE SÉGOLÈNE ?
La campagne présidentielle a commencé, et ce qui hante les chefs socialistes, c'est la montée en puissance de Ségolène Royal : comment la descendre en flammes ? Les groupuscules trotskistes et le PC sont, eux, préoccupés par une "victoire socialiste" en 2007. Le lapsus de Marie-George Buffet "il faut tout faire pour battre la gauche" était révélateur (elle ne pense qu'à ça !). Les Appareils et les groupuscules se mobilisent - non pas contre les contrats "villepin" : un prétexte - mais contre Ségolène ! En lui opposant un "front uni" sur le "terrain des luttes sociales", ils l'isolent et tentent de démontrer qu'elle ne représente strictement rien, qu'elle même ! Fabius va en Israël, DSK annonce son plan "anti-chômage" et Jospin attend l'appel des "grands maires". Quant à "François" le pacsé, il va bientôt divorcer, contraint et forcé par les apparatchiks qui ne lui pardonneront pas de livrer le PS à Ségolène, en la laissant faire... Leur fureur anti-royaliste va se répandre sur le pavé parisien, et ils remettront ça jusqu'au renoncement de Ségolène. Mais il n'est pas dit qu'elle renoncera pour faire plaisir à "tous ces mecs", et l'opinion pourrait bien s'en amuser avec elle...
vendredi, janvier 20, 2006
LE COP : ÇA SE PRÉCISE !
MM. Begag et Borloo ont reçu mon courrier. Ils y ont répondu. De même Patrick Poivre d'Arvor et Patrick Le Lay... L'accouchement du (fantastique) projet (COP-CITÉS JULES VERNE) ne saurait plus tarder. Jacques Chirac et Dominique de Villepin sont contraints "d'épouser le futur" : les jeunes des banlieues en ont besoin pour survivre, et entrer avec nous dans le 21e siècle.
lundi, janvier 16, 2006
LE LIVRE
LES FILS DE LA VEUVE de J.M. TISSERANT
Un tel livre ne peut susciter qu'une profonde répulsion parmi les adorateurs de Robespierre et Saint-Just. Nous avons trop pris l'habitude de commémorer et de célébrer notre Grande Révolution. Souvenons-nous du bi-centenaire "mitterrandien" de 1989 ! D'autant que nos historiens officiels - marxistes pour la plupart - ont toujours affirmé (du temps de l'URSS) que cette révolution "bourgeoise" avait été suivie par la révolution "ouvrière" en Russie, qu'elle avait, en somme, ouvert la "voie" à l'édification du "socialisme" soviétique. Ce lien, entre les deux Révolutions, fut souligné dès 1917. N'est-ce pas Trotski lui-même qui les compara au point de voir en Staline un Bonaparte thermidorien ? Maintenant que l'URSS a disparu, que nous comprenons qu'elle ne fut qu'une parenthèse, l'histoire officielle s'effondre !
Mais la gauche, qui survit dans les rédactions et les officines éditoriales, n'est pas disposée à remettre en question cette Révolution qui l'a fait naître. Déjà, souvenons-nous, comment fut accueilli le livre iconoclaste de Reynald Secher "Le génocide français : la Vendée vengée" paru au PUF en 1986 ! Cet historien exposait une thèse difficilement supportable, selon laquelle les massacres de Vendée par "l'armée républicaine" s'apparentaient à ceux commis par les bolcheviks en Ukraine et ailleurs. François Furet lui-même, en revisitant notre Révolution, y dénonçait les "excès" staliniens de 1792-93. Il est vrai qu'ayant été communiste dans les pires moments de l'ère stalinienne, ce précédent ne manquait pas de l'impressionner : les procès, les innocents-coupables, les réformistes et les révolutionnaires, les "traîtres" et tous ceux qui s'écartaient de la ligne "juste", forcément juste comme aurait dit Duras, la "révolutionnaire" alcoolisée ! Le petit furet flaira une filiation, oh combien, sanguinaire. Nous n'avons pas fini de "revisiter" la Révolution. Globalement positive ou... globalement négative ? Jean-Marc Tisserant, avec quelques autres, nous oblige à reconsidérer la question.
UN ÉCRIVAIN IGNORÉ : JEAN-MARC TISSERANT
Mon cousin, Jean-Marc, vient de publier aux éditions de la Différence un très bon livre, étrange certes, que d'aucuns qualifieront d'ésotérique - ce qu'il n'est pas. Il s'agit d'un roman, fort bien construit, et qu'on lit avec une certaine jubilation, même si certains passages abscons semblent surajoutés. Patrick Besson, dans l'hebdomadaire Marianne lui a consacré un papier élogieux sous le titre "l'oeuvre complète de Jean-Marc Tisserant". En effet, c'est un livre complet, parce que réussi et où l'auteur domine parfaitement son propos; l'écriture est soignée, inventive, on y découvre des mots rares, nécessitant parfois le recours au dictionnaire ! Malheureusement pour Jean-Marc, le papier de Besson (de septembre dernier : un démarrage en fanfare !) n'a pas eu de prolongement dans le microcosme journalistique. Il est, de toute évidence, déçu, pour ne pas dire plus. Il attendait beaucoup (et attend toujours) de ce dixième ou onzième livre (tous publiés à la Différence). Dans sa dédicace, il me confie qu'il "s'agit d'une progressive descente aux enfers des protagonistes du roman... confrontés à leurs doubles, clefs de leur vrai visage..." Qui est le double de Jean-Marc ? Le narrateur ? Tous les personnages ? J'espère que Jean-Marc parviendra à s'échapper de son propre enfer en poursuivant l'oeuvre d'un authentique écrivain... (à suivre)
samedi, janvier 14, 2006
EN ATTENDANT... BEGAG !
J'attends avec impatience l'appel de Begag... L'année 2006 commence à peine, les grandes manoeuvres prennent leur essor. Christian Blanc, en mal de présidentialisme, UDF tout comme Bayrou, voudrait que l'on vote ce printemps ! Seul moyen de se distinguer d'un candidat à la candidature, qui se sert de l'UDF à des fins personnelles, tout comme Sarkozy se sert de l'UMP... Bayrou n'est pas le seul, dans le marais centriste, à fourbir des ambitions présidentielles.
Tous les coups sont permis ! On va le voir au PS lorsque le moment sera venu (ce qui ne saurait tarder) de descendre en flammes la candidature de la pauvre Ségolène : elle ne fera pas le poids devant les Eléphants... qui ont la trompe maligne !
A l'Elysée et à Matignon, il n'est plus question de rester les deux pieds dans le même sabot, comme disait ma grand-mère. Il n'y a plus un jour à perdre.
mercredi, janvier 11, 2006
CHIRAC, VILLEPIN, BORLOO,BEGAG, EN AVANT !
Ce mercredi, 11 janvier 2006 s'est tenu un important Conseil des Ministres : un projet de loi sur l'égalité des chances a été adopté. 28 articles passent en revue tous les volets de la politique de cohésion sociale. Une "Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances" va être créée. C'est dans ce cadre que verra le jour le Cercle Olympique Physique - le COP - basé au Stade de France, en Seine-Saint-Denis !
J'attends avec impatience le courrier d'Azouz Begag : 2006 sera l'année des "copains" en France... et ailleurs ! Dominique de Villepin a raison de fustiger les "déclinologues"...
dimanche, janvier 08, 2006
CHIRAC SUR TOUS LES FRONTS !
On le disait malade, hors jeu, HS... Et le voici en pleine activité... comme s'il commençait un nouveau mandat ! En vérité, l'année 2006 pourrait bien être la meilleure de son "règne", celle qui a relancé le pays... Jacques Chirac n'a plus rien à perdre, il sait qu'il aura un successeur en 2007. Ne lui reste plus qu'à faire élire son candidat. Devinez qui ?
J'estime que mon formidable projet - le COP au Stade de France avec son prolongement planétaire - est sur les rails. Le secrétariat d'Azouz Begag vient de me faire savoir que le ministre réfléchit "sur les modalités d'application". Je suis confiant : oui, décidément, 2006 pourrait bien en surprendre plus d'un !
mardi, janvier 03, 2006
UN FANTASTIQUE PROJET POUR CHIRAC !
J'ai parlé du COP (le Cercle Olympique Physique), basé en Seine-Saint-Denis, au Stade de France. Il donnera naissance à un mouvement international francophone, composé essentiellement de jeunes à travers les continents rassemblés par la pratique du sport et l'esprit "copain". Nous adjoindrons à ce mouvement de jeunesse des "Cités francophones" dans tous les pays, bâties et conçues sur le modèle de l'Exposition Universelle, avec la participation du pays d'accueil, où seront exposées toutes les activités des différents pays francophones associés dans l'édification de cette toîle planétaire - et retracée leur histoire - de l'époque pré-coloniale à aujourd'hui ! Ainsi apparaîtra un monde francophone tourné vers le futur, aux côtés des autres mondes (anglophone, hispanophone, arabophone etc). C'est en cela que les "immigrés sont une chance pour la France" - car ils deviendront eux-mêmes les promoteurs et les artisans du "mouvement copain" et de la "cité internationale" qui sera construite dans leur propre pays d'origine !
Tel est l'exaltant projet que j'offre à Jacques Chirac pour la France au seuil d'une année qui pourrait bien être perdue... si nous nous contentions d'attendre l'élection présidentielle de 2007 !
dimanche, janvier 01, 2006
PAUL LE GUEN... ET LE COP !
Le JDD nous parle de Paul Le Guen qui reste sans équipe, après ses succès lyonnais. Lorsque j'ai proposé, pour la première fois, en 1999, de fonder le Cercle Olympique Physique basé à St-Denis, j'avais adressé un courrier à Paul le Guen, que je voyais très bien comme entraîneur du COP, étant donné que cette équipe composée d'immigrés, aurait comporté une ossature "bretonne" afin de lui assurer, à St-Denis, ville "bretonne", un public fidèle. Il me répondit qu'il ne croyait à une équipe à forte identité bretonne... qu'en Bretagne, à Rennes ou à Brest.
Depuis l'intifada des banlieues, la situation a brutalement changé. Je viens donc de lui adresser un nouveau courrier pour lui présenter le COP, cette fois plus immigré que breton ! Je ne doute pas qu'il va y répondre, car, il l'a prouvé, c'est un homme de qualité...
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