samedi, décembre 09, 2006

JIMMY CARTER MET LES PIEDS DANS LE PLAT

Dans son livre qui vient de paraître, l'ancien président US Jimmy Carter stigmatise l'apartheid qui caractérise, selon lui, la politique appliquée depuis des lustres en Israël , et il justifie l'emploi de ce mot en citant de nombreux exemples à l'appui. Dans une conférence de presse, il précise que c'est même "pire que ça"! Lorsqu'on sait que ce mot qualifiait la politique raciste du gouvernement sud-africain (avant son abandon il y a quelques années) on reste abasourdi par le courage (ou l'inconscience ?) dont fait preuve l'ancien président des Etats-Unis ! Le voici qui dénonce le silence quasi-total des hommes politiques tout comme celui des medias devant cette réalité-là. Certes, il n'a plus rien à perdre, dira-t-on. Sa carrière politique est derrière lui. Toutefois, il joue encore un rôle, précisément de médiation dans plusieurs conflits, à la demande du Président en exercice. Il a créé une Fondation et voyage beaucoup. Naturellement, les réactions sont vives ! Les groupes pro-israéliens s'indignent, le président de sa Fondation démissionne... eh bien, moi je l'applaudis, et je constate avec écoeurement que pas un seul de nos politiciens n'ose dire la vérité à propos d'Israël. Au contraire, Sarkozy et Royal se disputent plus que jamais son soutien, présidentielle oblige. Mais le virage de Jimmy Carter n'est-il pas dans l'air du temps... aux Etats-Unis ? Après Baker, Carter ! Vous vous rendez compte ? Il existe donc au Proche-Orient un Etat raciste qu'un ex-Président des Etats-Unis compare à celui qui sévissait en Afrique du Sud , du temps de Botha et autres extrémistes blancs ! Si j'étais juif, je m'interrogerais...

jeudi, décembre 07, 2006

UNE NOUVELLE EXPÉDITION DE SUEZ ?

Le rapport Baker remis à Bush jr préconise une révision déchirante de la politique américaine au Proche-Orient. A Tel Aviv, les partisans d'une "revanche" contre le Hezbollah n'ont plus qu'une solution : frapper, au printemps prochain sans doute, si l'on en croit la presse israélienne, sans l'appui de Washington. James Baker est considéré comme un "ennemi d'Israël", un partisan de la négociation "à tout prix", avec Damas et Téhéran. En 1956, l'expédition de Suez qui avait pour but de renverser Nasser au Caire, entraîna la France et l'Angleterre aux côtés d'Israël. Ben Gourion, l'anti-colonialiste (sic) se lança dans une opération militaire de grande envergure derrière les anciennes puissances coloniales qui s'étaient partagées la région à la fin de la "première" guerre mondiale. Les USA et l'URSS alliés mirent fin à l'opération en envoyant un ultimatun à Paris et Londres. Nous nous retrouvons dans ce cas de figure, sauf que Londres qui a collé à Washington dans la guerre contre l'Irak, restera à ses côtés pour tenter de trouver une "porte de sortie" honorable pour les deux puissances anglo-saxonnes. Tony Blair a tout intérêt à jouer la carte de la diplomatie auprès de son ami Bush trop heureux d'avoir comme intermédiaire un excellent connaisseur du monde arabe. Le tandem Baker-Blair est désormais attelé dans une recherche commune d'une solution négociée. Reste la France dont le chef, Jacques Chirac, héritier d'une politique jugée à Tel Aviv "pro-arabe", s'en va dans quelques mois, avec un successeur auto-proclamé, Nicolas Sarkozy, qui a déjà fait savoir à ses amis israéliens "qu'il tournerait la page", ce qui signifie en bon français que la politique étrangère de la France de pro-arabe deviendra... pro-israélienne ! Il suffit donc d'attendre, en effet, le printemps prochain pour déclencher une opération qui sera mieux préparée que la précédente ! Les dirigeants du Hezbollah doivent y réfléchir sérieusement : ils risquent de subir une frappe terrible alors que dans le même temps la Syrie et l'Iran seront en train de négocier avec Washington ! Les revanchards israéliens exploiteront sans aucun doute cette opportunité. Une fois de plus, le Liban risque d'en faire les frais. Mais, pour entreprendre ce "coup", Tel Aviv a besoin de l'appui de Paris, appui militaire et en livraison d'armes d'abord, et diplomatique à l'ONU. Voilà pourquoi les ultras vont tout faire pour installer Sarkozy à l'Elysée. Julien Dray et les Juifs, nombreux au PS, l'ont bien compris : cette fois le "vote juif" passera à droite, comme aux Etats-Unis où il rallia Ronald Reagan - grand soutien d'Israël - au détriment du parti démocrate pour lequel ils votaient jusque là. Le voyage de Ségolène au Proche-Orient a été dicté par la nécessité de montrer au gouvernement israélien que Mme Royal pouvait se montrer, elle aussi, très compréhensive à l'égard d'Israël. Mais voilà, il y a également les électeurs de banlieue qu'il faut inciter à voter pour le PS ! Difficile exercice d'équilibriste pour Ségolène : il lui faudra faire preuve d'une très grande habileté. L'élection présidentielle en France, pour la première fois, devient un champ de bataille israélo-arabe ! Avec ses 7 millions de musulmans, et ses 600.000 Juifs, la France ne pouvait pas y échapper.

lundi, décembre 04, 2006

SÉGOLÈNE ET LE TABOU

Prenons le dictionnaire. Tabou : se dit de quelque chose dont on ne doit pas parler, qu'il serait déplacé, malséant d'évoquer, en vertu des convenances sociales ou morales; interdit : un sujet tabou. Fam. se dit de quelque chose, de quelqu'un auquel on ne peut toucher, qu'on ne peut critiquer, mettre en cause. Ce qu'écrit le dictionnaire s'applique parfaitement à l'Etat d'Israël, et d'une manière générale, au monde juif. C'est ce que m'avait fait observer un autre Breton, peu de temps avant sa mort, je veux parler de mon "compatriote" Jean-Edern Hallier :" Gabriel, tous les tabous ont sauté en France , sauf un ! C'est le dernier ! Et crois-moi, celui-là il faut s'en protéger. On veut ma peau. Tu comprends pourquoi j'ai donné mon adhésion à la LICRA !"
Je ne sais pas si Ségolène a pris sa carte (une police d'assurance, devrais-je dire) à la LICRA. Elle doit le faire sans tarder si elle veut conserver une chance d'entrer à l'Elysée. Depuis des mois, j'attends le moment où le tabou va faire irruption dans la campagne présidentielle. Il n'est quand même pas normal, ni admissible qu'on nous bassine avec la "carte scolaire" ou la "couche d'ozone" tandis qu'on assassine le peuple palestinien, en commençant par la bande de Gaza, et que maintenant on s'en prend au Liban que d'aucuns voudraient rayer de la carte ! Je me doutais bien que cela finirait par arriver, d'autant que deux Juifs, au PS, affrontaient Ségolène, et qu'un autre s'emparait de l'UMP, et allait, lui, carrément, à New York, solliciter l'appui du plus puissant lobby de la planète ! Ségolène a un gros défaut, visible à l'oeil nu : elle est trop française ! Cela se voit, cela s'entend; elle s'adresse aux Français, se déclare en "phase" avec eux, proclame que "la France a encore un avenir". Ciel ! Est-ce qu'elle ne se prendrait pas pour Jeanne d'Arc ? Ce qui est sûr, c'est qu'elle est en train d'enterrer le vieux parti socialiste, qui fut le plus sioniste d'entre tous, avec le parti communiste français qui, lui, agissait, sur l'ordre de Staline avec un objectif précis : expulser la France et l'Angleterre du proche-orient. Le pétrole et les dollars coulaient déjà à flots dans la région.
Ségolène aurait dû se souvenir de la "caillasse" de Jospin à Bir Zeit, de l'agression dont fut victime Jacques Chirac dans les rues de Jérusalem où l'on voulait l'empêcher de s'adresser aux Palestiniens de la ville (que l'on expulse méthodiquement). Je ne sais pas qui, dans son entourage, a eu cette idée insensée de l'envoyer au Liban et en Palestine-Israël. Est-ce un ami ? Ou un adversaire ? N'oublions pas que les Jospin et autres Strauss-Kahn n'ont pas dit leur dernier mot ! Elle peut encore chuter : rien n'est joué dans cette "étrange" présidentielle. Les enjeux sont tels que les "perdants" ne vont pas se résigner. Comme aux Etats-Unis, où les électeurs les ont pourtant sévèrement sanctionnés, ils sont toujours là !
A l'insu de son plein gré, si j'ose dire, Ségolène est en train de faire sauter le dernier tabou. En Bretagne, récemment, au cours de mes nombreuses discussions, j'ai découvert que tout le monde réprouvait le procès intenté à la SNCF par des familles juives. C'est absurde, c'est injuste, m'a-t-on dit. Il est vrai que les cheminots , pour beaucoup, sont des héros. Qui n'a pas vu "la bataille du rail" de René Clément ? La SNCF, c'est une entreprise publique à laquelle les Français sont attachés, pas seulement en Bretagne ! Eh bien, pourtant aucun candidat à la présidentielle n'en parle ! Même Ségolène "qui se veut en phase avec les Français, qui pense comme eux" n'a rien dit ! Ni Marie-George Buffet, où les communistes furent nombreux à participer à la "bataille du rail" sous l'occupation ! Le tabou rend muet toute la classe politique française. Mais le voici qui vacille sur ses bases. Ségolène va-t-elle le faire sauter, avec des mots, comme un certain N.S. Khrouchtchev décapita l'Etat totalitaire avec son rapport "secret" que les apparatchiks tentèrent, en vain, d'étouffer ?

samedi, décembre 02, 2006

UN COMMUNIQUÉ D'ANTOINE GEMAYEL

Lecteur assidu de mon blog, et du Forum ouvert par FR3 sur l'élection présidentielle où je participe sous le pseudo de kerlegan, amoureux de la Bretagne qu'il connaît bien, Antoine Gemayel m'adresse le communiqué ci-dessous en me confiant le soin de le diffuser au maximum. Je m'empresse de le faire, en précisant que j'accepte avec joie la présidence qu'il propose d'apporter à mon comité de soutien.
Vivant en France depuis bientôt 40 ans, et bénéficiant de la double nationalité, française et libanaise, j'ai décidé de répondre favorablement à l'appel de Gabriel Enkiri en acceptant de présider le "comité de soutien" à sa candidature pour le 1er tour de la prochaine élection présidentielle. Comme lui, je suis convaincu que les événements du Proche-Orient, notamment au Liban et en Palestine, ont atteint un seuil critique. Pour moi, l'avenir de ces deux pays est lié. J'estime, en effet, que seule une grande conférence ouverte à tous les protagonistes du conflit, sans exception, est susceptible d'établir dans la région une paix "juste et durable". L'avenir de nos pays, y compris celui de la France, en dépend. Le projet de "grande conférence" qui se tiendrait à Beyrouth, et que Gabriel Enkiri appelle "la Conférence du Siècle" me séduit particulièrement. Je souhaite par conséquent que la France en prenne l'initiative sans plus tarder. Le combat pour la paix ne s'arrêtera évidemment pas en mai prochain. La campagne présidentielle permet de le lancer et de le renforcer dans l'opinion autour de la Méditerranée, et partout dans le monde, la crise du Proche-Orient se situant désormais au coeur d'un conflit mondial qu'il importe de maîtriser avant qu'il nous emporte tous dans un cycle de violences extrêmes - en commençant par ce malheureux Liban, voisin d'une Palestine déjà ravagée par une guerre qui n'en finit pas.
Je souhaite que la candidature de Gabriel Enkiri obtienne les parrainages nécessaires afin que son appel soit mieux entendu par tous ceux qui ont pris conscience de la gravité de la situation pour qu'au 1er tour ils se rassemblent sur son nom. Ce qui leur permettra d'agir d'une manière positive, au second tour, par un désistement négocié en faveur du candidat qui aura pris l'engagement solennel - confirmé par écrit - d'organiser, dès le lendemain de son élection, la grande "Conférence du Siècle" nécessaire au rétablissement d'une coexistence pacifique entre tous les peuples.
Antoine Gemayel (France). 2 décembre 2006

COMMUNIQUÉ DE GABRIEL ENKIRI 2/12/06

En raison de la crise aiguë que traverse le Proche-Orient, menaçante pour la paix du monde, je confirme mon intention de faire acte de candidature au 1er tour de la Présidentielle, et ce, dans le but d'alerter et de mobiliser l'opinion en faveur d'une grande conférence internationale qui devra se tenir à Beyrouth, capitale d'un pays ami qu'une nouvelle "guerre civile" livrerait à un dépeçage général. Avec la Palestine, le Liban - qui doit lui aussi être reconstruit- se retrouve au coeur d'un conflit où nous sommes tous impliqués, comme en témoigne l'itinéraire suivi par mon père, venu de Saint-Jean-d'Acre au début du XXe siècle. Engagé volontaire dans l'armée française en 1914 pour la durée de la guerre, il lutta, avec nombre de ses compatriotes pour l'amancipation de sa terre natale. Un siècle plus tard, celle-ci est ravagée par un tsunami que rien ne semble pouvoir arrêter. Préoccupé par un avenir fait de désolation qui se dessine (pas seulement au Proche-Orient !) j'estime qu' il est plus que temps de se mobiliser autour de la Méditerranée afin d'imposer une paix "juste et durable", préalable nécessaire à la construction d'un monde meilleur auquel la jeunesse de nos pays aspire. L'adaptation de la France aux nouvelles réalités socio-économiques n'est concevable que dans la coexistence pacifique entre les deux rives de Notre Mer. C'est pourquoi je souhaite confier la présidence de mon comité de soutien à un citoyen franco-libanais - afin de souligner l'interdépendance de notre destin compromis par une mondialisation "guerrière" dont il importe d'enrayer le processus... avant qu'il ne soit trop tard !
Gabriel Enkiri, Paris le 2 décembre 2006

samedi, novembre 25, 2006

APPEL A TOUS LES DIRIGEANTS LIBANAIS

Messieurs les dirigeants,
Le Liban est au bord du précipice. A tout moment, il risque de basculer dans un bain de sang et une tragédie qui ne laisseront plus aux Libanais survivants ou en exil que leurs yeux pour pleurer. Or, vous pouvez vous rassembler tous, je dis bien tous, pour proposer à la communauté internationale de tenir une grande conférence à Beyrouth où seront recherchées les solutions permettant aux peuples de la région, en premier lieu le vôtre, de retrouver la paix nécessaire à leur épanouissement. Mais, comme vous le savez, le problème palestinien est au coeur d'un conflit qui se mondialise de plus en plus, comme l'avait prédit dès 1905 votre compatriote, Neguib Azoury, dans un livre publié à Paris ("le réveil de la Nation arabe"). De toute évidence, votre pacte national de 1943 doit être adapté aux nouvelles réalités de la société libanaise. Qui vous empêche de proposer tous ensemble aux grandes puissances l'organisation de cette conférence que j'appelle "la Conférence du Siècle" puisqu'elle servira de base de lancement d'un nouvel ordre mondial pacifié et convivial ? Prenez votre destin en mains. Ne laissez pas des intérêts étrangers décider de votre sort ! Votre responsabilité historique est grande : l'occasion s'offre à vous de reconstruire, pour tous ses enfants, un Liban moderne et démocratique !
Gabriel Enkiri, candidat au 1er tour de la présidentielle française de 2007

mercredi, novembre 22, 2006

LETTRE OUVERTE A JACQUES CHIRAC ET DOMINIQUE DE VILLEPIN

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre,

Après l'assassinat du ministre Pierre Gemayel au Liban, et la mise à mort qui s'apparente à un génocide du peuple palestinien dans la bande de Gaza, deux peuples, qui nous sont proches, sont voués au désespoir ou à l'exil. Ces derniers jours, vous avez, à Madrid, pris l'initiative d'organiser avec nos partenaires européens une Conférence internationale afin de parvenir, par la négociation, à une solution "juste et durable" de l'ensemble des problèmes qui se posent en Méditerranée orientale tant il apparaît évident que le sort du peuple palestinien constitue ce que l'on peut appeler un préalable à l'instauration d'une situation normale dans la région, fondée sur l'autodétermination des peuples. Le désaveau infligé, tout récemment, au gouvernement présidé par Georges Bush par les électeurs américains, rend possible une alternative pacifique. Sans doute les partisans du "reformatage global" n'ont pas désarmé. C'est pourquoi il est nécessaire d'intensifier les efforts diplomatiques, appuyés par une mobilisation populaire internationale, dans le but d'imposer cette grande Conférence internationale (que j'appelle la Conférence du Siècle) qui pourrait se tenir à Beyrouth, capitale d'une pays désormais menacé d'être rayé de la carte.
C'est pourquoi je vous suggère de mobiliser le peuple français - concerné au premier chef par l'édification d'une paix "juste et durable" dans cette région du monde - en faveur de cette Conférence par votre participation effective dans la prochaine compétition présidentielle. En effet, les deux candidats actuellement les plus en vue, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, pour des raisons diverses, ne sont pas en mesure d'enclencher la mobilisation populaire indispensable à la réussite de cette Conférence. La consultation démocratique du peuple français, à l'occasion de ce scrutin présidentiel, offre une opportunité historique qu'il nous faut saisir. C'est dans ce but - alerter le peuple français sur les risques d'une guerre effroyable qui nous menace tous - que j'ai formé le projet de faire acte de candidature au 1er tour, afin de conforter au second celui ou celle qui m'apparaîtrait comme le plus efficient dans la recherche de la paix.
Compte tenu de l'accélération et de l'aggravation des événements au Proche-orient, votre déclaration de candidature s'impose sans plus tarder. A vous d'évaluer quelle sera la plus mobilisatrice, soit une nouvelle candidature du Président de la République, soit l'entrée en lice du Premier Ministre. Dès l'annonce de votre choix, je suis prêt, quant à moi, inspiré par l'action du général de Gaulle depuis mon adolescence, à rejoindre le comité de soutien qu'il faudra mettre en place immédiatement dans le pays.
Dans l'espoir d'avoir été entendu, et compris, je vous prie, Monsieur le Président de la République et Monsieur le Premier Ministre, d'agréer l'expression de mes sentiments les plus sincères et les plus respectueux.
Gabriel Enkiri, candidat au 1er tour de la Présidentielle 2007

lundi, novembre 20, 2006

SARKOZY A LES BOULES !

Battu à plate couture par Ségolène-la-médiatique, Nicolas Sarkozy consulte à tire-larigot ses lieutenants et autres spécialistes de la communication ! Devedjian, Fillon, Méhaignerie et consorts envahissent son bureau, affolés par les sondages de moins en moins favorables. Dominique de Villepin, MAM et les autres (y compris un certain Chirac qui attend son heure) ont repris leur harcèlement de plus belle. Cette fois, avec un argument massue : les sondages ! Les sondages, qui le donnaient gagnant, le donnent perdant ! Ségolène va accentuer son avance, confortée par les 20 Présidents de région, et les ralliements qui vont se multiplier ! Pauvre Nicolas ! Va-t-il passer l'hiver ? Dans quel état sera-t-il en janvier ? Sera-t-il encore dans la course ? Sans doute va-t-il s'obstiner coûte que coûte à maintenir sa candidature... qui sent déjà le roussi. Mais alors il sera "celui qui a fait gagner la gauche" !
Peut-il encore se sauver ? Que peut faire son principal soutien : le "parrain" israélo-américain ? Pas grand-chose. Des attentats ? Faire tomber un avion au-dessus du Liban, abattu par les Français, toujours antisémites et nostalgiques de Vichy ? Mobiliser Lanzman, BHL, Redeker, Goupil et autres renards pour combattre le "péril islamo-fasciste" ? Aï, aï, aï ! Ségolène Royal n'a-t-elle pas dit de son frère qui a coulé le Rainbow warrior :"Il n'a fait que son devoir" ? Ne dira-t-elle pas demain "Qui a violé la résolution de l'ONU ? Ils n'ont fait que leur devoir..."

vendredi, novembre 17, 2006

JACQUES CHIRAC ULTIME RECOURS DE L'UMP ?

Comment Jacques Chirac peut-il imposer sa candidature face à un Sarkozy défaillant et donné perdant dans les sondages ? Il n'a qu'un moyen : préparer une grande conférence internationale sur le Proche-Orient, et notamment sur le Liban et la Palestine dont le sort est désormais lié. C'est ce qu'il a commencé de faire en se déplaçant à Madrid rencontrer Zapatero, et en associant à leur démarche commune l'italien Prodi. Naturellement, il lui faut adjoindre Angela Merkel et Tony Blair, sans oublier la Russie et la Chine. Tout cela relève du possible. Même l'Iran, dont le président Ahmadinejad, actuellement en bisbille avec l'Occident, peut se montrer favorable à une telle Conférence. Tous, finalement, peuvent trouver avantage dans une grande négociation. Reste, bien entendu, le gouvernement de Tel Aviv, qui lui, a toujours préféré le terrain militaire à la table de négociation, et dont le comportement sera probablement dicté par son puissant parrain américain. Un parrain qui cherche une "porte de sortie" honorable en Irak, et qui ne devrait plus logiquement donner son feu vert à un gouvernement israélien tenté par la réaction brutale tous azimuts. Jacques Chirac saura-t-il mener cette vaste action diplomatique ? Sans doute. Mais sera-t-elle couronnée de succès, à savoir imposer la tenue d'une Conférence, que, pour des raisons sentimentales (et politiques) je souhaite voir se tenir à Beyrouth ? Je l'appelle "Conférence du Siècle" parce qu'elle aura pour tâche d'ériger les fondations d'une paix juste et durable dans tout le bassin méditerranéen ! Jacques Chirac n'a pas le droit de la rater s'il veut conserver une chance d'être réélu Président de la République française en 2007. S'il réussit cette grande manoeuvre, alors les Français, devant l'énormité et la gravité de l'enjeu, hésiteraient sans doute à voter Ségolène Royal...

SARKOZY ARCHI-BATTU !

Dès la publication des premiers sondages favorables à Ségolène Royal, la panique va gagner les rangs de l'UMP. Il est facile d'imaginer, en effet, la question que les Instituts vont poser aux "électeurs", et leur réponse ! "Pour qui voterez-vous au second tour en cas d'un duel Royal-Sarkozy" ? Ceux qui vont répondre "Sarkozy" ne dépasseront pas les 45% ! Puis leur nombre ira en diminuant. Pour quelle raison les Français feraient-ils obstacle à Ségolène ? En revanche, on voit bien pour quelles raisons ils feraient obstacle à Sarkozy ! "Le tout sauf Sarkozy" l'emportera inévitablement sur le "tout sauf Royal" ! Un peu partout dans le monde occidental, la femme émerge sur le plan politique, aux Etats-Unis comme en Europe. C'est un fait de société, et dans le cas de la France, où vivent désormais des millions de musulmans, pour les jeunes femmes de cette obédience religieuse, le fait d'avoir une femme au sommet de l'Etat les encouragera dans leur lutte pour l'émancipation de la femme en terre d'islam. Politiquement, la victoire de Ségolène Royal sera bénéfique, et d'abord, bien entendu aux femmes qui travaillent et qui sont toujours moins payées que les hommes. Bref, les bienfaits de cette élection seront loin d'être négligeables, et il est impossible de dire que Royal et Sarkozy, c'est bonnet ou blanc bonnet... Je suis convaincu que le rapport des forces électorales penchera de plus en plus en faveur de Ségolène. Les élus et l'Appareil de l'UMP ont du souci à se faire : comment vont-ils pouvoir mobiliser leur camp avec un candidat battu avant même que démarre la campagne ? C'est pourquoi je crois que, très rapidement, ils vont changer de cheval ! Si on admet que MAM n'a aucune chance face à Ségolène, que Villepin traîne encore Clearstream et le CPE comme des boulets, je n'en vois qu'un qui pourrait redonner espoir à la "droite", c'est Jacques Chirac !

lundi, novembre 13, 2006

PLENEL PLUTÔT QUE JOFFRIN !

Il ne me semble pas que Laurent Joffrin soit l'homme de la situation. N'a-t-il pas déjà été directeur de la rédaction à Libé ? A mon humble avis, le journal va continuer de sombrer. Même si Edwy Plenel est un personnage discutable, il paraissait plus en mesure de redonner du tonus à un journal qui en a bien besoin. La ligne Joffrin, c'est une ligne molle, consensuelle. La ligne Plenel, à coup sûr, était plus pimentée. La rédaction, le personnel ont-ils encore les moyens de choisir ? Il faut le souhaiter. Sinon l'on pourra bientôt dire "Adieu Libé"... Etrange destin que ce journal qui, au départ, voulait faire le Révolution et qui se laisse assassiner... sans même se battre !

mardi, octobre 17, 2006

"L'ORDRE RÈGNE A PARIS"

Jour après jour, les banlieues, et notamment le neuf-trois, entrent dans le cycle d'un nouvel embrasement. C'est triste à dire, mais tous ces jeunes travaillent, si je puis dire, pour le compte de Nicolas Sarkozy. En ont-ils conscience ?

lundi, octobre 16, 2006

POUR RÉSOUDRE LA CRISE DES BANLIEUES : LE COP !

On ne résoudra pas la crise des banlieues par la répression ! C'est l'évidence même. Il faut proposer aux jeunes une "sortie de crise" en leur offrant la possibilité de s'en sortir eux-mêmes. C'est pourquoi je propose de créer un grand club omnisports, basé au Stade de France à Saint-Denis, que j'appelle le COP : Cercle Olympique Physique. Afin de faire COPAINS. Avec de grandes équipes-fanions : en foot, en rybgy, en cyclisme, en tennis, en natation etc. Un club qui serait leur club, avec un journal, une radio, une télé, un site internet, une agence de tourisme, une compagnie aérienne, des magasins de sports, bref une vaste entreprise qui leur ouvrirait les portes de l'avenir. Avec, accolées à ses activités, une Université francophone et une Cité "Jules Verne" en forme d'Exposition Universelle - alliant le passé et l'avenir - regroupant tous les pays francophones dans des pavillons séparés. Le tout basé à Saint-Denis, capitale du 93... et de la francophonie ! Qu'attendent nos gouvernants pour démarrer cette formidable entreprise à dimension planétaire ? Comment peuvent-ils croire qu'ils vont régler le "problème des banlieues" avec des flics à tous les coins de rue ? Il devient urgent de s'inspirer... des Sept projets de la Sagesse ! Le feu couve : il n'a jamais été éteint ! Ici, comme en face, en Palestine et au Liban...

vendredi, octobre 13, 2006

LA FAUTE D'ALAIN LIPIETZ

J'apprends avec consternation que la SNCF a reçu 1200 demandes d'indemnisation en provenance de juifs dont les parents furent déportés sous l'occupation, et que des centaines d'autres parviennent chaque semaine au siège de cette société nationale. Alain Lipietz a rendu un mauvais service à la communauté juive de France, en intentant un procès à la SNCF... soixante ans après la fin de la guerre ! Il faut savoir que plusieurs Etats (l'allemand, et le nôtre notamment) ont versé des indemnisations aux familles de déportés juifs. L'Allemagne, d'ailleurs, continue de payer ! Comme ce sont des gendarmes français qui ont procédé aux arrestations, demain ces mêmes requérants s'en prendront à la gendarmerie nationale. C'est logique ! Et puis, ce sont les citoyens français, ceux qui ont assisté à ces arrestations, de leurs balcons, ou sur le pas de leur porte, sans rien dire et sans rien faire, qui seront poursuivis "pour non assistance à personne en danger". En fait, tous ceux qui n'ont pas résisté, seront considérés comme des "collabos"... Eh bien, permettez-moi de vous le dire, je ne suis pas d'accord. Je sais que les cheminots, sous l'occupation, ont mené une belle bataille contre l'occupant, et nous avons tous vu l'admirable film de René Clément La bataille du rail, qui a magnifié leur combat, souvent héroïque. En tant que candidat à la présidence de la république, je m'élève contre cette prétention abusive, et je somme les autres candidats, en particulier Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, DSK, Laurent Fabius, Marie-George Buffet..., de prendre position pour ou contre ce que je considère comme un mauvais procès fait à la SNCF.

jeudi, octobre 12, 2006

ROYAL ET SARKOZY EN BAISSE...

Les sondages nous disent qu'ils sont à égalité au 2e tour : 50/50 ! Ce qui justifie, plus que jamais, ma candidature a-typique... à condition bien entendu qu'elle recueille 5% des voix au 1er tour ! Mais il n'est pas certain que Ségolène et Nicolas tiennent le coup jusqu'au bout. Dans les deux camps, la compétition ouverte va se radicaliser, et donner un espoir à d'autres candidats de leurs camps. On les voit déjà émerger du brouillard : DSK, plus que Fabius d'un côté, de l'autre Villepin et MAM, sans compter quelques autres qui ne désespèrent pas de faire leur trou. Parmi les "petits" candidats, Dieudonné a été le premier à jeter l'éponge. Son retrait m'a surpris, je l'avoue. Il semblait vraiment décidé. Mais j'imagine que son entourage, par trop dissemblable, tiraillé par des clans antagonistes, lui rendait la vie insupportable ! C'est sans doute ce qui a écoeuré également José Bové, qui n'y croit plus, et qui est de plus en plus tenté de retourner au Larzac ! Le petit Besancenot n'aura peut-être pas les 500 signatures, et lui aussi semble chercher une porte de sortie. On nous dit que Clémentine Autain croit son heure venue. Mais pourrait-elle candidater contre Marie-George Buffet, alors qu'elle est apparentée au PC parisien ? Et une autre femme pourrait bien obtenir les parrainages en nombre suffisant : Mme Taubira, la candidate du PRG ! Sans oublier Laguiller, Voynet, Boutin et Cie. Finalement, on pourrait bien avoir un 2e tour... plus surprenant encore que celui de 2002 !

mardi, octobre 10, 2006

FRANCE-SOIR ANNONCE MA CANDIDATURE

Dans son numéro daté du mercredi 11 octobre, France-Soir publie un entretien avec l'un de ses journalistes qui annonce ma candidature... Pour en connaître un peu plus sur ma personnalité, je recommande la lecture de mon auto-interview sur le site de Jean Robin :

http://www.journalisme-continu.com/medias/controle_citoyen/enkiri.htm

dimanche, octobre 08, 2006

LA GUERRE ANNONCÉE

Sous le titre "la tragédie annoncée", le Monde nous donne, dans un édito, une analyse pessimiste de la situation qui prévaut au Proche-Orient. Lorsqu'on sait que l'état-major israélien rumine sa revanche, elle aussi annoncée dans un proche avenir, le moindre prétexte servira à cet état-major pour déclencher une "nouvelle" guerre... Israël, dont la brève histoire n'est jalonnée que de guerres, suivies d'annexions de territoires, nous prépare au prochain round, sans doute plus meurtrier que les précédents, car, comme le rappelle fort opportunément Charles Enderlin, l'ère Bush va se terminer inexorablement à Washington, et son successeur, à la Maison Blanche, pourrait bien réagir autrement face à une situation de plus en plus désastreuse pour les Etats-Unis... Il est probable que Jacques Chirac y pense, et s'en inquiète : la FINUL, où "campe" un fort contingent de soldats français, envoyé là à son initiative, risque de se retrouver au coeur d'un conflit sauvage et sanglant. Comment maintenir une "neutralité" sur une ligne de front entre deux adversaires déterminés ? Le piège se refermera sur Chirac et sur la France, car les stratèges israéliens profiteront de la présence de la FINUL pour frapper leurs ennemis, tant en Palestine qu'au Liban. La psychologie des israéliens repose sur une "invincibilité" de leur armée face à des Arabes qui, selon eux, ne respectent que la force. Cette "force" ayant subi un échec spectaculaire au Liban, doit être impérativement restaurée : il s'agit, pour ces fanatiques, d'une question de "survie": l'avenir d'Israël n'est plus assuré. Les voici revenus en 1948, où ils entraînèrent toutes les grandes puissances dans un conflit contre les Arabes. Mais l'URSS a disparu, l'Europe s'est reconstruite, et les Etats-Unis sont aux prises, plus que jamais avec l'Asie, le seul adversaire qui leur résiste encore. Saurons-nous empêcher ce conflit aux dimensions mondiales ? Ou bien allons-nous subir le "choc des civilisations" pour sauver un "Etat"juif, pensé et conçu à la fin du 19e siècle ?

lundi, octobre 02, 2006

tatamis.info devient journalisme-continu.com

Jean Robin a créé sa maison d'édition tatamis, et mon auto-interview peut être lue désormais sur le site du journalisme-continu :
http://www.journalisme-continu.com/medias/controle_citoyen/enkiri.htm

L'ancienne adresse était :
http://www.tatamis.info/medias/controle_citoyen/enkiri.htm

LA ROYAL VA-T-ELLE SOMBRER A AUCKLAND ?

Tout se passe comme prévu ! Les adversaires de Ségolène n'ont qu'un seul moyen de la "couler" : déposer des engins explosifs dans les soutes de la Dame ! La bombe à retardement d'Auckland pourrait bien faire tanguer le navire. Pourra-t-elle redresser la barre ? Sans doute, mais les complications sont encore à venir. On ne sait ce que prépare Greenpeace France. On nous dit que le gouvernement de Nlle Zélande a fait accord avec le gouvernement français excluant toute réouverture du dossier. Mais l'organisation, ou la famille du photographe tué lors de l'explosion, ne peuvent-ils pas instruire un procès en France contre... la DGSE, Laurent Fabius, alors premier ministre, et certains conseillers de François Mitterrand, dont une certaine Royal ? On se souvient que Hernu, le ministre de la défense de l'époque, accepta de porter le chapeau... seul ! Aujourd'hui que la Royal navigue, vent debout, et loin devant, il devient tentant de lancer une torpille dans sa direction qui mettrait le beau navire sur le flanc. Quelle revanche pour les Néo-Zélandais ! Et lorsque la Royal s'abîmera dans les flots, DSK versera des larmes de crocodile...

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