vendredi, avril 18, 2008

POURQUOI COHN-BENDIT TIENT SARKO... PAR LE CUL !

Daniel Cohn-Bendit a raison sur un point : Nicolas Sarkozy, malgré ses nanas ramassées dans le show-biz, divorcé deux fois, est entré à l'Élysée au bras de Cécilia puis de Carla, grâce à Mai 68 ! Il le lui a sans doute expliqué de vive voix lors de sa réception au Palais. Il me revient à l'esprit qu'un dominicain, en Mai 68, après avoir quitté les ordres, sous l'influence de Mai, me confia :" l'autre jour, à une conférence, j'ai entendu dire que les Juifs parviendraient à leurs fins... par le cul !". - Comment est-ce possible ? lui ai-je répondu - Regarde comment ça a commencé à Nanterre avec Cohn-Bendit... Ils veulent détruire la famille qui est le pivot de la société "bourgeoise".
Dans le post précédent, j'ai affiché la 4e de couverture de "Ce n'est qu'un début continuons le combat". Ce petit livre, publié à chaud, est aujourd'hui hilarant. Si j'en ai le temps, je vous en donnerai les extraits les plus explicites. Émile Copfermann, alias Lucien Rioux, un militant devenu journaliste (que j'ai connu à la Nouvelle Gauche du temps de Gilles Martinet et de Claude Bourdet), l'a écrit
avec les militants du 22 mars, et sous leur contrôle. En voici le tout début :
1 - L'action du Mouvement du 22 mars révèle les structures répressives
A la Faculté de Nanterre, un certain nombre de faits s'étaient produits dans les mois qui avaient précédé le 22 mars. De petites interventions qui chaque fois suscitaient les réactions de l'administration et provoquaient une certaine agitation chez les étudiants. Des exposés, des conférences : par exemple celle de B.F. (
je ne sais pas qui est ce B.F. !) sur W. Reich et la sexualité, qui déboucha sur la lutte contre le règlement intérieur, l'occupation du bâtiment des filles, à la Résidence. Cette conférence suscita nombre de pétitions, en particulier un tract de l'Association des Résidents qui dénonçait la répression sexuelle organisée dans les Cités universitaires par la séparation des filles et des garçons, avec toute une série de thèmes qui montraient cette répression.
Dès ce moment, on a vu, par la manière dont il réagissait, la fonction réelle du doyen. Alors que, théoriquement, il n'avait aucun droit d'intervenir directement dans ce qui se passait à l'intérieur de la Faculté, il expliquait qu'il ne pouvait pas tolérer dans sa Faculté qu'on organise une agitation sur ce genre de thème. Il a même voulu interdire la distribution de nos tracts.
Toutes ces conférences se passent à peu près sans incident : mais deux jours après celle sur Reich, 29 personnes sont exclues de la Cité. Cinq d'entre elles n'avaient même pas participé à quoi que ce soit. Le renvoi de ces 29 fait apparaître l'existence de listes noires, de listes sur lesquelles l'Administration a consigné les noms de ceux dont elle voulait se débarrasser. Par exemple, il devenait très clair que la répression administrative visait tous les militants politiques, surtout les anarchistes, l'équipe de l'ARCUN ( Association des Résidents de la Cité Universitaire de Nanterre). C'est à partir de là que s'est cristallisé ce thème de la répression. L'occupation s'était produite le 29 mars, juste avant de partir pour les vacances de Pâques 1967. On pensait alors qu'au retour des vacances tout serait oublié; mais c'était resté dans la tête de ceux qui, de près ou de loin, y avaient participé.
Au début de l'année scolaire suivante, la question des listes noires a surgi de nouveau...
ps1 - On peut lire une bio de W. Reich (révolutionnaire freudo-marxiste !) sur wikipedia...
ps2 - Le B.F. en question n'est autre... que Boris Fraenkel, révolutionnaire trotskiste professionnel, qui a révélé, peu avant sa mort, avoir formé Lionel Jospin à l'Organisation Communiste Internationale avant que celui-ci rallie le "parti socialiste".

1 commentaire:

Tygogal a dit…

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