lundi, janvier 10, 2011

UN FORMIDABLE PROJET POUR DOMINIQUE DE VILLEPIN

La Méditerranée s'enflamme sur toute la rive sud, du Maghreb au Proche-Orient où une simple étincelle peut mettre le feu aux poudres. Pouvons-nous fermer les yeux - alors que plusieurs millions de jeunes, sans projet, sans perspective, se révoltent, voués probablement à une émigration sans retour, condamnant ainsi leur pays à un non-développement mortel ? La rive nord , pour se ménager un avenir, a besoin de la rive sud ! L'Europe, et la France au premier chef, est directement concernée.
Le temps est donc venu de rechercher des solutions pour faire renaître une convivialité entre les deux rives de la Méditerranée. Ce qui veut dire tout faire d'abord pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, en proposant aux populations de la région des solutions "justes et durables" afin de bâtir autour de la paix retrouvée un vaste ensemble économique, que j'appelle Marché Commun Méditerranéen (MCM), alliant les deux rives de la Méditerranée dans un ensemble convivial et harmonieux, de Gibraltar à Constantinople.
Dans mon livre "Et si l'Italie était la solution ?" (à paraître chez le Publieur.com) je préconise DEUX États sur le territoire de l'ancien mandat britannique : une République dans laquelle tous les citoyens, sans exception, sont membres à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Et un second État : l'État des Lieux saints, administré par les représentants des trois grandes religions monothéistes, les deux États rejoignant les Nations Unies. La République aurait à sa tête un Président, assisté de deux Vice-Présidents. Alternativement, le Président serait juif ou musulman, le chrétien, n'étant que le représentant d'une petite minorité, serait toujours vice-président, ayant ainsi à ses côtés un autre vice-président (soit musulman, soit juif). L'alternance au sommet pourrait avoir lieu à l'intérieur d'un mandat de six ans (soit deux fois trois ans) ou à l'issue du mandat, l'élection ayant lieu, bien sûr, au suffrage universel. Quant à l'État des Lieux saints, les Chefs religieux de diverses obédiences en auraient l'entière responsabilité.
En Italie, cela marche très bien ! L'État du Vatican et la République coexistent parfaitement. Nul ne s'en plaint. Et l'État du Vatican, qui n'a qu'un rang d'observateur à l'ONU, pourrait, à cette occasion, en devenir lui aussi un membre à part entière.
Tout à côté, le Liban, qui a besoin de se moderniser, pourrait adopter, lui aussi, un régime présidentiel élu au suffrage universel, avec deux vice-présidences représentant les minorités, étant entendu qu'une laïcisation de l'État est revendiquée par beaucoup, notamment les jeunes. Une fois le Liban reconstruit et modernisé, il serait alors possible de transférer le siège de l'ONU à Beyrouth, afin de permettre à l'Assemblée internationale de veiller, sur place, à la bonne réalisation de tous les Accords conclus dans la région. Installée au centre d'une région, carrefour des peuples et des influences, l'ONU serait bien placée pour aborder (et résoudre) les grands problèmes de ce monde : lutte contre la faim, défense de l'environnement, maîtrise des émigrations en cours et à venir, désarmement général et contrôlé etc.
Si nous voulons mettre un terme à un conflit plus que séculaire, il faut s'appuyer sur les deux courants qui demeurent, surtout dans la Région : le courant religieux, et le courant laïc, les "mouvements" en isme, d'obédience idéologique issus du 19e siècle, étant arrivés à leur terme. Il n'en reste plus rien. Le temps est venu de s'en détourner, pour construire un monde enfin pacifié : le temps des idéologies n'a-t-il pas été en fin de compte qu'une succession de guerres - contrairement aux espérances affichées et proclamées ?
Tel est l'ambitieux projet - d'actualité, on en conviendra ! - que je veux soumettre à la réflexion de ce Centre de Recherche et de Proposition que j'envisage de créer à Lorient, dans cette Bretagne qui a su, finalement, résoudre son conflit (laïc/clérical) en instaurant une coexistence pacifique entre les deux grands courants de ce qui fait aujourd'hui, paradoxalement, la modernité ! Et pour le présider, comment ne pas voir que Dominique de Villepin en a toutes les qualités ? Ancien Ministre des Affaires étrangères, ancien Premier Ministre, né au Maroc, auteur d'un célèbre discours à l'ONU qui nous préserva d'une sinistre aventure en Irak, il nous semble être l'homme tout désigné, d'autant qu'il sera probablement candidat à la Présidence de la République, et donc en mesure de porter ce projet à dimension internationale devant les Français qui auront là l'occasion d'y adhérer d'une manière solennelle et démocratique.
Reconstruire, tel est l'impératif qui s'impose partout dans le monde, de Haïti à Bagdad !

1 commentaire:

lucienne magalie pons a dit…

Monsieur Enkiri votre article est intéressant mais dans le monde des réalités il faut rester conscient que vos propositions restent du domaine des fantasmes

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