SHIMON PÉRÈS NOUS FAIT REVISITER L'HISTOIRE (1)
René Rémond, démocrate-chrétien, était ce que l'on appelle un historien des plus classiques. On ne l'imagine pas remettre en cause l'histoire officielle. Son interprétation de l'après-guerre est conformiste, mais, en ce qui concerne cette fameuse année 1947, il laisse percevoir des interrogations qui le laissent sur sa faim. Évidemment, le démocrate-chrétien est toujours annihilé, pour ne pas dire enseveli, dans sa recherche sous une énorme "repentance" : celle de l'Église qui fut anti-communiste et antisémite et qui, depuis la fin de la 2e guerre mondiale, ne cesse de répéter, et de faire répéter à ses ouailles : "c'est ma faute, c'est ma très grande faute". Lorsqu'on sait que le journal La Croix fut le journal le plus anti-dreyfusard : Aïe, aïe , aïe ! Lorsqu'on se souvient que l'Église fut "maréchaliste" à 99% : Aïe, aïe, aïe ! On comprend pourquoi il y eut, après guerre, autant de "prêtres-ouvriers", de syndicalistes chrétiens à la CGT, ou de permanents de la même origine au PCF ! Et pourquoi ils devinrent, malheureusement pour eux, les plus " staliniens" d'entre tous ! De la même manière, les Juifs, libérés des camps à l'Est par l'armée "soviétique" ne jurèrent plus que par Staline dont ils firent un Dieu (infaillible naturellement). C'est sur ce terrain, malléable oh combien, que les dirigeants sionistes agirent avec le succès que l'on sait. C'est ce que nous rappelle Shimon Pérès, ému de retrouver dans Nicolas Sarkozy l'époque de la "belle alliance entre Sionistes et Français" ! (à suivre)

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