Pour la 1ère fois un Français propose une solution définitive du problème israélo-palestinien ! J'expose ce plan extraordinaire dans le forum de Politique.com sous le titre "LA CONFÉRENCE DU SIÈCLE".
Prenez-en connaissance et donnez votre point de vue sur ce blog ou dans Politique.com :
www.politique.com/forum/index.php
Instaurer une paix juste et définitive au Proche-Orient - Créer un Marché Commun Méditerranéen alliant les deux rives de la Mer dans un seul devenir - Unifier les pays francophones dans une Confédération appelée Nouveaux Etats-Unis Francophones. Abolir le chômage par la création d'un salariat composé de "titulaires et de réservistes"...
samedi, mai 27, 2006
jeudi, mai 25, 2006
APRÈS LA SOGERMA, LA PALESTINE ?
Le dialogue Hamas-Fatah s'achève par une proposition de M. Abbas : organisons un referendum pour reconstruire l'unité du peuple palestinien autour d'un gouvernement où seront représentées toutes les factions représentant la Résistance. Une sorte de CNR (Conseil National de la Résistance) qui donnera naissance à un gouvernement unifié capable de négocier avec l'adversaire. Pourquoi pas ? Mais n'est-ce pas trop tard ? Qui pourra maîtriser une situation à ce point insaisissable ? J'ai le sentiment que le nouvel épisode débouchera sur une aggravation de la crise, et que celle-ci génèrera une extension du conflit. Les pays arabes voisins devront tôt ou tard s'en mêler. La radicalisation de la crise au Proche-Orient aura des conséquences en France (et en Europe) et l'on peut prévoir qu'elle viendra modifier la donne en pleine pré-campagne présidentielle ! A l'avantage de Dominique de Villepin ?
mercredi, mai 24, 2006
VILLEPIN A LU MON BLOG !
Extraordinaire ! Après avoir pris connaissance de mon blog où je lui conseillais de contre-attaquer, Dominique de Villepin s'est rendu en Gironde à Mérignac à la rencontre du personnel de la Sogerma, filiale du groupe EADS - un groupe qu'il connaît bien ! - pour lui apporter son soutien. Bravo ! Il faut continuer Dominique, le terrain social est un terrain favorable à la contre-offensive ! Et poursuivre, je l'ai dit par la banlieue : le COP à Saint-Denis. Ensuite par l'outremer francophone-africain : la "Cité Jules Verne". Sur ce triple terrain : social-banlieue-afrique, Villepin peut se refaire une santé... et mettre à mal le petit Nicolas !
MARIE-SÉGOLÈNE SUR LE TRÔNE ?
Ça y est : les fauves sont lâchés ! Dominique, Jack, Laurent et Lionel vont lui faire la peau à la Ségolène ! Tout sauf cette nana insipide, "nous on a un projet", "elle - n'a que son visage de midinette-sur-le-retour". Ça va barder, tous les coups sont permis ! Et lui, son nigaud de couche-toi-là, ce François-les-bas-bleus, qui joue la sainte nitouche, complice voué au rôle de prince consort, faire-valoir de Madame, va falloir qu'il les rende, les clefs de Solférino : la bâtisse appartient au parti, et non au couple royal. Faudrait pas qu'ils s'en servent comme antichambre du Palais de l'Elysée ! Restez donc au Poitou, Madame, laissez-nous Paris...
Allons-nous bientôt voir la tête de Ségolène au bout d'une pique, portée par des présidentiables ulcérés ? Ou bien les nanas et les mères "bien tranquilles" de province et même de banlieue, atteintes d'un "ségolisme" effréné, vont-elles se porter en rangs serrés au secours de la Royal pour transformer tous ces mecs... en bouchée à la reine ?
Les paris sont ouverts. A Londres les bookmakers sont déjà sur leurs grands chevaux.
lundi, mai 22, 2006
LE PR ET DdV VONT-ILS LIRE MON BLOG ?
Ce qui surprend chez Jacques Chirac comme chez Dominique de Villepin, c'est leur incapacité à "se mouvoir". Pourtant, un certain Napoléon pratiquait avec succès "la guerre de mouvement". Il attaquait, ou contre-attaquait là où personne ne l'attendait. Villepin, qui semble s'en inspirer, est l'un de ses plus mauvais élèves ! Regardez-le, tout comme Chirac, "momifié" sur place, incapable de faire un mouvement, attendant "que ça se passe" comme on dit. Jour après jour, Le Monde qui a décidé de les abattre tous les deux, en rajoute une couche. Et que font-ils ? Le PR inaugure un pont sur le Rhin ! Et DdV, lui, chasse le chikungunia à la Réunion ! Amusant, non ?
Ou suicidaire ?
J'ai proposé à Chirac 1) une sortie "par le haut" : instauration des "éliminatoires" pour la Présidentielle de 2207, par un vote du Parlement réuni en Congrès à Versailles. Cela permettrait à tous les candidats de partir en campagne dès la rentrée de septembre 2) Fonder un grand club omnisports, le Cercle Olympique Physique, basé au Stade de France à Saint-Denis, pour y rassembler les jeunes COPAINS, immigrés et non immigrés, des banlieues, le COP devenant l'outil majeur de l'intégration 3) Des cités internationales francophones - Cités "Jules Verne -( dont la 1ère serait bâtie en Seine-Saint-Denis autour du Salon du Bourget) sur le modèle de l'Exposition Universelle afin de constituer une constellation francophone - planétaire - dont les citoyens seraient, avec leurs pays respectifs, les "Premiers citoyens du monde" 4) Un Marché Commun Méditerranéen (MCM) afin d'enrayer les flux migratoires en les dispersant vers des pôles d'activité économique tout autour de la Mer, du Sénégal à la Turquie !
Le PR et DdV liront-ils mon blog ? Mes "posts" sont en tout cas plus intéressants que les "notes" du général Rondot !
Ou suicidaire ?
J'ai proposé à Chirac 1) une sortie "par le haut" : instauration des "éliminatoires" pour la Présidentielle de 2207, par un vote du Parlement réuni en Congrès à Versailles. Cela permettrait à tous les candidats de partir en campagne dès la rentrée de septembre 2) Fonder un grand club omnisports, le Cercle Olympique Physique, basé au Stade de France à Saint-Denis, pour y rassembler les jeunes COPAINS, immigrés et non immigrés, des banlieues, le COP devenant l'outil majeur de l'intégration 3) Des cités internationales francophones - Cités "Jules Verne -( dont la 1ère serait bâtie en Seine-Saint-Denis autour du Salon du Bourget) sur le modèle de l'Exposition Universelle afin de constituer une constellation francophone - planétaire - dont les citoyens seraient, avec leurs pays respectifs, les "Premiers citoyens du monde" 4) Un Marché Commun Méditerranéen (MCM) afin d'enrayer les flux migratoires en les dispersant vers des pôles d'activité économique tout autour de la Mer, du Sénégal à la Turquie !
Le PR et DdV liront-ils mon blog ? Mes "posts" sont en tout cas plus intéressants que les "notes" du général Rondot !
samedi, mai 20, 2006
A BAS SARKOZY !
L'incroyable incursion de Sarkozy en Afrique a au moins un mérite : elle nous confirme que cet avocat d'affaires, originaire de Hongrie, non seulement méconnaît l'histoire de France, mais pense "américain". Déjà, une autre "incursion", dans les sphères new-yorkaises, nous avait appris "qu'il était le plus américain des Français". Concernant l'Irak d'ailleurs, on ne l'a jamais entendu dire quoi que ce soit à l'encontre de la politique américaine. On l'a échappé belle : n'aurait-il pas fait bloc avec Aznar, Berlusconi et Blair derrière Bush... s'il avait été à l'Elysée ? Sur le Proche-Orient même alignement. Qui ne dit mot consent ! Les Israéliens peuvent faire ce qu'ils veulent en Palestine : génocider un peuple en l'affamant, imitant en cela un certain Staline qui voulut de la même manière se débarrasser d'un peuple rebelle dans les années 30 (le peuple ukrainien) - avec la complicité, notons-le de l'Occident - Sarkozy se tait, comme la plupart de nos politiciens, de "droite" comme de "gauche". Ainsi au Proche-Orient comme en Afrique, Sarkozy aligne Paris sur Washington... J'avais trouvé le personnage intéressant au début. Son idée de "rupture" me séduisait. Car il s'agit, en effet, de rompre, mais avec quoi ? J'attendais des précisions. Comme les autres candidats (et candidates) à la Présidentielle, Sarkozy ne disait pas grand chose. On restait sur notre faim. "Ils vont bien finir par nous parler de leur programme, et proposer un projet pour la France... tout de même !". Estimant l'Elysée "dans la poche", en raison de l'élimination (?) du tandem Villepin-Chirac et de sa mainmise sur l'UMP où les députés affolés sont à la recherche d'un "sauveur", Sarkozy arrache son masque chaque jour un peu plus.
Ce que je redoutais se réalise. Nicolas Sarkozy est en réalité un "immigré" en provenance de l'Est : un glacis où l'on ne jure que par l'Oncle Sam, et le "libéralisme" à tous crins, y compris le "libéralisme" à tendance mafieuse (le vrai libéralisme n'acceptant aucun frein !). Regardez les pays de l'Est dans quel Etat ils sont ! Pis : l'opinion dans ces pays ignorant tout de l'Afrique cultive un racisme primaire, pour ne pas dire primitif - à l'encontre des Noirs. Je suis désolé d'avoir à le dire : Nicolas Sarkozy vient de là, et après son périple au Mali, il nous faut lui barrer la route de l'Elysée. Dans l'intérêt de la France et de l'Afrique.
Jacques Chirac sait ce qu'il lui reste à faire : il doit l'expulser du gouvernement lors du prochain remaniement.
vendredi, mai 19, 2006
SARKOZY : HONNI SOIT QUI MALI PENSE !
Villepin s'est tiré une balle dans le pied avec le CPE. Voici que Sarkozy fait de même avec sa loi "anti-immigrés"! Quelle idée de faire voter une telle loi avant de s'envoler pour l'Afrique ! Une fois de plus, nous constatons que la "présidentielle 2007" leur fait perdre la tête, à tout le moins le sens des réalités. Sarkozy - qui n'est pas idiot - sait très bien qu'une loi ne va pas régler le "problème de l'immigration". Alors pourquoi ? Pourquoi exiger que les Maliens applaudissent ? Pour "séduire" les électeurs lepéniens, et les racistes en tout genre ? Sans doute. Mais n'est-ce pas dangereux ? Le karcher des banlieues ne suffisait-il pas ? Cette fois, il s'en prend aux millions d'Africains qui vivent en France et qui ont leur famille là-bas "au pays". Nombre de villes et de villages sont jumelés avec des villages africains, souvent maliens. Et ces enfants scolarisés qu'il va falloir expulser sous prétexte que leurs parents sont en situation irrégulière, Sarkozy y-a-t-il pensé ? Ne sait-il pas que dans notre pays les écoles sont des lieux d'insubordination ? Déjà, un "mouvement de résistance" s'organise autour des "enfants"- ce film de Louis Malle que bien des écoliers ont vu avec leurs parents - en pleine campagne présidentielle ! Risquer une guerre civile pour quelques voix lepéniennes ? Décidément, ceux qui prétendent diriger le pays n'ont pas fini de se fourvoyer...
mercredi, mai 17, 2006
POUR SORTIR DE LA CRISE : DES PRIMAIRES !
Les trois principaux protagonistes intervenants dans le débat sur la censure de ce mardi 16 mai ont plutôt accru l'écoeurement qui nous étreint depuis quelques mois. Il n'y eu ni débat, ni véritable censure puisque tout était joué à l'avance. On a vu et entendu des politiciens seulement préoccupés par leur candidature à la prochaine présidentielle. De très mauvais acteurs, et de mauvais orateurs, leurs discours, à tous les trois étant convenus et forcés. Le plus mauvais étant Villepin, nous débitant la même antienne à la gloire d'une action gouvernementale devenue inaudible et insupportable en raison du malaise politique, alors que les deux autres avaient la tâche plus facile dans leur rôle de procureurs. Je doute que Jacques Chirac puisse tenir encore longtemps sur cette ligne, indifférent au dégoût qui se répand dans l'opinion. Et qui pourrait se transformer en colère à la moindre occasion.
Pour sortir de la crise, c'est pourtant simple ! Il suffit de remplacer Villepin par un Premier Ministre neuf, soit Antoine Rufenacht, soit Jean-Louis Borloo... L'idéal serait d'instaurer des éliminatoires (primaires aux USA) comme pour la Coupe du Monde de football ! Et de condenser l'élection présidentielle entre janvier et mai. Au 1er tour, "tout le monde" se présente (en janvier). Sont qualifiés pour le 2e tour, par exemple les 8 premiers (en février). Resteraient 4 candidats pour la demi-finale, et 2 pour la finale ! On peut encore resserrer le calendrier, mais ce système aurait l'avantage d'obliger les candidats et candidates à s'adresser aux électeurs-électrices, par conséquent de lancer le débat dans le pays, et de favoriser le renouvellement du personnel politique. Et j'en suis sûr, l'élection passionnerait l'opinion. Jacques Chirac peut prendre l'initiative de cette réforme qui serait votée à Versailles par les députés et sénateurs. Cela peut être fait très rapidement; et cela mettrait fin aux actuelles rivalités "sordides" entre les candidats dans les deux camps. Villepin, Sarkozy, DSK, Lang, Hollande, Ségolène et bien d'autres pourraient candidater normalement, en implantant des "comités" favorables à leur candidature dans les départements. Si Jacques Chirac veut terminer sa mandature en beauté, je lui offre là une "sortie de crise" que les électeurs créditeront à son avantage.
Ainsi, la moitié des départements participeraient au 1er tour, l'autre moitié au second. Et la suite en découlerait normalement. Qui dit mieux ?
lundi, mai 15, 2006
LES ANGOISSES DE BAYROU
A coup sûr, François Bayrou est le plus mal "engagé" des candidats à la présidentielle. Nicolas Sarkozy, en effet, lui "pompe l'air", et sur sa "droite", le tandem Villiers-Le Pen le ratiboise. Le malheureux ne peut compter que sur les "inconditionnels" de l'Europe ! Après la victoire du NON au referendum, ce courant-là est affaibli, et on voit mal comment il pourrait porter son candidat à l'Elysée. Disons que c'est exclu, Nicolas Sarkozy l'a fort bien compris, d'où sa main tendue, à Nîmes, aux "nonistes". Bayrou est un peu comme Montebourg à la recherche d'un créneau pour faire entendre sa voix. Et c'est pourquoi tous les deux exploitent le filon de "la crise de régime", les autres "grands" candidats jouant tout simplement l'alternance. Plus le candidat est "petit" (électoralement) plus il crie "Vivement une 6e République !"
Malheureusement pour eux, et leurs soutiens patentés dans les médias, la Ve fait, une fois de plus, la démonstration que ses institutions résistent à toutes les épreuves ! La crise actuelle, pourtant sévère, ne l'ébranle pas. Tout simplement parce que l'édifice repose sur l'élection du Président au suffrage universel, et que le quinquennat aidant, les électeurs attendent patiemment l'heure du choix... Réclamer sur l'air des lampions une élection anticipée, alors qu'aucun parti, aucun candidat n'a de programme à présenter, c'est dépenser de la salive pour rien ! Les électeurs-électrices ne sont pa si bêtes, et puis ils ont envie de voir comment "ils" vont s'y prendre pour abattre Ségolène. Ce spectacle-là les réjouit d'avance. Et celui qui se déroule dans le camp d'en face apporte également son lot de "farces et attrapes". Pourquoi faudrait-il y renoncer puisque c'est lui, l'électeur, qui aura, de toute façon, le dernier mot ?
samedi, mai 13, 2006
COLOMBANI ENRAGE !
Depuis 1995, l'année où ils avaient misé sur Balladur, les "Maîtres du Monde" enragent. Eux qui se vantent d'imposer leurs choix politiques à la classe politique française, ont subi cette année-là un revers qui les a humiliés, et ridiculisés aux yeux de leurs congénères européens ! Voici que s'achève le "sept-cinq" chiraquien, et comble d'horreur, au moment où ils pensaient prendre leur revanche et retrouver leur statut de "faiseurs de roi", Jacques Chirac, ce politicien ringard et honni, "corrompu jusqu'à la moelle", menteur, tricheur comme pas un, est en train d'imposer son "candidat à lui", ce Dominique de Villepin qui n'a même pas un siège de conseiller municipal ! Les dirigeants du Monde se mobilisent... D'abord ils soutiennent Sarkozy dans sa conquête de l'UMP, et l'encouragent évidemment à "se porter candidat". Puis ils ressortent une vieille histoire - les Frégates de Taïwan - en lui attribuant une étiquette nouvelle "Clearstream". Le moment est venu de faire tomber Villepin, et si possible avec le Président de la République. Car le temps presse : la Coupe du Monde de football arrive à toute vitesse, ensuite l'été et ses vacanciers. Dominique de Villepin peut donc espérer rester en place jusqu'en septembre-octobre. La crise internationale en s'aggravant risque de jouer en sa faveur. L'idéal serait de l'abattre maintenant.
Le tandem de l'exécutif n'a plus de parti, ni même de base, le "parti du Président" a été annexé par Sarkozy ! Colombani lance un appel solennel à la UNE de son canard "à nos lecteurs" (sic). En réalité, il appelle les médias et les juges à porter le coup de grâce à ce tandem qui a usurpé le pouvoir, un pouvoir "qui leur revient de droit".
Mais ne l'oublions pas : Le Monde est le journal de l'erreur permanente ! Je l'ai vérifié, moi qui le lis depuis plus d'un demi-siècle ! C'est plutôt rassurant, non ?
LAGARDÈRE A-T-IL ÉTÉ AUTOPSIÉ ?
Jean-Pierre Chevènement a, tout récemment, souligné que cette affaire "clearstream" prenait probablement sa source dans la rivalité "tueuse" opposant les grands marchands d'armes, notamment l'ex-Thomson à Jean-Luc Lagardère, patron de Matra-Hachette. Thomson, aujourd'hui rebaptisée Thales, avait obtenu le fabuleux contrat des Frégates de Taïwan - qui furent construites à Lorient. Le PDG de Thomson était alors Alain Gomez, l'ex-bras droit de J.P. Chevènement au CERES, l'aile gauche du PS. On sait que pour obtenir ce contrat exceptionnel, Thomson et le gouvernement "socialiste" de l'époque accordèrent d'énormes "commissions" ou retro-commissions qui alimentèrent les caisses du parti et certains hommes politiques, en France comme en Chine, sans oublier quelques dignitaires de Taïwan. Il fallait contourner le veto de Pékin aux ventes d'armes à son adversaire taïwanais, d'où le recours à des intermédiaires, notamment à l'un d'entre eux fort connu sur la place de Hong Kong, "Monsieur Wang". Le Ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, fut, on s'en souvient, au centre de cette stratégie qui utilisa les grands moyens. Des milliards étaient en jeu. Thomson et ses affidés se régalèrent. Jean-Luc Lagardère, atteint lui aussi de mégalomanie, chercha à consolider son "rayon d'action" et ça n'est pas par hasard s'il recruta un authentique mégalo, un certain Jean-Louis Gergorin, venant tout droit du Quai d'Orsay et de la DGSE !
Gergorin était visiblement obsédé par la "mafia russe" et la théorie du "complot". Un israélo-russe, Gaydamak, aujourd'hui candidat au rachat de France-Soir, s'implantait brillamment en Occident par le truchement d'un commerce export-import, y compris celui des armes, vendues jusqu'en Angola ! Gergorin et Lagardère voulaient abattre Gomez. Le premier à y laisser sa vie fut Lagardère qui, en dépit de son nom, mordit la poussière... au Maroc, après avoir, nous dit-on, été contaminé par un virus "chopé" à la célèbre Clinique des Sports du 13e arrdt de Paris. Affolé, Jean-Louis Gergorin demanda à être reçu dans le plus grand secret par... le juge Van Ruymbeke, chargé de l'enquête sur les "rétro-commissions" des Frégates lorientaises. "La mafia russe a liquidé Lagardère, lui dit-il. Thierry Imbot, officier à la DGSE, le fils de l'ancien chef de la DGSE, a été "suicidé" chez lui en "tombant" par la fenêtre du 4e étage. Je crains pour ma vie ! Je vais vous fournir les noms des bénéficiaires des commissions qui figurent sur des listes de Clearstream, une banque luxembourgeoise". Et Van Ruymbeke mord à l'hameçon !
Une chose est sûre : c'est bien le commerce des armes - frégates, missiles et autres engins militaires - qui est à l'origine de l'Affaire "des Frégates et de Clearstream". Et le décès "nosocomial" de Jean-Luc Lagardère, hier plausible pourquoi pas ?, soulève aujourd'hui un doute.
Au fait, y-a-t-il eu autopsie ?
jeudi, mai 11, 2006
L'ACHARNEMENT DU "MONDE" CONTRE CHIRAC
On le sait, les "gensdumonde" n'ont jamais digéré l'élection de Jacques Chirac en 1995. Cette fine équipe (qui ne se trompe jamais) avait joué Balladur, et applaudi au ralliement de Nicolas Sarkozy à leur favori. "Eurocrates" au-delà de tout ce que l'on peut imaginer, ils ont espéré, in fine, que Chirac se "rachèterait" à leurs yeux s'il faisait adopter la "constitution européenne" par le peuple français (qu'ils détestent et méprisent). Patatras, ce peuple "idiot" a répondu NON, enterrant pour de longues années leurs espoirs supranationaux. Le "règne" de Jacques Chirac s'achevant, il leur faut trouver un "bon" candidat, un candidat qui ne les décevra pas. Un homme à eux, de leur monde, pourrait-on dire.
Ils ont vu avec fureur Dominique de Villepin entrer à Matignon et devenir rapidement un "candidat à la Présidentielle". C'en était trop ! Il faut l'abattre. Soutenir Sarkozy l'américain. Ou à défaut Ségolène Royal, la "socialiste" européenne, et qui sera bien plus malléable qu'un "mec". Leur choix n'est pas encore fait car, avec accablement, ils ont entendu à Nîmes Nicolas Sarkozy tenir un discours carrément "national", un Sarkozy "français", bien plus "français" qu'ils ne l'imaginaient. Colombani et sa bande n'en sont pas encore revenus. Il ne leur reste plus qu'une solution : abattre cette Ve République qui génère des présidents français, et qui devient par là, un obstacle à la "construction européenne". Ce qu'il nous faut, c'est un régime parlementaire, à l'italienne par exemple. Une VIe République : le rêve ! Le Monde n'a pas encore fait son choix, mais il sait ce qu'il veut.
mardi, mai 09, 2006
LES FINALISTES SONT : ROYAL ET SARKOZY !
Il semble, cette fois, que le sort en soit jeté. Nous aurons bien une finale Royal-Sarkozy en 2007. Dans les deux camps, les éliminatoires ont sélectionné le meilleur des candidats. Par meilleur, je veux dire ceux qui ont une chance d'être élus, parce que tous deux incarnent d'une certaine manière la "rupture" souhaitée par le plus grand nombre d'entre nous. Royal enterre les éléphants du PS, Sarkozy, par son allant et son mordant, séduit à "droite". Même si leurs programmes demeurent flou jusqu'au bout, le choix sera réel du seul fait que Nicolas Sarkozy, par son style et sa détermination nous oblige à voter pour ou contre lui, alors que Ségolène, jusqu'a preuve du contraire, reste dans la lignée du "socialisme" classique, qu'elle ne parviendra même pas à "blairiser" tant restent puissants les tenants du "service public" en France. Mais en votant pour elle, on votera pour une femme Présidente de la République !
Il reste quelques mois aux deux finalistes pour rallier les indécis, probablement nombreux - en raison précisément de la "nouveauté" que tous deux affichent devant des électeurs et des électrices habitués à des choix électoraux "formatés" par une longue tradition.
dimanche, mai 07, 2006
SARKOZY A MATIGNON ?
On ne peut exclure cette éventualité. On pensait - et il l'avait lui-même annoncé - qu'il se retirerait du gouvernement à la fin de l'année pour se lancer dans la campagne présidentielle. Mais prendre Matignon maintenant offrirait l'immense avantage... de prendre l'avantage sur Ségolène Royal, la plus dangereuse de ses adversaires. Côté PS, l'accession de Sarkozy au poste de Premier Ministre aurait pour conséquence de conforter Ségolène contre tous ses concurrents, car elle serait la seule, les sondages le confirment, en mesure de battre Nicolas. Donc, le "duel" débuterait immédiatement entre les deux favoris de la Présidentielle. Sans doute dit-on que jamais Premier Ministre ne fut élu Président. Mais cette fois, les deux camps feront le plein des voix; à droite, c'est sûr : les électorats de Le Pen, Villiers et Bayrou se rallieront sans difficulté. A gauche, ça sera plus difficile - même si l'envie de faire barrage à "la droite extrême" en démangera plus d'un - et l'on peut prévoir une déperdition de voix (en gauche extrême) que viendra compenser l'atout "femme". En conséquence, les deux candidats devraient battre les records en voix. Au final, si la "droite" est toujours majoritaire dans le pays, son candidat devrait l'emporter. Mais l'est-elle encore ? Et comment l'électorat d'origine immigrée votera-t-il ? Cela devrait inciter Nicolas Sarkozy à faire très attention de ce côté-là ! Il n'a pas intérêt à coller son nom à une loi "anti-immigrés", et pourtant s'il veut rallier les villieristes et les lepéniens, il doit se montrer "ferme" ! Les représentants des Eglises qui ont pris position "contre" la loi Sarko vont être "sacrément" courtisés : n'ont-ils pas pour interlocuteurs-quémandeurs deux prétendants dont l'élection au poste suprême risque de dépendre de leur "bénédiction" ? A Matignon, Sarkozy peut se montrer plus "réceptif" à leur égard. Déjà, en leur restituant le "lundi" de Pentecôte et... en revisant la fameuse loi de 1905 ? Voilà qui embarrasserait notre chère Ségolène !
vendredi, mai 05, 2006
SARKOZY ? QUI C'EST SARKOZY ?
Oui ou non, ont-ils prononcé le nom de Sarkozy à cette fameuse réunion tenue au Quai d'Orsay au printemps 2004 ? Si ce nom a été prononcé par l'un des protagonistes, surtout par Dominique de Villepin !, cela devient... une Affaire d'Etat ! Si, si, je ne plaisante pas... Qui croira qu'ils n'en ont pas parlé ? Tout le monde, à ce moment-là, et même encore aujourd'hui figurez-vous, parlait de Sarkozy, de la rivalité Chirac-Sarkozy etc. Tous ceux qui abordaient dans la conversation, au café ou ailleurs, la présidentielle de 2007, énuméraient comme candidats possible, pour ne pas dire probables, Sarkozy, Villepin, voire Chirac. Imagine-ton, lorsque se réunit le comité directeur du PS où figurent nombre de candidats probables ou possibles du PS, que l'on "ne parle pas de Ségolène" ? Allons, allons... Certes, l'on me fera observer qu'il s'agit d'un listing trafiqué où des noms ont été ajoutés. Normal puisqu'il s'agissait de faire croire à Chirac-Villepin que leur adversaire était compromis dans un scandale financier ! Le piège a fonctionné à merveille. Qui a tendu le piège ? Un "corbeau" nous dit-on. Villepin appelle le général Rondot pour qu'il effectue une enquête; celle-ci menée rondement, découvre la machination. Et tout s'arrête. On peut imaginer la déception de Villepin mais pourquoi aurait-il téléphoné à Sarkozy pour lui dire :" Nicolas, je suis déçu, tu n'es pas impliqué dans une sale affaire qui a été montée de toutes pièces..." Non, il valait mieux tourner la page sans faire de bruit. Mais "l'affaire" sort dans la presse, et Nicolas s'indigne. La "rumeur" dit qu'on a voulu l'abattre, devinez qui ? Naturellement les regards se tournent vers Matignon et l'Elysée. Quel était le but de la manoeuvre ? "A qui profite le crime" ? A coup sûr, il profite à la "gauche". Difficile cependant de la soupçonner ! Alors qui ? Les enquêteurs ne doivent pas négliger la piste des affaires précédentes, des Frégates de Taïwan à la rivalité Thomson-Lagardère où les coups "tordus" se sont multipliés, avec des agents doubles et des valises bourrées de dollars, quelquefois des cadavres, entre Paris et Taïwan !
Difficile d'y voir clair, c'est sûr...
mercredi, mai 03, 2006
LA VICTIME...C'EST VILLEPIN !
Que reproche-t-on au juste à Dominique de Villepin ? C'est - alors qu'il était Ministre des Affaires étrangères - d'avoir demandé au général Rondot d'enquêter sur un "listing" d'un organisme financier( basé au Luxembourg) où figuraient un certain nombre de noms connus d'industriels et de politiques, dont celui de Nicolas Sarkozy, son rival à la Présidentielle. Il est probable que Jacques Chirac lui a donné le "feu vert", compte tenu de son hostilité bien connue au chef de l'UMP. La Ministre de la Défense, Marie Alliot-Marie, a sans doute été "informée". Quoi de plus normal, et de plus humain ? Le général Rondot, après une rapide enquête, découvre qu'il s'agit d'un "montage", les noms de ces politiques ayant été, de toute évidence, rajoutés sur la liste. Il en avertit Villepin, Chirac, et MAM. Pourquoi ceux-ci auraient-ils "prévenu" Sarkozy ? Ils ne l'ont pas fait, et cela se comprend. Ils n'avaient pas à le faire ! La seule question que les deux juges doivent poser, et tenter d'y apporter une réponse est celle-ci : qui a bidonné le listing ? Il paraît évident que c'est le "corbeau", ce fameux corbeau qui, lui, avait intérêt à le faire circuler. On n' imagine pas Villepin, ni Chirac, traficotant un listing puis le remettre au général Rondot en lui demandant d'effectuer une enquête sur un listing qu'ils auraient eux-mêmes trafiqué ! De toute évidence, Villepin et Chirac sont les victimes du "complot". Ils sont tombés dans le panneau en y découvrant le nom de Sarkozy. Nous découvrons maintenant que derrière Clearstream il y a les grands groupes d'armement liés à l'Etat, rivaux et concurrents - Lagardère, Thales ex-Thomson, EADS - et à l'origine l'extraordinaire Affaire des Frégates de Taïwan (fabriquées par Thomson) qui n'est toujours pas terminée, la République de Taïwan ayant engagé un procès contre Thomson et l'Etat français. Des milliards ont disparu, avec un fameux intermédiaire chinois lié au gouvernement de Pékin... Pour ma part, je trouve que Dominique de Villepin se défend mal, aussi mal que pendant l'affaire du CPE. Décidément, ou bien il est très maladroit, ou bien son (ou ses) adversaires sont très forts !
dimanche, avril 30, 2006
LE GÉNÉRAL RONDOT VA-T-IL POURSUIVRE LE MONDE ?
Malgré les démentis du général Rondot, le mal est fait. (On sait ce que valent les démentis). L'opinion reste sous le coup d'une machination qui ne fait que confirmer l'âpreté de la rivalité entre Sarkozy-Villepin, sous l'oeil de Jacques Chirac. Certes, le journal Le Monde, avec ses révélations "téléphonées", tente depuis toujours, si j'ose dire, d'abattre le pouvoir chiraquien. Il est bien près d'y parvenir, pense-t-il. En Villepin, il voyait un continuateur de la politique "chiraquienne" qui lui sort par les yeux. Le voici un genou à terre. Il ne faut surtout pas que Jacques Chirac réussisse sa "sortie", en léguant la succession à l'un des siens. Dans les candidats au poste de Premier Ministre, il balaie d'un trait de plume le nom de Jean-Louis Borloo, en écrivant "à part l'intéressé, qui en veut ?". Et pourtant, en y réfléchissant bien, Borloo, et c'est peut-être le seul, pourrait déplacer la majorité vers le "centre gauche", tout en l'élargissant vers la "société civile", et renouer le dialogue avec les syndicats. Pour Nicolas Sarkozy et le candidat de la "gauche" un adversaire redoutable donc. Bien sûr, par la suite Le Monde s'en accommoderait fort bien, mais la Ve en se maintenant normalement, permettrait à Jacques Chirac de s'en tirer à bon compte. Toutefois, si le général Rondot ne se contente pas d'un démenti, mais poursuit Le Monde en justice, Dominique de Villepin aurait encore une chance de perdurer... Et ma foi, la situation internationale aidant...
vendredi, avril 28, 2006
L'HEURE DE JEAN-LOUIS BORLOO ?
Il faut reconnaître que cette "affaire clearstream" charge un peu trop la barque... de Dominique de Villepin ! Le Premier Ministre aura du mal à redresser la situation. Peut-il même rester à Matignon ? Au sein du gouvernement le climat doit être insupportable. Certes, il s'agit d'abord de la rivalité Chirac-Sarkozy à laquelle Villepin participait "à l'insu de son plein gré". Promu "successeur" par Jacques Chirac, il lui restait à éliminer son rival de l'UMP. Résultat : Sarkozy l'emporte, pourrait-on dire, sans avoir eu à dégainer. Le CPE et "clearstream" sont deux boulets qui risquent d'envoyer Villepin par le fond.
On peut imaginer une "réconciliation" entre Chirac et Sarkozy, ce que souhaite paraît-il, l'immense majorité des députés UMP. Mais dans ce cas, il faudra installer à Matignon un locataire sans prétention, un "préposé aux affaires courantes". Sarkozy apprécierait, et pourrait partir en campagne électorale dès la rentrée de septembre. Or, tout le monde le sait, Jean-Louis Borloo convoite le poste, et Borloo visiblement, ne se contenterait pas de n'être qu'un simple "préposé". Pour Chirac, Borloo scellerait le "retour au centre", et rouvrirait le dialogue avec les syndicats. Ce nouveau Premier Ministre ne tarderait pas à rivaliser... avec Sarkozy, déporté à droite ! On comprend que Nicolas s'en inquiète, et qu'il préfèrerait voir Villepin, "grillé", rester à Matignon. Mais est-ce possible eu égard à la crise politique qui affaiblit le Président de la République au point qu'il pourrait bien perdre encore des points dans les sondages ! A mon humble avis, Jacques Chirac doit impérativement se redresser. S'il ne peut le faire avec Villepin, il le fera tout bonnement avec un autre. Et la crise s'aggravant, il lui sera difficile de faire appel à un simple "préposé". Donc, en toute logique, Jean-Louis Borloo peut espérer voir venir son tour, d'autant que le recul du chômage lui donne des arguments pour solliciter la succession de ce brave Dominique qui n'aura fait qu'un passage météorite sur la scène politique française - sauf miracle !
Parions sur un nouveau duel : Borloo-Sarkozy !
VIVE JEAN ROBIN !
Ce vendredi 28 avril, Jean Robin annonce triomphalement la parution de son livre "Ils ont tué la télé publique" publié aux "éditions du journalisme continu", une jeune maison d'édition qu'il vient de fonder - après avoir essuyé moult refus chez les éditeurs "établis". Dans Libé de ce jour, Daniel Schneidermann lui consacre sa chronique toujours pertinente, et s'extasie littéralement devant le courage de Jean Robin : s'en prendre ainsi au "système" incarné par l'un de ses "intouchables", le tout-puissant Ardisson, n'est-ce pas "suicidaire" ?
Je tiens à remercier ici Jean Robin qui m'a accueilli sur son site tatamis info (http://wwwtatamis.info) où j'ai pu me raconter dans une longue auto-interview (une invention journalistique de Jean Robin!) , devenue un véritable condensé autobiographique, qui s'étend de...1939 à nos jours !
Qu'il soit permis à l'auteur de "Hachette-la-pieuvre" et de "Israël un projet funeste", deux petits livres iconoclastes, de souhaiter bon vent à Jean Robin et à sa maison d'édition : le courage finit par payer !
Je tiens à remercier ici Jean Robin qui m'a accueilli sur son site tatamis info (http://wwwtatamis.info) où j'ai pu me raconter dans une longue auto-interview (une invention journalistique de Jean Robin!) , devenue un véritable condensé autobiographique, qui s'étend de...1939 à nos jours !
Qu'il soit permis à l'auteur de "Hachette-la-pieuvre" et de "Israël un projet funeste", deux petits livres iconoclastes, de souhaiter bon vent à Jean Robin et à sa maison d'édition : le courage finit par payer !
jeudi, avril 27, 2006
LA ROYAL INSUBMERSIBLE ?
Ça y est : les premières torpilles ont été lancées ! Vont-elles atteindre leur cible ? Couler la Royal du premier coup ? 143 + Martine, c'est beaucoup ! A mon avis, ce sont des coups pour rien. Il en faudra davantage pour encalminer Ségolène ! Le seul effectivement qui pourrait la faire plonger, c'est Jospin ! La base militante devrait le préférer à la Royal, je dis bien devrait, mais les sondages, s'ils restent favorables (contre Sarkozy au second tour) à la "poitevine", inclineront les "faiseurs de roi" à jouer la Reine. Peu importe qu'il soit masculin ou féminin, le goût du pouvoir énivre déjà toute la nomenklatura de l'Appareil ! La "droite" est dans un tel état qu'il n'y a plus qu'à le ramasser (le pouvoir). La "gauche" contrôlera tout : les régions, l'Elysée, Matignon avec une majorité parlementaire sans doute massive. Inespéré après le "choc funeste" de 2002 ! A moins que... la droite sarkozienne parvienne à réaliser l'unité de toute la droite ? Je ne le pense pas, les rivalités entre les personnes sont trop fortes, et puis le courant anti-libéral a le vent en poupe partout dans le monde, c'est encore plus net en France qu'ailleurs.
La Royal fera son entrée à l'Elysée en 2007... et c'est François qui gardera les enfants !
mardi, avril 25, 2006
LE PEN, DE VILLIERS, SARKOZY... EN CHASSE !
C'était à prévoir. La "gauche" ayant remporté la "bataille du CPE", avec l'aide des étudiants et des lycéens, la "droite" a tout intérêt à déplacer le champ de bataille... sur un autre terrain : celui de l'immigration... et de la menace "islamo-terroriste" ! La situation internationale favorise un clivage "dur" en France. Avec son livre "Les mosquées de Roissy", de Villiers porte le fer dans la cuirasse de Sarkozy, le "ministre de l'intérieur chargé de la sécurité". La charge va obliger tous les candidats à lui répliquer. La Seine-Saint-Denis, fief de la "gauche plurielle", se retrouve aux premières loges, avec ses jeunes immigrés tentés par un islamisme militant. Ahmadinejad et le Hamas font irruption dans le débat présidentiel en France. En fait tous les candidats vont trouver avantage à se situer sur ce terrain-là. Même Villepin, surtout Villepin ! Lui, le diplomate, le modéré, va pouvoir se différencier de Sarkozy, entraîné par sa rivalité avec l'extrême-droite vers un radicalisme qui risque d'en faire un petit Le Pen... A gauche, Ségolène Royal va devoir s'impliquer dans un débat qui ne laissera pas indifférent les électeurs des banlieues où la "gauche" possède encore un électorat qu'elle doit absolument retenir, si elle veut conserver une façade de mouvement populaire. Le débat que DSK, Lang et Fabius veulent imposer à Ségolène va donc s'engager sur le problème de l'immigration, au détriment du "social" et du projet promis par le PS. Un débat stérile, agressif qui devrait faire perdre des points à Ségolène dans les sondages, mais qui pourrait bien, en creusant les antagonismes à caractère "épidermique" , provoquer des surprises au printemps prochain !
dimanche, avril 23, 2006
CHIRAC-VILLEPIN : "SORTIR" PAR LE HAUT !
Le tandem Chirac-Villepin est "coincé" : il est condamné à l'immobilisme sur le plan intérieur. Il ne pourra s'en sortir qu'en s'échappant par "l'extérieur". La situation internationale lui offre l'occasion de renouer avec la période faste "onusienne" où Villepin, avec le soutien de Chirac, tînt tête au bloc anglo-américain lors de l'invasion programmée de l'Irak. Re-belote, dirais-je avec l'Iran, et surtout la Palestine : ils ont là de quoi entraîner avec eux une bonne partie de l'humanité ! Auront-ils l'intelligence, surtout le courage, d'enclencher un formidable mouvement en faveur de la paix ? L'opposition de "gauche", comme celle de la droite extrême, seront divisées du seul fait que leur électorat est loin d'être monolithique sur le sujet où s'emmêlent les aspects premiers d'un problème quasi existentiel : l'islam, le pétrole, l'immigration, l'Algérie, la Palestine, le judaïsme...
Il s'agit de convertir en projet politique( à la fois pour la France et tous les autres) ce patchwork incendiaire en posant les problèmes, nos problèmes, en fonction d'un avenir qui ne se dessine plus qu' à l'échelle de la planète.
J'ai founi deux projets de cette dimension à Chirac-Villepin. S'ils ne m'entendent pas, alors il faudra tenter de les mettre sur orbite avec d'autres candidats (ou candidates) : seul l'avenir de la France, avec celui de nos enfants, compte. Et nous le sentons aujourd'hui compromis par des résistances corporatistes que des chefs bureaucratisés utilisent - contre l'intérêt général !
mercredi, avril 19, 2006
VILLEPIN A REMUÉ LE COUTEAU DANS LA PLAIE
A de nombreux signes, nous devinons que la France va devoir choisir, s'inventer un nouveau destin. Paradoxalement, le CPE, en jetant les jeunes dans la rue "contre une précarité annoncée", a mis un point final à toute une période que l'on peut qualifier "d'eurocratique". En effet, les responsables gouvernementaux, de droite comme de gauche, n'ont pas cessé de nous présenter "l'Europe" comme le seul avenir possible ! J'entends encore ce crétin (Jacques Delors) nous asséner au moment du referendum sur Maastricht "Il n'y a pas d'alternative !" Et tout le personnel politique, par lâcheté ou manque d'ambition, l'a suivi... Voilà pourquoi nous sommes dans une situation confuse et incertaine : l'Europe a échoué... et l'alternative n'existe pas... puisque ces messieurs-dames avaient décrété qu'il n'y avait pas d'autre avenir possible !
Avez-vous entendu les jeunes crier "Europe !" dans les manifs ? Ni communisme, ni socialisme, rien : ils sont restés muets.
Et pourtant, ils en voulaient ! Quoi ? des "crédits" pour pouvoir acheter une voiture, ou louer un appart, ou mieux encore construire sa maison près de son lieu de travail. Bref, ils voulaient avoir la garantie de vivre aussi bien que leurs parents, et surtout que ces enseignants, leurs enseignants, qui passent leur temps... à préparer leurs vacances, jusqu'à Tahiti !, et qui prennent leur retraite, en étant jeunes encore, pour vivre une seconde vie... aux frais de la Princesse ! Qui ne connaissent ni les assedic, ni l'anpe, ni la galère pour trouver un pt'it boulot, forcément précaire...
Aïe ! Aïe ! Aïe ! Ce Villepin a remué le couteau dans la plaie... Et pourtant puisque les jeunes refusent cet avenir-là (et c'est bon signe) il va falloir en inventer un !
mardi, avril 18, 2006
A propos de la "fureur" : réponse à Yves
Vos remarques sont fondées, et pertinentes. J'ajouterai, à propos, des scrutins "européens", que c'est la Bretagne, en votant massivement (+ de 60% !) pour le traité de Maastricht, qui l'a imposé à la France. Sans ce vote massif de la région la plus excentrée (avec la Corse) le NON sortait vainqueur des urnes. Pourquoi cette adhésion à l'Europe (qu'il faut cependant nuancer : ma région, celle de Lorient, a donné autant de NON que de OUI) ? Sans doute, parce qu'il subsiste en Bretagne un vieux réflexe anti-Paris (que les automobilistes vérifient auprès des gendarmes lorsque sur leur voiture figure le fameux "75" !), une nostalgie de l'Ancien Régime (avec son Parlement à Rennes), et parce que les "socialistes", sous l'influence de Jacques Delors (qui avait son club "témoins" à Lorient, où François Hollande officiait au mois d'août devant les "afficionados", quelque fois en présence du Grand Prêtre), et l'Eglise encourageant ses ouailles à "voter à gauche" pour ne pas être accusée d'être le "suppôt du capitalisme", tout cela a fait que les "Bretons" comptaient beaucoup sur l'Europe. (Ils ont même financé quasiment une Amabassade à Bruxelles !). Je ne crois pas, comme vous le dîtes, que ceux qui ont voté NON (comme moi) sont des "anti-tout". Au contraire, c'est une étonnante lucidité (et je m'en vante !) qui m'a conduit à rejeter cette fausse solution "européenne" : la mondialisation (qui est venue vite après la disparition de l'URSS et qui a tout balayé) nous oblige à être nous-mêmes, à créer, à inventer - comme sut le faire la France entre 1880 et disons 1930. La "construction européenne" se justifiait entre les deux blocs; nous avions le temps pour nous ! Aujourd'hui nous sommes face à une déferlante, et ladite construction ne tient plus ! La preuve nous en fut donnée par la Turquie ! On vit les tenants de cette "construction européenne" s'opposer à l'adhésion de la Turquie... alors que des millions de Turcs vivent en Allemagne (et en moins grand nombre chez nous). Ce qui explique la position de Jacques Chirac qui voulait à tout prix éviter une rupture entre la France et l'Allemagne sur un tel sujet : l'Islam ! L'irruption de cette religion (longtemps endormie) sur la scène mondiale a bouleversé la donne, et même remet en cause notre "sainte laïcité" modèle 1905. Voilà pourquoi j'ai toujours dit NON à cette "construction européenne" totalement dépassée ! Il est vrai que, par ma double origine (libano-bretonne), j'ai acquis, de naissance, si je puis dire, sur les bords du Blavet, une "conscience planétaire"...
samedi, avril 15, 2006
LA "FUREUR" BRETONNE (2)
Et voici que le CPE s'abat sur eux ! Il va faire office de détonateur. Dominique de Villepin, qui méconnaît la situation sociale du pays, piégé par sa rivalité avec Nicolas Sarkozy qui l'oblige à "faire vite" pour obtenir un résultat précisément contre le chômage des jeunes, exhibe ce contrat qui anéantit d'un coup le diplôme, ce diplôme qui garantit aux jeunes de l'Ouest un emploi et un statut social envié. "Quoi ? Notre diplôme ne sert plus à rien ! On va nous jeter, pendant deux ans, comme des "kleenex"! Un contrat "pour les jeunes de moins de 26 ans", dixit Villepin. Or ce contrat ne concerne même pas le secteur public ! Villepin oublie de préciser qu'il s'agit "des jeunes de banlieue", des jeunes sans diplômes, sans qualification professionnelle ! Il "dégrade" le jeune diplômé au niveau... du casseur de banlieue ! Fait remarquable : les parents soutiennent leurs enfants (ce qui ne fut pas le cas en Mai 68). La Bretagne a plébiscité le secteur "public" contre le "privé" ! Le parti "socialiste" contre la "droite" !
On me dira que la Bretagne n'est pas toute la France. Néanmoins, le mouvement parti de Rennes, a fait tâche d'huile, après 15 jours d'hésitation. Les jeunes "d'ailleurs" ont découvert qu'ils étaient tous menacés par une "précarité" que beaucoup connaissent déjà. La France est désormais confrontée à une "soif de sécurité", d'autant plus forte que l'avenir n'est plus lisible. Il y a aujourd'hui deux France qui se détestent, pour ne pas dire plus. Si on ne veut pas voir notre pays sombrer entre les mains des "socialistes" en 2007, des "socialistes" incapables de nous affranchir du "secteur public" (et pour cause puisqu'ils en sont l'émanation dans 20 régions - sur 21 !) il va falloir que les "autres"... fassent preuve de génie... pour éviter une guerre civile !
LA "FUREUR" BRETONNE (1)
Je pense avoir compris les motivations du mouvement "anti-CPE" qui vient de secouer la France - après l'intifada des banlieues. Le fait qu'il soit parti de Bretagne - Rennes et Nantes - éclaire la genèse d'une mobilisation qui a surpris par son ampleur et sa durée. La Bretagne, on le sait, n'est pas une région industrielle : elle dépend, dans une large mesure, du secteur public. C'est lui qui distribue les emplois, et c'est pourquoi les Bretons sont tellement attachés au "secteur public". Or celui-ci, depuis quelques années, se sent menacé par la privatisation; les emplois se raréfient. Mais l'Education Nationale demeurait "intouchable", l'enseignement reste le vecteur de "l'ascenseur social" en Bretagne. Et plus que dans les autres régions, sans doute pour des raisons historiques (rivalité entre écoles "privées" et laïques) les lycées et les Facs restent d'un bon niveau; chaque année les résultats au bac en témoignent. Les parents poussent leurs enfants à faire des études : ils deviendront à leur tour professeurs ou instits, à défaut, ils rejoindront les grandes entreprises publiques. Aux dernières élections régionales, la Bretagne s'est donnée aux enseignants; il y avait là déjà un rejet du privé et du libéralisme. Le Drian, Président de Région, et Ayrault, Président du groupe socialiste à l'Assemblée, incarnent parfaitement le "rêve" breton; tous deux enseignants, et qui plus est, catholiques ! Ils symbolisent la réussite sociale, et politique (la Bretagne n'a jamais été autant "politique" qu'aujourd'hui, et "socialiste" !). Excentrée, la région, plus que les autres, avait massivement choisi l'Europe, pour se raccrocher à un avenir. Or, au dernier referendum européen le NON a équilibré le OUI ! Le chômage (et les délocalisations) ont semé le doute. (à suivre)
RÉFLEXIONS SUR LE PHÉNOMÈNE ROYAL
Pourquoi Ségolène plane-t-elle dans les sondages ? Peut-on prévoir un effondrement de sa cote ? Probablement ! Pour le moment, elle bénéficie de l'absence de débat entre les deux camps ("droite"-"gauche") qui n'ont pas encore choisi leur candidat. Ségolène fait une course en tête... parce qu'elle est seule en compétition ! Les autres n'ont pas encore pris le départ. Son image séduit une opinion fatiguée de voir toujours les mêmes têtes. En outre, aurait dit La Palice, une femme incarne la nouveauté dans la mesure où en France nous n'avons pas encore eu... de Présidente ! La nouveauté en politique, c'est rare, et Ségolène, présidentiable à la différence des femmes qui ont déjà été candidates, représente une nouveauté. Pourquoi pas ? se dit-on, voilà qui nous changerait des mecs "sûrs d'eux et dominateurs"... et finalement impuissants. Peut-être que Ségolène ferait mieux qu'eux dans la lutte contre le chômage, elle a l'air de bien mener sa barque, ses enfants se tiennent bien à l'école, son compagnon, Flanby, pourrait lui donner un coup de main en la protégant contre les envieux et les ambitieux du PS, bref, cette famille-là est presque une famille modèle pour la "France d'en bas" comme dirait le brave Raffarin, son voisin de palier en Poitou-Charente.
En somme, la France rêve de Ségolène, parce qu'elle aimerait bien évacuer l'inquiétude qui la ronge, comme nous l'a révélé la "crise" du CPE.
vendredi, avril 14, 2006
FRANCE-SOIR : LE GÂCHIS !
C'est donc la plus mauvaise solution qui a été adoptée par le tribunal de commerce, à Lille. Que peuvent faire les "perdants" ? On nous dit que le franco-russe Gaydamak a acheté la société Montaigne press à Ramy Lakah, propriétaire du journal ! Le tribunal, lui, impose une solution sans tenir compte de la vente, estimant que le franco-russe n'est pas fiable, et qu'il fait l'objet d'un "mandat international"... Une belle bataille juridique s'annonce. A mon humble avis, le propriétaire du journal est celui qui l'a acheté. Il possède la nationalité française, et, de nos jours, on peut très bien diriger un journal par visio-conférence et internet... Jean-Pierre Brunoy et Olivier Rey n'ont pas encore gagné la partie !
Néanmoins, il me semble que la meilleure solution était (et demeure, me semble-t-il) celle que présentait le rédacteur en chef Serge Faubert. Au moins venait-elle de l'intérieur du journal, les journalistes pouvaient tenter de poursuivre et d'améliorer la formule, en choisir une en fait, à l'approche de la présidentielle : il va y avoir une "demande d'information" dans le public. La partie était (est) jouable. Mon communiqué "Un grand projet pour France-Soir" publié il y a quelque temps, est toujours valable. La rédaction devrait s'en inspirer...
jeudi, avril 13, 2006
OBJECTIF 2007 !
Cette fois, ça y est : les concurrents sont sur la ligne de départ ! Il nous reste moins d'un an pour "concocter" avec l'un des candidats à la présidentielle, sinon un programme, à tout le moins un projet, ou à défaut des perspectives. Lequel aura notre préférence ? Nous sommes engagés dans une bataille à dimension planétaire. Pour la première fois dans l'Humanité, tous les peuples, tous les continents participent ensemble à ce qu'il faut bien appeler une Révolution. Il serait temps d'en informer les "p'tits jeunes" qui manifestent dans nos rues en criant "Non au CPE"! La Révolution pourrait bien se faire sans eux. Les "gauchistes" demeurés, eux, en 1917 ou en 1936, vont devoir ouvrir les yeux : cette "révolution mondiale" qu'ils appellent de leurs voeux, est en cours. Et leurs petites brochures "marxistes" ne leur seront d'aucun secours car au-delà du canton parisien, elles sont intraduisibles ! Les peuples, tous les peuples, rêvent de vivre mieux, et les jeunes surtout n'ont aucune envie d'être sacrifiés au profit d'une Nomenklura internationaliste retranchée dans ses paradis "fiscaux".
Quel sera le candidat le plus apte à coopérer avec nous ? Pour le moment, je donne ma langue au chat !
mercredi, avril 12, 2006
SARKOZY CONTRE... ROYAL ?
Si la Présidentielle avait lieu dans six mois, les deux candidats actuellement en pointe, Nicolas et Ségolène, seraient sur la ligne de départ, avec une bonne chance de se retrouver en finale... De ce duel sans doute Ségolène sortirait victorieuse, du seul fait que sa condition féminine l'avantagerait contre n'importe quel autre adversaire. Ce petit + aujourd'hui s'avère décisif, pas seulement en politique ! D'autre part, Sarkozy, malgré son talent de meneur, souffrirait de la défaite que la "droite" vient d'enregistrer avec l'enterrement du CPE.
D'autres candidats peuvent-ils inverser la tendance ? Les "éléphants" du PS sont-ils encore en mesure de faire tomber Ségolène ? Sans aucun doute ! Le PC et les "trotskistes" ne se rallieront jamais à une candidature qui suinte le blairisme ! Fabius et DSK, sans oublier Hibernatus (Jospin) n'ont pas dit leur dernier mot. La compétition risque d'être "saignante" pour sa Royal Majesté... A "droite" Villepin aura-t-il le temps de se relever ? A mon avis, non ! Il a, d'autre part, accumulé tant de rancoeur et tant de haine parmi les parlementaires de l'UMP, qu'il devra, s'il veut encore jouer un rôle politique avec ambition élyséenne, subir une "traversée du désert"... jusqu'en 2012 ! Enfin, le voici "plombé" pour quelque temps auprès des jeunes...
Evidemment, en politique, il ne faut jamais dire... jamais. Villepin peut rebondir avec des projets ambitieux, et réalisables dès maintenant. A lui et à son équipe de les dénicher... sans tarder !
dimanche, avril 09, 2006
SORTIR DE LA CRISE !
Au point où nous en sommes, il faut mettre fin à ce conflit absurde, qui a eu néanmoins le mérite de souligner combien la crise est profonde, toutes les générations ruminant une inquiétude relative à un avenir désormais incertain. On pourrait dire que, tout comme en 1995, le service public avait "par procuration" défendu pour l'ensemble des salariés le régime des retraites, cette fois ce sont les jeunes qui ont reçu délégation par les parents et grands-parents pour exprimer la "peur de l'avenir". Le message, semble-t-il, a été entendu. Reste à trouver les solutions, et cela suppose que l'on innove, c'est-à-dire que l'on sorte des sentiers battus. L'imagination doit prendre le pouvoir. Je ne suis pas sûr que l'on soit prêt, en France, à accepter une telle remise en cause ! Les enseignants qui sont là, aurait dit La Palice, pour enseigner, ne seraient-ils pas les premiers à pâtir de la Réforme ? Le mammouth a horreur de l'autre monde, qu'il ne connaît pas - je veux parler de celui de l'entreprise - un monde en pleine transition, alors que l'Education Nationale, bardé dans ses privilèges acquis dans le monde d'hier, tire sur tout ce qui bouge ! Les enseignants préfèrent se réfugier dans la "mémoire" où ils commémorent, sans risque, "les grandes victoires" du passé... L'Avenir, dans leur petite tête, ça ne peut être qu'une "régression" !
samedi, avril 08, 2006
COMMUNIQUÉ DE RENAUD DONNEDIEU DE VABRES
Message du 6/4/2006 adressé à la famille Tisserant, au bon soin des éditions de la Différence.
"J'apprends avec une profonde tristesse la disparition de Jean-Marc Tisserant.
Nous perdons un esprit d'élite, l'un des écrivains les plus intéressants de ces 25 dernières années qui, au fil de romans profondéments originaux, a su faire de la littérature autrement.
Dès son tout premier livre, il aura eu la joie de connaître un succès immense et de construire ainsi une oeuvre inspirée qui n'a pas encore fini de nous livrer tous ses mystères.
Je vous prie d'agréer, dans ces circonstances douloureuses, l'expression de mes sincères condoléances et de recevoir le témoignage de ma sympathie".
Renaud Donnedieu de Vabres
Ministre de la culture et de la communication
"J'apprends avec une profonde tristesse la disparition de Jean-Marc Tisserant.
Nous perdons un esprit d'élite, l'un des écrivains les plus intéressants de ces 25 dernières années qui, au fil de romans profondéments originaux, a su faire de la littérature autrement.
Dès son tout premier livre, il aura eu la joie de connaître un succès immense et de construire ainsi une oeuvre inspirée qui n'a pas encore fini de nous livrer tous ses mystères.
Je vous prie d'agréer, dans ces circonstances douloureuses, l'expression de mes sincères condoléances et de recevoir le témoignage de ma sympathie".
Renaud Donnedieu de Vabres
Ministre de la culture et de la communication
jeudi, avril 06, 2006
VILLEPIN A-T-IL ENCORE UN AVENIR ?
Si Dominique de Villepin parvient à se maintenir à la tête du gouvernement, chapeau ! Nombreux sont ceux qui pensent qu'il est "carbonisé", que l'affaire du CPE lui a aliéné la jeunesse... Il lui sera difficile sinon impossible, par conséquent, de rétablir "son image" auprès des jeunes qui l'auront combattu dans la rue. Possible...
Mais il reste un an... Il lui faut tenir un an à Matignon - car il ne peut démissionner : ce serait sa fin - pour reconquérir la jeunesse, tout au moins une partie d'entre elle. C'est ici que mon ambitieux projet de Cercle Olympique Physique (COP) basé au Stade de France à Saint-Denis trouve son intérêt. Destiné avant tout aux jeunes immigrés, il associera naturellement tous les jeunes, blancs, noirs, arabes, asiatiques etc. dans une formidable entreprise qui deviendra vite un mouvement de jeunesse (les copains). A ce projet j'ajoute, je l'ai dit, la cité "Jules Verne" construite partout dans le monde et dont la constellation donnera naissance à un monde francophone, avec au final une citoyenneté mondiale (francophone). Ce sont là des projets qui devraient enthousiasmer la jeunesse de nombreux pays ! Il suffit à Dominique de Villepin de les mettre sur orbite... M'entendra-t-il ? Ou se laissera-t-il piteusement éliminer ?
mardi, avril 04, 2006
PATRICK BESSON/JEAN-MARC TISSERANT
L'article élogieux, et perspicace de Patrick Besson n'a malheureusement pas été repris dans la presse. J'en profite pour remercier ici Patrick Besson qui a, rétrospectivement, donné à son papier le titre qu'il fallait lui donner : il s'agit bien d'une "oeuvre complète" - la dernière, la plus achevée - que Jean-Marc, se sachant en fin de vie, nous a léguée, et la dédicace qu'il m'a offerte, la dernière qu'il a rédigée, puisque nous avons déjeuné tous les deux, quelques jours avant sa mort, annonçait ce départ sans retour que je n'ai qu'à moitié pressenti, escomptant bien sûr encore bavarder avec lui, autour d'un couscous "royal" que nous prenions assez régulièrement à la "couscoussière" Place de la Contrescarpe. Il a un autre manuscrit dont la parution prévue pour ce printemps, a été reportée en septembre. Et un autre, plus dur encore, m'a-t-il dit, qu'il n'osait pas le présenter ! Je crois vraiment que Jean-Marc est "descendu aux enfers".Gaby
lundi, avril 03, 2006
JEAN-MARC TISSERANT S'EN EST ALLÉ...
Mon cousin, Jean-Marc, est décédé ce samedi 1er avril, des suites d'une "longue maladie" à l'Hôpital Tenon. Opéré il y a quatre ans d'un cancer du colon, je le croyais "sauvé" pour quelque temps. Mais notre dernier déjeuner, début mars, se passa moins bien que d'habitude. Il était déprimé. Son dernier livre, son meilleur livre "Les fils de la Veuve" aux éditions de la Différence (l'éditeur de tous ses livres) avait été salué, dès sa sortie, en septembre 2005, par un très bel article de Patrick Besson dans l'hebdomadaire Marianne sous le titre "L'oeuvre complète de Jean-Marc Tisserant". Oui, c'est vrai : une oeuvre réussie, complète où Jean-Marc avait atteint à la plénitude de son être. Je lui ai dit que j'avais beaucoup aimé son roman, et il en fut heureux. "Je savais que tu l'aimerais" m'a-t-il dit, et je lui ai promis de faire ce que je pouvais, car plus aucun journal ne se fit l'écho de son livre. Pourtant Besson écrivait :"Jean-Marc Tisserant a entrepris, dans ce livre, d'écrire tout ce qu'il a senti, tout ce qu'il a vu, tout ce qu'il a pensé, tout ce qu'il a imaginé - et il y est tout simplement parvenu. Ce qu'on appelle une oeuvre complète". Rentré chez moi, j'ai pris connaissance de la dédicace que Jean-Marc , d'une petite écriture fine, avait apposée sur la page de garde de mon exemplaire, et j'ai alors craint pour sa vie. Il est vrai que la mort se dessinait déjà sur son visage, au point qu'en se quittant, je lui fis promettre d'aller voir son médecin traitant. Mais je m'en veux, je m'en voudrai toujours de l'avoir laissé s'éloigner, sans l'avoir embrassé une dernière fois.
"Pour Gaby - Dans une progressive descente aux enfers, les protagonistes du roman sont confrontés à leurs doubles, clefs de leur vrai visage, comme l'avait vu Gustav Meirink, au risque de "perdre la tête"... affectueusement, Jean-Marc.
vendredi, mars 31, 2006
CHIRAC A BIEN JOUÉ !
En déclarant "je promulgue la loi... et je demande en même temps au gouvernement de procéder aux deux rectifications qui font problème, à savoir réduire la période de 2 ans à un 1 an, et d'indiquer au salarié le motif de son licenciement" Jacques Chirac évite à Dominique de Villepin de perdre la face et enlève à l'opposition tout motif de poursuivre le mouvement : comment pourrait-elle continuer de demander "le retrait"d'une loi qui ne sera pas appliquée ? Sans doute vont-ils tenter pendant quelques jours de cacher leur embarras mais il leur faudra bien lâcher les jeunes qui vont évidemment les accuser de "trahison". Les vacances de Pâques vont arriver au bon moment... pour renvoyer tout ce petit monde à la maison. Nicolas Sarkozy a essayé de tirer profit de cette situation en parlant carrément de "suspension" (c'est ce que nous demandions, a-t-il précisé). Il n'a pas tort, il s'agit bien d'une suspension qui ouvre la voie à une négociation. Dominique de Villepin est le grand perdant mais il "conserve sa loi" dûment homologuée par le Conseil Constitutionnel. Jacques Chirac a montré, une fois de plus, sa grande habileté : Villepin, qu'il a nommé PM, peut rester à Matignon, et Sarkozy est obligé de suivre. Son départ du gouvernement est impossible actuellement... d'autant qu'il vient de dire que "lui et ses amis" ont été écoutés ! Bien joué, Jacques...
LES "SOCIALISTES" DÉMASQUÉS !
Les chefs de l'opposition sont lamentables, on le sait. Mais les voici démasqués ! Car enfin, si le CPE est vraiment nocif, pourquoi ne laissent-ils pas le gouvernement l'appliquer ? Il est admis qu'il ne devrait pas faire sentir ses effets avant la rentrée (septembre-octobre). Dans ces conditions, le CPE aggravant la situation, les "socialistes" verraient s'ouvrir un boulevard devant eux à quelques mois de la présidentielle ! Il leur suffirait alors de prendre l'engagement devant les électeurs, et notamment les jeunes, d'abroger "cette loi scélérate", comme dit l'autre, s'ils sont élus... Qui douterait alors de leur élection ? Non, décidément, ou ce sont de piètres stratèges, ou bien... ils redoutent un succès du CPE ! Mais puisqu'ils ont l'air si sûrs d'eux, à leur place je n'hésiterais pas.
mercredi, mars 29, 2006
ET SI VILLEPIN DÉMISSIONNAIT ?
Une chose est sûre : nous sommes bien en campagne présidentielle ! Ségolène Royal a commencé la sienne il y a déjà plusieurs mois, Nicolas Sarkozy ces derniers jours officiellement dans le Nord. Dominique de Villepin pourrait donc remettre sa démission à Jacques Chirac, et lancer la sienne dès maintenant. Il n'a pas intérêt à hypothéquer gravement son avenir... pour un simple contrat de travail dont personne ne peut affirmer qu'il serait efficient ! Jacques Chirac n'aurait qu'une solution : choisir un Premier Ministre intérimaire, pourquoi pas MAM ? Ça serait la foire d'empoigne à droite comme à gauche ! Villepin et Sarkozy d'un côté se disputant l'électorat de droite, à gauche les éléphants de la rue de Solférino se lançant aux trousses de Ségolène ! En somme, Chirac et Villepin seraient contraints de batailler ferme pour supplanter Sarkozy dans leur camp. Et ils auraient une chance de l'emporter. La bataille sera rude, elle aurait l'avantage de déporter Sarkozy vers la droite de la droite, là où chassent Villiers et Le Pen. Sans doute faudrait-il à de Villepin faire oublier son impair du CPE. C'est possible sur une année. D'autant que le problème israélo-arabe va plonger tout le monde dans une grave crise politique, y compris en France. Sur ce thème, le tandem Chirac-Villepin peut aisément se positionner "à gauche", et même troubler l'opposition partagée entre pro-israéliens et pro-palestiniens.
A quoi bon poursuivre une guéguerre qui ne peut tourner qu'à l'avantage du PS ?
A quoi bon poursuivre une guéguerre qui ne peut tourner qu'à l'avantage du PS ?
lundi, mars 27, 2006
LA MISSION DE VILLEPIN : TENIR
Maintenant les choses sont claires : Dominique de Villepin ne peut plus reculer, ni capituler. S'il le faisait, il rendrait un mauvais service à tout le pays, y compris à la "gauche". Plus personne, en effet, ne pourrait entreprendre la réforme nécessaire. Tous les gouvernements seraient paralysés par la peur - surtout ceux de gauche - de voir les étudiants-lycéens ainsi que leurs électeurs du servic public se mobiliser "contre toute atteinte aux droits acquis", et notamment au sacro-saint "code du travail " ! Le rôle de Dominique de Villepin est désormais tout tracé : il doit aménager le CPE sur les deux points contestés (durée de l'essai, et absence de motif de licenciement), et prévoir tous les six mois un "état des lieux" : combien d'embauches, combien de "licenciés", et sécuriser au maximum ceux-ci afin de les aider à retrouver un emploi le plus vite possible. Naturellement, ses adversaires "à gauche", et à "droite" Sarkozy, n'ont aucun intérêt à ce qu'il passe, surtout en force ! L'électorat de droite pourrait lui en être reconnaissant, et du coup, le préférer "au petit Nicolas". Car, c'est de ce côté-là que se joue la présidentielle : qui en sera le "chef" ? Si Dominique de Villepin parvient à imprimer sa marque, il peut espérer être conforté par la relance économique mondiale qui finira bien par "toucher" la France, d'autant que les nombreux départs en retraite (celles des années 45-46) vont libérer des emplois pour les jeunes. Le sort de la présidentielle se joue maintenant !
L'ERREUR de la "coordination étudiante"...
Réunie en Provence ce dimanche, la "coordination étudiante" réclame avec le rejet du CPE... la démission du gouvernement Villepin ! Quelle erreur ! Bien évidemment, ce sont les groupuscules gauchistes qui s'en donnent à coeur joie en tentant d'entraîner les jeunes vers "le grand soir". A chaque mouvement "étudiant" ou "lycéen" c'est la même chose : "il faut entraîner la classe ouvrière dans le mouvement !"
On imagine la tête des dirigeants du PS ! Aussitôt convoqué, le patron de l'UNEF, Bruno Julliard, s'est vu contraint de démentir et de prendre ses distances à l'égard de cette "coordination". Ce qu'il a fait ce matin sur Europe 1... La politisation (par ailleurs inévitable) du mouvement lui porterait un coup fatal. Une démission du gouvernement entraînerait probablement celle de Jacques Chirac, donc une élection présidentielle anticipée. Celle-ci se jouerait entre Sarkozy et Ségolène - qui n'attendraient pas une seconde pour déclarer leur candidature... et commencer leur campagne. Ne le sont-ils pas déjà (en campagne) ? Le "pt'it Julliard" s'est fait tirer les oreilles rue de Solférino. D'autant que les syndicats sont incapables d'appeler les travailleurs à renverser le gouvernement : une grève politique, c'est l'échec assuré.
samedi, mars 25, 2006
LA FIN DU GRAND ISRAËL
Tel est le titre d'un papier paru dans le supplément du Monde de ce samedi, consacré au fameux Vladimir Jabotinsky, fondateur du sionisme maximaliste. Ces dernières années, depuis l'intifada des Palestiniens, les articles se sont multipliés dans la presse juive pour annoncer la "mort du sionisme". Celui-ci, en effet, n'avait pas pour objectif de créer... un Etat palestinien ! Ce que soulignait Jabotinsky, dès 1923 en écrivant "que les Arabes ne sont pas une populace vile mais une nation bien vivante" et "qu'il n'est donc pas question de leur laisser le moindre espoir... qu'un Etat palestinien était fondamentalement une pure folie". Jabotinsky est mort d'une "crise cardiaque" en plein New York en 1940. Il était l'adversaire N°1 de Ben Gourion venu lui aussi à New York proclamer son ralliement aux Etats-Unis, tandis que Jabotinsky ne cachait pas sa sympathie pour les puissances de l'Axe (Allemagne,Italie,Japon) -victorieuses contre l'Angleterre et la France. Décoré par Mussolini qui lui avait décerné le titre de "fasciste juif", il était habité par une haine viscérale de l'Angleterre, et en passe de détrôner Ben Gourion tant le nombre de ses partisans augmentaient.. On ne peut donc exclure son élimination pure et simple par les services secrets britanniques qui tentaient, par tous les moyens, de faire entrer en guerre les Etats-Unis à leurs côtés. (Un autre sioniste éminent, véritable ministre des Affaires étrangères du "foyer national juif", Haïm Arlosoroff, à son retour d'un voyage en Allemagne où il est allé négocier avec les nouveaux dirigeants - nazis - le "transfert des Juifs allemands en Palestine", fut assassiné par des fanatiques juifs sur une plage de Tel Aviv - le 16 juin 1933 !). 66 ans après la mort de Jabotinsky, le fondateur du Betar (parti maximaliste), ses descendants et "héritiers" viennent de rallier le Kadima, créé par Ariel Sharon (autre maximaliste !)... qui a renoncé officiellement au "Grand Israël"! Les sondages donnent Kadima gagnant cette semaine aux législatives... et dans le même temps les USA s'apprêtent à "réviser" leur politique au Proche-Orient... Aï ! Aï ! Aï !
jeudi, mars 23, 2006
USA VERSUS ISRAËL !
Dans mon (très) modeste, mais génial, ouvrage "Israël un projet funeste" paru il y a quelques mois, j'évoquais une hypothèse qui en laissa beaucoup dubitatif, à savoir que les Américains, devant leur échec en Irak, pourraient bien changer leur fusil d'épaule. Plutôt que de se lancer dans une guerre vaine et coûteuse contre le monde arabo-musulman, le gouvernement US découvrirait bientôt qu'en lâchant Israël, il obtiendrait sans coup férir la sympathie de ce monde qu'il doit impérativement ranger dans son camp contre l'autre Super-Grand : la Chine. Hé bien, nous y voici ! Deux professeurs, sans doute juifs, Stephen Walt et John Mearsheimer (je dis juifs parce que seuls des juifs peuvent ainsi mettre en cause le lobbying pro-israélien aux Etats-Unis) publient une thèse selon laquelle "c'est bien à cause d'Israël que les Etats-Unis ont un problème avec le terrorisme", que "depuis la fin de la guerre froide, Israël n'apparaît plus comme un atout stratégique aidant à contenir l'expansion soviétique dans la région, mais comme un "fardeau". Dès parution sur le site internet d'Harvard (aucune publication américaine n'a accepté de le publier !) le texte a suscité des critiques virulentes, notamment sur la partie où il met en cause les cercles de réflexion et la presse pour leur partialité en faveur d'Israël...
En Israël, l'article fait grand bruit, et les dirigeants considèrent cette publication comme "un signal d'alarme". Après Bush, et après Sharon, les relations entre les deux pays ne seront plus les mêmes. Et leurs intérêts vont diverger de plus en plus...
LES SYNDICATS AU SECOURS DE VILLEPIN
Dominique de Villepin a commis une erreur de manoeuvre. Il a cru pouvoir passer en force. C'était méconnaître la profondeur du "mal français", que le dernier scrutin présidentiel avait pourtant clairement révélé : Le Pen en finale ! Les 82% du second tour en faveur de Chirac ont dissimulé l'ampleur de la crise. N'oublions pas qu'en 1995 le candidat Chirac l'avait emporté sur Balladur au 1er tour, et sur Jospin au second, précisément en mettant l'accent sur "la fracture sociale"! En novembre 2005 éclatait l'intifada des banlieues, explosive, incendiaire, prête à redémarrer à tout moment. Je l'ai écrit dans mon dernier ouvrage : "Nous sommes menacés d'une guerre civile doublée d'une guerre de religion !". A la merci d'une allumette balancée dans une banlieue par un quidam désoeuvré. Le CPE a fait l'effet d'un révélateur, comparable à la bombe Le Pen en finale de la présidentielle ! Les jeunes sont descendus dans la rue pour dire NON au CPE comme ils avaient dit NON à Le Pen. "Nous ne voulons pas de cet avenir-là". Il y a dans cette (double) affaire une grande part de mystification. Le Pen n'était pas un "fasciste", le CPE n'est pas un "licenciement". Nous sommes en plein dans l'irrationnel. Et c'est pourquoi le dialogue est difficile, sinon impossible. Il faut donc que Dominique de Villepin remette les choses à plat, invite les leaders syndicaux pour discuter concrètement, point par point, du chômage des jeunes. Seul le concret peut venir à bout de l'irrationnel. La concertation - qui aurait dû précéder - doit avoir lieu sans plus tarder : un dérapage catastrophique nous menace ! L'opinion sera reconnaissante à Villepin et aux syndicats de nous avoir évité le pire.
lundi, mars 20, 2006
LE CPE N'EST QU'UN PRÉTEXTE
L'Histoire se répète, contrairement à ce que voulait croire ce pauvre Marx - qui s'est trompé sur toute la ligne ! En Mai 68, l'opposition à de Gaulle fut radicale parce que... quelques mois plus tôt (en juin 67) le général avait évoqué "le peuple juif, sûr de lui, et dominateur" et, d'une manière générale, sa "politique pro-arabe" (disait-on) concrétisée par l'embargo sur les ventes d'armes aux pays belligérants (par conséquent à Israël) donnait des boutons aux inconditionnels du sionisme. Derrière le mouvement souffla très fort le Vent d'Ouest (venu d'outre-atlantique), j'en suis témoin. (Regardez ce que sont devenus les anciens leaders de Mai 68 !).
Cette fois, le même parti (pro-israélien) - qui n'a pas pas digéré le NON de Chirac-Villepin (à la guerre contre l'Irak) magnifiquement exposé à l'ONU par le Premier Ministre, alors Ministre des Affaires étrangères, est à la manoeuvre pour l'empêcher d'entrer à l'Elysée - d'autant que la politique annexionniste du gouvernement israélien en Palestine va se heurter à une opposition mondiale. La France, dans cette affaire, joue un rôle essentiel, avec l'Allemagne, car elle est la seule à pouvoir initier une alternative (européenne) à la politique israélo-américaine.
Si j'ai un conseil à donner à Dominique de Villepin, c'est celui-ci : soyez souple dans le traitement du CPE, et jouez les jeunes franco-arabes des banlieues pour briser le camp des pro-israéliens dont l'état-major est moitié rue de Solférino, moitié au Ministère de l'Intérieur !
dimanche, mars 19, 2006
UNE "GUERRE CIVILE" POUR UN CPE ?
Tout a été dit sur "l'angoisse des jeunes" relayée par celle de leurs parents qui n'ont pas connu, eux, la "précarité"de l'emploi. En vérité, celle-ci est apparue dans les années 70 avec les premières boîtes d'intérim (Manpower) qu'à la CFDT (et à la CGT) on appela "les nouveaux négriers des temps modernes" ! Puis sont venus les CDD, de plus en plus courts, enfin les stagiaires, de moins en moins rémunérés. Depuis un quart de siècle donc, nous connaissons la "précarité". Enfin, les "délocalisations", les "plans sociaux" et autres "machines" à supprimer les emplois ont plongé le pays, et d'abord les salariés dans "l'angoisse du lendemain" pour eux et pour leurs enfants. Voilà, me semble-t-il, ce que le CPE - contrat qui parle carrément de licenciement sans préavis - a permis à cette "peur de l'avenir" de se manifester dans de longs cortèges à peu près partout dans le pays. Dominique de Villepin, en croyant bien faire et en agissant vite, a commis une faute psychologique, sans doute consécutive à la compétition présidentielle qui ne lui laisse que peu de temps pour agir d'une manière significative sur le chômage. La situation est paradoxale : l'opinion est préoccupée par le chômage (des jeunes) et elle aurait dû se réjouir de voir le gouvernement s'y attaquer. Or, ce qu'elle a vu dans le CPE... c'est la précarité officialisée (par une loi !) dans l'annonce du... licenciement sans préavis !!!
Si Dominique de Villepin veut retourner l'opinion (inquiète) en sa faveur, il doit, selon moi, rendre l'embauche des jeunes quasiment obligatoire, d'une manière ou d'une autre. Pourquoi, par exemple, ne pas obliger les entreprises qui ont battu des records de profits en 2005 à embaucher un pourcentage de jeunes ? On sait que de nombreux départs à la retraite sont prévus et que, par conséquent, les entreprises vont devoir embaucher : pourquoi ne pas saisir cette opportunité en la rendant obligatoire, temporairement bien sûr, puisque l'objectif est de faire reculer le chômage des jeunes d'une manière significative ? De même pourquoi ne pas supprimer nombre de CDD en imposant le CPE ? Profitons de ce moment de mobilisation pour innover, car enfin, une guerre civile pour un CPE, est-ce que ça n'est pas déraisonnable ?
vendredi, mars 17, 2006
A CHIRAC DE JOUER !
Il est certain que Jacques Chirac n'a jamais été un "homme de droite" (ce que lui reproche Patrick Devedjian dans son livre "A moi le ministère de la parole" - éditions de l'Archipel). Je l'ai toujours vu en dialogue avec les leaders syndicaux. Comment oublier son entretien "clandestin" avec Henri Krasucki, le patron de la CGT, assis côte à côte sur un banc dans le square d'Anvers... en plein Mai 68 ? Ensuite, c'est lui qui instaura le SMIC en 1970, et l'ANPE et les ASSEDIC. Il a toujours eu "l'oreille" des leaders syndicaux, et s'entretient amicalement avec eux. Voici pour lui l'occasion d'utiliser ces atouts... et de les mettre au service de Dominique de Villepin. Il est probable qu'au début de la semaine, après les manifestations de ce samedi, il invitera d'une manière ou d'une autre les "chefs" du mouvement anti-CPE à venir apporter leurs correctifs... qui seront évidemment acceptés car les leaders de "gauche" n'ont pas intérêt à trop pousser l'électorat dans les bras de Sarkozy, voire d'un autre candidat encore plus à droite que le Maire de Neuilly ! Ensuite, Dominique de Villepin devra apprendre à mieux manoeuvrer s'il veut conserver toutes ses chances pour la présidentielle...
mercredi, mars 15, 2006
LA FIN DE FRANCE-SOIR ?
On dira, bien sûr, que les marchands d'armes sont très présents dans la presse française (Dassault,Lagardère). Mais tout de même ! apprendre qu'Arcadi Gaydamak, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, et qui est réfugié en Israël, est en train d'acheter France-Soir, a de quoi nous estourbir ! C'est dommage, parce que ce quotidien pouvait avoir encore un grand avenir - tel que je l'avais esquissé dans un communiqué intitulé "Un grand projet pour France-Soir". Avec Gaydamak, probablement lié à la maffia russe, désormais infiltrée en Israël, le quotidien de Lazareff connaît une fin ignominieuse. Comment un journaliste, digne de ce nom, pourra-t-il rester dans un canard pareil ? Quant aux (derniers) lecteurs du 3e âge, souvent "accrocs" des pages jaunes, ils devront bientôt... aller faire leurs courses ailleurs ! A moins que le Tribunal de Commerce de Lille y regarde à deux fois avant de laisser commettre l'irréparable ?
lundi, mars 13, 2006
VERS UNE ÉPREUVE DE FORCE ?
Syndicats (squelettiques), éléphants "socialistes", étudiants-lycéens inquiets, manipulés par les groupuscules "gauchistes", tel est aujourd'hui le socle du conservatisme en France. Faut-il céder ou reculer devant "ça" ? Certainement pas ! Tout se déroule comme prévu (lire mes notes précédentes). Déjà, en 1968, tout ce beau monde était joliment dépassé, et ils ont fini par donner le pouvoir à la droite la plus adroite (Giscard) ! Mais le comble de l'absurde est atteint : c'est comme si les chômeurs manifestaient contre l'embauche sous le prétexte "vous vous rendez compte, ils pourront nous licencier au bout de six mois, un an !!! Pas d'accord : nous on veut un emploi à "durée indéterminée" ! La Palice, que j'admire, dirait :" pour être licencié, il faut avoir un emploi !". Là où D. de Villepin a commis une erreur, c'est de mettre l'accent sur la "possibilité de licenciement, sans préavis" pendant deux ans. Ce qui a permis aux "salopardsdegauche" de parler de licenciement... alors qu'il s'agissait d'embauche ! Il faut donc corriger en inversant les deux termes du CPE : emploi, suivi ou non, au bout d'un an, d'un CDI... en fonction de l'activité de l'entreprise. Pourquoi ne pas imposer un certain pourcentage d'embauches aux entreprises qui ont battu leurs records de profits en 2005 ? En raison des nombreux départs en retraite, elles vont d'ailleurs être contraintes d'embaucher... D'autre part, il faut préciser que le secteur public n'est pas concerné par le CPE... Bref, il faut préciser, affiner, et surtout ne pas reculer devant les "dinosaures" de la rue de Solférino !
dimanche, mars 12, 2006
UNE MANIF POUR VILLEPIN ?
Les médias nous disent que "Villepin a perdu la bataille de la rue"... Je n'en suis pas si sûr. Nous sommes nombreux à être révulsés par les différents syndicats corporatistes qui utilisent sans vergogne des jeunes à juste titre inquiets, comme nous tous, devant un avenir que l'on pressent difficile. Lorsque nous voyons que des "syndicats", payés et subventionnés par l'Etat, qui ne représentent plus que 8% des salariés, dont 90% sont des salariés du secteur public, prennent la tête d'un "mouvement" généré par l'incompétence du "monde de l'Education Nationale", ce mammouth, enseveli rue de Grenelle, qui bloque toute réforme avec des syndicats, pas même corporatistes mais catégoriels !, nous nous disons que le moment est venu "de leur botter le cul"... Déjà complètement dépassés en Mai 68, ils le sont encore plus aujourd'hui ! Je suis prêt, quant à moi, à descendre dans la rue pour crier :"le conservatisme, ça suffit !", "Mort au mammouth !", "sus aux éléphants !"... La rue n'a pas dit son dernier mot.
jeudi, mars 09, 2006
TIENS BON, DOMINIQUE !
Hervé de Charette, P. Deveidjan et autres Mariton tentent de faire trébucher Dominique de Villepin en lui demandant de "retirer le CPE". Ils se doutent bien que ce retrait serait interprété comme une démission, et que le Premier Ministre en sortirait carbonisé pour la présidentielle, laissant ainsi à leur chef bien-aimé, le "petit Nicolas", le titre de "champion toutes catégories" qui sera alors le seul , selon eux, en mesure de l'emporter sur la candidate socialiste ! Je dis bien candidate car, paradoxalement, l'investiture de Sarkozy favorisera celle de Ségolène qui sera, parmi les socialistes, la seule en mesure de faire mordre la poussière au Ministre de l'Intérieur, du fait de sa condition féminine (oh combien modérée par rapport à Martine Aubry !). Alors qu'aucun autre candidat socialiste, face à Sarkozy, ne pourrait attirer à lui des suffrages venant du centre et de la droite, Ségolène, avec sa bonne mine de "femme au foyer", blairiste de conviction, "séduira" bien au-delà de la gauche classique !
Si nous ne voulons ni de Ségolène (qui aura sur le dos les éléphants du PS cornaqués par François, le "prince consort") ni de Nicolas capable de nous conduire vers "une guerre civile larvée" s'achevant probablement par l'avènement d'un "fascisme à la française", il nous faut aider Dominique de Villepin à franchir cette passe difficile...
lundi, mars 06, 2006
VILLEPIN AU PLUS BAS... DEMAIN AU PLUS HAUT ?
Contrairement aux apparences, c'est l'opposition "socialiste" qui est piégée ! Les rassemblements vont revêtir une certaine ampleur, mais sans plus ! Les syndicats ne font plus descendre dans la rue que les salariés du secteur public (enseignants surtout !) auxquels ils vont adjoindre cette fois étudiants et lycéens... Mais que feront-ils le lendemain ? Ils ne pourront que reprendre le travail... à l'exception des étudiants-lycéens manipulés par les groupuscules qui seront "invités" à poursuivre le mouvement par l'occupation des locaux. Mais la masse étudiante, qui a envie de travailler, et qui veut réussir ses examens, protestera contre les "occupants" ! La suite on l'imagine : au bout de quelques jours (avec le soutien des parents) les "grèvistes" devront céder, et s'ils s'obstinent, le gouvernement interviendra pour assurer le libre accès des facs et autres lycées.
Nul ne peut ignorer aujourd'hui l'inquiétude d'une opinion désemparée. Dominique de Villepin a intérêt à "maintenir le cap" ! Il fera ainsi la démonstration devant le pays qu'il est "un capitaine" capable et résolu à "faire bouger les choses". Le pays ne demande que ça : être rassuré, et repris en main par quelqu'un qui "en veut". Voici la chance de Villepin !
samedi, mars 04, 2006
JACQUES ATTALI A COMMIS UNE FAUTE GRAVE
En 2002, Jacques Attali, conseiller et confident de François Mitterrand, publiait un bouquin énorme dont le titre claquait comme une provocation :"Les Juifs, le monde et l'argent" (éditions Fayard). Je ne sais pas quelle mouche a piqué Jacques Attali ! Lui-même banquier (en tout cas, il rêvait de toute évidence d'en être un grand !) il a sans doute estimé, comme beaucoup, que l'URSS et le communisme ayant disparu, le capitalisme triomphait sur la terre entière, et que le moment était venu de parler librement de l'Argent, et de son rapport avec le "peuple juif" ! Au dos de son livre, il écrit, et je ne sais si Youssouf Fofana, le célèbre "petit noir" de banlieue l'a lu (le livre est désormais en livre de poche), en tout cas on peut se le demander (Youssouf n'est pas, visiblement, le demeuré ou le "degré zéro de la pensée" qu'un commissaire, hors du coup, nous a décrit :" Voici l'histoire des rapports du peuple juif avec le monde et l'argent... Aujourd'hui, plus personne n'ose écrire sur ce sujet : comme si des siècles d'études n'avaient servi qu'à nourrir des autodafés... En décidant de raconter cette histoire, on pourrait laisser croire qu'il existe un peuple juif uni, riche et puissant, placé sous un commandement centralisé, en charge de mettre en oeuvre une stratégie de pouvoir mondial par l'argent. On rejoindrait par là des fantasmes qui ont traversé tous les siècles... Pourtant il est d'une importance capitale, pour les hommes d'aujourd'hui, de comprendre comment l'inventeur du monothéisme (sic) s'est trouvé en situation de fonder l'éthique du capitalisme (resic), avant d'en devenir, par certains de ses fils, le premier banquier, et par d'autres, le plus implacable de ses ennemis. Il est aussi essentiel pour le peuple juif lui-même d'affronter cette partie de son histoire qu'il n'aime pas et dont, pourtant, il aurait tout lieu d'être fier."
Jacques Attali va jusqu'à prétendre que "les Juifs ont tout inventé, le communisme et le capitalisme", Rothschild et Marx. Bernard Lazare, en 1894, dans son livre "l'Antisémitisme, son histoire et ses causes" n'écrivait pas autre chose ! Le XXe siècle est venu par là-dessus, avec son cortège d'horreurs et de sang... Attali, à coup sûr, ne vit pas en Seine-Saint-Denis... ni à Bagneux !
vendredi, mars 03, 2006
YOUSSOUF FOFANA LE "BARBARE" !
En novembre dernier, de la Seine-Saint-Denis à la région lyonnaise, les petits "youssouf" mettaient le feu aux banlieues. La France se réveilla sous le choc. Que voulaient-ils donc ces gosses d'immigrés ? Le savaient-ils eux-mêmes puisqu'ils ne fournissaient aucune revendication ? "Lutte Ouvrière" (!) de Mme Laguiller n'osa pas les traîter de "lumpen-prolétariat", mais c'était tout comme : des moins que rien, des primaires, pour ne pas dire des primitifs. Arlette, Alain, Olivier et autres lambertistes, le nez plongé dans leurs brochures trotskystes, tentaient de déchiffrer "l'énigme des banlieues", tel Champollion devant la pierre de Rosette. "Eurêka ! Le capitalisme est en crise, et le grand soir n'est plus loin !".
En réalité, autour du Stade de France et de la cathédrale de Saint-Denis, une autre France venue d'outre-mer, campe et s'agite de plus en plus aux portes de la ville. Là se forment des bandes de révoltés, menées par les petits youssouf à la conquête d'une France, qui leur est étrangère, bien qu'on leur répète qu'elle est "une et indivisible". Liberté, égalité, fraternité, eux savent, mieux que nous, que ce ne sont que des mots ! Et nous-mêmes d'ailleurs, nous avons cessé d'y croire depuis belle lurette... Alors, comment se termine cette Histoire ?
mercredi, mars 01, 2006
L'ÉPÉE DE DAMOCLÈS
Le PS et l'opposition recherchent l'affrontement. Ils pensent avoir découvert "l'arme absolue" : les jeunes - étudiants et lycéens - qu'il suffit de jeter dans la rue, avec occupation des facs et autres bâtiments scolaires. Ils oublient une chose essentielle : la France compte désormais 8 millions de musulmans, dont l'immense majorité vit dans les banlieues des grandes villes, avec des jeunes prêts à tout, comme on l'a vu en novembre dernier. Cette immigration n'est pas du tout "socialiste", on peut même dire qu'elle est anti-socialiste ! Et sans doute est-elle incontrôlable. En outre, d'aucuns peuvent être tentés de l'utiliser ! Aujourd'hui l'opinion a peur, et il est probable que les parents - à l'inverse de Mai 68 ! - n'encourageront pas leurs enfants à aller manifester. La peur d'un dérapage, voire d'une nouvelle "intifada" dans les banlieues devrait inciter à la prudence. Tant que l'immigration n'aura pas été "assimilée", celle-ci pèsera comme une épée de Damoclès sur l'ensemble de la vie politique française... Les partis politiques, et les candidats à la présidentielle ont tout intérêt à en tenir compte : les électeurs-trices pourraient le leur faire payer cher en 2007 !
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