mardi, mars 18, 2008

SHIMON PÉRÈS NOUS FAIT REVISITER L'HISTOIRE (5 der)

Ainsi, en 1947, cette année qui paraît bien énigmatique à René Rémond, commence à nous livrer ses secrets. Et Marie-George Buffet devrait mettre à la disposition des historiens les trésors cachés dans les cartons de la Place du Colonel Fabien ! Hélas, elle sait qu'ils sont explosifs, et elle compte bien garder encore quelques temps ses mairies de la banlieue où vivent aujourd'hui des centaines de milliers d'immigrés, souvent musulmans... Et Shimon Pérès lui-même préfère probablement que l'on n'aille pas fouiller de ce côté-là ! Car enfin, en 47-48 c'est bien une alliance qui se noue entre les Juifs, dans leur ensemble, avec les criminels du Kremlin, sur le dos des peuples d'Europe de l'Est, et sur celui du peuple arabe qui aspire, comme tous les autres, à l'indépendance et à la souveraineté. En 1947, le "communisme", plus que jamais, est mis à profit par les sionistes que les staliniens et les trotskistes ont toujours combattu ! Jamais les grèves dites insurrectionnelles de 47 et de 48 n'ont eu pour objectif de prendre le pouvoir ! Le gouvernement de l'époque, politiquement affaibli, a agité cet épouvantail pour envoyer les CRS contre les grévistes. En fait, le conflit était international, et il était mené contre l'Angleterre, puis les Arabes, et contre la France, aux prises avec l'Indochine. Or la mobilisation de tous les ports français, d'où étaient expédiées les armes vers l'Indochine permettait aux communistes et aux soviétiques de faire d'une pierre deux coups : envoyer des armes aux sionistes en Palestine, et saboter l'effort de guerre en Indochine. Ce qui explique, à mon avis, l'étroite et avantageuse complicité entre les sionistes, les impérialistes de Moscou et leurs séides français. Ceux de Moscou, par leur alliance avec les sionistes, portaient le fer à la fois au Proche-Orient et en Extrême-Orient, sur les deux terrains où la guerre faisait rage : en Palestine et en Indochine ! Et contre les deux impérialismes des vieilles puissances européennes, l'Angleterre et la France ! D'où la re-création du kominform pour diriger les opérations tous azimuts. En 1947, Staline n'avait aucune envie de s'emparer de l'Europe occidentale, ce qui l'intéressait c'était, déjà, l'Asie ! Peut-être était-il, lui aussi, obsédé... par la Chine ? On sait qu'il fit la grimace lorsque Mao entra en vainqueur dans Pékin en 1949, et ce qui est troublant, c'est qu'il s'en suivit le blocus de Berlin par les soviétiques, et l'année suivante, le déclenchement de la guerre en Corée. L'histoire, à coup sûr, de l'année 1947, mérite d'être récrite !

SHIMON PÉRÈS NOUS FAIT REVISITER L'HISTOIRE (4)

Après leur expulsion du gouvernement en mai par le socialiste Ramadier, le puissant parti communiste français devient disponible pour une action d'envergure. "Le revirement de l'URSS, écrit Jacques Derogy dans son livre "Le siècle d'Israël" (Fayard éditeur), s'explique par la révolte juive de Palestine, qui a fait du sionisme un mouvement de libération anti-impérialiste, et aussi par son hostilité aux régimes féodaux arabes, considérés comme des suppôts des colonisateurs anglais"(page 401). Resté au gouvernement, comment le PCF aurait-il pu apporter son appui à l'opération dirigée contre le gouvernement de Londres ? Le vieux bateau, acheté aux Etats-Unis par les sionistes, rebaptisé Exodus, transportant 4.500 réfugiés (hommes, femmes, enfants) rassemblés à Sète, dont la mairie était communiste, avait pour objectif de se heurter à la marine britannique afin de la dénoncer à la face du monde. Parvenu au large de Haïfa, le bateau fut en effet arraisonné par la Royal Navy, après un assaut brutal (qui fit trois morts et plusieurs blessés), et les passagers transférés sur des "bateaux-cages" reconduits vers la France, où naturellement les Mairies (communistes) organisèrent des manifestations de solidarité, de port en port, refusant le débarquement des réfugiés, et ce, à la grande fureur du gouvernement britannique qui insistait, sans succès, auprès du gouvernement français, "son allié", pour qu'il soit mis fin à cette "propagande" orchestrée par les "communistes" sur ordre de Moscou. Mais le gouvernement français, comme on le devine, était divisé en deux fractions. Les réfugiés furent donc ramenés en Allemagne et regroupés dans des camps, placés sous la garde des britanniques ! Le monde, évidemment, fut "indigné"... Aux États-Unis, le général Marshall lançait, le 5 juin le plan qui porte son nom à destination de l'Europe dans le but de "contenir" l'offensive soviétique. Il s'agissait là d'une première ébauche de "Common Market" européen sous la houlette des Américains. Moscou répliquait, en septembre, par la création, à Belgrade, du Kominform (nouvelle "internationale" rassemblant tous les PC) avec pour objectif d'empêcher les pays de l'Est, récemment annexés, d'accepter ce plan. Mais, concernant l'extérieur, c'est-à-dire la France et l'Italie d'une part, et le proche-orient d'autre part, il s'agissait de favoriser au maximum l'entreprise sioniste en Palestine, un accord ayant été conclu entre les sionistes et Staline. L'accord se révéla d'une manière spectaculaire à New York le 29 novembre 1947 lorsque l'Union soviétique vota le partage de la Palestine, et que la France, qui avait décidé de s'abstenir (avec les Anglais) renversa son abstention en vote "favorable", in extremis, après d'incroyables pressions sur son gouvernement. Les banquiers de New York allèrent jusqu'à le menacer de le "priver" de Plan Marshall ! L'Angleterre, qui était également en situation de banqueroute au lendemain de la guerre, dut s'incliner devant la même menace. Quant à Truman, qui avait succédé à Roosevelt sans être élu, il fut littéralement assailli par les sionistes qui lui firent comprendre qu'il avait intérêt à obtempérer s'il voulait l'emporter en novembre 1948. En fait, comme l'ont reconnu quelques dirigeants sionistes, à mi-voix : " sans l'URSS, nous étions perdus" ! (à suivre)



SHIMON PÉRÈS NOUS FAIT REVISITER L'HISTOIRE (3)

En février 1947, le Premier Ministre britannique, Clement Attlee remet le mandat de l'Angleterre sur la Palestine à l'ONU qui va devoir trancher à New York. Le 4 mars, le gouvernement travailliste signe avec la France un "traité d'assistance mutuelle". Il est signé à Dunkerque (pour en souligner la force - dans la continuation de la bataille de Dunkerque en 1940) par les deux Ministres des Affaires étrangères, Georges Bidault et Ernest Bevin. A Londres, on pense que la France, respectant le "traité d'assistance mutuelle" restera fidèle à l'Angleterre en Palestine, d'autant qu'elle est aux prises en Afrique du Nord à des mouvements qui revendiquent l'indépendance, et que tous les pays arabes sont quasiment hostiles à un État juif en Palestine. Mais les sionistes veulent transformer l'essai (réussi en 1918-20) : il fallait, dans un 1er temps, confier le mandat sur la Palestine à l'Angleterre, incluant bien sûr la "Déclaration Balfour", et dans un second temps, l'expulser de Palestine ! Or, les États-Unis, qui les ont toujours supportés, hésitent. Roosevelt a signé, lui, un "traité d'assistance mutuelle" en 1945 avec le roi d'Arabie : pétrole contre protection militaire. Et voici que les "services britanniques", toujours bien informés, leur font savoir que "les Juifs de l'Est", libérés par les soviétiques, sont devenus des militants "communistes" ou sympathisants, et que Staline rêve de faire main basse sur la Palestine et tout le Proche-Orient par leur entremise ! Truman, qui a succédé à Roosevelt, n'y connaît rien ! Il fait confiance à son Secrétaire d'État aux Affaires étrangères, le général Marshall. Celui-ci, travaillé au corps par les Britanniques, est de moins en moins favorable à un État juif ! Les dirigeants sionistes, en effet, multiplient les voyages à Moscou; en France Juifs et communistes communient dans le souvenir de la "lutte contre le fascisme"; ils sont devenus frères ! Là-dessus éclate la "grève Renault" (en avril). D'abord condamnée par les communistes, qui sont au gouvernement, ceux-ci font volte-face 48 heures plus tard ! On a dit que les dirigeants communistes ont voulu reprendre le contrôle du mouvement en le ralliant et en l'élargissant. C'est probable, mais ça n'est pas tout ! Il s'agit maintenant de dresser l'opinion française et mondiale contre l'Angleterre, et contre le gouvernement français son complice et allié ! Les sionistes, on l'a dit, sont installés à Paris, et le gouvernement français, auquel participent les communistes, est lié aux Britanniques par le "traité de Dunkerque" qui vient d'être signé ! Or une formidable campagne contre l'Angleterre, qui refuse le transfert des Juifs en Palestine, est décidée par Ben Gourion, Pérès et les autres : elle aura lieu en France. Elle doit être spectaculaire, et elle le sera : on la connaît sous le nom d'Exodus ! (à suivre)

SHIMON PÉRÈS NOUS FAIT REVISITER L'HISTOIRE (2)

En 1947, nous étions préoccupés, on le sait, par nos conditions de vie précaires. Et René Rémond les décrit fort bien. Les Français ne s'intéressent pas du tout à la "politique étrangère"; ils sont soumis à des rationnements, il faut reconstruire le pays etc. Aucun homme politique, aucun parti ne fait écho à ce qui se passe dans le monde. Seule la guerre d'Indochine fait problème, et divise. Or, une bataille fait rage à l'échelle internationale. On ne la voit pas, on ne la devine même pas ! Je me souviens très bien de cette année : de la grève Renault, de l'expulsion des ministres communistes du gouvernement par le socialiste Ramadier, de la création un peu plus tard du Rassemblement du Peuple Français par de Gaulle. Or, je l'ai dit, une bataille fait rage en Europe, au Proche-Orient... et à l'ONU, nouvellement créée, qui prend la suite de la SDN, et qui tient ses réunions à New York dans la patinoire de Flushing Meadow ! Nous n'en savons rien ! Et je me demande maintenant, avec le recul, et surtout ce qui a découlé du vote de novembre 1947, si ça n'est pas cela qui a "occupé" cette fameuse année 1947 ! Que nous dit Shimon Pérès ? "Que c'est la France qui fut notre meilleur allié durant cette année cruciale, et en 1948 dans la guerre contre les Arabes ! Nos avions, nos chars étaient français, ou transitaient par la France lorsqu'ils venaient des pays de l'Est !". Dès 1945, Ben Gourion a installé son QG à Paris; les sionistes savent que désormais c'est l'Angleterre qu'il faut expulser de Palestine, et éliminer Churchill à Londres qui "a fait la guerre pour sauver l'Empire britannique" et qui vient de créer la Ligue arabe, englobant le Liban et la Syrie. Cela sera fait en juillet 1945, les travaillistes remplacent les conservateurs. Et Shimon Pérès de raconter à Guy Mollet, Ministre d'Etat en 1947, et secrétaire général de la SFIO (le parti socialiste d'alors) :" J'espère que vous ne ferez pas comme Ernest Bevin (le Ministre des Affaires étrangères britannique) qui nous était favorable dans l'opposition, et lorsqu'il est arrivé au pouvoir avec les autres travaillistes, est devenu "notre pire ennemi" ! Guy Mollet lui répondit :" Je ne serai pas un autre Ernest Bevin. Je suis Guy Mollet !". (à suivre).

SHIMON PÉRÈS NOUS FAIT REVISITER L'HISTOIRE (1)

Venu à Paris pour inaugurer le Salon du Livre, Shimon Pérès nous a fait des confidences concernant le rôle de la France dans la création de l'État d'Israël en 1947. "La France, nous dit-il, est le pays qui nous a le plus aidé en 47-48, dans tous les domaines, diplomatique, militaire etc." Et du coup nous revient en mémoire une affirmation tout à fait étonnante de l'historien René Rémond qui écrit dans son livre Notre siècle (en livre de poche) :" Entre toutes les années de l'après-guerre, 1947 appelle un traitement spécial... C'est d'abord une année à surprises et à rebondissements : rien ne s'y passe comme on s'y attendait... Rarement année a illustré à ce point l'interdépendance des phénomènes : interactions entre l'économie et la politique, entre le social et l'idéologique, entre politiques intérieures et extérieures. C'est ainsi qu'aujourd'hui encore on se divise sur l'origine de tel bouleversement et la recherche des responsabilités : par exemple, l'éviction des ministres communistes du gouvernement Ramadier, en mai 1947, est-elle une décision de pure politique intérieure ou une conséquence de la rupture entre États-Unis et Union soviétique ?"
René Rémond, démocrate-chrétien, était ce que l'on appelle un historien des plus classiques. On ne l'imagine pas remettre en cause l'histoire officielle. Son interprétation de l'après-guerre est conformiste, mais, en ce qui concerne cette fameuse année 1947, il laisse percevoir des interrogations qui le laissent sur sa faim. Évidemment, le démocrate-chrétien est toujours annihilé, pour ne pas dire enseveli, dans sa recherche sous une énorme "repentance" : celle de l'Église qui fut anti-communiste et antisémite et qui, depuis la fin de la 2e guerre mondiale, ne cesse de répéter, et de faire répéter à ses ouailles : "c'est ma faute, c'est ma très grande faute". Lorsqu'on sait que le journal La Croix fut le journal le plus anti-dreyfusard : Aïe, aïe , aïe ! Lorsqu'on se souvient que l'Église fut "maréchaliste" à 99% : Aïe, aïe, aïe ! On comprend pourquoi il y eut, après guerre, autant de "prêtres-ouvriers", de syndicalistes chrétiens à la CGT, ou de permanents de la même origine au PCF ! Et pourquoi ils devinrent, malheureusement pour eux, les plus " staliniens" d'entre tous ! De la même manière, les Juifs, libérés des camps à l'Est par l'armée "soviétique" ne jurèrent plus que par Staline dont ils firent un Dieu (infaillible naturellement). C'est sur ce terrain, malléable oh combien, que les dirigeants sionistes agirent avec le succès que l'on sait. C'est ce que nous rappelle Shimon Pérès, ému de retrouver dans Nicolas Sarkozy l'époque de la "belle alliance entre Sionistes et Français" ! (à suivre)

lundi, mars 17, 2008

COMMENT FAIRE TOMBER SARKOZY ?

"La déferlante" titre le Parisien. Après le second tour des municipales, Sarkozy ne peut plus gouverner. Il n'est plus crédible à l'intérieur, et bientôt il ne le sera plus à l'extérieur. L'exécutif à deux têtes va se neutraliser, car Fillon n'est plus un ectoplasme. Lequel va dégainer le premier ? Sarkozy sans doute, qui ne supportera pas d'être sous la coupe de son Premier Ministre. Le 1er juillet, la France doit prendre la direction de l'Union européenne, mais dans quel état sera le pays, avec une crise sociale et politique en plein développement ? Mieux vaudrait, me semble-t-il, apporter une solution à la crise dès ce printemps.
L'opposition seule n'y peut rien. Et le parti socialiste, visiblement, n'a pas envie d'aller à la bataille tant qu'il n'aura pas réglé son "problème de candidature". Il faut donc qu'une fraction de l'UMP se joigne à l'opposition pour censurer le gouvernement, à l'occasion d'un prochain vote à l'Assemblée Nationale. Est-ce envisageable ? Depuis ce lundi, les députés de l'UMP sont en train de réfléchir. Comment pourraient-ils douter qu'après avoir perdu leur mairie ils ne perdront pas leur circonscription législative avec cet ostrogoth à l'Élysée ? S'ils veulent se préserver un avenir, et d'abord conserver leur siège, ils ont tout intérêt à ... changer de cheval ! Pour ma part, je n'en vois qu'un, c'est Dominique de Villepin ! Par son fameux discours de l'ONU contre l'intervention américaine en Irak, il a acquis une audience internationale. C'est donc avec lui qu'il faut négocier dès maintenant une "alternative crédible"- sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur. A l'intérieur, il me semble qu'il est grand temps d'éradiquer le chômage, de l'abolir comme on a autrefois aboli l'esclavage. C'est aujourd'hui possible, j'en suis convaincu. De même en ce qui concerne la monnaie, pourquoi ne pas tout simplement aligner l'euro sur le dollar ? Un euro = un dollar= 100 yen, le Japon n'y verrait aucun inconvénient. Nous aurions ainsi une monnaie "mondialisée" ! Au Proche-Orient, il est également urgent, pour la France comme pour l'Europe, de proposer une négociation afin de régler "définitivement" le conflit israélo-arabe. La France, en somme, doit retrouver sa souveraineté pour agir. Voilà ce qu'il faut négocier avec Dominique de Villepin ! S'il préfère se consacrer à la poésie... c'est son droit ! Je l'ai dit : un homme providentiel, ça se fabrique !

vendredi, mars 14, 2008

GEORGES BENSOUSSAN REMET LA SHOAH A SA PLACE

Il faut remercier les Juifs qui font un véritable travail d'historien. Georges Bensoussan est de ceux-là. Son livre (1) n'est qu'un début, pourrait-on dire. Mais il confirme ce que nous avons toujours affirmé : la création d'Israël n'a rien à voir avec la "shoah". Mieux : il reconnaît que la "shoah" est de "création récente". Et il précise : "Cette mémoire (de la shoah) ne s'imposera en effet qu'après le procès Eichmann (1961) et la guerre des Six-Jours (1967), la peur qui saisit alors le monde juif venant réveiller le traumatisme du génocide." Pour lui, et l'aveu est de taille : il s'agit bien d'une "légitimation après-coup".
Pour moi, qui ne suis pas un "historien de profession" (heureusement !), mais un simple citoyen désireux de comprendre les événements dont j'ai été témoin, je me permets de lui dire qu'il est sur la bonne voie... mais qu'il doit encore faire un effort ! Voici mon analyse, qui vaut ce qu'elle vaut, mais que je trouve bien meilleure que la sienne ! La mort de Staline (mars 1953) suivie de l'exécution des époux Rosenberg aux USA (juin 1953) provoquent un énorme traumatisme parmi les Juifs. Leur installation aux États-Unis est compromise ! Sur ce, en Égypte apparaît le colonel Nasser, dont le succès est foudroyant dans tout le monde arabe lorsqu'il nationalise le canal de Suez (1956). La renaissance arabe constitue un danger mortel pour Israël, qui vient à peine d'être créé (1948). Ainsi les Juifs risquent-ils d'être chassés à la fois d'Israël... et des États-Unis où sévit la "chasse aux sorcières". La contre-attaque nécessaire (pour la survie) est décrétée par les notables juifs, tant en Israël qu'aux USA. Voilà, à mon avis, quelle fut l'origine de la "shoah": il s'agit bien, comme le pense Bensoussan, d'une auto-défense... contre les "autres", contre tous les "autres" ! La "diabolisation" de l'Allemagne (et de l'Europe) commence. De même que le passage à l'Ouest des Juifs "soviétiques" ! Tout le monde s'y met : avec l'argent des Juifs américains, ceux d'Europe qui savent écrire, faire un film, raconter des histoires, témoigner etc. sont invités à le faire. L'opération trouve son point d'orgue, si je puis dire, avec la capture d'Eichmann en Argentine (jusque là, les Américains protégeaient les nazis réfugiés en Amérique du Sud) et le procès spectaculaire (Jérusalem -1961) qui s'en suivit avait bien pour objectif de mobiliser la diaspora autour d'Israël. Et peut-être de supprimer un témoin gênant : en révélant les tractations (un marché "diabolique" visant à échanger un million de Juifs - dont les 300.000 de Hongrie - contre 10.000 camions et bien d'autres choses) qu'il avait menées à Budapest, sous l'égide d'Himmler, à la fin de la guerre, avec les chefs sionistes, négociation qui remonta jusqu'à Washington et Londres puisqu'elle visait tout simplement ... le "renversement des alliances" contre les soviétiques !, Eichmann pouvait déstabiliser les dirigeants d'une organisation dont la règle était, depuis sa création en 1897 : on "négocie" avec tout le monde ! Le "diplomate" suédois, agent triple ou quadruple, Raoul Wallenberg, qui avait été au coeur de la négociation, ne fut-il pas livré aux Russes dès leur arrivée à Budapest ? (Il s'agit là d'un des plus grands "mystères" de la deuxième guerre mondiale). En 1979, à la fin des années Giscard, est projeté en France le téléfilm en quatre épisodes Holocauste, une super-production américaine qui annonçait la suite, notamment le "Shoah" de Claude Lanzmann. Comme on le voit, il y a bien un "avant" (l'époque "soviétique", rouge du sang des peuples de l'Est, où les Juifs se trouvent étroitement mêlés) et un "après" (la mort de Staline) où les Juifs enterrent le "communisme" pour épouser le capitalisme américain "sûr de lui et dominateur". Ce qui est tout à fait fantastique, c'est que nous avons vu à la fin du 19e siècle les Juifs de l'Est imposer le "marxisme" à des peuples qui lui étaient foncièrement hostiles, parce que chrétiens, comme nous avons vu, un siècle plus tard, cette même idéologie complètement disparaître, rejetée par les peuples qui l'avaient subie ! Et voici cette fois à l'Ouest que les Juifs tentent de nous imposer une nouvelle religion (le culte de la shoah) de la même manière pour se "protéger", et qu'ils doivent l'étendre à tout le monde, d'abord en Occident, ensuite au reste du monde, car il y a chez tout Juif la peur de redevenir le "bouc émissaire" dans un monde qui se déconstruit et qui inquiète - car l'avenir apparaît indéniablement sous des jours sombres ! Et très logiquement, cette peur ancestrale le pousse à "prendre la direction des opérations", c'est-à-dire en l'occurrence à bâtir une société internationale, mondialisée, où il sera "intouchable" ! Qu'on le veuille ou non, l'opération (introduction du culte de la shoah) exigeait ici, en France, l'élimination de Charles de Gaulle, "nous sommes tous des Juifs allemands", ce qui fut fait en Mai 68-69. Mais cela ne suffisait pas : il fallait ré-écrire l'histoire de la guerre. En 1995, Jacques Chirac, élu Président de la République déclarait, à la grande stupéfaction des Résistants, que "l'État de Vichy représentait la France", et que cet État "avait commis l'irréparable". Il rendait ainsi possible la "culpabilisation" de tous les Français. Et donc leur "mise en examen" ! Pour le plus grand profit de leurs "accusateurs". En quarante ans, nous sommes passés de de Gaulle à Sarkozy via Chirac ! Ce qui prouve bien que c'est à Paris où la communauté juive pèse lourd, que se joue désormais le sort de l'élection présidentielle, celles d'hier (de Chirac et de Sarkozy) tout comme celle de demain (Bertrand Delanoë). Ce qui laisse présager un combat très dur entre la "province" et la capitale, entre Ségolène et Bertrand. La rumeur nous dit que Sarkozy souhaitait la victoire de Delanoë afin d'affaiblir le parti socialiste en aiguisant ses rivalités internes. A mon avis, il s'agit d'un mauvais calcul. Réélu Maire de Paris, Bertrand pulvérisera Ségolène, et il pourrait bien ne faire qu'une bouchée du petit Nicolas en 2012, ou même avant ! A moins que ?
(1) Un nom impérissable Israël, le sionisme et la destruction des Juifs d'Europe (1933-2007)
Le Seuil éditeur

mardi, mars 11, 2008

ISRAËL PLUS FORT QUE L'URSS !

Je crois avoir résolu l'énigme du XXe siècle, à savoir pourquoi sont apparus dans le même laps de temps, face à face, deux Etats totalitaires forcément criminels : URSS et Israël. On trouvera l'essentiel de mon analyse adressée dans plusieurs "posts"au site Alterinfo, ou sur ce blog. Au moment où Sarkozy et Pérès s'étreignent sur le perron de l'Élysée, je crois indispensable, dans le but d'informer mes compatriotes, de la résumer ici. C'est le "messianisme" juif, libéré par le capitalisme au 19e siècle et galvanisé par l'unification de la Nation allemande au coeur de l'Europe, qui a généré d'une part, à travers le marxisme, l'État soviétique à l'Est de l'Europe autour de Moscou promu "nouvelle Rome du communisme mondial", d'autre part l'État national-sioniste dénommé Israël devenu le 51e État des États-Unis capitalistes. Le duel (acharné) entre les deux fractions juives, l'une pro-orientale, l'autre pro-occidentale, s'est achevé par la victoire de la seconde, c'est-à-dire par la victoire de l'Argent sur l'idéologie "communiste" messianique. En 1991, Gorbatchev a mis fin au combat en mettant la clef sous la porte, et l'Empire s'est effondré comme un château de cartes. Les Juifs sont tous passés à l'Ouest, aux States, leur nouvelle patrie dominatrice à vocation mondiale. Rothschild l'a définitivement emporté sur Marx. Reste Israël. A quoi peut bien servir Israël aujourd'hui ? A faire la guerre tout simplement. Pour dominer, in fine, l'Asie, les USA ont besoin de mobiliser l'opinion mondiale. Il ne peut pas y avoir d'impérialisme sans "mission civilisatrice". La lutte contre le "terrorisme" va donc remplacer la lutte contre le "communisme". La "défense" d'Israël doit permettre de formater une coalition à l'échelle de la planète contre la Chine, l'autre super-grand qui rivalise avec les USA. Et d'abord contre l'Iran et l'islam chiite opposé au sunnisme transformé en force supplétive de l'Occident. La 3e guerre mondiale est bien commencée en Irak, elle s'étend déjà à toute l'Asie centrale et englobe naturellement toute la ceinture "coranique" qui entoure la Chine ! La coalition "israélo-américaine" a besoin d'un ciment idéologique; ce sera le "culte de la Shoah", sorte de religion laïque, d'obédience sioniste, édifiée en Europe avec l'argent américain. Car il est nécessaire d'en finir avec une Europe gaullienne résistant à Washington. Telle est sans doute la "mission" confiée à Nicolas Sarkozy : réintégrer la France dans "l'alliance atlantique" sous direction américaine. Les States sont facilement venus à bout de l'URSS (sans même avoir eu besoin de tirer un seul coup de fusil !) parce que New York a supplanté Moscou dans le coeur des Juifs. Il en va différemment pour Israël, ce n'est pas, contrairement à ce que d'aucuns voudraient nous faire croire, un "petit État" : c'est le fer de lance de l'impérialisme américain, planté dans une région qui est la plus stratégique du monde ! C'est pourquoi je pense que le combat ne sera gagné contre Israël, devenu un pion au service de Washington, qu'avec l'aide des Juifs qui auront compris que le "messianisme juif" sous l'intitulé "sioniste" nous conduit inexorablement vers une 3e guerre mondiale. Dans son livre paru en 1988, chez Grasset, "Le choix des Juifs", Jean-Jacques Servan-Schreiber écrivait :" Le monde a changé. Le choix des Juifs - au-delà d'Israël, au-delà des Juifs - interpelle tous les hommes".
Ps - Je n'irai évidemment pas au Salon du Livre.
On peut commander mon bouquin sur internet chez Lulu éditions
http://www.lulu.com/content/1883129
"Israël-Palestine Vers un seul État" ?

SARKOZY EST DÉJÀ POLITIQUEMENT MORT !

Le 1er tour des municipales annonce le rejet de Sarkozy. Il suffit de regarder à l'Ouest, en Bretagne, où les candidats socialistes l'emportent avec des scores jamais atteints. A Lorient, Métairie fait plus fort que Le Drian, et même à Vannes, ville de droite s'il en est, l'ancien ministre, François Goulard, est en difficulté ! Même résultat à Paris, Lyon, Toulouse, Strasbourg, et sans doute dimanche à Marseille ! Affolé, Sarkozy appelle Israël au secours, le voici dans les bras de Shimon Peres ! Mais attention, les Juifs français ne sont pas idiots. Ils savent "comment ça va finir"!

lundi, mars 10, 2008

SARKO ET FILLON SUR UN VOLCAN !

Pour Roland Cayrol, de l'Institut CSA, c'est bien d'une claque qu'il s'agit ! La gauche a fait 47%, et les sarkozystes 40% (et non 45% comme ils le prétendent en additionnant des "divers droite" rebaptisés "centristes majoritaires" !) Les dirigeants du PS, pour des raisons tactiques, minimisent également leur succès, mais au soir du 2ème tour la défaite sera sévère. Dès le lendemain, Fillon et Sarkozy vont se regarder en chiens de faïence. Il leur sera difficile de continuer dans les mêmes conditions. Leur chamaillerie envenimera l'atmosphère. Elle pourrait bien nous conduire vers un nouveau Mai... Ces types sont idiots, avec un MEDEF corrupteur et corrompu, ils jouent avec le feu. Notre droite est bien toujours la plus bête du monde !

vendredi, mars 07, 2008

IL NE SUFFIRA PAS D'ÉLIMINER SARKOZY !

L'aggravation de la situation en Palestine, après les incursions meurtrières de l'armée israélienne dans la bande de Gaza, et l'attentat de Jérusalem, soulignent l'échec de la "diplomatie" américaine (le foldingue de Washington voulait, paraît-il, un État palestinien avant la fin de l'année !) et l'absence des Européens, incapables de proposer la moindre solution du fait de leur inféodation à Washington. Cette impuissance (des Européens) devient inadmissible, intolérable et criminelle. On mesure la responsabilité du crétin de Neuilly qui a cru bon d'aligner la politique française sur celle des États-Unis à un moment où, précisément, il fallait s'en démarquer, pour donner une chance à l'Europe de s'affirmer enfin dans la région. Mais ce type en est resté à La Fayette , à John Wayne et à Elvis Presley ! L'imbécile! C'est d'autant plus incompréhensible, que "l'union méditerranéenne" qu'il préconise ne peut voir le jour qu'indépendamment des États-Unis ! C'est ce qu'avait fort bien compris de Gaulle. Pourquoi une telle "erreur" ? Cela tient sans doute à la personne de Sarkozy, immigré venu de l'Est, totalement américanisé, dollarisé, incapable d'imaginer une Europe européenne, et à la "société" de Neuilly, elle-même "lafayettisée" par l'opulence générée par les activités "mondialisées" du CAC 40, dans la dépendance de l'hégémonie américaine. Sarkozy est le pur produit de cette domination, et c'est pourquoi la "rupture" qu'il a entrepris d'imposer à la France (et à son histoire) vise à son intégration dans l'univers atlantico-américain. Le "rêve" de Sarkozy est bien un "rêve américain", un cauchemar pour nous puisqu'il nous condamne à suivre, comme un caniche, l'Oncle Sam dans son délire asiatique (hier le Japon, aujourd'hui la Chine) avec sa conséquence inexorable : la désertification industrielle, la ruine, la pauvreté pour le plus grand nombre, et sans doute une Europe transformée, avec l'Afrique, en champ de bataille ! Il ne suffira pas d'éliminer Sarkozy : il va falloir reconstruire un avenir pour nos enfants et nos petits-enfants.

mardi, mars 04, 2008

LA SHOAH : UNE NOUVELLE RELIGION D'ÉTAT ? (2 der)

Entre nous, nous avons la preuve ici que Sarkozy est un crétin, et Daniel Cohn-Bendit a raison de souligner que "c'est grâce à Mai 68" qu'il peut "jouir sans entraves" à l'Élysée avec des mannequins ramassées dans le "show-biz". Et que ses diatribes anti-Mai 68 sonnent faux, d'autant, comme on l'a vu, que ses amis, les Juifs et les partisans d'Israël, y ont joué un rôle essentiel ! Ça n'est évidemment pas à Neuilly, dans ce milieu ultra-bourgeois, que l'on apprend à réfléchir ! Mais Sarkozy a bien compris ce que l'on attend de lui, comme il nous l'a révélé par ses discours sur "le retour du religieux et des religions". Il sait, parce que Guaino et Guéant le lui ont sans doute expliqué, qu'en France on "ne peut pas toucher à la loi de 1905". Mais en introduisant le culte de la Shoah dans les écoles, il peut en forcer les portes - qui osera résister à la Shoah ? - et y faire rentrer, dans la foulée, la Religion avec son Dieu unique, c'est-à-dire le monothéisme, la shoah devenant le ciment des 3 grandes religions pratiquant le même culte ! Après le marxisme , un succédané du judaïsme à prétention athéistique, disparu dans les oubliettes de l'histoire, il est devenu possible d'imposer un nouveau succédané qui présente l'énorme avantage de "réconcilier" les Églises, en y incluant un islam francisé ! Point besoin de toucher à la loi de 1905 (qui interdit les subventions aux Églises) puisque l'État, les Régions, les Départements et les Municipalités subventionnent à qui mieux mieux toutes les associations pratiquant le "culte de la mémoire", y compris les pèlerinages en Pologne shoatique. Il est certain que le capitalisme triomphant a besoin de se protéger ! La Religion n'a-t-elle pas toujours été considérée comme un excellent bouclier ?
Reste à savoir comment le peuple français va réagir...

LA SHOAH : UNE NOUVELLE RELIGION D'ÉTAT ? (1)

Le site alterinfo a ouvert le débat sur Mai 68 en reprenant l'un de mes papiers intitulé "Mai 68, une révolution juive ?" lui-même repris d'un article paru dans Le Monde, en juillet 1988. J'en profite pour remercier ce site d'informations alternatives, dont les responsables me sont totalement inconnus. Nous savons qu'il rencontre des difficultés, et que d'aucuns aimeraient le voir disparaître. Pourtant, nous devons nous réjouir de voir les sources d'informations se multiplier grâce à internet, malgré les excès ou les outrances auxquels se laissent aller des internautes en mal d'expression. Lorsqu'on n'a pas la possibilité de s'exprimer et que soudain un espace de liberté s'offre à vous, on est pris par une sorte de jouissance qui vous fait commettre des "écarts de langage". A chacun de faire son tri, et ce qui est excessif est naturellement rejeté. Je souhaite donc longue vie à alterinfo comme à tous les sites qui pratiquent la liberté d'expression.
J'ai esquissé dans les "commentaires" qui alimentent le débat sur Mai 68 une analyse de ces événements auxquels j'ai participé, mais que seul le recul nous permet de comprendre. J'ai la chance d'avoir ouvert les yeux sur le monde en 1939, au premier jour de la deuxième guerre mondiale ! Et ce qui me frappe, c'est que notre histoire, notre vie, furent dominées de 1940 à 1967 par une figure emblématique : de Gaulle, et par un puissant parti communiste, sans que jamais apparaissent les "juifs" en tant que tels ! On ne les voit pas, ils n'existent pas : ils sont ou "gaullistes" ou "communistes", ou "mendesistes" lorsque PMF apparaît en 1954. A partir de 1968, de Gaulle et le parti communiste disparaîssent progressivement, et les Juifs deviennent visibles, de plus en plus visibles ! Quarante ans plus tard, ils occupent le devant de la scène, et ce qui me sidère, c'est que nous sommes en train, nous le pays de la laïcité, le pays qui a voté la loi de 1905, séparant l'Église de l'État, d'adopter une religion que l'on va faire entrer dans les écoles, avec la complicité et la participation des enseignants qui sont, prétendent-ils, de fervents défenseurs de la laïcité ! (à suivre)

lundi, mars 03, 2008

MAI 68 "UNE RÉVOLUTION JUIVE" ? (3 der)

Cette volonté d'intégration fut souvent "conflictuelle", a ajouté M. Stora; elle se traduisait à la fois par "l'affirmation de sa judaïté au grand jour" et un engagement politique parfois contradictoire (notamment au moment du développement de la solidarité avec les Palestiniens).
Si l'on peut trouver un lien entre l'engagement d'un grand nombre de juifs et leur origine, cet angle unique est toutefois apparu restrictif à la majorité des participants au colloque. Comme l'a rappelé M. Alain Geismar, cette dimension n'agitait ni le gros du mouvement, ni ses dirigeants". M. Weber a souligné aussi que, malgré une participation active des juifs dans les organisations d'extrême gauche, "tout particularisme était effacé dans les mouvements révolutionnaires" par leur universalisme. Pour autant, "la question du judaïsme n'était nullement occultée". Et de préciser :"nous étions des juifs glorieux plutôt que des juifs honteux !".



MAI 68 "UNE RÉVOLUTION JUIVE" ? (2)

Cette éducation leur a inculqué l'image d'une société "absolument mauvaise" qu'on ne peut améliorer et qu'il fallait subvertir : " L'histoire est un long périple qui va d'un âge d'or (le communisme primitif) à un autre âge d'or (la société sans classe), à travers une vallée de larmes (la lutte de classes)." Il fallait donc se battre pour "une société nouvelle d'où le mal était extirpé". Cette perception de la société et du changement social, donnée par le père, se structure de la même façon que la pensée messianique religieuse.
M. Daniel Linderberg a renchéri en liant ce phénomène à une culture laïque du messianisme des organisations communistes (se référant au Bund - mouvement juif révolutionnaire marxiste anti-sioniste), culture insérée dans un cadre d'analyses du mouvement ouvrier moderne.
Cette attention particulière aux événements de mai s'explique également par un "besoin de justice" fort chez les juifs, à cause de la Shoa, selon M. René Frydman. Les parents de cette génération, souvent d'anciens résistants de la MOI (main d'oeuvre immigrée, organisation regroupant les étrangers, pour la plupart juifs, dans la résistance communiste) ont laissé ce besoin de justice comme héritage. La nécessité de continuer leur combat a poussé les jeunes juifs à être "les premiers sensibilisés" aux phénomènes comme la guerre d'Algérie, le Viet-nam et le mouvement de mai.
M. Benjamin Stora a soutenu une thèse complémentaire : l'engagement de mai 68 traduisait une "volonté d'insertion dans la société française". Confrontés à une société bloquée, antisémite, véritable "carcan", ces jeunes, en se mettant en mouvement et en s'insérant, voulaient "assumer au grand jour le fait d'être juif". Le slogan "Nous sommes tous des juifs allemands" en fut l'expression la plus parfaite. (à suivre)

MAI 68 "UNE RÉVOLUTION JUIVE" ? (1)

Ayant été moi-même un "acteur" de Mai 68 à la fois en plein coeur du Quartier Latin et dans le monde "ouvrier", dans le 15e arrdt, entre Citroën, l'Imprimerie Nationale et les magasins de distribution de Hachette "Cévennes-Javel", où je travaillais, j'estime être un témoin parfaitement fiable de cet étrange moment qui intrigue tant les "historiens" par sa "démesure démentielle". J'ai là-dessus ma petite idée (que l'on peut retrouver tout au long de mon blog http://wwwkerlegan.blogspot.com/). Et voici que je retrouve dans mes archives un article publié dans le journal Le Monde, daté du 12/7/1988, sous le titre "Le mouvement de mai 68 fut-il une "révolution juive" ? Puisque vingt ans plus tard, de nombreux médias s'apprêtent à ouvrir des débats à l'occasion du 40e anniversaire du mouvement (lequel coïncide avec le 60e anniversaire de l'État d'Israël) j'offre ci-dessous aux lecteurs l'intégralité de ce papier qui peut servir d'entrée en matière au débat qui s'amorce. Je précise que la revue Passages qui a organisé le colloque en 1988, est une revue juive. Voici donc l'article du Monde :
Mai 68 fut un appel messianique, écho du messianisme juif. Telle est la thèse qu'ont développée les participants au colloque organisé par la revue Passages, le jeudi 7 juillet à Paris sur le thème : "Mai 68, une révolution juive ?".
Plusieurs personnalités politiques et historiens ont tenté de répondre à la question : pourquoi y avait-il autant de juifs parmi les dirigeants du mouvement étudiant de mai. Ou plutôt : y avait-il un lien cohérent entre cet engagement et leur origine juive ?
Rappelant que le phénomène s'était déjà produit dans l'histoire, par référence à la composition du bureau politique du parti bolchevik, en 1917, M. Henri Weber a expliqué que mai 68 avait été une grande poussée à trois dimensions :"démocratique et libertaire", "hédoniste, contre l'ordre moral et la rationalité capitaliste", et, "romantique et messianique". C'est cette troisième dimension qui permet d'expliquer l'implication des jeunes juifs dans la direction du mouvement et les organisations d'extrême gauche. Plus jeunes, ils ont reçu une "éducation juive laïque", porteuse d'un certain messianisme et "qui faisait que les jeunes juifs étaient plus réceptifs au discours révolutionnaire".
(à suivre)


dimanche, mars 02, 2008

POUR UNE GRANDE MANIFESTATION DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN AU SALON DU LIVRE !

Il y a quelques semaines j'ai lancé un appel en faveur d'une grande manifestation populaire à la Porte de Versailles à l'occasion du Salon du livre - dont Israël est l'invité officiel ! Il ne semble pas avoir été entendu. Comment se fait-il que la presse parisienne puisse lancer des campagnes de pétition contre "l'enseignement de la shoah dans les CM2" ou les "dérives monarchiques de Sarkozy" et se taire sur les crimes commis en Palestine ? Rien pour le malheureux peuple palestinien... et beaucoup de mobilisation médiatique pour le Darfour, ou Mme Betencourt ! Nous sommes ici au coeur de l'entreprise impérialiste du 19e-20e siècle qui se poursuit. Tous les anti-impérialistes doivent se retrouver Porte de Versailles à l'inauguration du Salon du livre pour dénoncer l'imposture de ceux qui invoquent la Shoah pour tout se permettre, au détriment d'un peuple qui veut simplement vivre chez lui, sur sa terre ancestrale... L'édition, la presse, les médias sont complices de cette entreprise criminelle. Précisément, un éditeur français, et non des moindres, à l'insu de son plein gré, pourrait-on dire, a osé publier un ouvrage mensonger de la première à la dernière page "Survivre avec les loups" dont ils ont même tiré un film à grand spectacle, et qu'ils auraient bien aimé projeter dans les classes de CM2 ! Eh bien, qu'ils le fassent.... mais accompagné des aveux de l'auteure, cette Misha Defonseca, de son vrai nom Monique De Wael, qui a su si bien tirer profit de l'Industrie de l'Holocauste, cet autre livre de N.G. Finkelstein que l'on devrait donner à commenter aux élèves de 3e !
Que toutes les organisations démocratiques et anti-impérialistes, que tous les partisans de la paix, de "droite" ou de "gauche", s'unissent pour lancer un Appel en faveur d'une grande manifestation à la Porte de Versailles ! Mettons hors d'état de nuire Sarkozy et ses complices - pas seulement aux municipales !

vendredi, février 29, 2008

NICOLAS SARKOZY PEUT-IL FINIR COMME PIERRE BÉRÉGOVOY ?(2)

Edith Cresson, alors Premier Ministre, détestait Bérégovoy qu'elle avait surnommé "l'enflure de Bercy". Au ministère des Finances, l'autodidacte rêvait de Matignon, et se voyait succéder à François Mitterrand. Il n'avait pas digéré son éviction, et depuis, à Bercy, il passait son temps à contrer les initiatives de Matignon. Lorsqu'il prit la place d'Edith, on s'en souvient, c'était trop tard. Au lendemain du désastre électoral, tous les pontes du parti socialiste le rendirent responsable de la défaite cuisante. Il se retrouva seul, abandonné. Même Mitterrand, on le sait, évita un jour de lui répondre au téléphone. Je l'ai rencontré à ce moment-là, alors qu'il venait apporter un communiqué à l'AFP, personne ne l'attendait. Je l'ai vu devant l'entrée sur le trottoir, il m'a reconnu. J'ai hésité, il avait perdu de sa superbe, ça n'était plus "l'enflure de Bercy", ni même de Matignon - Ah, tu travailles à l'Agence, m'a-t-il dit, avec un pâle sourire. Il me re-tutoyait, et je l'ai retrouvé sympa. Je ne savais pas quoi lui répondre. J'ai bafouillé, conscient de sa chute vertigineuse, et j'ai fini par dire :" Oui, mais je ne suis pas journaliste, je ne suis qu'un simple employé de rédaction". Il n'a pas eu l'air de comprendre. Et puis, en me donnant un petit coup de coude, il m'a dit, avec un sourire complice :" Alors, Giovannelli, tu as vu, il a été élu... - Oui, mais cette fois, il ne s'est pas représenté, et il a bien fait ! ajoutai-je sans insister. Il ne m'a pas répondu, et je l'ai regardé franchir la porte, son communiqué sous le bras. Le 1er mai, il se tirait une balle dans la tête. Personnellement, je crois à son suicide, sans en être certain évidemment. Mais, entre nous, il était KO debout. Il n'a pas supporté d'être à ce point rejeté par ses "camarades".
Comment ne pas imaginer une fin aussi tragique pour Nicolas Sarkozy ? Au lendemain des municipales, on imagine la curée ! D'autant qu'il nous a dit qu'il était "responsable" et qu'il assumerait ! Moi, je crois qu'il ne supportera pas l'échec, seul entre les murs de son Palais. Sans doute Carlita sera à ses côtés, mais c'est "Cécilia" qu'il appellera. Il lui enverra un SMS "Cécilia, reviens ! Ou..." Et l'on peut espérer que, cette fois, elle ne laissera pas commettre l'irréparable.

NICOLAS SARKOZY PEUT-IL FINIR COMME PIERRE BÉRÉGOVOY ?(1)

François Léotard nous avertit :"Ça va mal finir". Le titre de son pamphlet m'a soudainement ramené en avril 1993, au lendemain du désastre socialiste des législatives de mars. J'avais rencontré Pierre Bérégovoy, au temps du PSU, lorsqu'il était syndicaliste à l'EDF. On avait sympathisé car nous étions tous deux d'anciens fraiseurs, moi à la SNECMA, lui dans je ne sais plus quelle boîte en Normandie. C'était, comme on dit, un autodidacte; il avait suivi les cours du soir, et il se prenait pour un grand économiste. Mû par une grande ambition, il était vite passé de Mendès France à Mitterrand. En mai 1981, le nouveau Président, tombeur de Giscard, l'avait envoyé comme "secrétaire général" à l'Élysée prendre possession des lieux avant son arrivée. A coup sûr, il se voyait au sommet de la France, et j'en fus sidéré lorsque, l'ayant appelé au téléphone, il me vouvoya ! Et me donna du "monsieur" alors qu'on se tutoyait d'habitude. Chez moi en Bretagne, nous avions un problème avec l'un des caciques du PS, Jean Poperen, qui voulait absolument imposer comme candidate aux législatives dans notre circonscription à Hennebont une de ses amies, infirmière de son état, et qui n'était pas du tout du coin, alors que les militants avaient choisi Jean Giovannelli, le maire de Lochrist, et militant socialiste de longue date. Nous étions écoeurés. Or, Giovannelli avait un frère, conseiller municipal et conseiller général au Grand-Quevilly, la ville dont Laurent Fabius était le maire. D'ailleurs Fabius était venu soutenir Giovannelli à Hennebont. Le frère de Bérégovoy, Michel, faisait lui aussi carrière en Normandie. D'où mon coup de téléphone à Pierre, promu grand patron élyséen. "Giovannelli doit être le candidat à Hennebont, la base est avec lui, insistai-je auprès de "Pierre". - Vous pouvez compter sur moi, me dit-il, je suis au courant de ce qui se passe là-bas. Ne vous inquiétez pas, cher monsieur, nous allons nous en occuper - J'y compte bien, lui dis-je, car Giovannelli sera candidat et il sera élu... - Ne vous inquiétez pas, répéta-t-il, je fais le nécessaire. (à suivre)

jeudi, février 28, 2008

L'ANCIEN MINISTRE DU GÉNÉRAL DE GAULLE EDGARD PISANI EXÉCUTE SARKOZY !

Dans Le Monde de ce jour, Edgard Pisani, l'ancien ministre du général de Gaulle (qui fut, entre autres, un bon ministre de l'Agriculture), publie une tribune intitulée "Nicolas Sarkozy face à la tourmente". Il écrit :"Nicolas Sarkozy a perdu la confiance qu'il avait su inspirer, il y a quelques mois... Aimant choquer avec l'espoir de convaincre, il a scandalisé sans convaincre. Y compris nombre de "ses" élus. Il ne bénéficie plus, ni à l'étranger ni en France, du respect ou de la considération qui sont les attributs de la magistrature suprême et la condition de son bon exercice." Et sa conclusion est alarmiste :"La tourmente est proche. L'état de la France est tel que la seule victoire est aujourd'hui dans la conclusion d'un pacte démocratique de crise. Sinon, quoi ?".
Edgard Pisani énumère trois hypothèses irréalistes, dont la dernière, " une conférence nationale à laquelle le président confierait pour une durée limitée la mission de proposer décisions et textes répondant aux problèmes immédiats et fondant l'avenir du pays" est assurément la plus irréaliste puisque, selon Edgar Pisani lui-même, ce président a perdu la confiance du peuple, et qu'il est déconsidéré en France comme à l'étranger ! Edgard Pisani d'ailleurs ne semble pas y croire, si l'on en juge par l'interrogation finale : "Sinon, quoi ?"
Cela ressemble plutôt à un appel aux gaullistes de l'UMP et d'ailleurs. Venant d'un gaulliste historique, il est possible qu'il soit entendu par Dominique de Villepin (qui rêve de prendre sa revanche sur l'homme de Neuilly), ou même par Jacques Chirac qui pourrait donner un coup de main à son ancien Premier Ministre. Cela confirme bien que la situation évolue rapidement, et qu'à l'Élysée même les "conseillers" du Prince s'interrogent sur leur sort : les fins de règne sont rarement paisibles.

PANAFIEU ET SARKOZY EN PERDITION !

Ils sont lamentables ! L'un appelle le CRIF au secours, et en échange lui offre nos enfants, l'autre propose purement et simplement de jumeler Paris avec Jérusalem, et en prime l'affichage sur l'Hôtel de Ville... du portrait du soldat "franco-israélien" (?) Gilad Shalit prisonnier du Hamas ! Et tout cela à la veille des élections municipales ! Pendant qu'ils y sont, pourquoi ne proposent-ils pas de jumeler Paris avec Auschwitz ?
Lamentables et répugnants de bassesse, vous dis-je. Si j'étais juif, j'irais cracher sur leurs tombes !

mercredi, février 27, 2008

SARKOZY N'EN A PLUS POUR LONGTEMPS !

Sarkozy n'en dort plus. Chaque nuit est un cauchemar. Il sait qu'il est cuit. La hausse du pétrole tout comme celle de l'euro, lui interdisent quoi que ce soit. Le pouvoir d'achat des Français est en berne, et il avait promis, l'imprudent !, qu'il serait "l'homme du pouvoir d'achat"! Du coup, pour se rassurer, en se rasant le matin, il se répète "Je suis élu pour 5 ans... ils ne peuvent rien contre moi"! Faux, lui répond l'écho. "Lorsque tu seras tombé aux alentours de 20%, tu ne pourras plus rester à l'Élysée, d'autant que le 1er juillet les Européens se feront un malin plaisir de t'acculer dans les cordes"! Les Français n'accepteront pas d'être à ce point contrés dans leur propre pays par une coalition d'intérêts étrangers. Cette sombre perspective va les motiver très fortement au moment d'aller voter en mars prochain. On peut éviter cela, vont-ils se dire, en votant intelligemment. Une déroute (prévisible) dans les urnes l'obligera à remanier son gouvernement. Cherchera-t-il à se débarrasser de Fillon ? Oui, sans doute, puisque s'il ne le fait pas, ce remaniement ne serait d'aucune utilité. Et s'il le garde, il se condamne à plonger encore dans les sondages. Ça n'est pas Claude Allègre qui va le faire remonter. La crise politique dans laquelle nous serons alors plongés ne pourra être résolue que par un retour aux urnes. Une dissolution de l'Assemblée ramènerait une majorité de gauche, et Sarkozy pourrait s'en sortir jusqu'en 2002 avec une cohabitation. Mais il serait réduit à rien, avec Carla à l'Élysée ! Le conflit s'envenimerait à coup sûr au sommet comme dans le pays. Si nous voulons éviter cela, un vote de masse anti-sarko s'impose. Toutes les grandes villes, y compris les moyennes, doivent faire place nette. Et mon petit doigt me dit qu'il en sera ainsi. Il est probable alors que l'UMP se tournera vers Fillon. Celui-ci sera tenté par une "présidentielle". Il nous reste à chercher celui (ou celle) qui sera capable de rassembler une majorité favorable aux réformes, c'est-à-dire à la modernisation du pays, et qui saura dire NON aux inconditionnels d'Israël et de Washington. Cela devrait se trouver...

mardi, février 26, 2008

NOUVELLE RÉFLEXION SUR LA "SHOAH" (2 der)

Nous voici en présence d'une formidable tentative d'étranglement de la laïcité ! A l'inverse de Marx qui dénonçait la Religion "opium du peuple", les hommes du "CAC 40" se voient dans l'obligation d'ériger une nouvelle Religion (du fait de l'effondrement des idéologies du 19e siècle) qui les protègera contre les "colères du peuple" en cas de crise majeure. Car les syndicats, devenus squelettiques, ne sont plus en mesure de constituer un bouclier contre la colère populaire. Et les Juifs, comme on les comprend !, n'ont plus l'intention de servir de bouc émissaires !
Est-ce un hasard si l'offensive contre la laïcité part de Neuilly, et que l'actuel "président de la République" nous bassine avec "sa religion", meilleur garant de la civilisation ? Depuis quelque temps, nous voyons bien que les Chefs des 2 religions monothéistes dialoguent, et qu'ils ont trouvé habile d'y associer l'islam, de plus en plus visible dans les banlieues. L'opinion s'est offusquée quand les filles se sont présentées dans les écoles avec le voile. Il y eut une forte réaction laïque. "Pas de voile à l'école" ! Dans tout régime, républicain ou non, la mise en condition des esprits commence à l'école, et c'est pourquoi la lutte qui devait aboutir, en 1905, à la séparation de l'Église et de l'État, fut rude. Les Églises, depuis, sont restées dehors. On le sait, les Religieux ont fini par s'y faire, et même aujourd'hui apprécient la "séparation". Quant à l'islam, ses chefs n'ont pas insisté pour "entrer" dans les écoles, trop avertis de l'adhésion de la population à la laïcité. Mais voici que les représentants de la communauté juive ont fait de la Shoah leur cheval de bataille ! Leur victoire ne sera acquise, pensent-ils, que lorsque son culte aura pris possession de l'école. Mme Mignon, qui est plutôt bigote, l'a fort bien compris :" transmettre le message de la Shoah est essentiel". Bien sûr ! Élémentaire, mon cher Watson. Ce message-là n'est transmissible que par et sur la "réconciliation" des deux fractions, juive et chrétienne, de la Religion héritée de l'Empire romain. Avec le Grand Prêtre de la Shoah, officiant dans la classe des CM2, viendra inévitablement le rabbin, accompagné du curé et de l'ouléma du coin. Le culte de la Shoah sera célébré, devant nos enfants, par tous les hommes d'Église, heureux d'affirmer leur réconciliation... dans les écoles de la République ! Tout comme la "repentance" en appelle d'autres, la Shoah scellera le retour des religions dans l'école. Il est possible que ce soit là la véritable ambition de Nicolas Sarkozy. Alors s'expliquerait son comportement de sectateur devant le Pape, ravi de voir la France redevenir "la fille aînée de l'Église", et son entêtement "shoatique". Je dis sectateur, parce que son attitude outrée durant sa visite au Vatican, tout comme son amour immodéré de Tom Cruise, grand sectateur de la "scientologie", pourrait nous laisser croire "qu'il en est" ! Ainsi, les subventions accordées par l'État au culte de la Shoah (cela coûte cher de faire venir des récitants, d'imprimer des ouvrages, d'organiser des pèlerinages etc.) ne seraient que des subventions déguisées aux Églises. Il faut que les enseignants y réfléchissent à deux fois... avant de faire amen : Mme Mignon est une excitée du goupillon !

NOUVELLE RÉFLEXION SUR LA "SHOAH" (1)

Nicolas Sarkozy et Emmanuelle Mignon nous ont peut-être révélé, à l'insu de leur plein gré, selon une formule célèbre, l'origine de ce que l'on appelle "le retour des religions". Les leaders auto-proclamés de la communauté juive, en effet, ne pouvant nous imposer "leur" religion, le judaïsme, sont bien obligés d'en "inventer" une qui sera pratiquée et respectée par tous dans une société où l'Argent a triomphé. Le "communisme", on le sait, devait éliminer l'antisémitisme. L'échec est magistral, comme est magistral le succès de son "contraire" : le capitalisme. Un capitalisme, faut-il le préciser, complètement débridé, comme nous l'a confirmé Jérôme Kerviel, ce jeune Breton qui mériterait d'être décoré de "l'Ordre international du Mérite"! En somme, le XXe siècle fut non seulement le "siècle d'Israël" (titre du livre de Jacques Derogy et Hesi Carmel - éditions Fayard)) mais le siècle de la victoire du capitalisme sur le communisme et autres "ismes" désormais rangés au Musée des "curiosités". Le 19e siècle fut le siècle de l'avènement du capitalisme et, contrairement à qu'avait annoncé le "pauvre Marx", le suivant assura son triomphe sur la terre entière ! Or, dans le même temps, les "socialistes" de toutes obédiences se mobilisèrent pour "tordre le cou à la religion" (au service des classes dominantes : l'opium du peuple !) et l'athéisme connut son jour de gloire en France en 1905 avec la séparation de l'Église et de l'État (tout comme , à l'Est, en octobre 1917 avec la "révolution" de MM. Oulianov et Bronstein). Qu'on le veuille ou non, la liquidation du système "soviétique" devait inévitablement appeler celle... de la laïcité : elle annonçait le "retour des religions". (à suivre)

dimanche, février 24, 2008

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (9 der)

Dans ces conditions, pour les responsables juifs comme pour la classe dominante (capitaliste), la Shoah devient une religion "merveilleuse" (je précise que je n'évoque pas Mme Veil !). Jugez-en : elle est laïque, par conséquent parfaitement adaptée à une société civile, largement décléricalisée. Subventionnée, comme nulle autre religion (la loi de 1905 l'interdit) par l'État, les Régions, les Municipalités etc. Si on faisait l'addition des subventions allouées aux "organisations juives", l'on atteindrait des chiffres faramineux ! Quel notable engagé dans une "carrière" politicienne, refuserait de voter une subvention pour une "association" se proposant de cultiver la "mémoire" de la Shoah ? Qu'on nous en cite un seul ! Mieux, et ici Nicolas Sarkozy a franchi une étape révélatrice du but poursuivi : en introduisant la Shoah dans les écoles à partir des CM2, il va au-devant des désirs du CRIF ! Je ne sais si Sarkozy est "l'homme des Juifs", mais lui a compris qu'il doit l'être pour être en adéquation avec notre époque laquelle se caractérise par la transformation d'Auschwitz en Nouveau Temple devant lequel tout l'Occident doit se prosterner, Europe-USA ensemble, alliés, défenseurs inconditionnels d'Israël ! En chute libre dans les sondages, déjà sanctionné par le peuple français, Nicolas Sarkozy, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'État d'Israël, également rejeté par tous les peuples de la région, et notamment par le peuple palestinien abominablement spolié, va s'abriter derrière les puissants, ceux-là même qui ont gagné la deuxième guerre mondiale et qui doivent, comme lui, plus que jamais, participer avec l'Oncle Sam à "la guerre contre le terrorisme" mijotée à Washington par des stratèges qui ont dans la tête une guerre mondiale dirigée contre la Chine et l'Iran chiite, son allié.
Il n'est pas sûr qu'on puisse se débarrasser facilement de Sarkozy, malgré sa dégringolade irrémédiable dans les sondages. Les enjeux sont tels que son parti, le "parti de la guerre" tentera de le sauver par tous les moyens. Il a trop crié son allégeance à Washington et à Israël pour que son élimination de la scène politique française n'apparaisse pas comme une défaite cinglante pour ses parrains.
Nous devons, Juifs et non-Juifs, engagés ensemble dans la bataille pour la paix, le mettre hors d'état de nuire le plus tôt possible, dès le lendemain des municipales, en élaborant une stratégie gagnante. A chacun d'y réfléchir !

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (8)

Si on se met à la place des dirigeants juifs on ne peut éprouver qu'un sentiment d'orgueil. Ils n'ont pas participé aux deux guerres mondiales; les peuples se sont étripés, ont perdu des millions de leurs ressortissants au cours de cette tragédie sans précédent, les empires des grandes puissances ont disparu, et eux, sans avoir déclaré la guerre à aucun pays, sortent vainqueurs d'une guerre "qui n'était pas la leur"! On me dira qu'ils ont perdu plusieurs millions d'entre eux... sauf qu'à la fin de la guerre, un million et demi, peut-être deux millions des leurs, on ne sait pas au juste, rescapés des camps, furent transférés en Palestine, là où les sionistes n'étaient pas parvenus à les conduire entre les deux guerres ! Dans un contexte international où ils étaient totalement gagnants puisque les deux grandes puissances, sorties victorieuses du conflit, l'URSS et les USA, leur étaient inféodées à la fois par idéologie (communisme + sionisme) et par l'argent (du capitalisme dominant américain) ! Si on dit des nôtres "qu'ils sont morts pour rien", on ne peut pas dire que les 5 ou 6 millions de Juifs sont morts pour rien ! Et les voici, ces morts, qui vont permettre de fonder une nouvelle religion, la "Shoah", une religion qui doit faire des 14 ou 15 millions de Juifs "survivants" des "intouchables", des citoyens au-dessus des autres que nul ne pourra critiquer sous peine d'être traduit en justice !
Car le problème est là : le judaïsme n'est pas transmissible, c'est la religion des Juifs, et d'eux seuls ! Or, nous sommes en France, dans un pays largement "déchristianisé", où la loi de 1905, séparant l'Église de l'État, est adoptée quasiment par tout le monde, n'en déplaise à Nicolas Sarkozy et à Emmanuelle Mignon ! Même si un jour, un Juif montait sur le trône pontifical (et l'on sait que certains nourrirent cet espoir avec Mgr Lustiger) la "religion" judéo-chrétienne se heurterait au "scepticisme" des Français dont tous les sondages montrent qu'ils se détachent à une vitesse grand V de la pratique religieuse, au point que les prêtres se font de plus en plus rares dans les campagnes. D'autre part, du fait de l'implantation de l'islam en France par les immigrés en provenance des pays musulmans, un conflit inter-religieux se dessine, ce qui éloigne plus encore les Français de (toutes) les religions, celles-ci étant considérées comme des facteurs de guerre civile (comme l'ont laissé entrevoir les émeutes dans les banlieues) et, du coup, ils plébiscitent... la laïcité qui leur paraît être un rempart efficace contre toutes les rivalités religieuses , de sinistre mémoire. "Pas touche à la loi de 1905 !" crient les Français, et Nicolas Sarkozy en sait quelque chose, lui qui a commis l'erreur d'annoncer qu'il avait l'intention d'y toucher ! Sarkozy, à l'insu de son plein gré, est devenu l'homme d'une guerre civile doublée d'une guerre de religions ! Le voici grillé, bientôt carbonisé ! (à suivre).

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (7)

On a vu que le capitalisme et le "communisme" ont permis aux Juifs d'Europe de s'extraire du monde féodal ou semi-féodal pour s'unifier dans une société euro-américaine, qu'on appelle aussi Occident. Le "communisme", qui devait régler définitivement le "problème juif" ayant échoué, les Juifs sont en droit de se poser la question : la victoire du capitalisme nous préserve-t-elle de l'antisémitisme, ou pire encore, d'un nouvel holocauste ? Comment éliminer tout risque de dérapage ? D'autant qu'Israël, État qui devait lui-même régler le "problème juif", selon ses promoteurs (l'antisémitisme disparaîtra lorsque les Juifs auront, comme les autres, un État) a plutôt favorisé la naissance d'un fort mouvement anti-juif dans le monde, un monde où la majorité de l'humanité vit désormais en Asie, là où les peuples, qui ont tous souffert de la colonisation, ignorent tout de l'histoire juive intrinsèque à l'Europe, ce continent qui fut leur colonisateur ! Il est bien évident que les petits chinois, ou les petits japonais, sans parler des petits musulmans auront du mal à comprendre leurs enseignants si ceux-ci leur expliquent qu'ils doivent "prendre en charge" la mémoire d'un petit juif mort quelque part en Europe ! De même en Amérique latine et en Afrique, où les peuples ont souffert du colonialisme, cette "repentance" n'a aucune chance d'être adoptée par les jeunes générations en quête d'avenir.
Dès lors, que visent les responsables juifs d'Europe, et de France notamment ? Ceux des États-Unis, à l'intérieur de la super-puissance qui les protège, n'ont aucun intérêt à "culpabiliser" un peuple avec lequel ils entretiennent d'excellents rapports, un peuple auquel même ils s'assimilent : on ne cherche pas à affaiblir un protecteur qui assure votre bien-être, et sans lequel Israël n'existerait pas ! Au contraire, partout les Juifs se mettront au service de ce super-État, ce qu'ils font sans même protester contre sa politique étrangère la plus agressive ! Il suffit de regarder les candidats à la présidence américaine : tous sont alignés sur Israël. Aucun ne remet en cause le soutien inconditionnel apporté à cet État - pourtant en guerre avec ses voisins, et qui, de toute évidence, cherche à entraîner les USA dans un conflit encore plus étendu, avec l'Iran notamment, en attendant la Chine ! Car l'islam, je l'ai dit, avec ses deux fractions rivales (chiite et sunnite) se prête parfaitement à l'édification de deux coalitions antagonistes. Les stratèges israéliens le savent, mieux que les Américains bornés et incultes. Ne peuvent-ils pas embrigader avec eux les États arabes sunnites contre les chiites d'Iran, d'Irak et du sud-Liban ? (à suivre)

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (6)

Cette prétention d'un Empire en fin de course (comme tous les Empires coloniaux) échoua devant des adversaires (soviéto-américains) alliés par les communautés juives des deux Super-Grands. Dans un ultime effort, le "lion britannique" blessé à mort, tenta de briser la Sainte-Alliance en allumant la "guerre froide" dans les Balkans, par le soutien qu'elle apporta à Tito, le chef d'une Yougoslavie devenue anti-soviétique. Mais Staline, qui avait fait, lui, alliance avec les sionistes devenus, à la fin de la guerre, les porte-parole du monde juif, espérant qu'ils l'aideraient à expulser l'Angleterre du Proche-Orient, apporta son appui décisif à la création d'Israël par un vote à l'ONU qui ne comptait alors qu'une cinquantaine de pays. Cette fois, ce sont les Juifs américains, totalement mobilisés pour imposer cet État qui se retrouvèrent face aux Juifs soviétiques, d'abord alliés, mais vite concurrents en raison du pétrole arabe et iranien, absolument nécessaire au développement de l'économie américaine "boostée" par la reconstruction de l'Europe et la conquête des marchés mondiaux "ouverts" à leurs produits du fait de la décolonisation. Israël, en outre, ayant besoin d'énormes soutiens financiers, ceux-ci ne pouvaient venir que d'Amérique ! Fou de rage devant cette "trahison", Staline versa dans un antisémitisime délirant, allant jusqu'à planifier, en 1952, la déportation des Juifs de la région de Moscou dans le goulag ! On sait que c'est Beria qui les sauva, en assassinant probablement le tyran début mars 1953. En tout cas, dès sa prise du pouvoir, il fit revenir ceux qui étaient déjà internés dans les camps, sans même prévenir ses petits camarades du politburo !
La suite coule de source : c'en était fini de l'URSS, simple parenthèse (démente et totalitaire) rendue nécessaire par la présence de millions de Juifs au sein de l'Empire tsariste. C'est un fait incontestable : les Juifs américains l'ont emporté sur leurs frères de l'Est. Et, depuis 1956 (depuis le rapport secret de N.S. Khrouchtchev) toute la communauté s'est rassemblée et unifiée au sein du monde capitaliste à direction américaine. Quelles en sont les conséquences pour nous ? (à suivre).

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (5)

On sait que l'Angleterre, qui dominait le monde avec son immense Empire, dont l'Inde était à la fois le joyau et le pilier, s'effraya devant les ambitions de l'Empereur d'Allemagne, Guillaume II de plus en plus conquérant et tourné vers l'Asie. Ce qui le conduisit à faire alliance, au sud, avec le Sultan de Constantinople. "Et l'Allemagne sera détruite" tel devint le mot d'ordre à Londres à la fin du 19e siècle. La suite, on la connaît. Mais l'Angleterre n'était plus seule, il y avait désormais les États-Unis d'Amérique où les Juifs étaient sollicités par leurs congénères de l'Est pour "renverser le tsarisme" foncièrement antisémite. Tout marcha comme sur des roulettes, pourrait-on dire, jusqu'en 1917 : l'Allemagne était écrabouillée, le tsar était renversé, l'Empire ottoman avalé à la fois par les Anglais et les Français. Mais, à Moscou, le pouvoir "bolchevik", avec ses dirigeants juifs, prétendait rivaliser avec les States, c'est-à-dire avec la puissante communauté juive de New-York ! Très rapidement, une complicité s'ensuivit entre les deux communautés. Elle s'affirma sur le dos des puissances européennes dont il fallait "liquider" les Empires coloniaux. C'est ce que le fils de Beria nous explique dans son livre autobiographique :" Mon père savait que l'alliance entre l'URSS et les USA se poursuivrait tant que "subsisterait une colonie européenne".
Mais quid des sionistes, avec leur projet d'État juif ? D'abord soutenu par l'Allemagne de Guillaume II, l'Angleterre le reprit à son compte, en pleine guerre - et ce, afin de faire basculer les sionistes dans son camp. Après la guerre, l'Angleterre passa son temps à torpiller le projet pour conserver la direction des opérations au Proche-Orient, à partir d'une Palestine arabe adossée à l'Égypte qu'elle contrôlait encore, avec l'Irak de l'autre côté, ayant toujours en projet (celui de Churchill) d'y créer une Ligue Arabe comprenant la Syrie et le Liban qu'elle dût abandonner aux Français en 1920. Ce qu'elle parvint à faire en 1945, une fois les Français chassés de Damas et de Beyrouth. Ainsi renforcée au Proche et au Moyen Orient, l'Angleterre espérait sauver l'Inde, le pilier de l'Empire ! (à suivre)

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (4)

En raison de la montée en puissance des États-Unis et de l'Allemagne capitalistes, tous les peuples de l'Est, opprimés au sein de l'Empire tsariste, ainsi que les Juifs dispersés dans ces pays, se mirent à émigrer vers l'Amérique, tout comme l'avaient fait les Irlandais au lendemain de la Grande Famine. Le capitalisme, certes, commença à s'implanter en Russie au début du XXe siècle, mais ses promoteurs étaient d'origine occidentale, souvent allemande et ce, via la Tchécoslovaquie, la Hongrie, les pays scandinaves ou la Pologne. D'où l'affirmation par les "révolutionnaires" que c'étaient bien les "étrangers" qui faisaient main basse sur la Russie ! La Révolution russe (celle de 1905, après la défaite face au Japon, comme celle de 1917) fut donc patriotique. Problème : les peuples captifs étaient eux aussi patriotiques ! Les Polonais, les Finlandais, les Ukrainiens, les Baltes, les Géorgiens etc. revendiquaient haut et fort leur souveraineté, c'est-à-dire leur indépendance. Comment résoudre ce problème inextricable ? Seuls les Juifs pouvaient le faire ! Ces Juifs "qui n'avaient pas de patrie", n'étaient-ils pas spontanément "internationalistes", "supra-nationaux" ? Le slogan de Marx "les prolétaires n'ont pas de patrie" s'appliquait parfaitement à la situation de l'Empire tsariste ! A corps perdu, les Juifs se lancèrent dans la "révolution communiste" d'autant qu'en Russie même il y avait une communauté juive, compétente et ambitieuse. Après la prise du pouvoir, en octobre 1917, les Juifs firent du "marxisme" le ciment qui allait ressouder les fractions séparatistes de l'Empire ! Ainsi, tous les Juifs dispersés au sein de ces pays proclamèrent plus que jamais leur attachement à Moscou, promue "capitale du communisme" ! La nouvelle Rome où cette fois les Juifs seraient les maîtres incontestés d'une "révolution qui se voulait mondiale"... Mais si cette emprise juive sur Moscou faisait problème aux peuples captifs, elle faisait également problème... aux Juifs du monde capitaliste ! (à suivre).

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (3)

Deux grandes nations, de type capitaliste, émergent et s'affirment tout au long du 19e siècle : l'Allemagne et les États-Unis. Elles sont "neuves" (par rapport aux "vieilles" Nations, telles que la France, l'Angleterre ou la Pologne). Les Juifs y sont à l'aise; des deux côtés de l'Atlantique ils participent à leur expansion, à leur prospérité : les banquiers juifs s'éclatent, grâce à eux, les Juifs, petits, grands ou moyens, s'intègrent. A l'Ouest, le "problème juif" trouve sa solution dans le capitalisme. Jacques Attali a raison. Mais, il ne s'agit là que d'un problème juif ! L'autre "problème" se situe à l'Est là où vivent des millions de Juifs ! Et ceux-là sont à l'intérieur de pays féodaux ou semi-féodaux, où le capitalisme tarde à venir. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? On sait que, d'après Arthur Koestler, et quelques autres, ce sont des Khazars, c'est-à-dire des populations d'origine turque, converties au judaïsme au 8e siècle. Deux siècles plus tard, leur Empire fut envahi et vaincu par les Slaves (ukrainiens) de Kiev. Les Khazars se seraient alors intégrés vers l'ouest au sein de l'Empire tsariste où ils se seraient amassés dans les grandes villes commerçantes de Russie, d'Ukraine, de Pologne, de Lituanie etc. Au début du 20e siècle, des chercheurs juifs commencèrent à publier des ouvrages fort documentés et savants sur l'origine des "juifs" de l'Est. Naturellement, ces études furent combattues et complètement occultées par les chefs sionistes qui avaient bâti leur prétention... sur la Palestine, le "retour à Sion" de gens qui n'y avaient jamais mis les pieds, ni eux, ni même leurs ancêtres ! A la fin de la seconde guerre mondiale, ordre fut donné d'ensevelir toutes les recherches sur les Khazars, ce qui provoqua le "retour de Koestler en Angleterre" où il publia son fameux livre "la 13e tribu" qu'il ne pouvait évidemment pas publier... en Israël !
Certains prétendent que l'antisémitisme des Russes, et leur hostilité viscérale aux Turcs, proviendraient de ce "passé khazar" qu'à Moscou et à Kiev on ne parviendrait pas à digérer ! C'est assez troublant, en effet, mais le racisme extrême des Russes à l'égard des peuples du Caucase pourrait bien venir de là !
Quoi qu'il en soit, les Juifs de l'Est faisaient problème, non seulement en Russie, mais dans tous les peuples captifs de l'Empire tsariste. (à suivre).

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (2)

L'année 1932 (qui m'a vu naître) est l'année où tout se concentre, où tout bascule, une année tournant comme disent les historiens et les économistes. Roosevelt arrive au pouvoir après la "crise de 29", Hitler s'apprête à le prendre, Staline entreprend de "génocider" le peuple ukrainien, à Londres la commission Passfield (sur la Palestine) annule, de fait, dans son Livre Blanc la "Déclaration Balfour" (j'imagine la joie de mon père) - les sionistes parlent de "trahison", Jabotinsky déclare la guerre à l'Angleterre... à Ben Gourion, à Weizmann qui démissionne de l'Agence juive ! (Jabo fonde le Betar à Paris) - en France, où la crise mondiale provoque, avec un certain retard, le chômage, une première coalition de gauche l'emporte aux élections etc. Comme on le voit, avec le recul bien sûr, les années 30 nous conduisent inexorablement vers la déflagration de 1939.
Ce qui nous frappe, lorsque la guerre éclate, c'est qu'aucun des grands chefs de la coalition anti-allemande - Churchill, Roosevelt, Staline, de Gaulle - ne lance un Appel "à sauver les Juifs" ! Les 4 hommes d'exception (ils le deviennent en fonction des événements) lancent tous des appels patriotiques. Chacun s'adresse à son peuple auquel il promet "des larmes et du sang". En revanche, aucun leader juif ne lance un appel de cette nature "à son peuple" ! Il n'y a pas d'Appel du 18 Juin juif. Et pourtant , les Juifs aussi ont leurs leaders d'exception, les Ben Gourion, les Jabotinsky, les Weizmann, les Trotsky; tous ces hommes sont des militants mobilisés 24 heures sur 24 ! Tous sont sur la brèche depuis le début du siècle, tous sont dans la force de l'âge. Comment expliquer cet "oubli" ? Prenons de la hauteur, revenons sur la déclaration de Jacques Attali : c'est le capitalisme qui a "libéré" les Juifs... (à suivre)

RÉFLEXIONS SUR LE "COMMUNISME", LES JUIFS ET LA "SHOAH" (1)

Ce qu'il y a de bien avec le temps, c'est qu'il fait son oeuvre, tout seul, comme un grand, et les influences partisanes n'ont aucune prise sur lui. Ils ont bien fait à la télé de nous donner ces deux films insipides sur la Résistance aujourd'hui, plus de 60 ans après la fin de la 2e guerre mondiale ! Ils ont déjà provoqué la réaction indignée d'un historien, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, et Pierre Assouline, dans son blog hébergé par Le Monde annonce une prochaine polémique, probablement intense et passionnelle, puisqu'il met en demeure les deux "historiens", Annette Wieworka et Jean-Pierre Azéma, les parrains de cette incroyable mise en scène télévisuelle qui sont, paraît-il, "deux des meilleurs spécialistes de la période", de s'expliquer en répondant à leur détracteur.
Le temps, notre meilleur allié, l'allié des historiens authentiques d'ailleurs, nous autorise en ce début de siècle à voir, ou à mieux voir, ce qui s'est passé au cours de la période qui s'achève, ces deux siècles qui n'en font qu'un, le 19e et le 20e. Ici, il faut citer Jacques Attali qui nous a parfaitement démontré dans son livre "Les Juifs, le monde et l'argent" que c'est bien le capitalisme qui a émancipé les Juifs européens (et non le socialisme !). Mais il nous précise que "les Juifs ont quasiment tout inventé", non seulement le capitalisme, mais également son "contraire", le "communisme" ! Et c'est vrai. Si bien qu'il nous faut admettre qu'ils sont effectivement à l'origine, ou à tout le moins au coeur du XXe siècle qui a vu "triompher" le capitalisme à l'Ouest, le "communisme à l'Est, et entre les deux, le sionisme avec son État "juif" ! (à suivre)

vendredi, février 22, 2008

LA BRETAGNE ... ET LA SHOAH !!!

Dans Libération, l'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac ne cache pas son malaise devant le film TV présenté sur France 2 "Quand il fallait sauver les Juifs". Il rappelle à juste titre "que la Résistance n'a jamais appelé à sauver les Juifs" ! C'est évident. Pourquoi ce film de propagande aujourd'hui ? se demande-t-il. Pourquoi ce mensonge ? Après avoir vu le 1er film "La Résistance" je n'ai pas voulu regarder le second, et je ne le regrette pas. Je me doutais qu'il s'agissait d'un bourrage de crâne, qui plus est, dispensé sous l'autorité de pseudo historiens, et Crémieux s'interroge : comment ces "historiens" ont-ils pu valider un tel mensonge ?
J'ajoute que, venant de Bretagne, je peux assurer que les Bretons ne savent pas ce que c'est qu'un Juif ! Il n'y en a d'ailleurs pas (ou si peu) dans cette Région, et d'ailleurs y en avait-il beaucoup en Corse ? En Normandie ? Sait-on vraiment en France ce que c'est qu'un Juif ? On sait qu'il y en avait en Alsace-Lorraine, et dans le Sud-Ouest en provenance d'Espagne ou du Portugal. Les autres, la grande majorité, étaient concentrés à Paris et dans sa région. Jamais je n'ai entendu à Radio-Londres, le soir autour de notre Marconi, un appel "à sauver les Juifs" ! Faut-il préciser que ni les Américains, ni les Anglais (encore moins les Russes !) n'ont lancé un "appel à sauver les Juifs" ! Roosevelt s'y est toujours opposé, de peur de donner raison à Hitler qui affirmait que les Américains étaient entrés en guerre à cause des Juifs !
Si nous fûmes dénoncés comme "juifs", par un voisin probablement, cela prouve bien que ce brave homme ne savait pas ce que c'était qu'un Juif ! Notre nom, d'origine étrangère pouvait le laisser croire, mais notre mère, et notre grand-mère, étant des Bretonnes à 100%, la gendarmerie a rapidement, j'imagine, bouclé son enquête. Certes, le père, décédé en 1935, avec un nom pareil, venu de Palestine, sous mandat britannique, avait beaucoup intrigué le quartier ! En ce temps-là, ceux de Quimper, et même de Quimperlé !, étaient des "estrangers" ! Concernant les Juifs, on n'en parlait pas, il faut dire qu'on avait d'autres chats à fouetter ! A la Libération, il fallait reconstruire, manger, s'habiller etc. Pourquoi se serait-on intéressés au sort des Juifs ? Les déportés et les prisonniers rentraient au pays, et l'on s'en réjouissait.
La seule fois où je me suis fait traiter de "sale juif !" c'est bien plus tard, à l'usine, dans Paris, lorsqu'un ancien militant du parti, exaspéré par ma mauvaise foi et mon aveuglement partisan me balança cette "insulte" ! Lui aussi, devant mon "esprit de parti" pensa que j'étais juif... parce quelques années plus tôt, les ouvriers de l'atelier avaient eu affaire au "parti" qui leur imposait une politique contraire à leurs intérêts, et que ce sont les dirigeants du parti qui étaient venus leur expliquer que cette "politique était juste", tout comme en 1947 les mêmes étaient venus leur expliquer que la grève déclenchée par les ouvriers de chez Renault étaient une grève dirigée et inspirée par les "hitléro-trotskystes", et qu'il n'était pas question de la suivre ! Mais, deux jours plus tard, les mêmes vinrent leur expliquer que cette grève était juste... et qu'il fallait la rejoindre ! Or, en ce temps-là, l'
Huma, qui était beaucoup lue dans les ateliers, avait de nombreuses signature "juives" à la Une du journal ! Les ouvriers savaient que les Juifs avaient investi le Parti à la Libération, et que tout naturellement le Parti soutenait les sionistes en Palestine ! C'est donc bien par le parti communiste que le "fait juif" s'est ingéré dans la vie politique française, y compris ouvrière, avant la guerre, et plus encore à la Libération...
Pourquoi les petits Bretons, ou les petits Corses, devraient-ils ânonner "c'est ma faute, c'est ma très grande faute" alors que leurs "enseignants", surtout leurs profs d'histoire (sic), n'ont toujours rien compris, incapables de s'extirper de leur marxisme de pacotille qui les rend stupides ? L'histoire du XXe siècle n'est pas encore écrite, et ça n'est pas le "foldingue" de Neuilly qui va nous aider à l'écrire !

jeudi, février 21, 2008

85% DES FRANÇAIS CONTRE LA SECTE DES "NEU-NEU" !

Mme Mignon et le sieur Sarko, ces parfaits spécimens de Neuilly, peuvent aller se rhabiller ! Ils ont voulu culpabiliser nos enfants et petits-enfants de CM2 avec des crimes commis il y a plus d'un siècle (pour s'en tenir au 19e-20e siècle le massacre des Juifs a commencé en Russie et en Ukraine, au lendemain de l'assassinat du tsar Alexandre II en 1881 pour culminer à Kichinev, en 1903, avant de se généraliser à tout l'Empire après la prise du pouvoir par les "bolcheviks" en 1917 lorsque les populations affamées s'en prirent aux "commissaires du peuple" représentant le nouveau pouvoir moscovite - près de 100.000 Juifs périrent ainsi entre 1917 et 1924 !) une longue série de crimes donc qui se déroula à l'intérieur du régime soviéto-tsariste, et dont nous ne sommes absolument pas responsables, nous, citoyens des pays de l'Ouest. On me dira qu'il ne s'agit pas là d'un génocide, mais de massacres inhérents à toute "révolution"... Hélas, pour nos "historiens" on ne peut séparer la Russie de l'Allemagne, encore moins la Pologne de ses deux puissants voisins, ni le "communisme" assassin et destructeur des Juifs qui le rallièrent, pourrait-on dire, comme un seul homme ! Pour leur malheur, et le malheur des peuples. Que, en 1939, les deux Chefs de ces deux grands pays, en apparence ennemis, se soient entendus comme "larrons en foire" pour dépecer la malheureuse Pologne catholique, encore faudrait-il expliquer la genèse de cette mise à mort d'un pays qui connut ainsi son 4e partage en un siècle et demi ! Pour tout individu normalement constitué, les 3 pays sont liés depuis la fin du 18e siècle par une histoire tragique et les Juifs eux-mêmes, fortement concentrés dans ces 3 pays, y sont intimement liés. C'est ce qui amena l'historien juif Raoul Hilberg, qui vient de mourir, à donner pour titre à son livre fameux "Le massacre des Juifs européens" un sous-titre particulièrement explicite et qui infirme la thèse de la "solution finale" : (le massacre) fut l'oeuvre de plusieurs États et de plusieurs peuples. Avant de bourrer le crâne de nos enfants, les historiens (dignes de ce nom) doivent d'abord expliquer la tragédie du XXe siècle. Ainsi 85% des Français disent NON à l'entreprise malsaine et malhonnête de Mme Mignon et de Mr. Sarkozy : le bon sens populaire existe, nous l'avons rencontré une fois de plus.

mardi, février 19, 2008

CHAPLIN, LES ROSENBERG, L'APPEL DU 14 FÉVRIER ... ET LA SHOA ! (7 der)

On peut comprendre que les Juifs, après avoir connu d'horribles malheurs tout au long des siècles, se préoccupent toujours de leur avenir. Le "communisme" qui devait régler définitivement "le problème juif" selon Saint-Marx, ayant échoué, et le capitalisme l'ayant emporté sous le sigle USA, il est normal que certains d'entre eux, pas seulement ceux d'Israël, n'envisagent l'avenir que sous la protection de la grande puissance d'outre-atlantique. D'où leur acharnement à vouloir relier l'ancien continent au nouveau par l'élaboration d'une "religion" commune, cette "shoa" que les Juifs américains, immensément riches, et qui ont certainement mauvaise conscience (qu'ont-ils fait pour leurs coreligionnaires massacrés en Europe ?) aident à "échafauder" depuis la fin de la parousie communiste qui aliénait une grande fraction de la diaspora à l'Est. Claude Lanzmann, le réalisateur de la Shoa, et bien d'autres, ne démentiront pas. Une "mauvaise conscience" conduit généralement à se montrer généreux. Un Juif américain, N.G. Finkelstein, fort courageux, a même appelé ça "L'industrie de l'Holocauste" (Éditions La Fabrique). Pensent-ils, avec Nicolas Sarkozy, en avoir fini avec la "politique arabe de la France", ce qui amènerait notre pays à se soumettre inconditionnellement à la politique américaine ? C'est probable, au point que l'union autour de la Méditerranée, évoquée par Sarkozy, pourrait bien n'être qu'une soumission aux intérêts d'Israël ! Notre homme va certainement en parler avec les dirigeants d'Israël lors de leur prochaine visite à Paris, et lors de son voyage à Tel Aviv...
Pour terminer cette longue intervention, je me félicite que des hommes (et des femmes) de toutes tendances politiques aient lancé un Appel le 14 février 2008. Cela ne ressemble pas encore à l'Appel du 18 Juin, mais nous n'en sommes plus très loin ! Les sarkozistes écument de rage. On les entend dire les pires âneries. Je leur rappelle qu'en 1940, de Gaulle fut lui aussi traité de tous les noms : aventurier, aristocrate se moquant du peuple, et même de "fasciste" après la guerre. En ce qui me concerne, lorsque j'ai vendu le premier numéro du Rassemblement en 1947, au porte-à-porte un notable fort bien mis, qui avait toujours le portrait du Maréchal accroché dans son vestibule, me balança :" Ouais, c'était facile de résister à Londres, derrière un micro"!
Je ne sais pas comment va finir Sarkozy. Mais nous n'avons pas le droit de le laisser faire : il est devenu dangereux.
Rappel "Israël-Palestine Vers un seul État ?"
http://www.lulu.com/content/1883129

CHAPLIN, LES ROSENBERG, L'APPEL DU 14 FÉVRIER ... ET LA SHOA ! (6)

Entre Pompidou et Mitterrand il y a eu Giscard. On se souvient que Chaban-Delmas, le candidat gaulliste fut un mauvais candidat en 1974 face au jeune candidat centriste Giscard, et la volonté de changement l'emporta irrésistiblement. Au second tour, cependant, Giscard ne devança Mitterrand que de 300.000 voix. Très vite, son Premier Ministre, Jacques Chirac l'abandonna (en 1976) pour fonder le RPR dans la foulée. Il faut reconnaître un certain génie à Marie-France Garraud (tout comme à Pierre Juillet) et surtout, une bonne connaissance de l'histoire de France. Le Maire de Paris étant élu au suffrage universel pour la 1ère fois depuis 1871, inévitablement ressurgissait le fantôme d'Etienne Marcel, ce Prévôt de Paris qui devint (presque) Roi de France au 14e siècle ! Chirac fut élu brillamment Roi de Paris en 1977 mais en 1981 la vague "rose" triompha irrésistiblement. Avec son Premier Ministre l'imbuvable Barre, Giscard ne fut pas réélu. C'est que le "fait palestinien" qu'il avait reconnu au sommet européen de Venise, en 1979, suivi de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic, avaient mobilisé contre eux la communauté juive. Même Mme Simone Veil fut sévèrement apostrophée par des militants déchainés qui lui reprochaient son appartenance à un gouvernement "antisémite". Giscard reste d'ailleurs persuadé qu'il a perdu en 1981 à cause de "ça", un "ça" qui pèse lourd en région parisienne... et dans les médias ! Aussi avait-il promu Simone Veil à la tête d'un grand ministère pour se protéger... en vain ! Mitterrand, lui, avec son lourd passé vichyste (il fut même décoré de la Francisque par le Maréchal !) installa Jacques Attali près de lui à l'Élysée, et fit de Laurent Fabius le plus jeune Premier Ministre de France. Jacques Chirac, puissamment installé dans sa Mairie, après ses défaites présidentielles de 1981 et de 1988, déroula le tapis rouge devant ceux qui avaient tant d'influence... On connait la suite : lorsqu'il fallut choisir entre Balladur et Chirac, en 1995, il n'y eut pas photo, malgré Simone Veil qui avait fait le mauvais choix... avec un certain Sarkozy.
Pour moi, cette stupéfiante invasion "shoatique" intervient avec l'avènement de Mitterrand qui devait "faire oublier" son passé, notamment son absence de réaction devant les lois anti-juives de Vichy. Klarsfeld et les siens, pardonnez-moi l'expression, le tenaient par les couilles. Jacques Chirac ne put que constater, à Paris, l'influence grandissante du CRIF. Au point que, conclusion logique, Nicolas Sarkozy s'envola vers New York rechercher l'appui du "CRIF" suprême ! Il avait tout compris. Et on l'a vu, l'autre soir, au dîner du CRIF parisien donner des gages de sa "bonne volonté" en proposant d'introduire la "shoa" dans les CM2, et bientôt sans doute dans les maternelles ! Depuis ce dîner, Sarkozy n'est plus seulement l'homme du CAC 40, il est également l'homme du CRIF ! Et je me permets de mettre en garde toute la communauté juive de France : l'Homme de Neuilly est grillé, et il sera bientôt carbonisé ! Le "sarkozysme" est une chienlit que le peuple de France s'apprête à rejeter massivement aux Municipales ! Même à Neuilly, son fief doré, la bonne bourgeoisie n'en veut plus... (à suivre)/

CHAPLIN, LES ROSENBERG, L'APPEL DU 14 FÉVRIER ... ET LA SHOA ! (5)

Un historien digne de ce nom (mais en existe-t-il en France ?) nous dirait, toujours avec ce recul nécessaire pour la compréhension des événements " L'analyse de Gabriel Enkiri mérite d'être prise en considération, car elle émane d'un témoin qui fut en prise directe avec ces événements. Certes, son point de vue est nécessairement partiel et partial, comme tous les autres. Mais il ne peut être réfuté avec dédain, encore moins avec mépris. N'oublions pas que l'Histoire a ridiculisé bien des historiens "professionnels" et que cela n'est pas fini" !
Je poursuis donc mon analyse : il a fallu attendre la disparition de Staline pour que nous assistions à la montée en puissance de la diaspora juive, sous l'égide de la puissante communauté juive des États-Unis d'Amérique. Cette fois, plus question de "socialisme" ou de "communisme", la nouvelle patrie s'appelle tout simplement USA. Après le déboulonnage de Staline, en 1956, les choses vont très vite. Reste un problème : la France qui ne joue pas le jeu "anglo-américain". En 1958, de Gaulle revient au pouvoir sur une équivoque. Les Juifs se divisent une fois de plus : ils sont beaucoup plus mendessistes que gaullistes. En réalité, ils sont pour la plupart dans l'opposition à de Gaulle, et se rallieront à François Mitterrand, malgré son passé vichyste (qu'ils connaissent parfaitement, dixit Serge Klarsfeld) lorsque PMF sera définitivement éliminé par Mitterrand. Dans leur esprit, de Gaulle n'est chargé que de liquider la guerre d'Algérie. Après, on le reconduira à Colombey. Mais de Gaulle n'est pas né de la dernière pluie. Il reçoit en grande pompe Ben Gourion à Paris, et la "communauté" s'en félicite. Patatras, de Gaulle quitte l'OTAN, expulse les soldats américains de France, et se pique d'avoir une "politique arabe" au Proche-Orient ! Or les Israéliens ne connaissent qu'un parrain : l'Oncle Sam. De 1962 (la fin de la guerre d'Algérie) à Juin 67 (la Guerre des Six Jours) il n'y a, si je sais compter, que 5 ans ! Un quinquennat où de Gaulle fait adopter l'élection du Président de la République au suffrage universel, décolonise, industrialise la France comme jamais (avec le rail, l'aviation, le nucléaire, l'éducation nationale etc.) et dit NON à l'Angleterre (cheval de Troie des États-Unis). Il devient l'homme à abattre. En 1967, lors d'une célèbre conférence de presse, il dénonce "le peuple juif, peuple d'élite, sûr de lui et dominateur". La réponse viendra quelques mois plus tard, en mai 68 où très justement un jeune Juif deviendra l'emblème du mouvement ! Si les "historiens" n'y comprennent rien, c'est qu'ils sont... nuls ! La stratégie mondiale des États-Unis ne date pas d'aujourd'hui...
Et la shoa, me direz-vous, quand est-ce qu'elle fait son apparition ? A coup sûr, pas sous de Gaulle. Ni sous Pompidou que les "histoires de la Résistance " ennuient (il est vrai qu'il n'a pas été résistant !). Paradoxalement, c'est sous Mitterrand, un homme de Vichy, que le CRIF s'épanouit. Mais peut-être ceci explique-t-il cela ? (à suivre).

CHAPLIN, LES ROSENBERG, L'APPEL DU 14 FÉVRIER ... ET LA SHOA ! (4)

D'une manière assez extraordinaire, la même année en France vient au pouvoir Pierre Mendès France(1954). J'ai vécu ce grand moment dans ma cellule à Paris. Coup sur coup, nous remportâmes deux énormes succès qui changèrent complètement l'atmosphère dans la cellule. D'abord la paix en Indochine, signée à Genève par PMF, suivie du rejet du traité de la CED (communauté européenne de défense) qui réarmait l'Allemagne fédérale. Le "parti" pavoisa, et PMF commit l'erreur de céder à la pression américaine qui exigeait le réarmement de la RFA. PMF signa donc les Accords de Londres, un "traité simplifié" qui donnait satisfaction aux Américains. Dès lors, les Juifs dans la cellule se divisèrent en deux fractions, et c'est là que j'appris qu'ils étaient juifs ! Je l'ai appris de la bouche même du secrétaire de la section, le camarade Bassompierre. En effet, l'année suivante, en 1955, le triumvirat soviétique débarquait à Belgrade... embrasser le camarade Tito, traité quelque temps plus tôt "d'hitléro-trotskyste"! C'était énorme car beaucoup de militants communistes avaient été exclus pour "titisme"!!! L'un d'eux, Pierre Hespel, qui fut l'un des plus jeunes déportés de France (à 17 ans) nous raconta par la suite, à la Nouvelle Gauche, en 1957, que ses anciens camarades étaient allés jusqu'à tenter de l'assassiner en sciant les échafaudages sur les chantiers du bâtiment où il travaillait, quand ils ne déclenchaient pas des grèves pour expulser le "renégat" du chantier ! Les communistes étaient abasourdis, les brochures qu'ils m'avaient distribuées traitaient Tito de "fasciste" ! Et voilà que les dirigeants soviétiques avouaient qu'ils s'étaient "trompés" ! Je suis donc allé voir Bassompière qui avait placé de grands espoirs en moi. "Ah, toi aussi, s'écria-t-il douloureusement, puis se reprenant, il murmura "Il faut avouer que..." Attendons, me dit-il, les explications que l'Huma va nous fournir". Il était visiblement embarrassé, et lorsque je lui racontai les disputes dans la cellule à propos de Mendès France, il hésita avant de me répondre (j'ai compris depuis qu'il pensait que j'étais juif !). "Mais enfin, tu sais bien, ces camarades sont... il ne savait pas comment me le dire... C'est à cause de Mendès France... Et comme je le regardais toujours sans comprendre :" C'est un représentant du grand capitalisme, lui dis-je, il a le soutien du journal Le Monde, je ne vois pas où est le problème... Mais ces camarades sont juifs, finit-il par me dire. Ils sont divisés à cause de Mendès France qui exerce une influence sur certains d'entre eux. Ça n'est pas la première fois qu'on a un problème avec ces camarades. Certains d'entre eux sont partis en Israël, et pourtant on les avait soutenus contre les fascistes arabes, fit-il dépité. Et du coup, je lui rapportai que les communistes égyptiens qui venaient d'adhérer au parti, en provenance d'Égypte, ne comprenaient pas pourquoi l'URSS soutenait Nasser qui jetait les communistes en prison, il s'écria :" Ah, ceux-là, la Fédération a décidé de leur retirer leur carte, ils troublent les cellules, ça n'est plus possible".
Et voilà comment on mesure, avec le recul, combien le schisme entre les Juifs et l'URSS, amorcé dès la mort de Staline, va, comme dirait Jacques Attali, émanciper complètement le monde juif de la tutelle "marxiste"... et les amener à édifier un nouveau Temple avec une nouvelle Religion (à suivre).

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