La réalité politique nous offre un spectacle à la fois réjouissant et éclairant. On a vu en effet, au Congrès de Reims (du parti socialiste) une coalition se former autour de Martine Aubry pour empêcher Ségolène Royal d'etre élue secrétaire du parti. Tous les moyens furent utilisés, y compris la triche, ce qu'on appelle vulgairement le bourrage des urnes. La manoeuvre a réussi, mais dans quel état se trouve aujourd'hui le PS ? Ils vont devoir inventer des "primaires" où une dizaine de candidats ( voire plus !) vont s'étriper dans tous les départements, en trichant à qui mieux mieux. Ça sera une véritable foire d'empoigne qui ne manquera pas d'écoeurer l'électorat de gauche, au profit bien sûr de Sarkozy. Pourquoi cette détestation de Ségolène Royal ? Parce qu'elle a eu l'intelligence de "sentir" que l'élection présidentielle (depuis sa réduction à un quinquennat) serait de plus en plus l'affaire des citoyens, c'est-à-dire de l'opinion, et non plus celle des seuls partis, forcément étriqués et sectaires. Ainsi, avait-elle à la fois un pied dedans et un pied dehors, ce qui lui permit de supplanter les autres candidats au sein du PS. Elle a, incontestablement, montré la voie. Que voyons-nous dans l'autre camp ? Le même acharnement contre un candidat qu'il faut à tout prix éliminer : ce Dominique de Villepin qui déplaît souverainement à l'actuel locataire de l'Élysée. Clearstream, c'est l'équivalent du "bourrage des urnes" en face. Un coup bas, une tricherie, bref une saloperie qui ne trompe personne. Villepin doit, comme Ségolène Royal, rechercher l'appui de l'opinion. A cette différence près que Ségolène ne peut pas espérer être élue à la prochaine présidentielle en raison de la multitude de candidats de gauche déjà sur la ligne de départ. La multiplicité des candidatures fera le jeu de Sarkozy. En revanche, à droite, seul Dominique de Villepin pourra affronter Sarkozy. Dès lors, pourquoi Dominique de Villepin et Ségolène Royal ne s'allieraient-ils pas contre les Appareils et les partis archaïques ? Un ticket Villepin-Royal aurait de l'allure, et je suis certain qu'il séduirait une majorité d'électeurs écoeurés par les rivalités partisanes ou personnelles. Quoi que l'on puisse penser de ces deux candidats, ils sont l'un comme l'autre de qualité, et leur présence au sommet de l'État redonnerait confiance dans le gouvernement de ce pays. Et la confiance, n'est-ce pas essentiel dans la relation gouvernants-gouvernés ? Tout compte fait, c'est le ticket gagnant !
Instaurer une paix juste et définitive au Proche-Orient - Créer un Marché Commun Méditerranéen alliant les deux rives de la Mer dans un seul devenir - Unifier les pays francophones dans une Confédération appelée Nouveaux Etats-Unis Francophones. Abolir le chômage par la création d'un salariat composé de "titulaires et de réservistes"...
samedi, septembre 26, 2009
vendredi, septembre 25, 2009
CLEARSTREAM OU LA VALSE DES "SERVICES" !
On découvre, peu à peu, que l'affaire clearstream a pour origine une affaire d'espionnage où des officines, de toutes origines, sont mêlées. Cela a commencé avec l'Affaire des Frégates de Taïwan. Lorsque l'Etat vend des armes, inévitablement les "services" sont mobilisés. Il faut "acheter" des complicités, ou obtenir le feu vert de "responsables" bien placés. D'où les pots de vin... et les rétro-commissions qui furent versées à des partis politiques français, ou à des "trésoriers" avides de remplir leurs caisses. On se souvient des nombreux voyages à Taïwan de certaines de nos "vedettes", tel Julien Dray, alors grand protecteur, sous Mitterrand, de la MNEF et autres SOS-racisme. Des Frégates construites par la DCAN à Lorient nous sommes passés aux fusées, avions, chars d'assaut et autres Airbus construits par EADS et les groupes Lagardère, Dassault et Cie. Des sommes, forcément considérables, sont alors versées sur des comptes en Suisse, au Luxembourg ou ailleurs. Le journaliste Denis Robert s'est donc intéressé aux fameux listings de Clearstream où figuraient une floppée de noms connus du monde politicien. Même le courageux et honnête juge Van Ruymbeke n'a pas échappé à la manipulation. Quand les clients et les vendeurs sont des Etats, et que les produits vendus ou proposés sont des Rafale, des Airbus ou des centrales nucléaires, les services de renseignements sont sur les dents. Voilà pourquoi on les retrouve tous au coeur des tractations inter-gouvernementales. Actuellement, les Américains s'efforcent de faire annuler la vente des Rafale aux Brésiliens. Tous les moyens sont bons, et le meilleur... c'est bien sûr l'argent ! Mais, à ce niveau, s'entremêlent les agents de la DGSE, du MI5, de la CIA, du FSB (ex-KGB), du Mossad etc. Inévitablement, ils deviennent maîtres du jeu. On les devine fourbissant leurs armes, c'est le cas de le dire. Les politiciens, dans ces moments-là, ne sont plus que des marionnettes. D'autant que les enjeux, planétaires, sont à la merci d'un conflit au proche-orient que le gouvernement israélien est en train de planifier contre l'Iran, avec, semble-t-il, les encouragements de Sarkozy qui a fixé, en direct de New York, sans même avoir consulté Barak Obama !, l'expiration de "son" ultimatum adressé à Téhéran au... 31 décembre 2009 ! Si j'ai bien compris, le 1er janvier 2010, à l'aube, sous la direction de notre va-t-en-guerre neuillesque, l'Occident passera aux "choses sérieuses" ! Totalement obsédé par les prochaines élections, qu'il peut, à juste titre, redouter, le génial stratège imagine sans doute pouvoir renverser le sort des urnes en déclenchant une crise internationale qui rameutera autour de lui une opinion apeurée... et une opposition désarmée !
jeudi, septembre 24, 2009
SARKOZY COMME NIXON : OUT !
Alain Duhamel, sur RTL ce matin, a trouvé Nicolas Sarkozy "émacié et vieilli", après avoir reconnu qu'il avait commis une "grosse bourde" en qualifiant de "coupables" des prévenus présumés innocents ! A mon humble avis, les avocats de Villepin devraient pouvoir faire annuler le procès. Son intervention est inacceptable. Les juges ayant devant eux des "coupables", dixit le Président de la République, gardien de la Constitution et maître de la Magistrature, comment les-dits juges pourraient-ils acquitter les prévenus (notamment Dominique de Villepin) à l'issue d'un procès qui aurait démontré leur innocence ? Puisqu'ils sont coupables, ils ne peuvent être que condamnés ! Pour moi, le procès doit s'arrêter là. Je pense que des avocats compétents, et ils le sont, sont en mesure d'obtenir l'arrêt de ce procès inique. La bataille juridique qui s'annonce sera intense car il y va du maintien de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Vous avez remarqué, comme moi, combien ses (rares) partisans sont restés silencieux. Les Hortefeux, les Lefèbvre et autres Charon n'ont pas pipé mot ce matin. Claude Guéant, tout comme M° Herzog, doit s'arracher les cheveux, d'autant que Sarkozy est retenu au loin, outre-atlantique, pour plusieurs jours. La presse de province est unanime dans sa critique de l'intervention new-yorkaise du Président. Combien de points Sarkozy a-t-il encore perdus dans les sondages ? Un gros paquet sans doute. La bataille juridique doit être soutenue par une mobilisation politique de l'opinion. Qui va prendre l'initiative d'engager une procédure d'impeachment (destitution), comme on dit aux Etats-Unis, son modèle en tous points exemplaire ? Dehors, Sarkozy ! Deux ans, ça suffit !
mardi, septembre 22, 2009
DÉCIDÉMENT, SARKOZY EST UN TYPE DANGEREUX !
Le procès Clearstream, quel que soit son terme, lui reviendra, tel un boomerang, en pleine gueule ! De deux choses l'une, ou bien Villepin est condamné, et tout le monde dira "c'est normal, le Tribunal a donné satisfaction à Sarkozy", ou bien Villepin est innocenté, et tout le monde dira " quelle claque"! Cette fois, Claude Guéant, pourtant avisé et prudent, comme tout Préfet qui se respecte - on se souvient qu'il avait conseillé impérativement à Sarko, au lendemain de son élection, d'écourter sa croisière sur le yacht de son ami Bolloré au large de Malte - n'a pas su le dissuader de se porter "partie civile" dans un procès inévitablement politique. Cela prouve bien que Nicolas Sarkozy est aveuglé par la haine et qu'il cherche à éliminer celui qui a failli l'empêcher d'être élu Président de la République et qui, par la force des choses, reste un candidat crédible, pour 2012, tant que la "gauche" restera dans l'état où elle se trouve. Certes, il va tenter de faire le plein des voix à "droite", mais son engagement en Afghanistan aux côtés des Américains, passe mal, même de ce côté-là. Déjà, il se murmure que la CIA est derrière tout cela, et qu'aux États-Unis, où il a l'habitude de se rendre, "on" lui conseille de se débarrasser, coûte que coûte, de ce Villepin qui se veut l'héritier de de Gaulle. N'oublions pas que la prochaine élection américaine se déroulera également... en 2012, et que les "interventionnistes" n'ont pas désarmé. Ceux-ci peuvent espérer faire entrer l'un des leurs à la Maison Blanche, et le nouvel élu devra "compter" sur l'Europe ! Sarkozy à l'Élysée, c'est l'assurance que la France suivra l'Oncle Sam le plus loin, et le plus longtemps possible, et qu'elle maintiendra l'Allemagne et les autres dans la "coalition" atlantico-américaine.
Ainsi le procès Clearstream, parfaitement étrange, prendrait tout son sens : il s'agit d'assurer la réélection de Sarkozy en interdisant à Villepin de se présenter, sous le coup d'une condamnation ! Cela n'est qu'une hypothèse, mais avouez qu'elle n'est pas sotte !
Le locataire de l'Élysée est de plus en plus contraint de gouverner avec un "hortefeux" à l'intérieur, et un "marin" à la Justice. Sous sa houlette, la France, démembrée et reformatée par une opportune "réforme territoriale", sera bientôt un État "policier", promis à une guerre civile. A nous tous d'y réfléchir : les enjeux sont planétaires !
lundi, septembre 21, 2009
UNE GRAVE CRISE S'ANNONCE
Sarkozy est au plus bas, nous confirme le dernier sondage. Six points d'un coup en moins ! Comment pourrait-il en être autrement ? L'inquiétude et la colère grandissent dans le pays. Il suffit d'écouter les gens, sur le marché, ou dans le voisinage. Même les élections partielles redonnent du tonus au parti socialiste, c'est dire ! En d'autres temps, les producteurs de lait n'auraient pas osé balancer le produit de leur ferme dans les champs, au vu et au su de tout le monde. Aujourd'hui, l'opinion comprend leur désespoir. On leur avait dit que "l'Europe" ferait leur bonheur, ils ont voté "Maastricht" à l'appel de leurs dirigeants... qu'ils vomissent désormais. L'agriculture, après l'industrie (sidérurgie, textile etc.) découvre qu'elle a été flouée. Les fonctionnaires, à Bruxelles, s'en moquent. Et Sarkozy n'y peut rien. L'impuissance de nos dirigeants crève les yeux. La Finance domine, et ça n'est pas le sommet de Pittsburgh qui va lui faire peur ! Le "communiqué final" est déjà rédigé : "bla-bla-bla", et tout continue comme avant ! D'aucuns osent dire que la "crise est derrière nous", non : elle est devant nous ! Netanyahu a rencontré "secrètement" Poutine et Medvedev; aux States Barak Obama est "neutralisé" par les "fondamentalistes" pro-israéliens qui ont recours au racisme foncier des Américains, anti-noir et anti-arabe, un levier activiste qui leur fait rêver une "revanche" des Blancs, à Paris les fondamentalistes du même acabit font barrage à l'UNESCO au candidat égyptien. George Mitchell est rentré bredouille aux États-Unis. Barak Obama espère tout de même pouvoir faire une photo de Netanyahu et de Abbas se serrant la main sur le perron de la Maison Blanche. Ainsi, tout nous incite à croire que la "crise" est bien devant nous, et qu'elle pourrait "exploser" tout à l'heure, en Iran : les avions israéliens ne sont-ils pas déjà sur leurs pistes d'envol ?
Sarkozy pense-t-il qu'il va se sauver en faisant condamner Villepin par un Tribunal à sa botte ? Clearstream, tout le monde s'en fout ! Les gens ont la tête ailleurs... sur leurs feuilles d'impôts !
jeudi, septembre 17, 2009
VILLEPIN COMME MITTERRAND ?
Dans la nuit du 15/16 octobre 1959, François Mitterrand, alors simple sénateur, était victime d'un "faux" attentat dans les jardins de l'Observatoire à Paris. Un certain Robert Pesquet, qui fut quelque temps député, lié à des groupuscules d'extrême-droite, l'avait averti quelques jours plus tôt "qu'un attentat était en préparation contre lui". Ce soir-là, sortant de la Brasserie Lipp, François Mitterrand, rentrant chez lui en voiture, se sentit suivi, et délaissant sa voiture, se dissimula derrière un bosquet du Jardin de l'Observatoire. En effet, des tirs eurent lieu, en provenance de la voiture qui le suivait. Le lendemain, toute la presse salua le courage de François Mitterrand... jusqu'au moment - quelques jours plus tard - où le dénommé Pesquet raconta, dans une lettre adressée à la Justice, que l'attentat était bidon, et qu'il l'avait exécuté avec l'accord de François Mitterrand ! Le scandale fut énorme, et Le Monde (alors mendesiste) décréta à la UNE du journal que Mitterrand était "politiquement mort" ! Comme on sait, François Mitterrand ressuscita en 1969 avec Pierre Mendès France, qu'il lui fallut éliminer en s'alliant avec le parti communiste dans le cadre du "programme commun" !
A coup sûr, ce "faux attentat" nous rappelle les "faux listings" de l'Affaire Clearstream. Il s'agit là encore d'éliminer un gêneur, en l'occurrence Dominique de Villepin. Des individus sont recrutés pour initier une "cabale" tellement étrange (dans son développement) que l'opinion ne sait plus qui est qui, et qui travaille pour qui ! Sauf que, dans l'Affaire Clearstream, il est clair, si je puis dire, que Nicolas Sarkozy l'utilise pour abattre un rival, le seul qui serait en mesure de le faire tomber en 2012 ! Car, à "gauche", nul ne pourra, sans provoquer d'énormes dégâts dans l'opinion, imposer sa candidature. Même les "quadras" semblent avoit fait l'impasse sur 2012. On se dirige bien vers un duel Sarkozy-Villlepin, et ce duel commence par un "procès" (politique) qui devrait s'achever, nous dit-on, par une "mise à mort" comme aux plus beaux temps de l'ère soviétique. Que Dominique de Villepin se rassure : Sarkozy n'est pas Beria, et celui-ci, on s'en souvient, a mal fini !
dimanche, septembre 13, 2009
POUR VIRER SARKO IL FAUT ÉLIRE LEGUEN ! (2)
La "gauche" étant hors jeu, on s'achemine vers un duel qui opposera Sarkozy, le candidat du parti israélo-américain à un candidat "euro-africain", ou encore "atlantico-méditerranéen", mondialisation oblige. Dominique de Villepin a tout pour être ce candidat, d'autant que né au Maroc, il a nécessairement un pied, si je puis dire, dans le Maghreb, et l'autre au Proche-Orient, à Beyrouth, plus précisément. Incontestablement, son prestige est sans frontières depuis son intervention à l'Onu, qui est restée dans toutes les mémoires, face à l'Administration Bush que les Américains eux-mêmes ont fini par renvoyer dans les ténèbres. Sarkozy, lui, s'est planté complètement dès le jour de son élection (la nuit au Fouquet's !), le vote du bouclier fiscal (pour faire revenir chez nous les milliardaires écoeurés par les impôts !), l'envoi de soldats français en Afghanistan - alors que tout le monde, à commencer par Barak Obama - cherche à sortir de ce guêpier ! Et maintenant une "taxe carbone" pour acheter les "verts" ! Sarkozy a joué au président bling-bling au moment même où la finance internationale plongeait le monde dans une crise sans précédent... au point que les plus ardents défenseurs du libéralisme "sans limites" n'osent plus mentionner le malheureux Tocqueville qui était, paraît-il, adulé jusqu'aux États-Unis ! Le "grand prêtre" de la Federal Reserve, Alex Greenspan, qui n'y comprenait plus rien, pleurnichait devant le Congrès et le G20 se réunit pour tenter d'apaiser l'opinion... C'est désormais un problème psychologique : les Français regardent ce Président sans "y croire". La seule idée intéressante - l'Union pour la Méditerranée - se révèle sans lendemain. Le problème israélo-arabe, complètement verrouillé par Netanyahu qui défie Obama en poursuivant la colonisation de la Palestine, torpille l'initiative de Sarkozy, désormais impuissant sur toute la ligne. Alors que nous pouvons imaginer le président américain engageant le fer avec ses adversaires, Sarkozy, avec son hortefeux, défie... les banlieues ! A quoi sert Sarkozy aujourd'hui, je vous le demande ? Il faut s'en débarrasser au plus vite.
A coup sûr, la bataille "pour une alternative réalisable", commence aux régionales, et en Bretagne où les militants de l'UMP ont choisi, majoritairement, Jacques Le Guen, villepiniste, comme tête de liste, le clan sarkozyste s'efforce de lui opposer... un Préfet, en l'occurrence Bernadette Malgorn, qui n'ignore rien des sentiments que son "maître" inspire aux Bretons ! La preuve est ainsi faite que l'ancien ministre de l'intérieur joue les "notables" (que l'on peut aisément acheter) contre une base militante. Mais, naturellement, il lui faut écarter Villepin en le rendant inéligible. Pour cela, il compte sur des juges, ces notables qui font carrière comme les politiciens. A Jacques Le Guen, et à Dominique de Villepin d'incarner la nouvelle Résistance ! (fin ?)
POUR VIRER SARKO IL FAUT ÉLIRE LE GUEN ! (1)
Le successeur de Charles de Gaulle, Georges Pompidou, dépourvu d'épaisseur historique, avait une bonne connaissance de la "géographie électorale". Il savait que la Bretagne pesait lourd sur l'échiquier politique, avec son important groupe parlementaire. Aussi prenait-il soin de passer ses vacances dans notre chère Bretagne, à la Forêt-Fouesnant, près de Beg-Meil - en Finistère. Au lendemain de la guerre, la Bretagne avait massivement voté pour le parti catholique d'alors, le Mouvement Républicain populaire. Cependant, une grande partie de l'électorat breton se rallia à de Gaulle en 1947 lorsque le Général créa le RPF dans le but de revenir au pouvoir par les urnes. En 1969, Georges Pompidou hérita du soutien gaullien en Bretagne. Et en 1974, Giscard d'Estaing fut majoritaire à l'Ouest, même si la "démocratie chrétienne" n'était plus qu'un résidu du puissant MRP, mais le ralliement de Jacques Chirac à sa candidature lui apporta le coup de pouce décisif. Sous l'influence de l'Église, précisement des conciles de Vatican II (1962-1965), les catholiques, en particulier les militants de la JAC et de la JOC, jeunesse ouvrière et paysanne (d'obédience "rose centriste") dont les "grands hommes" étaient Jacques Delors et Michel Rocard rejoignirent peu à peu le parti "socialiste" réformiste, téléguidés pourrait-on dire par le grand quotidien Ouest-France qui ne jurait plus, depuis Vatican II, que par le "centrisme" et l'Europe delorienne ! Jusque là, entre les mains des partisans de la laïcité (anti-cléricaux), le parti socialiste se retrouva gonflé de militants "cathos", de "gauche" ou d'extrême-gauche" qui finirent par placer à la tête du parti des "socialistes modérés", tel que Jean-Yves Le Drian, l'ancien prof catho, élu Maire de Lorient, et qui tous les ans accueillait dans son club (Témoins) les leaders rocardo-deloriens de la "deuxième gauche". En 1981, François Mitterrand, bien que fort peu "catholique", si l'on ose dire, capta tout cela à son profit. Tout naturellement, la Bretagne a, in fine, basculé à "gauche" aux régionales en 2004, et ce, d'une manière assez cocasse : à un moment où la terre entière se détachait du "socialisme" ! La crise que traverse le vieux parti socialiste, issu de la SFIO de 1920, n'est pas accidentelle. Et ce ne sont pas les "cathos" qui vont le sauver, même si Martine Aubry est bien la fille de son père ! Elle glissera bientôt sur une peau de banane lancée dans les couloirs du QG de la rue de Solférino par les innombrables candidats à la présidentielle dont les rivalités vont s'exacerber à l'approche des "primaires"... En 1995, ils furent encore nombreux en Bretagne à voter "Jospin" le "vrai" socialiste... parfaitement archaïque ! Cependant, en 2002, elle vota massivement "Chirac" contre Le Pen, pourtant un Breton "bien de chez nous"... Mais l'Église catholique, paniquée à l'idée d'être dénoncée comme "antisémite" et redoutant d'avoir un jour à subir un procès fantastique, répercuté sur la terre entière par des médias "anglo-saxons" qui ne l'aiment pas - celui de Pie XII, ce Pape "qui n'a rien fait pour sauver les juifs" ! - a su faire barrage à la créature "diabolique" de la Trinité-sur-Mer... (Marine Le Pen devra s'en souvenir si elle veut succéder à son papa à la tête du FN !). Mais comment la Bretagne peut-elle avoir un avenir si le parti qu'elle a choisi en 2004, n'en a plus ? (à suivre).
lundi, septembre 07, 2009
THIERRY HENRY ET LOIC FERY : DES SYMPTÔMES QUI ACCUSENT (2)
"Cet investissement dans le football met en évidence le fait que les dégâts ne sont donc pas les mêmes pour tous", poursuit Annie Kahn. "Et il pourrait donner des arguments à ceux qui jugent qu'il ne peut y avoir de bonus sans malus. M. Féry s'insurge contre une telle interprétation. Car, d'une part, il avait quitté la banque en 2008, quand la crise est arrivée. Il avait en effet été licencié, fin 2007, après qu'un trader de la salle new-yorkaise de la banque eut provoqué une perte de 250 millions d'euros. Il ne se sent donc pas responsable de ce qui est arrivé par la suite. D'autre part, ce ne sont pas ses bonus, mais l'argent qu'il a gagné en tant qu'entrepreneur, en créant des sociétés, qui lui ont permis d'acheter le club, affirme-t-il.
"Il ne s'attend pas à ce que cette aventure soit aussi rentable que ses autres investissements" a-t-il confié à Annie Kahn. Ses motivations ne sont pas financières : "j'ai fait beaucoup de sport; je suis marié à une joueuse de tennis de haut niveau. C'est un projet de vie" explique-t-il. Il a bien étudié le dossier, "pour minimiser le risque de perdre de l'argent. Ce n'est pas une danseuse" assure-t-il. Il veut mettre son expérience d'entrepreneur au service du club. "Les traders et les footballeurs ont des points communs. Leur niveau d'éducation diverge mais il s'agit, dans les deux cas, de jeunes - entre 20 et 30 ans-, ayant un ego important, d'individus conscients de leur force, mais moins de leurs faiblesses", explique-t-il.
Ainsi se termine l'excellent papier d'Annie Kahn. Il mériterait un (large) débat. On ne peut que souhaiter à Loic Fery qu'il réussisse dans son "entreprise" à Lorient. Toutefois, il nous faut souligner qu'il n'est pas originaire de la région, et qu'il semble, comme il le dit lui-même, avoir examiné la proposition d'Alain Roch comme il le fait "as usual" : est-ce une bonne ou une mauvaise affaire ? On en conclut qu'il s'agit d'une "bonne affaire" : tant mieux pour le FCL et Lorient ! Cet "as de la finance" ne peut pas se tromper, non ? Il a appris à évaluer, et à investir. De nos jours, les financiers inspirent une grande confiance, n'est-ce pas ?
J'en reviens à Thierry Henry et à ses camarades, qui sont archi-payés, par des clubs milliardaires, et qui ne savent plus "pourquoi ils jouent" lorsqu'ils revêtent le maillot de l'équipe nationale. Raymond Domenech en est tout surpris : il croyait que le simple fait d'être sélectionné en équipe de France donnait un "sens" et une "identité " au joueur retenu pour représenter son pays. Moi, je me demande si ça n'est pas plutôt le "compte en banque" qui motive les joueurs à taper dans le ballon, et à courir sur un terrain de football. Loïc Fery, cet "as de la finance", ne me démentira pas... L'identité ? Quelle identité ? (fin)
THIERRY HENRY ET LOIC FERY : DES SYMPTÔMES QUI ACCUSENT (1)
Dans le Monde (du 4/9/2009), Annie Kahn a écrit un billet "assassin" sur le rachat du FC Lorient par un "as de la finance" (dixit Alain Le Roch, l'ancien patron du club). On apprend ce jour que Thierry Henry ne l'a pas envoyé dire à Raymond Domenech, l'entraîneur de l'équipe de France, et ce à la veille du match contre la Roumanie :" On s'ennuie, on ne sait pas pourquoi on joue, on n'a pas d'identité, etc. etc." Abasourdi, le malheureux Domenech ne s'en est pas encore remis. Il est certain qu'il sera balancé, comme un vulgaire Sarkozy, si jamais la France ne se qualifie pas pour la Coupe du Monde. (Avec un tel moral, l'élimination est assurée). Mais Annie Kahn pose une bonne question :" Sur les zincs de France et de Navarre, le débat agite les esprits. Si les stars du football gagnent des sommes colossales, pourquoi en serait-il autrement pour les traders, vedettes des marchés ? Pourquoi la rémunération d'un Zidane fait-elle rêver alors que celle d'un financier exaspère ?"
Curieusement, la presse locale a passé sous silence cette réflexion pourtant pertinente. Est-ce parce qu'en Bretagne, la "relation à l'argent" a toujours fait problème ? Qu'on y retrouve là, notre aversion pour la "richesse", toujours mal acquise, d'après notre religion enseignée depuis des siècles, aversion renforcée par le communisme-socialisme du 19e siècle, lui-même issu, à n'en pas douter... d'un rejet de l'Église accusée d'hypocrisie ! (une sorte de JC dénonçant les marchands du Temple, ce qui expliquerait l'adhésion de tant de "chrétiens" au PC ou au PS !). Que Loïc Fery ait pu "acheter" le FCL à Lorient, en pays "rouge" ou "rose", a de quoi surprendre. Cela en dit long sur le changement des mentalités, y compris en Basse Bretagne ! Mais revenons à l'excellent papier d'Annie Kahn :" Loïc Fery ne se pose pas la question. Les deux univers (celui des stars du football et celui des traders, vedettes des marchés) le passionnent. Depuis le 10 août, ce dirigeant fondateur du groupe financier londonien, Chenavari, réunissant une société de gestion et une société de courtage, préside aussi le FC Lorient, club de football de Ligue 1, dont il a acquis 75% du capital. Le montant payé, confidentiel, pourrait avoisiner les 15 millions d'euros.
"Fort bien", diront les supporteurs qui verront d'un bon oeil cette manne bénéficier à leur club. "En revanche ( toujours selon Annie Kahn), sur des forums spécialisés, le sujet irrite. Car avant de créer Chenavari, M. Féry était le responsable de l'activité crédit de Calyon (fusion du Crédit Agricole et du Crédit Lyonnais) au niveau mondial. C'est sous son règne que la banque aurait pris d'importantes positions sur ces marchés, et en particulier sur les subprimes, à l'origine de lourdes pertes pour l'établissement, et par voie de conséquence, de plusieurs centaines de suppressions d'emplois". (à suivre).
jeudi, septembre 03, 2009
UNE TAXE ECOLO... A DOUBLE TRANCHANT !
Les "grands stratèges" de l'UMP sarkozyste, après avoir acheté Villiers et Nihous, veulent se payer Duflot ! Celle-ci se voit déjà "présidente de la Région Ile-de-France". Mais attention ! Cette nouvelle taxe (carbone) peut coûter cher à la "majorité" qui pouvait espérer reprendre plusieurs Régions au PS. Les "écolos" viennent ainsi de jeter le masque; on se doutait bien que ces fils et filles des beaux quartiers (du centre-ville où les "bobos" à pédale vélocipède, ces nouveaux Hulot fascinés par Dany-le-Rouge, l'ex-soixante-huitard rangé des voitures... qui ne s'use que si l'on s'en sert, sont prêts à mourir... pour "sauver" la planète !) se moquaient de ceux de la banlieue, et des salariés qui sont en train de perdre leur emploi. Promis au chômage, les jeunes et les moins jeunes sont appelés à pédaler comme tout le monde, et à lutter contre la "couche d'ozone" autrement plus redoutable que la finance internationale. Exit la revendication sociale, tous derrière Sarko qui a le courage, lui, de défier les banquiers suisses et de taxer ces salauds de prolos qui n'arrêtent pas de se goinfrer dans cette horrible société de consommation !
A force de vouloir "séduire" - rappelez-vous comment le crétin de Neuilly a réintégré le commandement de l'OTAN en prétextant que "la France serait mieux entendue par l'État-major anglo-américain", et expédié des soldats français se faire tuer en Afghanistan.. sous un prétexte aussi stupide : A Kaboul, aux côtés des Américains nous luttons contre le terrorisme ! Alors que le malheureux Obama cherche désespérément comment en sortir ! Ne parlons pas de la Palestine où les sionistes tiennent tête au Président américain, en neutralisant son envoyé spécial, George Mitchell, qui pourrait bien finir assassiné comme le comte Folke Bernadotte en 1948 par les mêmes extrémistes, ce que la Suède, actuellement Présidente de l'Union Européenne, n'a pas oublié ! Faut-il rappeler qu'un Français, le colonel Sérot, adjoint de l'envoyé spécial de l'ONU, trouva également la mort dans cet attentat ? Les Suédois n'ont pas la mémoire courte, eux. Il est vrai qu'ils n'ont pas le CRIF sur le dos !
Ainsi, avons-nous deux grands motifs d'insurrection nationale : NON à la taxe carbone, NON à l'intervention en Afghanistan ! La politique intérieure, liée comme jamais à la politique extérieure, devraient toutes deux motiver puissamment notre choix en 2012 ...comme aux États-Unis hier, et sans doute demain !
dernière minute - selon un sondage, les 2/3 des Français sont hostiles à la "taxe carbone" !
jeudi, août 27, 2009
DE GAULLE EN 1940, VILLEPIN EN 2012 !
Incontestablement, ce sont les événements tragiques de 1940 qui ont fait surgir de Gaulle dans notre histoire. Sans doute attendait-il son heure, mais sans la guerre que serait-il devenu ? On me dira que, pour les esprits les plus lucides, la guerre, sous forme de revanche, après l'inepte Traité de Versailles, le partage de l'Empire ottoman qui l'accompagna, lequel ouvrit aux sionistes la perspective d'annexion de toute la Palestine sous forme de Grand Israël à l'issue d'une "seconde manche", et la crise économique de 1929, tout conduisait vers la conclusion du pacte Hitler-Staline de 1939 ! Aujourd'hui, que la paix règne en Europe - le conflit s'étant déplacé du Proche-Orient vers l'Extrême-Orient, l'Asie pesant de plus en plus lourd dans le destin de l'humanité, avec une Chine que les États-Unis vont tenter de dominer (par la guerre ?), nous devons nous, en France et en Europe, peser de tout notre poids en faveur du maintien de la paix, c'est-à-dire inventer et proposer une coexistence pacifique à tout le monde ! La France doit se renouveler et s'adapter, nous en sommes tous conscients. Il nous faut donc "fabriquer" le président (ou la présidente) qui saura mener la transformation d'un vieux pays avec l'aide et la participation active de toute la jeunesse francophone, d'Asie, d'Afrique et d'ailleurs ! Le fameux discours de Dominique de Villepin à l'Onu face aux représentants de l'impérialisme américain, coinvaincus qu'ils pouvaient tout se permettre en raison de la disparition de l'URSS, a, me semble-t-il marqué favorablement l'opinion internationale. C'est donc avec lui qu'il nous faut entreprendre la nécessaire mutation qui nous fera prendre toute notre place dans le Nouveau Monde en dé-construction. Avec son discours onusien, Dominique de Villepin s'est porté candidat pour la prochaine présidentielle - qu'il ne faut pas rater ! Car le temps presse. A lui, par conséquent, d'engager le dialogue avec les citoyens, afin de concrétiser un projet réaliste et réalisable, qui entraînera l'adhésion de tous ceux qui, à gauche comme à droite, ont compris qu'il fallait, sans plus tarder, faire preuve d'invention. Le parti socialiste, tout comme le parti communiste, est en phase terminale ! Mais, entre nous, ces deux partis-là n'avaient-ils pas déjà failli en 1939 ?
Les événements ont donné leur chance à de Gaulle en 1940, aux citoyens, et aux citoyennes, de se doter d'un nouveau de Gaulle pour 2012 !
lundi, août 24, 2009
SARKOZY VEUT A TOUT PRIX FAIRE CONDAMNER VILLEPIN !
Le JDD de Lagardère confirme dans son dernier numéro combien Sarkozy est préoccupé par une possible candidature de Dominique de Villepin en 2012. Un encadré fielleux et venimeux, consacré à l'ancien Premier Ministre, en apporte la preuve. Selon le rédacteur stipendié, cette "affaire" clearstream, engendrée par un "listing" où apparaissent une ribambelle de noms, dont plusieurs de "gauche", et de les citer : DSK, Fabius, Chevènement etc., ne peut avoir été fomentée que par une "sommité" hostile à Sarkozy, dont le nom fut ajouté sur la fameuse liste. L'article laisse entendre que Lahoud et Gergorin ne seraient que les exécutants de cette machination, que leur véritable chef serait ailleurs, suivez mon regard ! Jacques Chirac lui-même aurait laissé faire son poulain, car il était évident que celui-ci s'appelait Villepin ! Ainsi, le duo devient-il pour le JDD au service de son maître, un trio : "Villepin, Lahoud, Gergorin"...
Le parti socialiste étant neutralisé par Cohn-Bendit qui a réussi à mettre la main sur les "verts-écolos", le NPA de Besancenot étant condamné à faire alliance avec le PG de Mélenchon, la gauche partira en ordre dispersé à la présidentielle, par conséquent battue d'avance. Sarkozy peut donc dormir sur ses deux oreilles : sa réélection est assurée ! Sauf si, à l'intérieur de l'UMP une dissidence voit le jour, autour de Villepin ! D'où l'importance des enjeux dans certaines régions, et notamment en Bretagne où Jacques Le Guen, villepiniste, élu tête de liste par les militants pour les régionales, pourrait bien terrasser un Jean-Yves Le Drian inévitablement affaibli par les querelles au sein d'un parti socialiste à bout de souffle. En lui opposant l'ancien préfet de la région, en l'occurence Bernadette Malgorn, Sarkozy veut empêcher le triomphe d'un villepiniste en Bretagne, une Région hautement stratégique pour la conquête du pouvoir... à Paris ! On attend, avec curiosité, de voir comment Sarkozy et sa candidate "officielle" vont s'y prendre pour tenter d'éliminer Jacques Le Guen... Dans la foulée du procès clearstream où Dominique de Villepin serait condamné... et déclaré "inéligible" ? Les juges aussi font de la politique.
mercredi, août 19, 2009
SARKOZY "TUÉ" PAR CHIRAC COMME CHABAN-DELMAS EN 1974 ?
Après les ralliements de de Villiers et de Nihous à l'UMP, et la débandade du PS qui n'en finit pas, il se confirme que seul un présidentiable, venant de la "majorité", tel que Dominique de Villepin, sera en mesure de battre Sarkozy en 2012 (ou avant ?). Une fois encore, Jacques Chirac pourrait être l'allié décisif. Souvenons-nous : en 1974, 39 députés et 4 ministres, à l'appel de Jacques Chirac, rallièrent le camp de Giscard d'Estaing - qui fut élu ! En effet, Jacques Chirac estimait, comme beaucoup, que Chaban-Delmas n'avait aucune chance contre François Mitterrand. On ne le saura jamais, mais il y avait dans le pays un tel désir de renouvellement, que Chaban-Delmas, gaulliste de tradition et rad-soc d'origine, était incapable de l'incarner ! Jacques Chirac l'a bien senti, et sa "trahison" (elle fut interprétée ainsi par les caciques du mouvement gaulliste) assura le succès de Giscard d'Estaing. L'histoire ne serait-elle pas en train de se répéter ? En tout cas, pour Jacques Chirac, populaire comme jamais, d'après les sondages, voici l'occasion de jouer une dernière fois un rôle décisif dans notre histoire, avant de tirer sa révérence ! Il peut certainement convaincre 39 parlementaires de l'UMP et 4 Ministres (ou anciens Ministres) de se rallier... à Dominique de Villepin ! Quelle revanche pour les deux hommes contre l'acolyte de Neuilly qui les a neutralisés tous les deux en s'appuyant sur les réseaux dollarisés d'outre-atlantique... La popularité de Chirac mise au service de Dominique de Villepin se révélerait redoutable, et sans doute fatale au zigoto du Cap Nègre. Plus le PS s'enlise, plus la partie va se jouer entre les deux camps de la majorité. Tous ceux qui souhaitent le renvoi dans ses foyers de l'ostrogoth neuillesque doivent dès maintenant convaincre Dominique et Jacques de partir à l'assaut de l'Élysée. A eux deux, ils constituent selon moi un atout maître, et je n'en vois nul autre. Voilà qui explique l'acharnement de Sarkozy contre Villepin qu'il voudrait bien rendre inéligible ! Aux citoyens de ne pas le laisser faire.
vendredi, août 14, 2009
APRÈS DE VILLIERS LE CPNT VA A LA SOUPE CHEZ SARKO ! (7)
Sauf miracle, ai-je dit, la "gauche" ne sera pas en mesure d'incarner le renouveau. Il nous faut donc travailler sur une hypothèse "de droite". Un de Gaulle, ça ne se présente pas tous les jours. N'oublions pas qu'il fut chassé du pouvoir en 1946, et qu'il fallut attendre son retour jusqu'en 1958. On lui doit la décolonisation et la stabilité gouvernementale, indispensable pour entreprendre les réformes nécessaires. En 1968, on a crié "Dix ans, ça suffit !" mais ça ne suffisait certainement pas ! Aujourd'hui, il nous faut un nouveau de Gaulle, sans képi, capable de conduire et d'inspirer l'adaptation de notre pays au 21e siècle. Il est indéniable que Dominique de Villepin, par son fameux discours de l'ONU rejetant l'intervention américaine en Irak, a incarné et incarne toujours, pour tout le monde, une voie non-américaine, à l'inverse d'un Sarkozy, intellectuellement inféodé aux États-Unis, comme tout bon immigré en provenance de l'Est européen. Plus que jamais l'Europe doit se faire européenne, comme le voulait de Gaulle. Épauler un Barack Obama avant qu'il ne soit renversé, ou anéanti aux États-Unis par un bushisme revanchard. C'est-à-dire peser de tout son poids en faveur de la paix au Proche-Orient, en visant très haut et loin : installer l'ONU dans la région où l'Assemblée internationale entendra mieux les revendications des peuples, et leur exigence de bien-être. Certes, Villepin est un fonctionnaire, un énarque - mais ils le sont tous ! Sauf Sarkozy, qui a le tort d'être un Américain de Neuilly. Ah, s'il avait été de Bobigny ! Mais son père, émigré hongrois, avait, comme la plupart des émigrés de l'Est, la tête en Amérique, et le fiston, abandonné à Neuilly, ne s'en est jamais remis. Puissamment aidé par le parrain américain, il a compensé sa frustration par un engagement pro-atlantique qui l'a conduit jusqu'en Afghanistan, où des soldats français jouent les supplétifs de la grande armée américaine. Somme toute, c'est de Gaulle qui avait raison : il fallait savoir dire NON aux Américains. Son discours de Phnom Penh, au Cambodge, en 1965, a trouvé un écho dans celui de Villepin à l'ONU quarante ans plus tard. Compte tenu de l'importance du problème israélo-arabe, Dominique de Villepin possède un avantage sur tous les autres candidats potentiels connus : il a, semble-t-il, mis ses pas dans ceux du général de Gaulle. Cette indépendance lui permet de voir le monde tel qu'il est, et d'entendre ses aspirations. Je l'ai dit : la hardiesse et l'invention sont nécessaires aujourd'hui pour résoudre les problèmes internationaux tant que nationaux. Pour ma part, j'envisage de fonder à Lorient (l'Orient !) ce Mouvement du Futur dont nous avons besoin. Dans ce port rasé par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale, nous sommes à l'écoute de l'extérieur comme de l'intérieur !
Résumons : des États-Unis Francophones, avec un Marché Commun, un autre Marché Commun en Méditerranée, une Europe indépendante, la paix au Proche-Orient, l'ONU à Beyrouth, tels peuvent être les grands projets mondiaux d'une France active et dynamique. Mais pour qu'elle le redevienne, il lui faut régler son problème intérieur, mettre en place également dans nos murs une coexistence pacifique. Et celle-ci sera fondée sur l'abolition du chômage. Il nous faut donc inventer une social-démocratie adaptée à notre époque. Si Dominique de Villepin est un type intelligent, et il l'est !, pourquoi ne comprendrait-il pas son temps ? (fin)
APRÈS DE VILLIERS LE CPNT VA A LA SOUPE CHEZ SARKO ! (6)
Nous avons vu que le parti "socialiste" n'est pas en mesure de s'adapter, paralysé par le poids des fonctionnaires dont l'emploi est menacé par l'avènement d'une société informatisée. Normalement, le nombre de ces fonctionnaires doit diminuer constamment et jamais une catégorie sociale, surtout dominante, n'a accepté de disparaître sans résister. Tous ceux qui, au parti socialiste, ont tenté ou vont tenter de le moderniser sont ou seront éjectés, ou réduits à démissionner. Les modernes, au parti socialiste, ont toujours été dénoncés comme des liquidateurs, et il est vrai qu'ils le sont, à l'insu de leur plein gré ! Toutefois, les nouvelles techniques d'information, y compris dans l'enseignement, devraient rendre irrésistible la modernisation de l'ensemble universitaire. On se souvient que lorsque Jean-Jacques Servan-Schreiber, éphémère ministre de l'éducation nationale, voulut doter l'École d'un ensemble informatique, les enseignants s'empressèrent de faire disparaître les appareils, tout comme les soyeux lyonnais avaient détruit les nouvelles machines à tisser ! Ce que l'on appelle "le malaise des enseignants" (des enseignants qui sont pour 90% d'entre eux des socialistes, des communistes, ou des anarchistes !) ressemble, à s'y méprendre à celui des soyeux lyonnais face à ces nouvelles machines qui réduisaient leur nombre, ou les remplaçaient tout simplement. Cette situation imprévue (qui transforme l'enseignant, hier progressiste, en fieffé conservateur) explique, pour une bonne part, l'incapacité congénitale du vieux parti socialiste français, apparu au temps de Jules Ferry, face à un monde de plus en plus informatisé, où les enseignants - qui s'en doutent bien - feront figure de ringards professionnels. Cela aussi explique la déconfiture du socialisme en Europe, et particulièrement en France... Et c'est pourquoi le parti socialiste français, qui devrait normalement être porteur d'avenir, se débat dans une ornière dont il ne pourra s'extraire... qu'en sortant du "socialisme" des Grands Ancêtres !
Ségolène Royal, Montebourg, Valls, Hamon et quelques autres ont certainement compris qu'il fallait sortir des sentiers battus. Mais le corporatisme a la vie dure, et les enseignants, assiégés dans leurs écoles et les facultés, se défendront jusqu'au bout, conscients d'une évolution mortelle pour eux, d'autant qu'elle est et sera de plus en plus informatisée ! Il n'y a pas que les journaux qui sont condamnés à disparaître !
Voilà pourquoi, à mon avis, c'est à "droite" que, pour l'instant, cela bouge le plus ! Il n'y a pas à "gauche" l'équivalent d'un Sarkozy, tout simplement parce que la "gauche" est devenue, et c'est assez plaisant !, le bastion du conservatisme, tirant sur tout ce qui bouge ! L'avenir n'est certainement pas de ce côté-là... sauf miracle ! Mais comment croire au miracle lorsqu'on voit comment ils se sont coalisés pour abattre Ségolène Royal, demain Martine Aubry, jusqu'au moment où, en 2012, après un nouvel échec, il faudra baisser le rideau. (à suivre)
APRÈS DE VILLIERS LE CPNT VA A LA SOUPE CHEZ SARKO (5)
Sur le plan intérieur, il est évident qu'il s'agit de mettre un terme à la démolition de notre potentiel industriel, et d'abolir le chômage générateur de misère. Les deux sont liés. A défaut de pouvoir garantir un emploi pérenne, il importe de mettre en place un système qui garantisse un minimum de revenus à toute personne privée momentanément d'emploi. Ce que j'appelle un "salariat de réserve". Prenons un grand club de football : il y a les titulaires (ceux qui jouent) et les réservistes (qui doivent être en forme pour remplacer à tout moment le titulaire blessé ou malade). Les réservistes sont payés, moins sans doute que les titulaires, mais leur salaire leur permet de vivre et de faire vivre leur famille. Ainsi la classe salariale doit-elle être divisée en deux fractions : celle qui travaille et celle qui se tient "en réserve". L'État, le patronat et les représentants des salariés doivent mettre en place ce système où le chômage est aboli. Il est certain que la disparition du chômage bouleversera les rapports sociaux. De même les caisses de retraite comme celles de la sécurité sociale retrouveraient d'un coup plusieurs millions de cotisants ! Les banques seraient ravies d'accueillir quelques millions de clients dont les salaires leur seraient versées par l'organisme de gestion des réservistes (la Caisse des Dépots ?) en liaison bien sûr avec le "pôle-emploi". Il en résulterait une mobilité de l'emploi, et une formation permanente aujourd'hui nécessaire dans un monde économique qui se modernise constamment. Les activités nouvelles (aménagement du territoire, défense de l'environnement, actions dans le domaine de la santé, aide aux personnes âgées, jeunes en difficulté etc.) devraient permettre à nombre de ces "réservistes" de créer leur propre entreprise. Qui financerait, au départ, la fraction salariale "réserviste" ? Le gouvernement, le patronat et les banques. Très vite, la somme allouée (calculée sur 13 mois de salaire) diminuerait, les banques utilisant l'argent (versé au début de l'année) dans des activités rentables (sans oublier la construction de logements sociaux). En quelques années, l'intérêt draîné par les investissements suffirait au versement des salaires. Non seulement le chômage aurait disparu, mais il rapporterait gros ! Il fallait y penser : le chômage - qui coûte cher au pays - peut nous rapporter gros... en disparaissant !
Un tel changement dans les rapports sociaux (même le malaise des banlieues disparaît !) peut être qualifié de révolutionnaire... dans le cadre du système capitaliste ! Puisque le "socialisme" appartient aux chimères du 19e siècle, et que personne n'a envie de subir ce qui n'est, en fait, qu'un étatisme voué à dégénérer en totalitarisme bureaucratique, alors il faut imposer ce que l'on appelle encore un système "social-démocrate", que l'on a jamais essayé en France, c'est-à-dire quelque chose qui ressemble au système suédois, adapté au 21e siècle. Un système par conséquent qui laisse la liberté aux entrepreneurs, et qui assure à tous, d'abord aux salariés une vie décente, conclue par une retraite convenable. Si nous parvenons, en France, à inventer un tel système (abolissant le chômage) nous serions en mesure de prendre toute notre place dans le Nouveau Monde, auquel nous pourrions servir de modèle ! Certes, devra être négocié avec nos partenaires le problème de l'immigration, car si déjà les pays du nord attirent nombre de migrants en provenance du Sud, qu'en serait-il si "tout le monde" apprenait qu'en France misère et chômage ont été relégués au Musée de l'Histoire ! (à suivre)
APRÈS DE VILLIERS LE CPNT VA A LA SOUPE CHEZ SARKO ! (4)
Le marché devenu mondial, où prédomine l'Asie, échappe à tout contrôle ! L'étape actuelle est caractérisée par une dérèglementation générale qui favorise la spéculation. Georges Soros a délaissé New-York pour Singapour ! Signe des temps. Les plus pessimistes (les plus lucides ?) estiment - après l'expérience de 1929 - que seule une guerre "mondiale" remettra les choses (l'économie) en état de bon fonctionnement. Cette hypothèse-là ne peut être exclue. Imagine-t-on Arlette Laguiller ou Olivier Besancenot s'en aller en Asie, ou en Afrique, prêcher "la lutte des classes" ? La première question que me posa récemment un jeune Africain venu me voir :"Vous n'êtes pas marxiste au moins ?" résume bien la situation. Il n'y a pas de mouvement ouvrier, encore moins révolutionnaire, de par le monde : cette histoire-là, d'origine européenne, n'est plus exportable : tout comme le colonialisme, elle a vécu. Il s'agit maintenant d'inventer une nouvelle solidarité mondiale...
En 2012, il ne s'agira pas de remplacer un Sarkozy par un Nobody incapable de réagir au Nouveau Monde en gestation, actuellement dans sa phase de destruction de l'Ancien Monde. Quels sont les tâches principales à accomplir ? Sur le plan extérieur unir dans un seul ensemble tous les francophones de la diaspora, d'abord par la création d'un Marché Commun francophone (solidarité oblige) puis (ou en même temps) édifier une Confédération d'États que j'appelle États-Unis francophones. Le tout relié bien entendu au Marché Commun méditerranéen, lui-même associé au Marché Commun européen. C'est bien au tour de Notre Mer commune que nous devons réfléchir et entreprendre. Ce qui veut dire qu'il est impératif de mettre fin au conflit israélo-arabe, la France prenant la tête en Europe, et avec les Européens, d'une offensive diplomatique à dimension planétaire, tout le monde étant évidemment intéressé par l'avènement d'une coexistence pacifique sur les deux rives de la Méditerranée, et militer pour le transfert du Siège de l'ONU au Proche-Orient, là où la communauté internationale devra imposer le respect et l'application des accords conclus. C'est une condition sine qua non ! En s'acoquinant avec Bush, et en n'apportant aucun secours à Obama, Nicolas Sarkozy fait le jeu de ceux qui, aux États-Unis sont en train de torpiller les efforts de ce Président hors norme condamné... à faire la paix ! Obama, de par son identité, ne peut se permettre de faire la guerre, son élection ayant soulevé trop d'espoir à travers le monde, en Afrique, en Amérique latine, et même en Asie... En revanche, en cas d'échec, le Blanc qui lui succèdera se sentira motivé pour repartir en croisade sous la bannière étoilée. Sans trop le savoir, nous sommes probablement entrés dans une période cruciale où "tout reste possible", le meilleur comme le pire ! (à suivre)
jeudi, août 13, 2009
APRÈS DE VILLIERS LE CPNT VA A LA SOUPE CHEZ SARKO (3)
Ainsi la Chine et l'Inde, après le Japon, sans oublier l'Indonésie sont-elles en train d'occuper toute leur place sur la scène mondiale. Et dans ces immenses pays d'Asie le "génocide" des Juifs en Europe ne trouve aucun écho ! On se souvient que Sarkozy, qui est nul en histoire, avait osé proposer lors d'un dîner du CRIF que nos gamins, dès la CM2, entretiennent le souvenir d' un petit juif mort en déportation ! Mme Simone Veil, que cette proposition avait horrifiée, s'y opposa à juste titre. Mais vous imaginez un petit Chinois, ou une petit Japonais, ou un petit Indien, prenant en charge la mémoire d'un petit juif disparu en Europe pendant la seconde Guerre Mondiale ! Sans parler des Africains, colonisés par ces mêmes Européens, et dont beaucoup n'ont même pas de quoi vivre décemment ! En réalité, la grande majorité de l'Humanité vit sans éprouver le besoin d'aller s'agenouiller devant Auschwitz en répétant, tout en se frappant la poitrine :" C'est ma faute, c'est ma très grande faute !" L'emprise judéo-chrétienne sur le monde occidental n'a aucune prise en Asie qui ne sait même pas ce que c'est qu'un "juif" ! A Pékin, à Tokio, à Dakar, à la Nouvelle-Orléans, on cultive d'autres mémoires qui prennent racine dans la colonisation subie, pis encore pour certains : l'esclavage, et enfin pour ceux d'Extrême-Orient : le cataclysme atomique ! Sans oublier les Palestiniens qui, eux, ont appris, et continuent d'apprendre ce que c'est qu'un "juif" sûr de lui et dominateur ! Même le "gentil" Obama, soudain promu à la tête de la plus grande puissance "blanche", est déjà plus proche d'Hiroshima que d'Auschwitz ! Le monde change, y compris pour les "juifs"... La coexistence entre des peuples si différents n'est concevable que sur la base d'une reconnaissance réciproque. Ce qui interdit l'impérialisme et la mémoire à sens unique, exclusive, imposée par des "historiens" bien de chez nous, "élevés" (dressés ?) dans le culte d'un Dreyfus, comme d'autres en URSS le furent dans le culte d'un Staline !
Mais la crise mondiale, plus forte que celle de 1929, nous oblige à innover... et à botter le cul des apparatchiks de toute nature ! (à suivre)
APRÈS DE VILLIERS LE CPNT VA A LA SOUPE CHEZ SARKO ! (2)
Un puissant mouvement national (car il ne peut être que national) peut-il voir le jour en France ? Il s'agit, en effet, de repenser la construction européenne à l'aune de la mondialisation qui transforme la planète sous nos yeux, à une vitesse accélérée. Par chance, tous les territoires d'outre-mer sont en ébullition, y compris la Corse qu'il est raisonnable de considérer comme un futur "territoire" francophone en Méditerranée. Les Antilles, la Guyane, la Calédonie, Tahiti, Mayotte, la Réunion, ne sont pas en Europe, que je sache, et sans doute se moquent-ils complètement de l'Europe ! Ce sont des Français, ou des Francophones d'outre-mer, qui sont déjà engagés dans le grand mouvement d'unification planétaire en cours. Ce ne sont pas, contrairement à ce que pensait Jacques Delors dans les années 50-60 des confettis de l'ex-Empire français, mais une avant-garde pluri-ethnique, de culture française ou francophone, qui nous relie miraculeusement aux Autres, à tous les Autres qui vont devoir apprendre à vivre ensemble. Ce qui a perdu les "eurocrates", c'est la division du monde en deux blocs, consécutive à la seconde guerre mondiale qui leur a fait croire que l'URSS et les USA constituaient le monde dominant de demain, et que la "petite" Europe devait prendre sa place entre les deux Grands, pour ne pas disparaître. Il est évident que cet aveuglement fut causé, en grande partie, par le drame subi par les Juifs en Europe (orientale) devenu obsessionnel au point de limiter et de réduire l'histoire du monde (y compris celle de la seconde guerre mondiale) au génocide juif "explicité" par un antagonisme intrinsèque à l'Europe (Allemagne, Pologne, Russie, France, Espagne, Pie XII etc.), lequel s'est naturellement poursuivi, pour ne pas dire renouvelé, dans l'affrontement soviéto-américain de l'après-guerre, illustré par l'exécution des époux Rosenberg, en 1953, aux States, et, la même année, par le "complot des blouses blanches" à Moscou qui devait servir de prétexte à Staline pour déporter les Juifs "soviétiques" en Sibérie, projet qui avorta avec la mort (l'assassinat) du dictateur, l'éphémère successeur, L. Beria, s'empressant de faire rentrer les Juifs des camps de déportation, sans même prévenir ses petits camarades du Politburo, dixit l'Ukrainien N.S. Khrouchtchev, principale accusation retenue contre Beria lors de son "procès". La disparition de l'URSS en 1991, non seulement, a redonné à l'Allemagne réunifiée sa place dominante en Europe, mais elle nous a révélé à tous un autre Monde, dominé celui-là par l'Asie ! Et cette émergence - spectaculaire - de l'Asie, avec le recul, nous réalisons qu'elle eut lieu à Bandoung, en 1955, lorsque le Ministre des Affaires étrangères de la Chine, Chou en Lai, débarqua à la Conférence pour l'annexer quasiment au profit de Pékin. Bientôt, Alain Peyrefitte pourra donner à son livre un titre fameux :"Quand la Chine se réveillera..." (à suivre).
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