jeudi, janvier 11, 2007

LE GÉNOCIDE JUIF DU XXe SIÈCLE ENFIN EXPLIQUÉ !

Voici 2007, une année cruciale dans le processus de mondialisation qui revêt une forme de plus en plus chaotique. Il est temps d’essayer d’y voir clair, de tenter de comprendre où nous allons. Au lendemain de la « Conférence de Téhéran », une « non-conférence » pourrait-on dire, je vous livre mon analyse des événements du XXe siècle, une analyse, oh combien, pertinente, qui donne un sens à l’histoire des 19e et 20e siècles, ces deux siècles étant imbriqués l’un dans l’autre, et dont le fil se poursuit… jusqu’à Bagdad, jusqu’à Téhéran, jusqu’à Pékin ! Cette analyse éclairante, condensée en quelques pages sur le net, est appelée à se répandre à n’en pas douter, sur la toile – grâce aux internautes, ces nouveaux communicants qui sont en train de tordre le cou à la censure… partout dans le monde !

La guerre qui vient exige que l’on en connaisse les causes, car il est encore possible d’en enrayer le mécanisme – même si je fais preuve en l’occurrence d’un bel optimisme. Nous sommes tous concernés, y compris, cela va de soi, les candidats à la Présidentielle française de 2007, notamment les deux candidats « formatés », Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, eux qui risquent (sans doute Ségolène ?) d’être aux commandes du pays ce printemps, sans exclure Jacques Chirac dont les « vœux de nouvel an » semblent annoncer une nouvelle candidature…de plus en plus probable, ou qui, à tout le moins, continuera d’agir en faveur de la paix ! Ceux-là n’ont pas le droit de se dérober à un débat dont dépend l’avenir de l’humanité.

Je remercie le site RJLiban (http://www.rjliban.com/) d’avoir été le premier à reprendre ce texte. Probablement parce qu’à Beyrouth, ils sont aux premières loges, et qu’ils n’ont pas envie de subir le sort des Palestiniens !

G.E.

LE GÉNOCIDE JUIF DU XXe SIÈCLE

ENFIN EXPLIQUÉ !

Par Gabriel Enkiri

Candidat au 1er tour de la Présidentielle*

C’est à Paris que se tiendra un jour une « conférence » sur le massacre des Juifs commis en Europe au cours du XXe siècle. Il n’y a que les Européens qui peuvent nous en révéler les causes. Le « problème juif » est intrinsèque à l’histoire européenne. Seul un interdit contraint des chercheurs obstinés et courageux à émigrer sous d’autres cieux pour exprimer leurs doutes ou faire connaître le résultat de leurs recherches concernant une tragédie qui a ensanglanté le dernier siècle du IIe millénaire…

Ce qui nous importe, c’est de comprendre pourquoi ces massacres ont eu lieu. D’abord parce qu’un énorme mensonge perdure : n’y a-t-il pas encore des gens qui sont persuadés que l’on a « donné la Palestine aux Juifs en guise de réparation » ? J’ai vécu cette époque en France, et je puis l’affirmer : c’est faux, totalement faux ! Je me souviens très bien des années de l’après-guerre. Jamais aucun Chef d’Etat, ni aucune Nation, jamais personne à l’ONU qui venait d’être créée, n’a dit cela ! Et pour cause, personne ne connaissait à ce moment-là l’ampleur des massacres. Plus fort encore, en 1946, un juif éminent, Léon Blum, élu Président du Conseil, n’a pas eu un seul mot pour dénoncer… l’Holocauste, ou la Shoah, des mots qui n’existaient pas ! Des mots « religieux » qui nous sont venus bien plus tard des Etats-Unis (dans les années 70). Il avait pourtant été lui-même déporté en Allemagne, et à son retour publia un ouvrage intitulé « A l’échelle humaine » dans lequel il exposa sa vision d’un « socialisme humaniste » ! Un autre juif éminent, Pierre Mendès France devint Président du Conseil en 1954-1955. Chaque semaine, il intervenait à la radio pour une « causerie au coin du feu ». Jamais il nous entretint de l’« holocauste » ou de la « shoah »…

Pourtant l’année 1953 fut une « année terrible ». Le 5 mars au matin, le « génial » Staline rendait l’âme dans sa datcha à Moscou, et quelques mois plus tard, le 17 juin à l’aube, deux Juifs, Ethel et Julius Rosenberg, étaient exécutés (électrocutés)… aux Etats-Unis, sous la présidence du maréchal Eisenhower, l’un des grands vainqueurs de la seconde Guerre Mondiale – qui refusa de les gracier. Si bien – et cet événement nous paraît vraiment stupéfiant aujourd’hui – que c’est en Occident, après la guerre, et qui plus est, aux Etats-Unis que furent exécutés deux Juifs, et seulement là ! Vous imaginez si nous, en France, nous avions exécuté deux Juifs en 1953 !!! Même Vichy n’a pas osé le faire ! Je venais d’adhérer au parti communiste français, et je fus témoin de la consternation qui réduisit au silence les nombreux juifs de la cellule, doublement accablés par la mort du « génial défenseur des Peuples » et l’assassinat de deux militants communistes américains – à ce moment-là, on passait sous silence le fait qu’ils étaient « juifs » ! (On répétait « ce sont des militants communistes »). Cette année-là fut réellement le tournant du siècle car aux Etats-Unis, la communauté juive qui avait fait des States sa nouvelle patrie fut contrainte de se mobiliser pour combattre ceux qui, en son sein, avaient marqué leur préférence pour le « communisme », et d’une manière générale effacer toute trace de la grande époque de l’amitié américano-soviétique, inaugurée en 1941 lors de l’agression contre l’URSS, par toute la communauté qui souda l’alliance entre les deux grandes puissances, et qui trouva son point culminant en 1947-48 au moment de la « lutte finale » en Palestine d’où il fallait chasser l’Angleterre pour s’emparer de « la terre promise » !

Les historiens ont besoin d’être absolument libres pour nous fournir des explications valables, fondées, vérifiées. Et c’est bien pour cette raison que la classe politique française a trouvé un Gayssot pour faire voter une loi interdisant la remise au cause de la vérité… stalinienne en France ! Déjà, en 1949, les mêmes propagandistes avaient organisé, sur ordre de Moscou, une formidable campagne contre Kravchenko, le dissident soviétique qui nous avait révélé une (toute petite) partie de la vérité sur l’URSS. C’était un « agent de la CIA » ! Tout comme, en 1956, le fameux rapport secret de N.S. Khrouchtchev était un « faux » fabriqué par la CIA !

Nos historiens sont nuls parce qu’ils ont été formatés dans une période où le « marxisme », véritable « sida mental » pour reprendre la célèbre expression de Louis Pauwels (qui lui valut d’être vilipendé par les médias bien-pensants) les a littéralement phagocytés. Mais les nouvelles générations vont générer des chercheurs et des historiens de plus en plus téméraires, et rien ne pourra les arrêter : le dernier tabou tremble déjà sur son socle !

Cependant, en cette année 2007, alors qu’une élection présidentielle se présente en France, et que nous sommes à la veille d’un vaste conflit au Proche-Orient, il demeure quasiment impossible d’exposer une explication rationnelle de ce que l’on nomme habituellement le « génocide des juifs ». Chaque fois que l’on aborde le sujet, la censure ou une autocensure vous écartent du micro, ou du débat que l’on s’efforce de confiner dans les limites autorisées par l’Observatoire des « mauvaises pensées ». Sur le net, des journaux n’hésitent pas à vous effacer purement et simplement du forum de discussion ouvert sur leur site, dès l’instant où le « modérateur » (sic), après avoir consulté les consignes du « maître à penser », effrayé par la sanction annoncée, se hâte de faire respecter la norme. C’est ainsi que fonctionne encore la « démocratie » chez nous.

Nous nous en tiendrons ici à l’époque contemporaine, en nous autorisant une excursion dans la période pré-capitaliste qui fut marquée par l’extraordinaire commerce « triangulaire » dont il est admis qu’il fut pour une bonne part à l’origine de la prospérité occidentale. Le mauvais procès fait à Dieudonné nous a donné l’occasion de relire le gros ouvrage de Jacques Attali « Les Juifs, le monde et l’argent », parfaitement documenté, paru en 2002 chez Fayard, un éditeur de renom du groupe Hachette-Lagardère. On sait que ce livre fut assez mal accueilli par les « dirigeants » de la communauté qui lui reprochaient, outre son contenu révélateur, un titre qu’ils jugeaient malveillant, à tout le moins « dangereux » – dans une période où l’Argent triomphait dans le cadre d’une « mondialisation » accélérée. Attali, en effet, faisait un constat : les Juifs tenaient leur émancipation du capitalisme, et non du socialisme, et l’inventeur de l’antisémitisme « moderne » était bien, selon lui, Karl Marx, ce « juif allemand » qui avait qualifié le judaïsme « religion de l’argent » et appelé les Juifs à y renoncer ! Mais ce n’est pas tout. Peu après la parution de ce livre, certains s’en prenaient à l’humoriste Dieudonné parce qu’il avait eu le front de souligner que des juifs avaient participé au « commerce triangulaire », et que celui-ci était, pour une bonne part, à l’origine de la prospérité occidentale. On cria au « scandale » ! Ce méchant Noir versait dans un « antisémitisme » obsessionnel… Et pourtant, que nous apprend Jacques Attali dans « Les Juifs, le monde et l’argent » ? Exemple : (page 314) « En 1648, sur les douze mille habitants européens du Brésil hollandais, on dénombre mille quatre cent cinquante juifs, presque tous installés à Recife. Certains d’entre eux, raffineurs de sucre, ou courtiers, acquièrent de grandes plantations de canne dans la vallée de Pernambouc. D’autres jouent un rôle significatif dans le commerce des esclaves qu’ils achètent aux bateaux de la Compagnie des Indes pour les revendre à crédit aux planteurs, à un prix très élevé, moyennant de surcroît un intérêt de 3 à 4% par mois, payable à la récolte de la canne. Leurs profits sont parfois de 300% par tête. Ils jouent un tel rôle sur ce marché que les enchères aux esclaves n’ont pas lieu les jours de fêtes juives. En 1648, le gouverneur de Recife, Adriaen Lems, écrit à la Compagnie des Indes : « Les non-juifs ne peuvent prospérer, parce que les Nègres sont vendus trop cher et avec un intérêt trop élevé. » Page 310 : « Le 29 avril 1638, une fois les Hollandais installés à Recife, après moult querelles et autant de faillites, le gouvernement des Pays-Bas réduit le commerce de la Compagnie (des Indes occidentales) au seul commerce de matériel de guerre, de bois de teinture et surtout d’esclaves (branche qui lui rapporte 240% de profit net par tête). Le rôle des armateurs juifs y devient si significatif qu’en 1652 la principale source de revenus de la communauté d’Amsterdam est la taxe qu’elle prélève sur les revenus des parts juives au sein de la Compagnie ». Je ne pense pas qu’Attali ait inventé tout cela ! Président à Londres de la BERD (banque européenne pour la reconstruction et le développement – des pays de l’EST) il a eu tout loisir de réfléchir au développement du capitalisme… apparu précisément en Angleterre à la fin du 18e siècle, dans le sillage de l’immense empire britannique où prospéra, entre autres, le juteux « commerce triangulaire ». Un capitalisme qui attira tout naturellement les Juifs (financiers) du continent (ashkénazes) et ceux de la Méditerranée (séfarades). Plus tard, on le sait, c’est la finance juive (notamment Rothschild) qui va aider l’Angleterre à résister à Napoléon, en finançant les nombreuses coalitions qui viendront à bout de l’Empereur des Français. Cet épisode est très important parce que c’est au cours des guerres menées contre Napoléon que l’Angleterre va découvrir l’exceptionnelle puissance juive.

Après Waterloo (1815), les premiers Juifs sont anoblis en Angleterre (jusque là on les soupçonnait d’être affiliés aux puissances continentales), et bientôt, l’un d’eux, Disraeli (juif méditerranéen converti à l’anglicanisme) fera une brillante carrière politique qui va marquer tout le 19e siècle britannique. Devenu Premier Ministre de Sa Majesté, il se fera le champion de l’expansionnisme colonial de la grande puissance impérialiste. Il va lui offrir le Canal de Suez en 1875 (la route des Indes !) en rachetant ses parts dans la Société au khédive du Caire gravement endetté, Chypre en 1878, organise entre 1876 et 1879 des expéditions en Afghanistan, contre les Zoulous en Afrique du Sud… Il proclamera la Reine Victoria… impératrice des Indes en 1876 ! A coup sûr, Disraeli, à la tête de la plus grande puissance coloniale de tous les temps, va fasciner les Juifs, et il est certain que lorsque Chaïm Weizmann, né en Biélorussie, après ses études de chimiste en Allemagne et en Suisse, gagne l’Angleterre au début du 20e siècle (en 1904), il a en tête une carrière au moins aussi brillante que celle de son illustre prédécesseur.

Après avoir dominé la France enfin expulsée d’Amérique du Nord, à l’issue de la Guerre de Sept Ans (traité de Paris – 1763), enrayé son retour en favorisant la Révolution qui va renverser Louis XVI devenu « souteneur » des colons américains (avec Lafayette, Rochambeau etc.) puis défait Napoléon, l’Angleterre ne se découvre plus qu’une seule rivale : la Russie qui se heurte à ses ambitions en Asie. Mais le capitalisme, en s’implantant sur le continent, va réaliser un tour de force : mettre fin à la division des multiples Etats allemands (plus de 340 en 1789 !) savamment entretenue par l’Autriche qui domine au cœur de l’Europe. Lorsque Jacques Attali constate que c’est le capitalisme qui a libéré les Juifs, il faut préciser : le capitalisme allemand ! Car c’est l’Allemagne, sous l’égide de la Prusse et de son Chancelier Bismarck qui va, après 1815, entreprendre l’unification de ces Etats en une seule Nation – que la Révolution française et Napoléon ont probablement enfantée. Et dans son entreprise, Bismarck, aidé par son propre banquier juif Bleichröder, va obtenir le soutien des autres banquiers (ces « Juifs de cour » qui sont les financiers des Monarques ) dont la prospérité accompagne celle de l’Allemagne capitaliste. Avec le zollverein (une sorte de Marché commun intérieur qui supprime les barrières douanières entre les Etats allemands) le pays s’unifie et s’industrialise à une vitesse grand V. Bismarck impose la suprématie allemande à l’Autriche (victoire de Sadowa en 1866) puis à la France en 1870-1871. L’Empire allemand est proclamé dans la Galerie des Glaces au château de Versailles où le Roi de Prusse est couronné Empereur d’Allemagne. Ce couronnement avait eu un formidable précédent, et affirmait d'une manière spectaculaire une osmose "judéo-allemande". Ce sont, en effet, les Fugger, une prestigieuse famille de banquiers (juifs) allemands, installés à Augsbourg, en Bavière, qui avaient financé l'élection de Charles Quint (en 1519) à la tête de l'Empire contre son adversaire , le roi de France, François 1er. Le soutien des Fugger (décisif dans l'achat des voix des Grands Electeurs) leur permit d'imposer ensuite des contrats léonins au "Maître du Monde" dont l'empire s'étendait de la Hongrie... jusqu'aux Amériques, via l'Espagne !

Soucieux de ne pas affronter l’Angleterre impériale sur les mers, Bismarck, en homme d’état avisé, préféra encourager l’émigration des Allemands et des Juifs (ashkénazes = de langue et de culture allemandes) vers le continent américain, du nord et du sud. Cette émigration est allée en s’amplifiant. Lorsque le banquier bavarois, Maurice de Hirsch, lui expose son souhait de transférer en Argentine les « petits juifs » du yiddishland afin d’y établir une colonie juive, Bismarck acquiesça : ce serait bon pour l’Allemagne. Au Congrès de Berlin, en 1878, auquel assiste en personne Benjamin Disraeli, puis à la Conférence qui se tient toujours à Berlin (en 1884-1885) consacrée au dépeçage programmé de l’Afrique, le Chancelier allemand obtient là son apothéose. Obnubilés par l’Inde, et accaparés par la question irlandaise, les dirigeants anglais, qui sont restés étrangement « neutres » dans le conflit franco-allemand, vont enfin se « réveiller ».

Le petit-fils de la reine Victoria d’Angleterre, par sa mère, Guillaume II monte sur le trône à Berlin en 1888, et celui-ci se débarrasse aussitôt de Bismarck qui lui fait de l’ombre (1890). L’Empereur veut gouverner. Sur le plan économique, son pays a dépassé l’Angleterre dans bien des domaines. Pourquoi n’aurait-il pas lui aussi une « ambition mondiale » (weltpolitik) ? Les Juifs « allemands » font corps avec leur « patrie », cette Allemagne qui pète le feu ! Ils ont aidé Bismarck à réaliser l’union des Etats allemands, ils sont nombreux à l’Est (le yiddishland = drang nach osten = la marche vers l’est) et au sud, dans l’Empire ottoman (le banquier Hirsch a obtenu le marché de la construction de la ligne de chemin de fer reliant Berlin… à Bagdad !). Aux Etats-Unis, également en pleine ascension, les fabuleux banquiers juifs-allemands tissent une alliance économique et financière entre les deux nouvelles puissances. Qui pourrait arrêter l’irrésistible Allemagne ? L’Autriche elle-même, où vit une importante communauté juive (y compris en Hongrie) se met à rêver d’un « rattachement » au nouvel Empire allemand (Theodor Herzl, juif « austro-hongrois », tout comme le jeune Hitler, y est favorable). Après le limogeage de Bismarck, c’est au tour du banquier Maurice de Hirsch, partisan de la solution « argentine » de disparaître (1896). L’envol du XXe siècle donne des ailes à l’aigle impérial allemand !

Le judaïsme va-t-il se diluer au sein du protestantisme germanique ? Des rabbins s’en inquiètent. D’autres Juifs (Marx, Engels, Lassalle) redoutent l’identification de la communauté juive avec une Allemagne « prussienne », et prônent l’internationalisme, une sorte de supra-nationalité qui permettrait aux Juifs des divers pays d’agir et de vivre ensemble « sans frontières ». Comme on le voit, les Juifs font nécessairement alliance avec la puissance dominante du moment. D’abord l’Angleterre, puis l’Allemagne où là, ils sont vraiment « chez eux ». Ces deux puissances sont économiques, industrielles, où l’argent juif s’investit sans problème. Mais il y a une 3e puissance : la Russie tsariste au sein de laquelle se trouve le yiddishland (5 millions de juifs à l’orée du XXe siècle, la plus forte concentration de juifs de tous les temps, selon la fameuse formule d’Arthur Koestler qui va s’interroger sur leur origine). A l’antagonisme anglo-allemand s’ajoute la rivalité frontale entre l’Allemagne et la Russie, entre germains et slaves. Le « problème juif » devient ipso facto un problème « relationnel » entre les deux grandes puissances du continent. Déjà, de nombreux Juifs sont passés à l’Ouest, attirés par le capitalisme, notamment américain. Certains s’établissent en Allemagne, en Angleterre, quelques uns en France. A l’inverse de Bismarck, Guillaume II se met en tête d’édifier un empire colonial. Il achète des colonies, signe des « compagnies à charte » avec des roitelets africains, s’empare du port chinois de Kiao-tcheou (Tsing-tao) en 1897 que l’Empire mandchou est contraint de lui céder pour un bail de 99 ans, au même moment où l’Angleterre obtient un bail de même durée pour le « territoire de Hongkong ».

Lorsque Guillaume II donne mission à l’Amiral Tirpitz (en 1897) de doter l’Allemagne d’une marine de guerre, et se rend l’année suivante (en 1898) à Jérusalem, accompagné de Theodor Herzl, l’Angleterre ne s’y trompe pas : il va lui falloir briser l’Allemagne de Guillaume comme elle a brisé la France napoléonienne. L’année précédente (en 1897) Herzl a réuni à Bâle, en Suisse, des notables juifs des principaux pays pour leur signifier que le sort des Juifs est désormais lié à celui de la « grande » Allemagne et que, par conséquent, la « puissance juive » sera allemande ! Cette 1ère rencontre scelle la naissance du sionisme, et celle d’une rumeur qui sera prise au sérieux par beaucoup lorsque paraîtra, à Londres, en 1919, un ouvrage « antisémite » baptisé Les Protocoles des Sages de Sion qui se présente comme le « procès-verbal » d’un prétendu Congrès tenu à Bâle entre des délégués sionistes et des représentants de la haute finance, pour sceller une entente, en vue de la domination du monde. (in le GDEL, Grand Dictionnaire Encyclopédique Larousse – 1984). « Cette conférence- annexe au premier congrès sioniste de Bâle, en 1897, aurait eu lieu secrètement, pour dresser le plan de l’hégémonie mondiale des Juifs en utilisant la franc-maçonnerie et le sionisme… On a prouvé, dès 1921, que cet ouvrage était un faux déjà ancien, ou, plus exactement, qu’il reproduisait dans sa majeure partie un pamphlet politique français du 19e siècle dirigé contre Napoléon III ». Vrai ou faux, et sans doute « faux », il n’en demeure pas moins que la franc-maçonnerie, dont la tête est à Londres, va se déchaîner, et l’emporter en 1917, avec les Juifs, tant à Moscou qu’à New York , comme on va le voir plus loin. Qu’est-ce qui différencie des « faux fabriqués par la CIA » des « faux fabriqués par les services secrets tsaristes » ? N’ont-ils pas la même origine, la même marque de fabrique ?

Les Russes n’apprécient guère ce « projet » allemand. D’autres pensent qu’il faut plutôt s’allier à l’Angleterre. D’autres ont déjà la tête en Amérique. Les sionistes ont adopté une règle simple : « on soutient tout gouvernement, indistinctement, dès lors qu’il sert notre objectif ». Les gouvernants sont ainsi prévenus : pour obtenir le soutien des sionistes, ils devront se livrer à une surenchère permanente ! A Londres, on prend conscience du danger : les Juifs sont nombreux sur le continent, et « allemands » ! Tant que l’Allemagne n’existait pas, on pouvait les utiliser, d’autant que le régime « tsariste » servait de repoussoir. Mais voici l’Allemagne, une puissance qui « en veut » et qui a les « moyens ». Et qui, en outre, exerce une attraction naturelle sur les Juifs… à la recherche d’une patrie ! Tous, Joseph Chamberlain, le champion de l’impérialisme britannique, Lord Balfour (Premier Ministre avant d’être Ministre des Affaires étrangères), Lloyd George, Sir Cecil Rhodes (la tête agissante de l’impérialisme britannique en Afrique) Winston Churchill, jeune député conservateur et bientôt ministre, tous sont devenus « indiens » à l’appel de Rudyard Kipling, un anglais né à Bombay, aux Indes, qui n’est pas seulement l’auteur du « Livre de la Jungle » mais qui se fait le chantre de l’impérialisme britannique. Il lance un appel aux 5 Nations blanches et britanniques (Angleterre, Canada, Afrique du Sud, Australie et Nouvelle Zélande) « Ô toi, homme blanc, prends en charge le destin de l’Humanité »… La guerre mondiale commence en Afrique avec la rébellion des Boers (soutenus par l’Allemagne et la France) contre les Anglais. Nous sommes au tournant du siècle (1899). Les Anglais se font un sang d’encre pour le Canal (leur canal ! La route des Indes !) qu’il leur faut absolument protéger contre les ambitions de l’Allemagne (et accessoirement de la France). Cette obsession va perdurer jusqu’en 1956 où l’on verra l’Angleterre entraîner la France et Israël dans « l’expédition de Suez » pour renverser Nasser qui a osé nationaliser le canal !

Face à la menace allemande qui prend corps, l’Angleterre « retourne » la France comme une crêpe en 1904 en se partageant l’Afrique du Nord : à toi le Maroc, à nous l’Egypte ! Et pour s’assurer de la « fidélité » de la France, elle lui susurre à l’oreille « qu’en cas de conflit avec l’Allemagne elle soutiendra sa revendication sur l’Alsace-Lorraine ». Tout le gouvernement français est franc-maçon, du Président de la République… au concierge de l’Elysée ! (la nouvelle classe dirigeante en France, républicaine, est en guerre ouverte avec l’Eglise – séparation de l’Etat et de l’Eglise en 1905 : isolée en Europe, elle est ravie d’avoir le soutien de l’Angleterre, après avoir conclu un traité d’alliance avec la Russie… tsariste !).

Le cas de la France est plutôt exceptionnel. Il n’y a pratiquement pas de communauté juive chez nous. En 1789, on en dénombre 20.000 en Alsace-Lorraine, qui sont donc ashkénazes (d’obédience allemande) et à peu près autant dans le sud-ouest en provenance d’Espagne et du Portugal + quelques « Juifs du Pape » dans l’ancien Comtat Venaissin (à Grenoble, Carpentras…), donc séfarades. A Paris, ils sont à peine 500, entre la Sorbonne et le centre-ville. Député de Lorraine, l’Abbé Grégoire, préoccupé par l’influence que ceux d’outre-Rhin pourrait exercer sur eux, proposa à l’Assemblée Nationale (1791) de les intégrer dans la République. Napoléon jugea utile de les organiser dans un Consistoire avec un grand Sanhédrin (1807). Lui aussi voulait séduire les Juifs d’Europe avant de franchir le Rhin pour aller jusqu’à Moscou ! En 1870, en pleine guerre franco-allemande, Adolphe Crémieux, ministre de la Justice, obtint pour les Juifs d’Algérie, et d’une manière générale pour tous ceux de la Méditerranée, la citoyenneté française. Là encore, il s’agit de contrer l’Allemagne avec ses juifs ashkénazes dont l’influence, après la victoire de l’Allemagne, risque de se répandre à travers l’Empire ottoman jusqu’au Maroc ! Or, jusque là, les séfarades ont plutôt dominé le monde juif, tout au moins à l’Ouest. L’Allemagne va donner l’avantage aux ashkénazes. Après la défaite de 1870, et la consécration allemande, l’émigration des Juifs de l’Est va bientôt déferler vers l’Ouest, provoquant l’apparition d’un rejet antisémite, un mot créé de toutes pièces en 1879 par un publiciste allemand, Wilhem Marr, et tout à fait inapproprié puisque le groupe des peuples sémitiques relève du Proche-Orient ! En France, le scandale de Panama qui faillit emporter la République charria des noms à consonance germanique (Herz, Aaron). Il annonçait « l’Affaire Dreyfus ». Celle-ci, de toute évidence, n’est que l’excroissance du « problème juif » fortement ressenti outre-Rhin dans le sillage de l’avènement de l’Allemagne en tant que puissance dominante sur le continent. Les Juifs français, d’ailleurs, ne s’y trompent pas. Ils restent, pour la plupart, à l’écart de l’Affaire – ce juif alsacien n’est-il pas accusé de trahir au profit de l’Allemagne ? De même, lorsqu’ils auront connaissance du projet « sioniste » de Herzl, ils n’y adhèreront pas, tellement ce « projet » sent l’impérialisme allemand qui cherche à s’implanter – tout comme la Russie ! – en « terre sainte » dont la France est officiellement la « protectrice » !

En revanche, l’Affaire Dreyfus soude les Juifs du monde entier, jusqu’aux Etats-Unis, autour de l’Allemagne contre la France accusée… d’antisémitisme ! C’est du pain bénit pour Guillaume II, si j’ose dire. Cette Affaire va le convaincre lui et son état-major qu’ils vont pouvoir compter sur les communautés juives dans la guerre qui se prépare et qui va opposer les Empires centraux aux anglo-français alliés aux Russes, car la France par son alliance avec le tsar a rangé la Russie dans le camp britannique ! Pour gagner la guerre, les Allemands et les Anglais sont désormais convaincus qu’il faut avoir les Juifs avec soi – ces juifs ashkénazes dont l’émancipation s’accélère et qui sont tiraillés entre plusieurs « projets », à la recherche d’un avenir qui ne sera plus de soumission mais de domination ! Le capitalisme et la finance juive leur ouvrent les portes de la « société bourgeoise » - alors que tout au long de la société féodale, l’Eglise leur avait interdit d’acheter la terre. Dans leur grande majorité, on l’a vu, ils choisissent l’Allemagne, d’autres rejoignent les Etats-Unis, et c’est tout bon également pour l’Allemagne ! L’Amérique aussi devient un enjeu… qu’il va falloir soit neutraliser, soit embarquer dans sa coalition. Tout comme l’Empire ottoman, au sud, qui contrôle la route (terrestre) des Indes via la Mésopotamie. Un autre événement d’importance va achever de convaincre Guillaume II que, décidément, les Juifs restent fidèles à l’Allemagne, c’est « l’Affaire de l’Ouganda », ce projet de transfert des Juifs de l’Est dans cette colonie britannique qu’Herzl a eu l’imprudence d’accepter !

Cette « affaire », en général les sionistes d’aujourd’hui, n’aiment pas l’évoquer, car elle est accablante pour leur « thèse ». Rappelons que, juif autrichien, Herzl ne jure plus que par Guillaume II, devenu l’allié du Sultan de Constantinople. Plutôt agnostique, il a d’abord préconisé, à la suite du philosophe Moses Mendelsohn, l’assimilation des Juifs au sein d’une grande Allemagne incluant l’Autriche. Puis il a prêché la conversion des Juifs au christianisme, et, montrant l’exemple, fait baptiser son propre fils, Hans ! Il ne connaît ni l’hébreu, ni la torah. C’est un intellectuel, journaliste, auteur de pièces à succès, parfaitement intégré (ses pièces sont jouées à Berlin et à Vienne). C’est l’époque où chaque Juif, doué de petites cellules grises, s’agite pour apporter aux Juifs la « solution miracle ». L’ère des messies est revenue ! Marx leur propose un « communisme » quasi religieux, Rothschild s’en tient au capitalisme où il brille de tous ses feux (il triomphe à Londres, à Paris, où ses deus fils sont promus à la tête de la banque de France, et à celle d’Angleterre !). Nombreux sont ceux qui crient « Vive l’Allemagne ! », Herzl y ajoute volontiers l’Autriche-Hongrie, d’autres sont déjà en Amérique, et Chaïm Weizmann, à Manchester, crie « Vive l’Angleterre ! », dans la lignée de Disraeli, en Russie et dans le yiddishland d’autres crient « Vive la Russie ! ». En Pologne, d’autres encore revendiquent l’autodétermination avec le Bund, un parti qu’ils viennent de créer à l’intérieur de l’Empire tsariste, et qui deviendra le « noyau » du futur parti « ouvrier social-démocrate de Russie ». Comme on le voit, le monde ashkénaze est en pleine ébullition.

Rentrant de Jérusalem en 1898, Guillaume II a jugé sur place de la « complexité » d’un « retour à Sion ». On lui avait parlé « d’un peuple sans terre pour une terre sans peuple ». Il y a découvert des populations composées de musulmans et de chrétiens, et de quelques juifs, et surtout une hostilité profonde et générale à la venue des Juifs d’Europe de l’Est – des juifs même pas séfarades ! Des juifs ashkénazes dont certains commencent à dire qu’ils ne sont même pas juifs ! Ce seraient des Khazars, donc un peuple d’origine turque, peut-être apparentés aux Huns qui établirent au 6e-7e siècles un royaume s’étendant entre la Volga et le Don, ainsi que sur une partie de la Crimée, et qui auraient choisi de se convertir au judaïsme au 8e siècle sous le roi Bulan, pour éviter une vassalisation chrétienne (Constantinople) ou musulmane (Bagdad). Battus en 968 par les Ukrainiens, leur Empire disparut mais les populations auraient gagné l’Ouest et se seraient dispersées entre la mer Baltique et la mer Noire. Arthur Koestler, et il n’était pas le seul, en fut convaincu… en Israël dans les années 50 par des anthropologues juifs qui lui révélèrent qu’on leur avait interdit de publier quoi que ce soit sur le sujet, et même de mettre un terme à leurs recherches ! Devant l’afflux des Juifs de l’Est à la fin du 19e siècle, des Juifs allemands furent les premiers à se poser la question : d’où venaient ces « juifs » et étaient-ils réellement juifs ? En 1947, alors que les sionistes faisaient des pieds et des mains pour obtenir la Palestine, ce type de recherches était plutôt mal venu. « Ça n’est pas le moment, leur a-t-on expliqué, de démontrer que nous ne sommes pas juifs, et que nos ancêtres n’ont jamais mis les pieds en Palestine, alors que nous revendiquons un « retour au pays » ! Arthur Koestler, « juif » hongrois, célèbre écrivain, ex-communiste puis sioniste, en fut tout déconcerté. Il s’esquiva peu après pour s’établir à Londres avec sa femme où ils demandèrent la nationalité britannique… que les Anglais se firent une joie de leur accorder. Lorsqu’il publia son livre intitulé « La 13e tribu » (où il démontrait que ces anthropologues avaient probablement raison) un grand silence (équivalent à une censure) l’accueillit… Mais cette affaire khazar n’est pas terminée, puisque Marek Halter a publié récemment un « roman » au titre évocateur « Le vent des Khazars » dans lequel il semblerait prendre la thèse au sérieux. Quant à moi, je pense qu’une étude de l’ADN (sur des ossements) – si cela est possible ? – pourrait mettre un point final à cette énigme. Mais je m’aperçois que personne ne la demande. Craindrait-on là encore une vérité dérangeante ?

Pour comprendre ce qui va se passer ensuite, ou s’amplifier – parce que les premiers pogroms (anti-juifs) se produisent en Pologne, après l’écrasement de l’insurrection en 1863, puis en Ukraine, en Moldavie etc. c’est-à-dire à l’intérieur de l’Empire tsariste, il fallait prendre connaissance du prologue, car ce prologue est russe… tout comme les « Protocoles » ! Le plus connu des pogroms a lieu en 1903 à Kichinev, en Moldavie tsariste. Plus les peuples emprisonnés dans l’Empire revendiquent leur indépendance, plus les Russes se servent des Juifs comme de boucs émissaires, plus l’anti-judaïsme monte chez ces peuples qui sont tous profondément chrétiens. Les Juifs de ces pays sont piégés : ils ne peuvent, eux, revendiquer l’indépendance, d’autant qu’ils sont assujettis à Moscou ! Ils ont le choix entre trois solutions, on l’a dit : s’engager à fond dans l’internationalisme (« les prolétaires n’ont pas de patrie ») ou émigrer (vers l’Ouest) ou jouer à fond la carte austro-allemande. Ce que l’on appelle le « génocide des juifs » est la conséquence d’une formidable confrontation entre des peuples captifs (qui rêvent de liberté) et qui sont pris en tenailles entre deux mastodontes adverses : la Russie et l’Allemagne, les Slaves et les Germains. Les Juifs versent du côté occidental : Allemagne/Etats-Unis, mais d’autres « rêvent » (Lénine, Trotski, Boukharine, Kamenev, Zinoviev, Martov etc.) d’un pouvoir « socialiste » englobant l’Allemagne (l’industrie) avec la Russie (agricole) dans un ensemble où les Juifs seraient les dominants, étant les seuls à être véritablement « internationalistes » (du fait de leur dispersion), souvent polyglottes, et en relation avec le monde extérieur. Car cet ensemble s’arrêterait (provisoirement ?) au Rhin, les pays de l’ouest européen étant catholiques, romains, et plutôt petits boutiquiers. Dans l’ensemble central, orienté vers l’est, un pays en effet doit disparaître : la Pologne, exception catholique à l’Est (ce qui explique probablement l’entente « miraculeuse » réalisée en 1939 par Hitler et Staline : les deux dictateurs sont d’accord là-dessus). Néanmoins, le traité de Rapallo signé en 1922 entre l’URSS et l’Allemagne de Weimar ressemblait fort à une alliance ! Déjà partagée trois fois, la Pologne doit cette fois disparaître définitivement. Mais un autre pays doit être soumis, soviétisé : l’Allemagne ! Et là, tout comme en Pologne, c’est aux Juifs, emmenés par Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, les chefs des « spartakistes », qu’il appartient de réaliser l’opération – au nom du communisme ! Avec le « marxisme », idéologie de substitution au judaïsme, les communautés juives se révèlent disponibles pour une action de grande envergure en Europe.

En 1916, les Empires centraux sont gagnants sur tous les fronts : la victoire est au bout du canon. Kurt Blumenfeld, le secrétaire de la fédération sioniste d’Allemagne (le siège de l’Organisation internationale est à Berlin !) a pris position en faveur de l’Allemagne dans un article publié en septembre 1915, et il appelle à « consolider l’Empire ottoman en propageant l’influence allemande dans la région ». Les deux Empereurs visitent la Pologne libérée et y reçoivent les représentants de la communauté juive auxquels ils annoncent qu’ils leur accordent « l’autonomie administrative » dans le yiddishland ! C’est une première reconnaissance historique de l’ensemble juif établi à l’Est. Les premiers rapports qui parviennent à Londres signalent la grande satisfaction exprimée par les rabbins en Pologne. Le « basculement » des Juifs du côté allemand risque de se précipiter. L’Angleterre ne peut se résoudre à subir une défaite comme la France en 1870. Elle y perdrait son Empire, ou tout au moins il lui faudrait le partager, et l’Angleterre n’est pas « partageuse » ! En outre, elle est depuis plus d’un siècle aux prises avec la révolte irlandaise, et les Irlandais sont désormais nombreux aux Etats-Unis. Ils y constituent un puissant lobby qui cherche à entraîner les USA dans la guerre aux côtés de l’Allemagne. Guillaume II a expédié aux States en 1915 une délégation de juifs allemands conduite par le philosophe Hermann Cohen pour demander aux juifs de faire pression sur leur gouvernement afin qu’il entre en guerre aux côtés des Empires centraux. « Les organisations juives mondiales, dont l’organisation sioniste mondiale, font généralement le choix de la neutralité. Cependant, étant donné le poids du judaïsme russo-polonais et la nature du régime tsariste, la sympathie de la plupart de leurs dirigeants va plutôt à l’Allemagne et à l’Empire austro-hongrois. Conscient de ce préjugé favorable, le ministère allemand des Affaires étrangères tente de l’utiliser au mieux des intérêts du Reich ». (Histoire universelle des Juifs – Hachette – 1992, sous la direction d’Elie Barnavi). Alors va se réaliser la « prophétie » de Chaïm Weizmann. Celui-ci, en effet, à Bâle en 1903, au Congrès sioniste extraordinaire convoqué pour voter sur le « projet Ouganda » a voté contre et il explique à Herzl qui s’en étonne – n’est-il pas un partisan de l’Angleterre ? – Justement, lui répond-t-il, je suis convaincu que c’est l’Angleterre qui nous donnera la Palestine, et non pas l’Ouganda, mon cher Theodor, parce qu’elle ne laissera aucune puissance s’installer sur les rives du canal de Suez ! Surtout pas l’Allemagne ! Ni même la France ! Elle veut l’Egypte, ce bastion, pour se lancer à l’assaut de la Mésopotamie, et elle l’aura… »

Herzl a commis la faute d’accepter la proposition britannique après l’échec de son cinquième voyage à Constantinople – en 1902. Il est arrivé encore une fois avec des valises bourrées de billets de banque. Le Sultan, Abdul Hamid, en situation de banqueroute, est bien tenté d’accepter cette manne que les plus grands banquiers juifs d’Allemagne et d’Amérique lui promettent. Signez-moi une « charte » lui dit Herzl, et votre dette colossale s’évanouit ! – Il faut que je réfléchisse, lui répond le Sultan. Ses conseillers lui font observer qu’il est également le Chef de l’Islam, et que la France est la « gardienne des Lieux saints » ! Et sa réponse se fait attendre… « Herzl ne se fait plus aucune illusion sur la duplicité du Sultan : la Palestine ne sera accessible qu’à la chute de l’Empire ottoman…(in « Le siècle d’Israël » de J.Derogy-H. Carmel, p.114 – éditions Fayard – 1995). Déçu – Theodor se voyait déjà à la tête d’un Etat sous protectorat allemand ! – le voici à Londres où il rencontre le Premier Ministre, Joseph Chamberlain. « Donnez-moi Chypre ou le Sinaï, entre El Arish et le golfe d’Akaba, je vous fais une colonie juive sous mandat britannique ». Chamberlain lui répond qu’à Chypre, les Grecs et les Turcs se disputent déjà ! En Egypte, il va falloir consulter le commissaire britannique, Lord Cromer, qui fait office de vice-roi d’Egypte… La réponse, négative, tombe un an plus tard. Et Herzl, acculé, va accepter l’Ouganda ! Ici, nous avons encore la preuve que son « projet » s’inscrivait dans l’histoire coloniale de la fin du 19e siècle, car les Anglais en butte à la sécession des Etats Boers recherchait des colons pour les installer au nord, entre le Lac Victoria et le Lac Albert, afin de prendre les Boers à revers, et les réintégrer de force dans l’Union sud-africaine. La guerre faisait rage depuis 1899, et le général Kruger, un colon d’origine allemande, soutenu par l’Allemagne et la France, menaçait de couper l’Afrique en deux, en reliant par le Congo les deux zones de colonisation allemande, sur le flanc est et sur le flanc ouest du continent. Or Cecil Rhodes projetait de construire une ligne de chemin de fer reliant Le Cap au Caire ! Il vient à Londres expliquer au gouvernement ultra-impérialiste de Chamberlain « qu’il faut mettre le paquet » contre les Allemands et leurs alliés français (déjà, à Fachoda, au Soudan, Kitchener a contraint les Français à leur céder la place). Au Sinaï, une colonie juive créerait des problèmes avec les Arabes – avec l’Egypte notamment, cette Egypte qu’il leur faut absolument maîtriser. « On ne va pas se créer des problèmes au nord, alors que nous en avons au sud. Kitchener n’apprécierait pas » ! C’est donc en connaissance de cause, qu’Herzl accepta la proposition du gouvernement de Sa Majesté britannique : un territoire, vidé de sa population africaine, où seuls des Juifs pourraient y vivre. Pensait-il que plus tard ils seraient transférés en Palestine libérée du « joug ottoman » ? Une étape transitoire en somme ? Indignés par ce qu’ils considéraient comme une « trahison », les juifs d’Allemagne et de Russie le convoquèrent à Bâle pour le faire condamner par la grande majorité de ceux qui avaient cru au projet allemand. Herzl en est mort un an plus tard, de honte et de chagrin.

En Angleterre, les notables, et grands financiers de la communauté juive (les Rothschild, les Montefiore, les Montagu, les Goldsmid…) anoblis par la Reine, étaient tous favorables au « projet Ouganda ». Aucun juif britannique n’avait envie d’aller finir ses jours dans le « désert ». Ni ceux d’Allemagne, ni ceux d’Amérique ! L’Ouganda, c’était parfait pour les « petits juifs » de l’Est qui feraient d’excellents colons au service de Sa Majesté ! Mais l’heure de Weizmann avait sonné, car lui avait deviné que l’Angleterre et l’Allemagne allaient se livrer un duel féroce pour conquérir l’Empire ottoman, et que dans ce combat frontal, l’appui des Juifs s’avérerait indispensable.

Nous n’allons pas entrer dans les détails. Chacun connaît la suite ! En 1916, les Français et les Anglais (Accords Sykes-Picot) se partagent l’Empire ottoman en zones d’influence, et se répartissent les futurs « mandats ». Mais, aux yeux de Londres, Sykes a commis une faute grave : il a laissé aux Français l’espoir d’un « mandat international » sur la Palestine ! Dûment chapitré, Sykes (qui est catholique) va tout faire pour effacer sa « faute ». Weizmann alerte l’Organisation sioniste à Berlin, qui va déménager à Copenhague et lui expédier le N°2 de l’Organisation, Nahum Sokolov, pour l’épauler dans ses négociations « au plus haut sommet ». En octobre 1917 sera signé… un autre accord, cette fois entre l’Angleterre, représentée par son ministre des Affaires étrangères, Lord Balfour, et les Juifs, représentés par Lord Rothschild. Il s’agit bien d’un accord entre puissances, car on voit mal comment Chaïm Weizmann, « qui n’est rien du tout », aurait pu signer un « accord » avec la super-puissance britannique ! D’ailleurs, quand il fallut signer (c’est-à-dire adresser la lettre du Ministre de Sa Majesté) Londres trouva que « Rothschild », universellement connu, ferait un excellent destinataire de la fameuse lettre !

Est-ce que c’est « la promesse d’un Foyer National juif en Palestine » qui a fait basculer le monde juif dans le camp de l’Angleterre ? Oui et non. Car il ne s’agit pas seulement de la « Palestine » ! En réalité, il y a outre-atlantique les Etats-Unis d’Amérique qui ont déjà attiré des dizaines de millions d’Européens, dont plusieurs millions de Juifs ! New York est en train de supplanter dans l’horizon juif Berlin et Vienne. L’avenir est à l’Ouest, il est américain, « anglo-saxon » via l’Angleterre. Le pacte Balfour-Rothschild est parrainé par le Président Wilson, « travaillé au corps » par le représentant des sionistes aux States, le juge Louis Brandeis, un « juif allemand », originaire de Bohême, nommé juge à la Cour Suprême par son ami intime élu à la Maison Blanche en 1912. Brandeis reçoit Lord Balfour, le ministre des Affaires étrangères de Sa Majesté britannique. « Exilé aux Etats-Unis, Ben Gourion, lui, comprend très vite que cette communauté américaine, entraînée par ses nouveaux dirigeants et ses intellectuels d’origine germanique, détient les clefs de l’avenir du mouvement sioniste mondial. D’où l’importance de contacts directs avec les masses juives de ce continent, émigrées de Russie et d’Europe centrale : ces liens lui seront indispensables pour en prendre un jour le contrôle ». (in « Le Siècle d’Israël » déjà cité, de Jacques Derogy et Hesi Carmel, p. 176). Voilà comment les Etats-Unis entrent en guerre en 1917… aux côtés de l’Angleterre (et tout à fait accessoirement aux côtés de la France !) contre les Empires centraux. Pour tous les Juifs d’Europe de l’Est , c’est la promesse d’un « passage à l’Ouest » ! Car les Juifs du Yiddishland et de Russie, répétons-le, n’ont aucune envie de rejoindre la Palestine : ils veulent gagner New York, à la nage s’il le faut ! Cette réalité-là fut grandement occultée par la « révolution d’Octobre » que l’on nous présenta comme le début « d’un nouveau monde »… alors que ce « nouveau monde » était en plein essor en face !

L’Allemagne et l’Autriche sont brisées en 1917-18. Les communautés juives triomphent en Russie, en Allemagne, en Hongrie, et les sionistes, de leur côté, crient « victoire » ! De cette fantastique contradiction va naître un conflit terrifiant entre « ceux qui veulent passer à l’Ouest » et serrer dans leur bras cet Oncle Sam qui annonce leur « libération », et ceux qui, maîtres de Moscou et de la Russie, veulent réaliser leur « rêve » sur place en « exportant » la Révolution jusqu’à Berlin, l’industrie allemande étant nécessaire à l’édification du « socialisme », préalable au « communisme » virtuel jamais décrit, mais simplement annoncé par le messianisme marxiste. La confrontation sanglante entre les peuples captifs, à peine libérés du tsarisme en 1918, réintégrés de force par l’armée « rouge » (qui va vite devenir l’armée rouge du sang des peuples) et les Juifs sortis vainqueurs (avec les deux grandes puissances anglo-saxonnes) de la 1ère guerre mondiale va générer ce que l’on appelle le « génocide des juifs » au 20e siècle, le paradoxe étant que ces « vainqueurs », emportés par leur volonté de puissance, ce que de Gaulle, dans sa fameuse conférence de presse de juin 1967 a parfaitement exprimé dans une phrase-choc « peuple d’élite, sûr de lui et dominateur » (même s’il ne s’agit pas d’un peuple, mais plutôt d’une « alliance » entre des communautés « riches » en tous genres, soudées en outre, par une religion qui l’a proclamé « peuple élu » !) vont se heurter aux peuples de l’Europe de l’Est et du Centre, assoiffés de liberté, et à ces peuples germaniques, brillants, cultivés, industrieux, qui possèdent dix longueurs d’avance sur le peuple russe, sous-développé, arriéré, sorti à peine du féodalisme, qu’ils vont devoir transformer à toute allure en « peuple d’élite, sûr de lui et dominateur » ! Mission impossible car les Allemands, après leur défaite de 1918, vont se reconstituer rapidement avec un esprit de revanche décuplé par la haine des Juifs, elle-même relayée à l’Est par des peuples martyrisés par les « commissaires politiques » à la sauce russe ! Sait-on que 100.000 juifs au moins furent massacrés du temps de Lénine entre 1917 et 1924 par ces peuples viscéralement anti-communistes et anti-russes ? Et comble de malchance ( ?) pour les Juifs, les sionistes sont à l’œuvre pour imposer un « Etat juif » à une autre peuple – le peuple arabe – qui se bat lui aussi pour sa libération, et qui commence justement à y croire sur les décombres de l’Empire ottoman ! Ainsi, les Juifs, avec leurs deux entreprises totalement anti-démocratiques – « communisme » et « sionisme » – se mettent à dos tous les peuples qui rêvaient de liberté et d’indépendance à l’orée du nouveau siècle !

La seconde guerre mondiale ne fut que le prolongement de la première. Les peuples germaniques l’ont encore perdue pour les mêmes raisons : les Juifs étaient désormais ancrés dans leurs deux super « patries » : l’URSS et les Etats-Unis. D’où la « sainte alliance » réalisée contre l’Allemagne en 1941. A son tour, l’ URSS a disparu, laissant les Etats-Unis seuls maître du monde pour une raison bien simple : l’essor économique, la prospérité qui en découlait a quasiment « gelé » l’URSS sur place (que de Gaulle continuait à appeler « Russie » à juste titre), malgré les rodomontades d’un Khrouchtchev qui prétendait, après la mort de Staline, rattraper et dépasser les Etats-Unis ! Aujourd’hui tous les Juifs sont passés à l’Ouest, Rothschild l’a emporté sur le « camarade » Marx (y compris à Libé !). Il ne pouvait pas en être autrement parce que l’homme préfère tenir (son bien-être) que courir (après des lendemains… qui déchantent ou des promesses toujours trahies). Les Juifs sont désormais parmi nous, en Occident, et c’est bien mieux ainsi.

Reste le « problème » d’Israël… A quoi sert cet Etat aujourd’hui ? N’est-il pas, comme on dit, superfétatoire ? Sans doute, à la fin de la seconde guerre mondiale, les sionistes, soutenus par Staline qui avait pour objectif de chasser l’Angleterre, après la France, du Proche et du Moyen-Orient, ont-ils cru que « leur » Etat pourrait maintenir la « sainte alliance » entre les deux super-Grands de l’époque, à leur profit. (Ce sont d’ailleurs les Juifs, tous les Juifs enfin rassemblés, qui ont, à Paris, fabriqué le mythe de l’infaillibilité du « génial » Père des Peuples : c’est ce qui explique l’incroyable et exceptionnelle stalinisation du PC français, le plus stalinien d’entre tous). Mais l’Angleterre, ayant perdu son Empire, tenait à conserver ce rôle gratifiant d’intermédiaire. Elle s’y est opposée, et a déclenché la « guerre froide » (Churchill et les travaillistes étaient d’accord là-dessus) afin de séparer les deux mastodontes. La suite on la connaît. Le progrès économique et le bien-être qu’il générait a fait pencher la balance du côté des States.

Maintenant qu’ils ont pris possession des Etats-Unis, les Juifs sont, avec l’Oncle Sam, confrontés à l’Asie, où la Chine a supplanté le Japon dans son adversité avec l’Amérique. D’où le « choc des civilisations » annoncé, brutal, terrifiant, puisque le Japon ne s’inclina qu’après un bombardement atomique. N’en doutons pas, c’est toute l’Asie (agressée hier par les puissances coloniales) qui va se rassembler, mû par un esprit de revanche anti-colonialiste. Déjà, en 1955, la fameuse conférence de Bandung (en Indonésie) réalisait l’alliance du « tiers-monde », encore entravée par la domination de l’URSS sur la Chine. La fin de la parenthèse « soviétique » a libéré le mastodonte chinois, désormais candidat au leadership « mondial » face aux Etats-Unis, leader du monde occidental. Et du coup, les musulmans (un milliard trois cents millions d’habitants !) dispersés à la lisière de cette Asie, jusqu’en Afrique du Nord, sont devenus un enjeu majeur – tout comme les Juifs au début du XXe siècle ! A cette différence près qu’il ne s’agit pas d’une puissance financière (même si le pétrole y occupe une place considérable, mais la manne pétrolière se diversifie). Non, l’intérêt que représente le monde arabo-musulman est avant tout stratégique : il encercle littéralement la Chine, et pour les stratèges du Pentagone, cette ceinture permet de faire peser sur l’adversaire potentiel – à partir d’un chapelet de bases dotées d’armes de destruction massive – une menace permanente… dont la Chine, a contrario, doit empêcher l’installation. Dans la confrontation Chine-USA, les Américains possèdent un avantage majeur, ce même avantage qui leur a permis de balayer l’URSS sans avoir à tirer un seul coup de fusil : le niveau de vie, le bien-être, la propagation par l’image de l’american way of life qui fait tant rêver, jusque dans les banlieues de nos villes ! L’erreur commise par Bush Jr et son équipe – une très grave erreur – c’est d’avoir ajouté à cette image de prospérité un esprit de croisade… alimenté par un christianisme de pacotille dirigé contre le monde islamique que cette équipe de fondamentalistes « judéo-chrétiens » s’était mis en tête de « reformater » – du Maroc à l’Indonésie ! Résultat : la Chine qui manque cruellement d’idéologie d’exportation (personne, pas même les Chinois, ne prend leur « communisme » au sérieux !) se voit offrir par les « croisés » à la sauce protestante de l’Amérique puritaine une religion à dimension mondiale, qui plus est revancharde : l’islam ! Revancharde et agressive parce que tous les peuples qui la pratiquent, notamment le peuple arabe, au Proche-Orient, sont entrés dans une phase aiguë de frustration vis-à-vis de l’Occident « dominateur » dont la richesse pour une bonne part provient de l’exploitation du pétrole… extrait de son sous-sol ! Et comme si cela ne suffisait pas, l’Occident a eu l’impudence d’installer chez eux par la force un « Etat juif » soi-disant pour compenser des crimes commis… en Europe par des Européens ! Il y eut déjà dans l’histoire des empires musulmans non-arabes, en Perse (la dynastie chiite des Séfévides) et en Asie centrale (l’Empire des Grands Moghols), celui-ci à cheval entre la Chine et l’Inde. Que la Chine soutienne aujourd’hui Téhéran, qui s’en étonnera ? Mais qu’un jour la Chine elle-même proclame sa conversion… à l’islam, voilà qui en surprendrait plus d’un ! Pourtant, nous savons qu’un pays, ou un prétendant (Henri IV chez nous !) lorsqu’il choisit une religion, le fait… par intérêt ! Rappelons-nous précisément le roi des Khazars, Bulan, donnant sa préférence… au judaïsme, ou au Prince Vladimir, en 858, à Kiev choisissant le christianisme !

Laquelle des deux fera basculer l’islam dans son camp : la Chine ou les Etats-Unis ? Le conflit (le « choc des civilisations », plus prosaïquement une 3e guerre mondiale) est-il inévitable ? Beaucoup le pensent, beaucoup le craignent. Par son comportement insane, Bush Jr a déjà repoussé l’islam du côté de Téhéran et de Pékin. La Chine, sur sa lancée, invite l’Afrique à coopérer avec elle. L’Amérique latine, en lutte contre la domination de la grande puissance du Nord, ne lui est certainement pas hostile. Un super Bandung se profile à l’horizon. Mais une domination chinoise sur le monde ne résoudrait pas les conflits ethniques, qui en douterait ?

Les Européens, avec les Africains, peuvent-ils ramener l’islam vers la Méditerranée ? Peuvent-ils y construire un nouvel ordre mondial, pacifique, dans lequel chaque peuple aura sa place, y compris la Chine et les Etats-Unis ? Cela va dépendre pour beaucoup des Juifs ! A la fin du 19e siècle, au moment du duel anglo-germanique, puis au XXe dans le sillage de la Russie « bolchevique », l’Europe dominait le monde. Rares sont ceux qui pouvaient prévoir son déclin, encore moins son dépassement par l’Asie (même si quelques esprits évoquaient le « péril jaune », il s’agissait de romanciers plutôt en mal d’exotisme !). En revanche, les Etats-Unis d’Amérique se posaient là, en sérieux rivaux. Certains ouvrages, parmi les plus célèbres de Jules Verne, le laissaient prévoir. Mais la Chine ? N’était-elle pas « tenue » par la grande Union soviétique ? Le Japon n’avait-il pas été atomisé par l’Oncle Sam ? Si Theodor Herzl avait été lucide, il eut proposé un « Etat juif » non pas en Palestine, mais aux Etats-Unis, comme le préconisait un autre banquier américain, fort influent, d’origine allemande, Jacob Schiff, ou bien aurait-il tout simplement apporté son appui à la Jewish Colonization Association, fondée par le Baron Maurice de Hirsch, un banquier plus riche que les Rothschild !, qui, lui, envisageait de transférer en 25 ans 3.250.000 Juifs de Russie vers l’Argentine et le Brésil ! Hélas, les impérialismes, avides d’expansion, avaient juré la perte de l’Empire ottoman…

Nous avons compris que la « volonté de puissance » des Juifs les a toujours alliés à celle de la Nation dominante. Elles se doublent pour ainsi dire. D’où la formidable ambition de l’Angleterre d’abord, puis celle de l’Allemagne, d’essence économique toutes les deux, enfin celle de l’URSS, idéologique, qui prouve justement, par son absence de dynamisme économique, l’existence d’une ambition purement juive. Passés à l’Ouest, les Juifs ont investi les States. A coup sûr, les deux volontés de puissance se complètent à merveille ! Guerre ou paix ? De toute évidence, les sionistes, pour sauver Israël, menacé de disparition, sont prêts à tout ! Et Pékin se frotte les mains : avec cet Etat juif en décomposition, les sionistes vont leur livrer le monde islamique, puisque guerre après guerre, ils vont détruire tout ce qui reste d’influence occidentale en Asie ! Même le Liban se voit promis au gouffre, la Palestine, n’en parlons pas, n’en parlons plus ! Et les Etats-Unis eux-mêmes, défaits, entraînés dans la guerre au Proche-Orient, vont bientôt se poser la question : est-ce bien notre intérêt que notre armée défend ? L’ancien Président Jimmy Carter, dans son dernier ouvrage « Palestine : la paix, pas l’apartheid » n’hésite pas à interpeller le peuple américain : « Nous sommes soumis à un puissant lobby qui ne fait entendre qu’une seule volonté ! ».

Comment ne pas se souvenir de l’extraordinaire prophétie de ce maronite du sud, Neguib Azoury, qui écrivait dans son livre paru à Paris en 1905 « Le Réveil de la nation arabe dans l’Asie turque » : deux phénomènes importants, de même nature, et pourtant opposés, se manifestent à présent en Turquie d’Asie : ce sont le réveil de la nation arabe et l’effort des juifs pour reconstituer à très large échelle l’ancien royaume d’Israël. Ces deux mouvements sont destinés à se combattre jusqu’à ce que l’un l’emporte sur l’autre. Il ajoute : « que les deux peuples représentent deux principes contradictoires et avertit – en 1905 ! – que le sort du monde entier dépend de l’issue de leur lutte ! » Mais qui lit Azoury ? (in « le Siècle d’Israël » - éditions Fayard – p. 154 – 1995).

MON OPINION SUR LE « GÉNOCIDE DES JUIFS »

Si l’on admet que mon interprétation des événements du XXe siècle est fondée, que peuvent signifier ces mots – génocide, holocauste, shoah… – rapportés à ce qui apparaît comme une lutte entre grandes puissances – pour la domination ou le partage du monde en zones d’influence – à laquelle furent mêlées des communautés « juives » qui y participaient en raison de leur « surface financière » et de leur entregent diplomatique, longtemps soumises, tant culturellement que politiquement, et découvrant avec exaltation à travers l’essor et le triomphe du capitalisme leurs formidables « potentialités » ? Ne sont-ce pas seulement des mots qui cherchent à dissimuler l’essentiel, à savoir que les Juifs sont bien parvenus à s’intégrer dans notre monde où ils agissent en dominants parmi les élites dirigeantes ? Car il s’agit d’une élite incontestablement, et comme toutes les élites, elle évolue dans les sphères gouvernementales qui tendent naturellement à orienter le « sens de l’histoire ». Ne sont-ce pas des « magiciens » qui se brûlent au contact des peuples riches… d’une identité, bâtie au fil des siècles, qui leur colle à la peau – comme on l’a vu à l’Est de l’Europe où, précisément, s’est accompli le « génocide » des Juifs ? Un historien juif, d’origine polonaise, naturalisé américain, Raul Hilberg a d’ailleurs consacré 25 ans de sa vie à l’étudier et son livre – une somme – a pour titre « La Destruction des Juifs européens » (folio-Gallimard). « Elle fut l’œuvre, dit-il, de plusieurs peuples et de plusieurs Etats ». C’est un constat qui est également le mien ! A cette différence près que ni Hilberg ni aucun autre historien de « la génération de la guerre » n’a encore admis l’antériorité du crime commis au détriment de ces peuples par le despotisme soviéto-tsariste, plus encore sous sa forme « soviétique » que tsariste, la plupart de nos historiens restant accrochés au mythe du « communisme » émancipateur des peuples ! En France, ne l’oublions pas, ce sont plusieurs générations d’intellectuels et d’enseignants qui furent les complices ou les propagateurs stipendiés de ce mythe, et leur descendance a largement pénétré la superstructure de notre Etat, en premier lieu ces « lieux de culture » écrits, audio-visuels… et religieux ! (Ce qui est assez paradoxal dans un Etat qui professe le culte… de la laïcité !).

* Ma candidature au 1er tour de la Présidentielle n’était qu’un projet… et demeure un projet ! Mais les « parrains » ayant reçu consigne de n’accorder leur signature qu’aux candidats formatés, présentés par les deux « grands » partis, et tous craignant pour leur réélection aux prochaines municipales, et leurs subventions, qui dépendent, celles-là, de « parrains » plus puissants qu’eux, il en résulte que les candidats « hors norme » sont d’avance éliminés. Ce qui est mon cas, et cela me dispense de courir les campagnes à la recherche de « signatures » inexistantes ! Pour donner plus de force à cet appel en faveur d’une mobilisation pour la paix, et placer devant leurs responsabilités les deux ou trois candidats susceptibles d’être élus, je maintiens donc « candidat au 1er tour de la présidentielle ». G.E.

mercredi, janvier 10, 2007

CHIRAC RÉÉLU !

La stratégie de Jacques Chirac, tout comme celle de Villepin, s'expliquent parfaitement. Les sondages vont donner Ségolène Royal gagnante... et Sarkozy... perdant ! L'écart va s'accroître entre les deux candidats; les députés UMP vont s'affoler... pour leur réélection sérieusement compromise par la victoire de Ségolène ! Pour l'heure, ils s'agglutinent autour de Nicolas "le sauveur", mais lorsqu'il apparaîtra comme le perdant ! Villepin, lui, a intérêt à jouer Chirac. Il restera, soit Premier Ministre, soit se placera pour 2012 ! Sarkozy étant battu, et Chirac cette fois partant, la place sera libre... C'est sur la politique américaine que le tandem Chirac-Villepin va foudroyer Sarkozy. Bush, en effet, s'apprête à envoyer de nouvelles troupes en Irak. Naturellement, Chirac va condamner cette politique "foldingue". Que va faire Nicolas, lui qui a fait des pieds et des mains... pour serrer la main de Bush à Washington ? Tout le monde sait qu'il est le candidat du "parti israélo-américain". Il aura du mal à se débarrasser de cette mauvaise image de marque. L'opinion sera en très grande majorité du côté de Chirac. Reste à porter Le Pen en finale pour l'emporter à coup sûr. Il lui faut donc ratiboiser Ségolène, en multipliant les candidatures à gauche : Autain, si séduisante, Bové si populaire, et même Hulot la vedette des médias, tous sont partants ou meurent d'envie d'en être. Résultat de la course : Chirac-Le Pen en finale, comme en 2002 ! Les discours très gauchisants de Chirac depuis quelque temps sont destinés à faciliter le ralliement d'une partie de la gauche, une autre partie s'abstenant. Plus j'y réfléchis, plus je me dis que "Jacques" est décidément malin, d'autant que les grandes conférences sur le Liban et sur la Palestine dans la foulée ( qu'il va s'efforcer de mettre sur pied à Paris pendant la Conférence sur le Liban : le sort des deux pays n'est-il pas lié ?) auront besoin de sa présence à l'Elysée... pendant un certain temps ! Lorsque j'entends Alain Duhamel exclure cette hypothèse (une nouvelle candidature de Jacques Chirac) je me marre doucement...

vendredi, janvier 05, 2007

MERCI A RJ LIBAN !

Le site RJ Liban a publié intégralement mon analyse sur le "génocide des juifs au XXe siècle", qu'ils qualifient de "passionnante"... Par la même occasion, ils rappelent ma candidature au 1er tour de la présidentielle en présentant en guise de préface le texte que je leur avais adressé en juillet dernier pour annoncer cette candidature tout à fait exceptionnelle. Je vous invite donc à découvrir le site RJ Liban sans plus tarder.

vendredi, décembre 15, 2006

JOHNNY HALLIDAY NOUS DOIT DEUX CHIFFRES !

Compte tenu de la notoriété de Johnny Hallyday, et du choc qu'il occasionne dans l'opinion en s'installant en Suisse "pour se soustraire à trop d'impôt", nous avons "le droit de savoir". N'est-ce pas le titre d'une émission de TF1 ? Sera-ce le sujet du prochain numéro de cette excellente émission ? Ils nous doivent ça à TF1. Mieux : le canard enchaîné publia naguère une feuille d'impôts d'un célèbre contribuable, un certain Chaban-Delmas, premier ministre de son état. J'espère que dans son numéro de mercredi prochain, le volatile généralement bien informé affichera à la une la feuille d'impôts de Johnny. Un de ses gentils correspondants de Bercy devrait s'empresser de la lui fournir. Deux chiffres nous importent : le montant de ses revenus déclarés en 2005, et celui de son imposition. Lorsque nous aurons ces deux chiffres sous le nez, nous pourrons alors nous faire une opinion : le montant de cet impôt, au regard de ses revenus, est-il à ce point insupportable qu'il lui faille émigrer vers des cieux plus cléments ? Ou bien nous raconte-t-on des histoires avec ces gens fortunés qui n'y arrivent plus parce que ruinés par "l'impôt sur la fortune" ? J'attends beaucoup du canard : ces deux chiffres qui feront de Johnny soit une "victime" soit un grand électeur de Sarkozy... fatal à son idole !

LES BELGES ET NOUS : CONFÉDÉ OU FÉDÉRATION ?

Rosa et quelques autres me posent la question : pourquoi pas une Fédération ? Pourquoi ne pas créer une nouvelle capitale et la baptiser d'un nom "parlant", du type Voltaireville ou Villedelapaix ? Le Brésil, on s'en souvient, avait créé une capitale de toutes pièces : Brasilia. Ici, nous sommes dispersés et d'origines diverses appartenant, en outre, à des pays qui disposent d'une forte identité avec une histoire dense et conflictuelle. Si nous voulons donner vie à ce projet passionnant et adapté à la mondialisation, il faut, me semble-t-il, avancer avec beaucoup de précaution, et d'abord séduire. A coup sûr, le projet séduit ! En le réalisant, ne serions-nous pas les premiers à créer une citoyenneté mondiale où tous, noirs, jaunes, blancs... ou rouges !, seraient des citoyens à part entière dans un même ensemble ? La langue française, disait Fernand Braudel, est "notre patrie". Par chance, elle est parlée par des peuples différents vivant sur des continents hier séparés mais que relient désormais toutes les nouvelles techniques de communication, à commencer par internet, au point d'en faire des voisins arpentant le même village. La mondialisation n'a pas que des aspects négatifs ! Celui-ci est formidablement positif, et sans doute révolutionnaire. Je me souviens de cet Américain, Gary Davis, venu à Paris en 1947, se proclamer "citoyen du monde" et déchirant spectaculairement son passeport sur le parvis du Trocadéro. C'était trop tôt : le monde se divisait en blocs. Soixante ans plus tard, le monde tend vers l'unité, et tout naturellement, il se rassemble par langues : anglophone, hispanophone, arabophone etc. Nous autres, francophones, devons prendre toute notre place pour faire valoir notre "point de vue" et surtout participer à la compétition pacifique, précisément pour sauver la paix menacée par un cataclysme que l'on appelle communément "3e guerre mondiale" laquelle sera atomique, terroriste, triplée, si j'ose dire, d'une guerre de religions ! Les imbéciles qui, en Belgique, "regrettent" l'émission que je qualifie, moi, de prodigieuse, sont les pisse-froid des organismes sans vie de la CE. Incapables de concevoir l'avenir, ces crétins s'accrochent à leurs prébendes. Moi, je dis aux Flamands et aux Wallons, vous avez raison de divorcer ! Refaites donc votre vie avec qui bon vous semble ! D'autant que cette malheureuse Belgique nous fut imposée à tous par des Anglais hostiles à l'Europe ! Que la fête commence !

jeudi, décembre 14, 2006

RÉPONSE A ROSA ET APPEL AUX WALLONS

Une internaute (Rosa) me félicite pour mon projet de "Nouveaux Etats-Unis Francophones". Je l'en remercie. Ce projet, que je caresse depuis des lustres, va finir par s'imposer à tous ! De quoi s'agit-il ? De rassembler tous les francophones de la planète au sein d'une entité (très souple, et sur la base du volontariat ratifié au moyen d'un réferendum) de type confédéral, avec une capitale commune. Rosa demande quelle pourrait être cette capitale ? Je lui réponds que j'ai une préférence pour Fort-de-France, en Martinique. Elle serait ainsi près du continent américain où il faut absolument renforcer (conjointement et parallèlement avec les hispanophones) les locuteurs francophones au Nord (Canada-Québec-Louisiane), et au Sud (Guyane). Au départ les Etats fondateurs pourraient être au nombre de NEUF ou DIX. Tous ces Etats fondateurs sont actuellement à la recherche d'un avenir : la France(qui vomit de plus en plus l'europustule de la Nomenklatura eurocrétinisée), la Belgique coupée en deux, le Canada avec son Québec qui rêve d'indépendance, les DOM-TOM qui en ont marre d'être maltraités et qui se sentent abandonnés, enfin la Corse toujours enfièvrée. Il se trouve que le Canada et la Belgique sont engagés dans une période de transition, et finalement leurs institutions autorisent les Québécois et les Wallons, tout en restant dans leur entité confédérale, à adhérer à une confédération francophone. L'avantage de cette confédération : elle nous tourne vers l'outre-mer, atlantique et méditerranés, jusqu'en Océanie, c'est-à-dire qu'elle nous permet de faire face à la mondialisation qui avance à la vitesse du vent, et nous délivre du même coup de l'emprise bureaucratique implantée à Bruxelles (de même les Flamands et les Belges en seront délivrés !). L'émission de télévision qui a paniqué la Belgique montre à quel point la situation est propice à la réflexion et à la recherche d'une autre voie (francophone !). Il s'agit là de mon second projet des "Sept projets de la Sagesse" figurant dans la programmation de ma candidature au 1er tour de la présidentielle française...

mercredi, décembre 13, 2006

LA CENSURE EXISTE EN FRANCE !

Le "colloque" de Téhéran suscite naturellement des réactions en France. Les journaux demandent aux lecteurs de réagir sur leurs sites. Ce que je fais, comme beaucoup d'autres. Sur celui de Libé, et sur celui de 20 minutes notamment. Et je m'aperçois que de "petits esprits" censurent. De quel droit ? Savent-ils que nous sommes au pays de Voltaire et de Descartes ? Sans doute que non. Je me flatte d'être l'un des rares à avoir compris ce qui s'est passé au XXe siècle, et ainsi suis-je en mesure de prévoir ce qui va se passer au XXIe siècle, puisque la "guerre mondiale" commencée à la fin du 19e siècle, se poursuit et va franchir un degré d'intensité inouïe comme l'annonçait le bombardement atomique d'Hiroshima et de Nagasaki en 1945. Un maronite de la "Syrie du Sud", Neguib Azoury, l'avait prévu - dès 1905 ! Deux guerres de "grande envergure" opposant l'Islam au Judaïsme vont connaître leur épilogue apocalyptique dans une troisième mouture... si les Etats-Unis et l'Europe se laissent entraîner dans ce que d'aucuns appellent "le choc des civilisations". Cette fois, l'Asie, Chine en tête, s'y trouve mêlée, après le Japon "avant-gardiste" que les USA, déjà paniqués par cet immense continent qu'ils rêvent d'intégrer dans leur monde dollarisé, atomisèrent par deux fois avant de le soumettre. Nous sommes loin de Téhéran ? Loin d'Israël ? Pas du tout : nous sommes en plein dedans !

lundi, décembre 11, 2006

VERS UNE NOUVELLE GUERRE AU PROCHE-ORIENT !

On aura du mal à y échapper. Toutes les conditions sont réunies pour qu'une nouvelle guerre ait lieu au Proche-Orient. On peut même la situer dans le temps : au printemps 2007 ! Qu'est-ce qui me rend pessimiste à ce point ? L'inconcience de nos candidats à la présidentielle. Deux d'entre eux sont déjà instrumentalisés : Royal et Sarkozy. Je résume : en Israël, les faucons préparent leur "revanche" sur le Hezbollah. Ils ne peuvent rester sur leur échec de juillet 2006 qui rend impossible toute négociation avec l'adversaire. A Washington, leurs correspondants, désavoués par les électeurs, restent en place : ils vont tout faire pour neutraliser Bush junior qui pourrait être tenté de suivre les recommandations de la commission Baker-Hamilton. Comme ils ne peuvent agir en Irak, ils vont naturellement se reporter sur le Liban actuellement en décomposition et qui devient un terrain de manoeuvre pour tous ceux qui veulent élargir le conflit à toute la région, en frappant les chiites du Hezbollah. Les sunnites, actuellement en guerre contre les chiites, peuvent escompter rallier à eux une partie des chrétiens, et prendre ainsi en tenaille le hezbollah entre les troupes israéliennes d'une part, et les milices d'autre part. Il est probable que le bombardement de tout le Liban-sud sera terrible : les israéliens vont profiter de l'occasion pour en "finir" avec le hezbollah. Les troupes de la FINUL seront piégées : elles ne pourront rien faire contre les bombardements, et se retrouveront aux prises avec les combattants libanais chiites, entraînées par conséquent dans le camp israélo-sunnite ! Washington laissera faire, tout en neutralisant l'Iran et la Syrie par une négociation sur le "nucléaire" pour l'un, et le Golan pour l'autre, avec abandon du "procès Hariri"à la clef. Le Liban, détruit une fois de plus, aura servi de "monnaie d'échange", mais il est probable que les sionistes iront jusqu'à le réduire à peu de chose, en détruisant ses potentialités économiques et financières, et en annexant le sud du pays qui permettra de détourner les eaux du Litani tant convoitées !
Les faucons israéliens ont besoin de s'assurer le soutien de Paris - tant pour la fourniture d'armes que par son rôle diplomatique à l'ONU, en proie à une tempête internationale que l'agression israélienne déclenchera inévitablement. Au Liban comme en France les dirigeants politiques doivent prendre conscience du danger qui nous menace : au Liban, les dirigeants du hezbollah doivent impérativement rechercher au plus vite un compromis avec tous les autres Libanais qui fera échec au projet des faucons; en France, Sarkozy et Royal doivent prendre l'engagement solennel devant les Français qu'ils ne participeront, en aucun cas, à l'agression qui se prépare contre le Liban. Tous les autres candidats doivent en faire autant !

samedi, décembre 09, 2006

JIMMY CARTER MET LES PIEDS DANS LE PLAT

Dans son livre qui vient de paraître, l'ancien président US Jimmy Carter stigmatise l'apartheid qui caractérise, selon lui, la politique appliquée depuis des lustres en Israël , et il justifie l'emploi de ce mot en citant de nombreux exemples à l'appui. Dans une conférence de presse, il précise que c'est même "pire que ça"! Lorsqu'on sait que ce mot qualifiait la politique raciste du gouvernement sud-africain (avant son abandon il y a quelques années) on reste abasourdi par le courage (ou l'inconscience ?) dont fait preuve l'ancien président des Etats-Unis ! Le voici qui dénonce le silence quasi-total des hommes politiques tout comme celui des medias devant cette réalité-là. Certes, il n'a plus rien à perdre, dira-t-on. Sa carrière politique est derrière lui. Toutefois, il joue encore un rôle, précisément de médiation dans plusieurs conflits, à la demande du Président en exercice. Il a créé une Fondation et voyage beaucoup. Naturellement, les réactions sont vives ! Les groupes pro-israéliens s'indignent, le président de sa Fondation démissionne... eh bien, moi je l'applaudis, et je constate avec écoeurement que pas un seul de nos politiciens n'ose dire la vérité à propos d'Israël. Au contraire, Sarkozy et Royal se disputent plus que jamais son soutien, présidentielle oblige. Mais le virage de Jimmy Carter n'est-il pas dans l'air du temps... aux Etats-Unis ? Après Baker, Carter ! Vous vous rendez compte ? Il existe donc au Proche-Orient un Etat raciste qu'un ex-Président des Etats-Unis compare à celui qui sévissait en Afrique du Sud , du temps de Botha et autres extrémistes blancs ! Si j'étais juif, je m'interrogerais...

jeudi, décembre 07, 2006

UNE NOUVELLE EXPÉDITION DE SUEZ ?

Le rapport Baker remis à Bush jr préconise une révision déchirante de la politique américaine au Proche-Orient. A Tel Aviv, les partisans d'une "revanche" contre le Hezbollah n'ont plus qu'une solution : frapper, au printemps prochain sans doute, si l'on en croit la presse israélienne, sans l'appui de Washington. James Baker est considéré comme un "ennemi d'Israël", un partisan de la négociation "à tout prix", avec Damas et Téhéran. En 1956, l'expédition de Suez qui avait pour but de renverser Nasser au Caire, entraîna la France et l'Angleterre aux côtés d'Israël. Ben Gourion, l'anti-colonialiste (sic) se lança dans une opération militaire de grande envergure derrière les anciennes puissances coloniales qui s'étaient partagées la région à la fin de la "première" guerre mondiale. Les USA et l'URSS alliés mirent fin à l'opération en envoyant un ultimatun à Paris et Londres. Nous nous retrouvons dans ce cas de figure, sauf que Londres qui a collé à Washington dans la guerre contre l'Irak, restera à ses côtés pour tenter de trouver une "porte de sortie" honorable pour les deux puissances anglo-saxonnes. Tony Blair a tout intérêt à jouer la carte de la diplomatie auprès de son ami Bush trop heureux d'avoir comme intermédiaire un excellent connaisseur du monde arabe. Le tandem Baker-Blair est désormais attelé dans une recherche commune d'une solution négociée. Reste la France dont le chef, Jacques Chirac, héritier d'une politique jugée à Tel Aviv "pro-arabe", s'en va dans quelques mois, avec un successeur auto-proclamé, Nicolas Sarkozy, qui a déjà fait savoir à ses amis israéliens "qu'il tournerait la page", ce qui signifie en bon français que la politique étrangère de la France de pro-arabe deviendra... pro-israélienne ! Il suffit donc d'attendre, en effet, le printemps prochain pour déclencher une opération qui sera mieux préparée que la précédente ! Les dirigeants du Hezbollah doivent y réfléchir sérieusement : ils risquent de subir une frappe terrible alors que dans le même temps la Syrie et l'Iran seront en train de négocier avec Washington ! Les revanchards israéliens exploiteront sans aucun doute cette opportunité. Une fois de plus, le Liban risque d'en faire les frais. Mais, pour entreprendre ce "coup", Tel Aviv a besoin de l'appui de Paris, appui militaire et en livraison d'armes d'abord, et diplomatique à l'ONU. Voilà pourquoi les ultras vont tout faire pour installer Sarkozy à l'Elysée. Julien Dray et les Juifs, nombreux au PS, l'ont bien compris : cette fois le "vote juif" passera à droite, comme aux Etats-Unis où il rallia Ronald Reagan - grand soutien d'Israël - au détriment du parti démocrate pour lequel ils votaient jusque là. Le voyage de Ségolène au Proche-Orient a été dicté par la nécessité de montrer au gouvernement israélien que Mme Royal pouvait se montrer, elle aussi, très compréhensive à l'égard d'Israël. Mais voilà, il y a également les électeurs de banlieue qu'il faut inciter à voter pour le PS ! Difficile exercice d'équilibriste pour Ségolène : il lui faudra faire preuve d'une très grande habileté. L'élection présidentielle en France, pour la première fois, devient un champ de bataille israélo-arabe ! Avec ses 7 millions de musulmans, et ses 600.000 Juifs, la France ne pouvait pas y échapper.

lundi, décembre 04, 2006

SÉGOLÈNE ET LE TABOU

Prenons le dictionnaire. Tabou : se dit de quelque chose dont on ne doit pas parler, qu'il serait déplacé, malséant d'évoquer, en vertu des convenances sociales ou morales; interdit : un sujet tabou. Fam. se dit de quelque chose, de quelqu'un auquel on ne peut toucher, qu'on ne peut critiquer, mettre en cause. Ce qu'écrit le dictionnaire s'applique parfaitement à l'Etat d'Israël, et d'une manière générale, au monde juif. C'est ce que m'avait fait observer un autre Breton, peu de temps avant sa mort, je veux parler de mon "compatriote" Jean-Edern Hallier :" Gabriel, tous les tabous ont sauté en France , sauf un ! C'est le dernier ! Et crois-moi, celui-là il faut s'en protéger. On veut ma peau. Tu comprends pourquoi j'ai donné mon adhésion à la LICRA !"
Je ne sais pas si Ségolène a pris sa carte (une police d'assurance, devrais-je dire) à la LICRA. Elle doit le faire sans tarder si elle veut conserver une chance d'entrer à l'Elysée. Depuis des mois, j'attends le moment où le tabou va faire irruption dans la campagne présidentielle. Il n'est quand même pas normal, ni admissible qu'on nous bassine avec la "carte scolaire" ou la "couche d'ozone" tandis qu'on assassine le peuple palestinien, en commençant par la bande de Gaza, et que maintenant on s'en prend au Liban que d'aucuns voudraient rayer de la carte ! Je me doutais bien que cela finirait par arriver, d'autant que deux Juifs, au PS, affrontaient Ségolène, et qu'un autre s'emparait de l'UMP, et allait, lui, carrément, à New York, solliciter l'appui du plus puissant lobby de la planète ! Ségolène a un gros défaut, visible à l'oeil nu : elle est trop française ! Cela se voit, cela s'entend; elle s'adresse aux Français, se déclare en "phase" avec eux, proclame que "la France a encore un avenir". Ciel ! Est-ce qu'elle ne se prendrait pas pour Jeanne d'Arc ? Ce qui est sûr, c'est qu'elle est en train d'enterrer le vieux parti socialiste, qui fut le plus sioniste d'entre tous, avec le parti communiste français qui, lui, agissait, sur l'ordre de Staline avec un objectif précis : expulser la France et l'Angleterre du proche-orient. Le pétrole et les dollars coulaient déjà à flots dans la région.
Ségolène aurait dû se souvenir de la "caillasse" de Jospin à Bir Zeit, de l'agression dont fut victime Jacques Chirac dans les rues de Jérusalem où l'on voulait l'empêcher de s'adresser aux Palestiniens de la ville (que l'on expulse méthodiquement). Je ne sais pas qui, dans son entourage, a eu cette idée insensée de l'envoyer au Liban et en Palestine-Israël. Est-ce un ami ? Ou un adversaire ? N'oublions pas que les Jospin et autres Strauss-Kahn n'ont pas dit leur dernier mot ! Elle peut encore chuter : rien n'est joué dans cette "étrange" présidentielle. Les enjeux sont tels que les "perdants" ne vont pas se résigner. Comme aux Etats-Unis, où les électeurs les ont pourtant sévèrement sanctionnés, ils sont toujours là !
A l'insu de son plein gré, si j'ose dire, Ségolène est en train de faire sauter le dernier tabou. En Bretagne, récemment, au cours de mes nombreuses discussions, j'ai découvert que tout le monde réprouvait le procès intenté à la SNCF par des familles juives. C'est absurde, c'est injuste, m'a-t-on dit. Il est vrai que les cheminots , pour beaucoup, sont des héros. Qui n'a pas vu "la bataille du rail" de René Clément ? La SNCF, c'est une entreprise publique à laquelle les Français sont attachés, pas seulement en Bretagne ! Eh bien, pourtant aucun candidat à la présidentielle n'en parle ! Même Ségolène "qui se veut en phase avec les Français, qui pense comme eux" n'a rien dit ! Ni Marie-George Buffet, où les communistes furent nombreux à participer à la "bataille du rail" sous l'occupation ! Le tabou rend muet toute la classe politique française. Mais le voici qui vacille sur ses bases. Ségolène va-t-elle le faire sauter, avec des mots, comme un certain N.S. Khrouchtchev décapita l'Etat totalitaire avec son rapport "secret" que les apparatchiks tentèrent, en vain, d'étouffer ?

samedi, décembre 02, 2006

UN COMMUNIQUÉ D'ANTOINE GEMAYEL

Lecteur assidu de mon blog, et du Forum ouvert par FR3 sur l'élection présidentielle où je participe sous le pseudo de kerlegan, amoureux de la Bretagne qu'il connaît bien, Antoine Gemayel m'adresse le communiqué ci-dessous en me confiant le soin de le diffuser au maximum. Je m'empresse de le faire, en précisant que j'accepte avec joie la présidence qu'il propose d'apporter à mon comité de soutien.
Vivant en France depuis bientôt 40 ans, et bénéficiant de la double nationalité, française et libanaise, j'ai décidé de répondre favorablement à l'appel de Gabriel Enkiri en acceptant de présider le "comité de soutien" à sa candidature pour le 1er tour de la prochaine élection présidentielle. Comme lui, je suis convaincu que les événements du Proche-Orient, notamment au Liban et en Palestine, ont atteint un seuil critique. Pour moi, l'avenir de ces deux pays est lié. J'estime, en effet, que seule une grande conférence ouverte à tous les protagonistes du conflit, sans exception, est susceptible d'établir dans la région une paix "juste et durable". L'avenir de nos pays, y compris celui de la France, en dépend. Le projet de "grande conférence" qui se tiendrait à Beyrouth, et que Gabriel Enkiri appelle "la Conférence du Siècle" me séduit particulièrement. Je souhaite par conséquent que la France en prenne l'initiative sans plus tarder. Le combat pour la paix ne s'arrêtera évidemment pas en mai prochain. La campagne présidentielle permet de le lancer et de le renforcer dans l'opinion autour de la Méditerranée, et partout dans le monde, la crise du Proche-Orient se situant désormais au coeur d'un conflit mondial qu'il importe de maîtriser avant qu'il nous emporte tous dans un cycle de violences extrêmes - en commençant par ce malheureux Liban, voisin d'une Palestine déjà ravagée par une guerre qui n'en finit pas.
Je souhaite que la candidature de Gabriel Enkiri obtienne les parrainages nécessaires afin que son appel soit mieux entendu par tous ceux qui ont pris conscience de la gravité de la situation pour qu'au 1er tour ils se rassemblent sur son nom. Ce qui leur permettra d'agir d'une manière positive, au second tour, par un désistement négocié en faveur du candidat qui aura pris l'engagement solennel - confirmé par écrit - d'organiser, dès le lendemain de son élection, la grande "Conférence du Siècle" nécessaire au rétablissement d'une coexistence pacifique entre tous les peuples.
Antoine Gemayel (France). 2 décembre 2006

COMMUNIQUÉ DE GABRIEL ENKIRI 2/12/06

En raison de la crise aiguë que traverse le Proche-Orient, menaçante pour la paix du monde, je confirme mon intention de faire acte de candidature au 1er tour de la Présidentielle, et ce, dans le but d'alerter et de mobiliser l'opinion en faveur d'une grande conférence internationale qui devra se tenir à Beyrouth, capitale d'un pays ami qu'une nouvelle "guerre civile" livrerait à un dépeçage général. Avec la Palestine, le Liban - qui doit lui aussi être reconstruit- se retrouve au coeur d'un conflit où nous sommes tous impliqués, comme en témoigne l'itinéraire suivi par mon père, venu de Saint-Jean-d'Acre au début du XXe siècle. Engagé volontaire dans l'armée française en 1914 pour la durée de la guerre, il lutta, avec nombre de ses compatriotes pour l'amancipation de sa terre natale. Un siècle plus tard, celle-ci est ravagée par un tsunami que rien ne semble pouvoir arrêter. Préoccupé par un avenir fait de désolation qui se dessine (pas seulement au Proche-Orient !) j'estime qu' il est plus que temps de se mobiliser autour de la Méditerranée afin d'imposer une paix "juste et durable", préalable nécessaire à la construction d'un monde meilleur auquel la jeunesse de nos pays aspire. L'adaptation de la France aux nouvelles réalités socio-économiques n'est concevable que dans la coexistence pacifique entre les deux rives de Notre Mer. C'est pourquoi je souhaite confier la présidence de mon comité de soutien à un citoyen franco-libanais - afin de souligner l'interdépendance de notre destin compromis par une mondialisation "guerrière" dont il importe d'enrayer le processus... avant qu'il ne soit trop tard !
Gabriel Enkiri, Paris le 2 décembre 2006

samedi, novembre 25, 2006

APPEL A TOUS LES DIRIGEANTS LIBANAIS

Messieurs les dirigeants,
Le Liban est au bord du précipice. A tout moment, il risque de basculer dans un bain de sang et une tragédie qui ne laisseront plus aux Libanais survivants ou en exil que leurs yeux pour pleurer. Or, vous pouvez vous rassembler tous, je dis bien tous, pour proposer à la communauté internationale de tenir une grande conférence à Beyrouth où seront recherchées les solutions permettant aux peuples de la région, en premier lieu le vôtre, de retrouver la paix nécessaire à leur épanouissement. Mais, comme vous le savez, le problème palestinien est au coeur d'un conflit qui se mondialise de plus en plus, comme l'avait prédit dès 1905 votre compatriote, Neguib Azoury, dans un livre publié à Paris ("le réveil de la Nation arabe"). De toute évidence, votre pacte national de 1943 doit être adapté aux nouvelles réalités de la société libanaise. Qui vous empêche de proposer tous ensemble aux grandes puissances l'organisation de cette conférence que j'appelle "la Conférence du Siècle" puisqu'elle servira de base de lancement d'un nouvel ordre mondial pacifié et convivial ? Prenez votre destin en mains. Ne laissez pas des intérêts étrangers décider de votre sort ! Votre responsabilité historique est grande : l'occasion s'offre à vous de reconstruire, pour tous ses enfants, un Liban moderne et démocratique !
Gabriel Enkiri, candidat au 1er tour de la présidentielle française de 2007

mercredi, novembre 22, 2006

LETTRE OUVERTE A JACQUES CHIRAC ET DOMINIQUE DE VILLEPIN

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre,

Après l'assassinat du ministre Pierre Gemayel au Liban, et la mise à mort qui s'apparente à un génocide du peuple palestinien dans la bande de Gaza, deux peuples, qui nous sont proches, sont voués au désespoir ou à l'exil. Ces derniers jours, vous avez, à Madrid, pris l'initiative d'organiser avec nos partenaires européens une Conférence internationale afin de parvenir, par la négociation, à une solution "juste et durable" de l'ensemble des problèmes qui se posent en Méditerranée orientale tant il apparaît évident que le sort du peuple palestinien constitue ce que l'on peut appeler un préalable à l'instauration d'une situation normale dans la région, fondée sur l'autodétermination des peuples. Le désaveau infligé, tout récemment, au gouvernement présidé par Georges Bush par les électeurs américains, rend possible une alternative pacifique. Sans doute les partisans du "reformatage global" n'ont pas désarmé. C'est pourquoi il est nécessaire d'intensifier les efforts diplomatiques, appuyés par une mobilisation populaire internationale, dans le but d'imposer cette grande Conférence internationale (que j'appelle la Conférence du Siècle) qui pourrait se tenir à Beyrouth, capitale d'une pays désormais menacé d'être rayé de la carte.
C'est pourquoi je vous suggère de mobiliser le peuple français - concerné au premier chef par l'édification d'une paix "juste et durable" dans cette région du monde - en faveur de cette Conférence par votre participation effective dans la prochaine compétition présidentielle. En effet, les deux candidats actuellement les plus en vue, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, pour des raisons diverses, ne sont pas en mesure d'enclencher la mobilisation populaire indispensable à la réussite de cette Conférence. La consultation démocratique du peuple français, à l'occasion de ce scrutin présidentiel, offre une opportunité historique qu'il nous faut saisir. C'est dans ce but - alerter le peuple français sur les risques d'une guerre effroyable qui nous menace tous - que j'ai formé le projet de faire acte de candidature au 1er tour, afin de conforter au second celui ou celle qui m'apparaîtrait comme le plus efficient dans la recherche de la paix.
Compte tenu de l'accélération et de l'aggravation des événements au Proche-orient, votre déclaration de candidature s'impose sans plus tarder. A vous d'évaluer quelle sera la plus mobilisatrice, soit une nouvelle candidature du Président de la République, soit l'entrée en lice du Premier Ministre. Dès l'annonce de votre choix, je suis prêt, quant à moi, inspiré par l'action du général de Gaulle depuis mon adolescence, à rejoindre le comité de soutien qu'il faudra mettre en place immédiatement dans le pays.
Dans l'espoir d'avoir été entendu, et compris, je vous prie, Monsieur le Président de la République et Monsieur le Premier Ministre, d'agréer l'expression de mes sentiments les plus sincères et les plus respectueux.
Gabriel Enkiri, candidat au 1er tour de la Présidentielle 2007

lundi, novembre 20, 2006

SARKOZY A LES BOULES !

Battu à plate couture par Ségolène-la-médiatique, Nicolas Sarkozy consulte à tire-larigot ses lieutenants et autres spécialistes de la communication ! Devedjian, Fillon, Méhaignerie et consorts envahissent son bureau, affolés par les sondages de moins en moins favorables. Dominique de Villepin, MAM et les autres (y compris un certain Chirac qui attend son heure) ont repris leur harcèlement de plus belle. Cette fois, avec un argument massue : les sondages ! Les sondages, qui le donnaient gagnant, le donnent perdant ! Ségolène va accentuer son avance, confortée par les 20 Présidents de région, et les ralliements qui vont se multiplier ! Pauvre Nicolas ! Va-t-il passer l'hiver ? Dans quel état sera-t-il en janvier ? Sera-t-il encore dans la course ? Sans doute va-t-il s'obstiner coûte que coûte à maintenir sa candidature... qui sent déjà le roussi. Mais alors il sera "celui qui a fait gagner la gauche" !
Peut-il encore se sauver ? Que peut faire son principal soutien : le "parrain" israélo-américain ? Pas grand-chose. Des attentats ? Faire tomber un avion au-dessus du Liban, abattu par les Français, toujours antisémites et nostalgiques de Vichy ? Mobiliser Lanzman, BHL, Redeker, Goupil et autres renards pour combattre le "péril islamo-fasciste" ? Aï, aï, aï ! Ségolène Royal n'a-t-elle pas dit de son frère qui a coulé le Rainbow warrior :"Il n'a fait que son devoir" ? Ne dira-t-elle pas demain "Qui a violé la résolution de l'ONU ? Ils n'ont fait que leur devoir..."

vendredi, novembre 17, 2006

JACQUES CHIRAC ULTIME RECOURS DE L'UMP ?

Comment Jacques Chirac peut-il imposer sa candidature face à un Sarkozy défaillant et donné perdant dans les sondages ? Il n'a qu'un moyen : préparer une grande conférence internationale sur le Proche-Orient, et notamment sur le Liban et la Palestine dont le sort est désormais lié. C'est ce qu'il a commencé de faire en se déplaçant à Madrid rencontrer Zapatero, et en associant à leur démarche commune l'italien Prodi. Naturellement, il lui faut adjoindre Angela Merkel et Tony Blair, sans oublier la Russie et la Chine. Tout cela relève du possible. Même l'Iran, dont le président Ahmadinejad, actuellement en bisbille avec l'Occident, peut se montrer favorable à une telle Conférence. Tous, finalement, peuvent trouver avantage dans une grande négociation. Reste, bien entendu, le gouvernement de Tel Aviv, qui lui, a toujours préféré le terrain militaire à la table de négociation, et dont le comportement sera probablement dicté par son puissant parrain américain. Un parrain qui cherche une "porte de sortie" honorable en Irak, et qui ne devrait plus logiquement donner son feu vert à un gouvernement israélien tenté par la réaction brutale tous azimuts. Jacques Chirac saura-t-il mener cette vaste action diplomatique ? Sans doute. Mais sera-t-elle couronnée de succès, à savoir imposer la tenue d'une Conférence, que, pour des raisons sentimentales (et politiques) je souhaite voir se tenir à Beyrouth ? Je l'appelle "Conférence du Siècle" parce qu'elle aura pour tâche d'ériger les fondations d'une paix juste et durable dans tout le bassin méditerranéen ! Jacques Chirac n'a pas le droit de la rater s'il veut conserver une chance d'être réélu Président de la République française en 2007. S'il réussit cette grande manoeuvre, alors les Français, devant l'énormité et la gravité de l'enjeu, hésiteraient sans doute à voter Ségolène Royal...

SARKOZY ARCHI-BATTU !

Dès la publication des premiers sondages favorables à Ségolène Royal, la panique va gagner les rangs de l'UMP. Il est facile d'imaginer, en effet, la question que les Instituts vont poser aux "électeurs", et leur réponse ! "Pour qui voterez-vous au second tour en cas d'un duel Royal-Sarkozy" ? Ceux qui vont répondre "Sarkozy" ne dépasseront pas les 45% ! Puis leur nombre ira en diminuant. Pour quelle raison les Français feraient-ils obstacle à Ségolène ? En revanche, on voit bien pour quelles raisons ils feraient obstacle à Sarkozy ! "Le tout sauf Sarkozy" l'emportera inévitablement sur le "tout sauf Royal" ! Un peu partout dans le monde occidental, la femme émerge sur le plan politique, aux Etats-Unis comme en Europe. C'est un fait de société, et dans le cas de la France, où vivent désormais des millions de musulmans, pour les jeunes femmes de cette obédience religieuse, le fait d'avoir une femme au sommet de l'Etat les encouragera dans leur lutte pour l'émancipation de la femme en terre d'islam. Politiquement, la victoire de Ségolène Royal sera bénéfique, et d'abord, bien entendu aux femmes qui travaillent et qui sont toujours moins payées que les hommes. Bref, les bienfaits de cette élection seront loin d'être négligeables, et il est impossible de dire que Royal et Sarkozy, c'est bonnet ou blanc bonnet... Je suis convaincu que le rapport des forces électorales penchera de plus en plus en faveur de Ségolène. Les élus et l'Appareil de l'UMP ont du souci à se faire : comment vont-ils pouvoir mobiliser leur camp avec un candidat battu avant même que démarre la campagne ? C'est pourquoi je crois que, très rapidement, ils vont changer de cheval ! Si on admet que MAM n'a aucune chance face à Ségolène, que Villepin traîne encore Clearstream et le CPE comme des boulets, je n'en vois qu'un qui pourrait redonner espoir à la "droite", c'est Jacques Chirac !

lundi, novembre 13, 2006

PLENEL PLUTÔT QUE JOFFRIN !

Il ne me semble pas que Laurent Joffrin soit l'homme de la situation. N'a-t-il pas déjà été directeur de la rédaction à Libé ? A mon humble avis, le journal va continuer de sombrer. Même si Edwy Plenel est un personnage discutable, il paraissait plus en mesure de redonner du tonus à un journal qui en a bien besoin. La ligne Joffrin, c'est une ligne molle, consensuelle. La ligne Plenel, à coup sûr, était plus pimentée. La rédaction, le personnel ont-ils encore les moyens de choisir ? Il faut le souhaiter. Sinon l'on pourra bientôt dire "Adieu Libé"... Etrange destin que ce journal qui, au départ, voulait faire le Révolution et qui se laisse assassiner... sans même se battre !

mardi, octobre 17, 2006

"L'ORDRE RÈGNE A PARIS"

Jour après jour, les banlieues, et notamment le neuf-trois, entrent dans le cycle d'un nouvel embrasement. C'est triste à dire, mais tous ces jeunes travaillent, si je puis dire, pour le compte de Nicolas Sarkozy. En ont-ils conscience ?

lundi, octobre 16, 2006

POUR RÉSOUDRE LA CRISE DES BANLIEUES : LE COP !

On ne résoudra pas la crise des banlieues par la répression ! C'est l'évidence même. Il faut proposer aux jeunes une "sortie de crise" en leur offrant la possibilité de s'en sortir eux-mêmes. C'est pourquoi je propose de créer un grand club omnisports, basé au Stade de France à Saint-Denis, que j'appelle le COP : Cercle Olympique Physique. Afin de faire COPAINS. Avec de grandes équipes-fanions : en foot, en rybgy, en cyclisme, en tennis, en natation etc. Un club qui serait leur club, avec un journal, une radio, une télé, un site internet, une agence de tourisme, une compagnie aérienne, des magasins de sports, bref une vaste entreprise qui leur ouvrirait les portes de l'avenir. Avec, accolées à ses activités, une Université francophone et une Cité "Jules Verne" en forme d'Exposition Universelle - alliant le passé et l'avenir - regroupant tous les pays francophones dans des pavillons séparés. Le tout basé à Saint-Denis, capitale du 93... et de la francophonie ! Qu'attendent nos gouvernants pour démarrer cette formidable entreprise à dimension planétaire ? Comment peuvent-ils croire qu'ils vont régler le "problème des banlieues" avec des flics à tous les coins de rue ? Il devient urgent de s'inspirer... des Sept projets de la Sagesse ! Le feu couve : il n'a jamais été éteint ! Ici, comme en face, en Palestine et au Liban...

vendredi, octobre 13, 2006

LA FAUTE D'ALAIN LIPIETZ

J'apprends avec consternation que la SNCF a reçu 1200 demandes d'indemnisation en provenance de juifs dont les parents furent déportés sous l'occupation, et que des centaines d'autres parviennent chaque semaine au siège de cette société nationale. Alain Lipietz a rendu un mauvais service à la communauté juive de France, en intentant un procès à la SNCF... soixante ans après la fin de la guerre ! Il faut savoir que plusieurs Etats (l'allemand, et le nôtre notamment) ont versé des indemnisations aux familles de déportés juifs. L'Allemagne, d'ailleurs, continue de payer ! Comme ce sont des gendarmes français qui ont procédé aux arrestations, demain ces mêmes requérants s'en prendront à la gendarmerie nationale. C'est logique ! Et puis, ce sont les citoyens français, ceux qui ont assisté à ces arrestations, de leurs balcons, ou sur le pas de leur porte, sans rien dire et sans rien faire, qui seront poursuivis "pour non assistance à personne en danger". En fait, tous ceux qui n'ont pas résisté, seront considérés comme des "collabos"... Eh bien, permettez-moi de vous le dire, je ne suis pas d'accord. Je sais que les cheminots, sous l'occupation, ont mené une belle bataille contre l'occupant, et nous avons tous vu l'admirable film de René Clément La bataille du rail, qui a magnifié leur combat, souvent héroïque. En tant que candidat à la présidence de la république, je m'élève contre cette prétention abusive, et je somme les autres candidats, en particulier Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, DSK, Laurent Fabius, Marie-George Buffet..., de prendre position pour ou contre ce que je considère comme un mauvais procès fait à la SNCF.

jeudi, octobre 12, 2006

ROYAL ET SARKOZY EN BAISSE...

Les sondages nous disent qu'ils sont à égalité au 2e tour : 50/50 ! Ce qui justifie, plus que jamais, ma candidature a-typique... à condition bien entendu qu'elle recueille 5% des voix au 1er tour ! Mais il n'est pas certain que Ségolène et Nicolas tiennent le coup jusqu'au bout. Dans les deux camps, la compétition ouverte va se radicaliser, et donner un espoir à d'autres candidats de leurs camps. On les voit déjà émerger du brouillard : DSK, plus que Fabius d'un côté, de l'autre Villepin et MAM, sans compter quelques autres qui ne désespèrent pas de faire leur trou. Parmi les "petits" candidats, Dieudonné a été le premier à jeter l'éponge. Son retrait m'a surpris, je l'avoue. Il semblait vraiment décidé. Mais j'imagine que son entourage, par trop dissemblable, tiraillé par des clans antagonistes, lui rendait la vie insupportable ! C'est sans doute ce qui a écoeuré également José Bové, qui n'y croit plus, et qui est de plus en plus tenté de retourner au Larzac ! Le petit Besancenot n'aura peut-être pas les 500 signatures, et lui aussi semble chercher une porte de sortie. On nous dit que Clémentine Autain croit son heure venue. Mais pourrait-elle candidater contre Marie-George Buffet, alors qu'elle est apparentée au PC parisien ? Et une autre femme pourrait bien obtenir les parrainages en nombre suffisant : Mme Taubira, la candidate du PRG ! Sans oublier Laguiller, Voynet, Boutin et Cie. Finalement, on pourrait bien avoir un 2e tour... plus surprenant encore que celui de 2002 !

mardi, octobre 10, 2006

FRANCE-SOIR ANNONCE MA CANDIDATURE

Dans son numéro daté du mercredi 11 octobre, France-Soir publie un entretien avec l'un de ses journalistes qui annonce ma candidature... Pour en connaître un peu plus sur ma personnalité, je recommande la lecture de mon auto-interview sur le site de Jean Robin :

http://www.journalisme-continu.com/medias/controle_citoyen/enkiri.htm

dimanche, octobre 08, 2006

LA GUERRE ANNONCÉE

Sous le titre "la tragédie annoncée", le Monde nous donne, dans un édito, une analyse pessimiste de la situation qui prévaut au Proche-Orient. Lorsqu'on sait que l'état-major israélien rumine sa revanche, elle aussi annoncée dans un proche avenir, le moindre prétexte servira à cet état-major pour déclencher une "nouvelle" guerre... Israël, dont la brève histoire n'est jalonnée que de guerres, suivies d'annexions de territoires, nous prépare au prochain round, sans doute plus meurtrier que les précédents, car, comme le rappelle fort opportunément Charles Enderlin, l'ère Bush va se terminer inexorablement à Washington, et son successeur, à la Maison Blanche, pourrait bien réagir autrement face à une situation de plus en plus désastreuse pour les Etats-Unis... Il est probable que Jacques Chirac y pense, et s'en inquiète : la FINUL, où "campe" un fort contingent de soldats français, envoyé là à son initiative, risque de se retrouver au coeur d'un conflit sauvage et sanglant. Comment maintenir une "neutralité" sur une ligne de front entre deux adversaires déterminés ? Le piège se refermera sur Chirac et sur la France, car les stratèges israéliens profiteront de la présence de la FINUL pour frapper leurs ennemis, tant en Palestine qu'au Liban. La psychologie des israéliens repose sur une "invincibilité" de leur armée face à des Arabes qui, selon eux, ne respectent que la force. Cette "force" ayant subi un échec spectaculaire au Liban, doit être impérativement restaurée : il s'agit, pour ces fanatiques, d'une question de "survie": l'avenir d'Israël n'est plus assuré. Les voici revenus en 1948, où ils entraînèrent toutes les grandes puissances dans un conflit contre les Arabes. Mais l'URSS a disparu, l'Europe s'est reconstruite, et les Etats-Unis sont aux prises, plus que jamais avec l'Asie, le seul adversaire qui leur résiste encore. Saurons-nous empêcher ce conflit aux dimensions mondiales ? Ou bien allons-nous subir le "choc des civilisations" pour sauver un "Etat"juif, pensé et conçu à la fin du 19e siècle ?

lundi, octobre 02, 2006

tatamis.info devient journalisme-continu.com

Jean Robin a créé sa maison d'édition tatamis, et mon auto-interview peut être lue désormais sur le site du journalisme-continu :
http://www.journalisme-continu.com/medias/controle_citoyen/enkiri.htm

L'ancienne adresse était :
http://www.tatamis.info/medias/controle_citoyen/enkiri.htm

LA ROYAL VA-T-ELLE SOMBRER A AUCKLAND ?

Tout se passe comme prévu ! Les adversaires de Ségolène n'ont qu'un seul moyen de la "couler" : déposer des engins explosifs dans les soutes de la Dame ! La bombe à retardement d'Auckland pourrait bien faire tanguer le navire. Pourra-t-elle redresser la barre ? Sans doute, mais les complications sont encore à venir. On ne sait ce que prépare Greenpeace France. On nous dit que le gouvernement de Nlle Zélande a fait accord avec le gouvernement français excluant toute réouverture du dossier. Mais l'organisation, ou la famille du photographe tué lors de l'explosion, ne peuvent-ils pas instruire un procès en France contre... la DGSE, Laurent Fabius, alors premier ministre, et certains conseillers de François Mitterrand, dont une certaine Royal ? On se souvient que Hernu, le ministre de la défense de l'époque, accepta de porter le chapeau... seul ! Aujourd'hui que la Royal navigue, vent debout, et loin devant, il devient tentant de lancer une torpille dans sa direction qui mettrait le beau navire sur le flanc. Quelle revanche pour les Néo-Zélandais ! Et lorsque la Royal s'abîmera dans les flots, DSK versera des larmes de crocodile...

dimanche, septembre 24, 2006

SARKOZY... OU VILLEPIN ?

Le JDD nous apprend que Nicolas Sarkozy y croit "plus que jamais". Les sondages lui sont très favorables, lorsqu'on interroge le quidam sur la "sécurité". Il a donc intérêt à maintenir jusqu'au jour de l'élection une tension qui excitera les esprits. On s'en doutait un peu : c'est son meilleur atout. Les banlieues qui flambent, les agressions en tous genres, y compris contre nos "gentils CRS" etc. vont probablement connaître une déferlante hexagonale. Seulement voilà : le proche-orient, très proche, de plus en plus proche, risque aussi de flamber. Et du coup, le tandem Chirac-Villepin sera aux premières loges sur le front international, tandis que le petit Nicolas en sera réduit à "karchériser" les banlieues. On ne sait toujours pas si Jacques Chirac se représentera; il ne le sait sans doute pas lui-même : tout va dépendre de la gravité de la crise. Et lui aussi a "intérêt" à ce qu'elle grimpe au plus haut sur l'échelle de Richter ! Bref, les mois qui viennent risquent d'être violents, provoquant une radicalisation de l'opinion favorable aux "extrêmes". Sarkozy "extrêmisé", qui pourra le battre ? Ségolène, seule, ne ferait pas le poids, et d'ailleurs les "socialistes" empêtrés dans leurs contradictions, seraient battus au second tour, si la campagne se joue sur la "sécurité". Reste alors l'hypothèse Villepin, soutenu par Chirac. Sa candidature ferait barrage à celle de Sarkozy, ce qui pourrait conduire à une finale... Ségolène contre Le Pen ! Et le "tout sauf Le Pen" qui a si bien réussi à Jacques Chirac en 2002, profiterait cette fois à Ségolène. Après tout les socialistes n'ont-ils pas voté Chirac en 2002 au second tour ? Jacques se ferait un plaisir de lui retourner le plat, avec le couvert ! Les sarkozystes ont du souci à se faire...

vendredi, septembre 22, 2006

SARKOZY DOIT S'EN ALLER !

Dans un post adressé au Forum de TF1, au moment de l'entrée de Sarkozy dans le gouvernement comme Ministre de l'Intérieur, j'observais qu'il commettait une erreur : on ne peut porter deux casquettes lorsqu'on est candidat à la présidentielle, surtout que le Ministère de l'Intérieur, c'est le ministère des élections... et des cultes. Son intérêt, disais-je, est de préparer sa campagne électorale à la tête de sa "machinerie UMP" faite pour ça ! Le voici piégé, et contraint de s'en aller, mais son départ ne se fera pas dans de bonnes conditions (pour lui). Dominique de Villepin va devenir un chef de gouvernement, sans rival à l'intérieur ! Et il va sans doute remplacer Sarkozy par l'un de ses fidèles (par forcément J.L. Debré). Sur la défensive, Nicolas va sans doute se figer dans son rôle de "gardien de l'ordre" et de la "sécurité". Cela peut devenir "saignant", entre les deux candidats possibles de la "droite", car dans ce cas de figure de Villepin redeviendra "éligible" sous une étiquette "modérée".

jeudi, septembre 21, 2006

LA BONNE IDÉE DE JACQUES CHIRAC

Pour aider à la reconstruction du Liban, Jacques Chirac a lancé l'idée d'une conférence internationale. Pourquoi pas ? Mais il sait très bien - il l'a d'ailleurs reconnu - que l'on ne pourra rien faire tant que ne sera pas réglé le problème israélo-palestinien. Et là, il est, ô surprise (?), en manque d'idée. Car enfin, proposer une relance du "quartet", cela prête à sourire. Personne n'y croit d'ailleurs. Le destin du Liban est désormais lié à celui de la Palestine (il l'était depuis le début), aujourd'hui tout le monde en est convaincu. Il a, et on ne peut que l'en féliciter, souligné combien le conflit du Proche-Orient menace la paix du monde, et qu'il est devenu l'épicentre d'une crise planétaire. Dans ces conditions, il ne peut qu'agir, ce qui sous-entend qu'il n'a pas renoncé à être candidat à la présidentielle. Car, comment agir dans une retraite corrézienne ? Et n'a-t-il pas à redouter une guéguerre permanente avec ceux qui rêvent de le traîner en justice une fois redevenu un simple citoyen ? Si vraiment (et je le pense depuis longtemps) l'engrenage de la guerre (mondiale) a redémarré, tout doit être fait pour tenter de l'enrayer. Et de l'Elysée, me semble-t-il, la tâche est plus aisée. C'est pourquoi, à mon avis, pour tous ceux qui souhaitent la paix, le "facteur" Chirac n'est pas à négliger. Certes, à défaut de Chirac, reste la carte Villepin. Mais celui-ci a-t-il encore une chance d'être candidat ? Les fautes que Sarkozy accumulent font sans doute remonter ses actions. Il faut y réfléchir : rien n'est joué, et la cause de la paix mérite que l'on s'applique à faire triompher la Conférence du Siècle !

samedi, septembre 16, 2006

LETTRE OUVERTE DE GABRIEL ENKIRI A M. HUSAYN DARWÎCH MAIRE DE AL-NÂKÛRA

Mairie de al-Nâkûra
M. Husayn Darwîch
Liban

Monsieur le Maire,
Je m'adresse à vous, et au conseil municipal que vous dirigez, pour solliciter de votre bienveillance, l'autorisation de venir dans votre ville annoncer officiciellement ma candidature au 1er tour de l'élection présidentielle française qui aura lieu au printemps 2007. Mon père est né à Saint-Jean-d'Acre en 1879, et d'après le défunt Patriarche maronite Paul-Pierre Méouchi, notre nom de famille - Enkiri- viendrait d'al-Nâkûra, cette cité dont vous êtes le Maire. Selon lui, ou plus exactement, selon sa grand-mère, les Enkiri étaient des Méouchi (du djebel Méouch) partis en Terre sainte, à al-Nâkûra il y a très longtemps. Pour les distinguer de ceux restés dans la montagne, on disait "ceux d'an-nachoura" qui a fait au pluriel an-nachouri puis enkiri, sur les registres des Pères qui tenaient l'état-civil. "Vous voyez, nous sommes parents, m'a affirmé le Patriarche, et je suis heureux d'accueillir au Liban un parent breton !" (Ma mère est née, en effet, au coeur de la Bretagne). Devant ma surprise, il me précisa "qu'il tenait cette information de sa grand-mère... qui ne racontait pas d'histoires !"
Lorsque mon père est venu en France, en 1900, il avait tout juste vingt ans. Comme tous les jeunes gens de son pays d'origine, il espérait beaucoup de ce nouveau siècle, le XXe, qui serait "celui du progrès, de la liberté et de l'émancipation des peuples". Hélas, ce siècle fut le pire de l'histoire de l'humanité, où toutes les promesses furent foulées aux pieds par des puissances impérialistes, dont la nôtre, cette chère France que j'aime tant, et à laquelle je suis fier d'appartenir. Pour les peuples de l'Empire ottoman, 1918 fut une année catastrophique puisque l'Angleterre et la France se partagèrent les dépouilles de l'Empire, sans tenir aucun compte des aspirations populaires. Plus grave encore, par l'entremise de son mandat sur la Palestine, l'Angleterre introduisit le sionisme dans la région qui se révéla être une entreprise funeste, comme je le démontre dans mon dernier livre qui a pour titre précisément "Israël un projet funeste". Et ça n'est pas vous, Libanais et Palestiniens, dont le sort est désormais lié, qui direz le contraire, surtout après ce mois de juillet réellement funeste pour vos deux peuples. En 1945, à Yalta, les Américains et les "soviétiques" alliés des sionistes supplantèrent l'Europe, et de leur complicité naquit cet Etat qui, depuis, passe son temps à faire la guerre, non seulement à ses voisins, mais à son propre peuple : celui de Palestine où tant de familles furent spoliées, opprimées, ou contraintes à l'exil, y compris dans leur propre pays ! Au point que l'on peut maintenant craindre pour eux la "solution finale" qui fut imposée aux peuples d'Amérique du Nord par des colons avides de terres et de conquêtes.
Nous voici au bord de la 3e guerre mondiale (en réalité les trois guerres mondiales n'ont font qu'une car elle a commencé à la fin du 19e siècle, générée par la rivalité anglo-allemande que les sionistes exploitèrent sans vergogne). Il est plus que temps d'arrêter cet engrenage mortel. Voilà pourquoi je souhaite me rendre à al-Nâkûra pour y lancer un appel au monde entier, et d'abord aux quatre diasporas dont l'action et l'engagement peuvent être déterminantes : la diaspora libanaise, la diaspora palestinienne, la diaspora juive et la diaspora francophone. A elles quatre, elles peuvent imposer ce que j'appelle la Conférence du Siècle qui doit se tenir à Beyrouth, et qui aura pour mission de régler définitivement le "problème" israélo-arabe. Dès l'ouverture de la Conférence, les participants devront condamner solennellement l'impérialisme des grandes puissances qui se matérialisa par des Traités iniques (ceux de San Remo en 1918 et de Yalta en 1945). Ce préalable est nécessaire à la réussite d'une Conférence dont la conclusion heureuse préludera à l'instauration d'un monde pacifique autour de Notre Mer dans le cadre d'une coopération économique que nous devrons consolider et pérenniser par la création d'un Marché Commun Méditerranéen. D'autres projets figurent dans ma programmation (que je nomme les Sept projets de la Sagesse) mais celui-ci - faire la paix au Proche-orient, avant qu'il ne soit trop tard - est bien évidemment prioritaire.
C'est pourquoi, monsieur le maire, je vous demande instamment de faciliter ma venue à al-Nâkûra, d'où je souhaite lancer mon appel en souvenir de mon père, et en hommage au Patriarche Paul-Pierre Méouchi, dont l'action en faveur d'un Liban libre et souverain, fut appréciée, je le sais, par tous les Libanais. Dans ce moment crucial où le Liban tente de recouvrer sa souveraineté sur l'intégralité de son territoire, vous aurez à coeur, je n'en doute pas, d'affirmer la vôtre sur une commune où réside le QG de la force d'interposition internationale.
Dans l'attente de votre réponse, que j'espère bien évidemment favorable, je vous prie d'agréer monsieur le maire l'expression de toute ma sympathie et de mon entière solidarité avec vos administrés qui rêvent, comme nous tous, d'une paix retrouvée à l'issue d'une vaste négociation enfin décisive qui fera de votre pays le Siège d'une coopération internationale pacifiée, plus juste, et plus démocratique.
Gabriel Enkiri, candidat au 1er tour de la Présidentielle française en 2007.
Paris, le 16 septembre 2006

mardi, septembre 12, 2006

UNE SEMAINE DÉCISIVE POUR GABRIEL ENKIRI

Peu à peu, le projet de candidature se précise. Les sites commencent à en parler. La presse s'apprête à le faire. Il faudra sans doute plusieurs jours, sinon plusieurs semaines, avant de pouvoir s'envoler pour al-Nâkûra via Beyrouth, dont l'aéroport a été rouvert. Il sera intéressant de voir si le gouvernement libanais dispose vraiment de toute son autorité sur l'intégralité du territoire libanais, tout comme la Mairie de al-Nâkûra sur son domaine. Le QG de la FINUL a un mandat "précis", nous dit-on, mais je ne pense pas que celle-ci soit mandatée par l'ONU pour y empêcher la libre circulation des personnes au Liban, y compris au sud ! Je ne sais pas si Jacques Chirac a réfléchi à tout cela, mais ont peut comprendre ses réticences devant l'envoi de troupes françaises dans le cadre d'un mandat que l'on peut encore qualifier de "flou"... Les Allemands, avec leur marine, s'en sortent mieux finalement. Mais il y en a un qui doit rire dans sa tombe, c'est l'Amiral Tirpitz qui mit le feu aux poudres en 1897 en exécutant l'ordre de son empereur Guillaume II : doter l'Allemagne d'une marine de guerre... que l'Angleterre enregistra comme une "déclaration de guerre". C'est sans doute à cela, entre autres, que pensait Tony Blair, en arrivant à Beyrouth... avant la flotte allemande !

samedi, septembre 02, 2006

SÉGOLÈNE ROYAL ÉLUE HAUT LA MAIN ?

Les mecs du PS, éléphants et éléphanteaux, se mobilisent pour renverser Ségolène ! Mais celle-ci n'a qu'à attendre, et les laisser s'embourber dans leur machisme... Les sondages nous disent qu'elle est la seule à pouvoir battre Sarkozy, et cette réalité-là va s'imposer de plus en plus dans le pays... qui en assez de voir toujours les mêmes têtes. Le discours de Ségolène ressemble à celui de Nicolas ? Ce serait donc, pour certains, "blanc bonnet et bonnet blanc" ? Nenni, camarades, si changement il doit y avoir - et l'électorat dans sa majorité le souhaite - il sera spectaculaire puisque pour la première fois dans l'histoire de la Ve République une femme serait élue présidente ! Ça serait même un changement politique, qu'on le veuille ou non. Par conséquent si le duel, en finale, oppose une nana à un mec, je pense que l'électorat féminin se portera vers Ségolène ! Lorsqu'on sait que le patronat a lui-même choisi une femme pour diriger le Medef, Laurence Parisot, le ticket Royal-Parisot sera redoutable et sans doute fatal à Nicolas Sarkozy ! D'autre part, le fait qu'il y ait présentement une femme chancelier en Allemagne, Angela Merkel, cela leur donnerait à toutes deux une chance de renforcer la coopération franco-allemande, dans tous les domaines, et de la rendre irréversible. Beaucoup de Français (et pas seulement les femmes) vont estimer qu'àprès tout cette perspective pourrait s'avérer positive pour les deux pays, et pour l'Europe en panne... Voilà pourquoi je crois dans les chances de Ségolène, et que seule une aggravation de la crise internationale (que l'on peut prévoir) pourrait la faire tomber de sa monture, car dans cette hypothèse, Jacques Chirac redeviendrait le seul candidat de la "droite" en mesure de l'emporter ! Lorsqu'on réalise qu'Alain Duhamel, ce "perspicace observateur de la vie politique française" n'a même pas cité Ségolène dans son dernier livre parmi les candidats possibles du PS, on mesure que son élection s'apparenterait à une révolution, qui ne serait pas seulement une révolution de palais...

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