JOHNNY HALLIDAY NOUS DOIT DEUX CHIFFRES !
Dans son livre qui vient de paraître, l'ancien président US Jimmy Carter stigmatise l'apartheid qui caractérise, selon lui, la politique appliquée depuis des lustres en Israël , et il justifie l'emploi de ce mot en citant de nombreux exemples à l'appui. Dans une conférence de presse, il précise que c'est même "pire que ça"! Lorsqu'on sait que ce mot qualifiait la politique raciste du gouvernement sud-africain (avant son abandon il y a quelques années) on reste abasourdi par le courage (ou l'inconscience ?) dont fait preuve l'ancien président des Etats-Unis ! Le voici qui dénonce le silence quasi-total des hommes politiques tout comme celui des medias devant cette réalité-là. Certes, il n'a plus rien à perdre, dira-t-on. Sa carrière politique est derrière lui. Toutefois, il joue encore un rôle, précisément de médiation dans plusieurs conflits, à la demande du Président en exercice. Il a créé une Fondation et voyage beaucoup. Naturellement, les réactions sont vives ! Les groupes pro-israéliens s'indignent, le président de sa Fondation démissionne... eh bien, moi je l'applaudis, et je constate avec écoeurement que pas un seul de nos politiciens n'ose dire la vérité à propos d'Israël. Au contraire, Sarkozy et Royal se disputent plus que jamais son soutien, présidentielle oblige. Mais le virage de Jimmy Carter n'est-il pas dans l'air du temps... aux Etats-Unis ? Après Baker, Carter ! Vous vous rendez compte ? Il existe donc au Proche-Orient un Etat raciste qu'un ex-Président des Etats-Unis compare à celui qui sévissait en Afrique du Sud , du temps de Botha et autres extrémistes blancs ! Si j'étais juif, je m'interrogerais...
En raison de la crise aiguë que traverse le Proche-Orient, menaçante pour la paix du monde, je confirme mon intention de faire acte de candidature au 1er tour de la Présidentielle, et ce, dans le but d'alerter et de mobiliser l'opinion en faveur d'une grande conférence internationale qui devra se tenir à Beyrouth, capitale d'un pays ami qu'une nouvelle "guerre civile" livrerait à un dépeçage général. Avec la Palestine, le Liban - qui doit lui aussi être reconstruit- se retrouve au coeur d'un conflit où nous sommes tous impliqués, comme en témoigne l'itinéraire suivi par mon père, venu de Saint-Jean-d'Acre au début du XXe siècle. Engagé volontaire dans l'armée française en 1914 pour la durée de la guerre, il lutta, avec nombre de ses compatriotes pour l'amancipation de sa terre natale. Un siècle plus tard, celle-ci est ravagée par un tsunami que rien ne semble pouvoir arrêter. Préoccupé par un avenir fait de désolation qui se dessine (pas seulement au Proche-Orient !) j'estime qu' il est plus que temps de se mobiliser autour de la Méditerranée afin d'imposer une paix "juste et durable", préalable nécessaire à la construction d'un monde meilleur auquel la jeunesse de nos pays aspire. L'adaptation de la France aux nouvelles réalités socio-économiques n'est concevable que dans la coexistence pacifique entre les deux rives de Notre Mer. C'est pourquoi je souhaite confier la présidence de mon comité de soutien à un citoyen franco-libanais - afin de souligner l'interdépendance de notre destin compromis par une mondialisation "guerrière" dont il importe d'enrayer le processus... avant qu'il ne soit trop tard !